31 juillet 2012

Pris en flag’

Un indic m’a suggéré, sans doute de manière pas si innocente que ça, d’aller jeter une oreille sur l’émission On verra ça demain diffusée vendredi 27 juillet 2012 sur France Inter. Sujet : Entre science et fiction – Les Utopies. A la 34ème minute, il y a la présentation du Soupir de l’immortel par Simon Assoun.

On se situe en 570 après Ford, ce qui correspond pour nous à 2478. C’est donc de l’anticipation. Et vous décrivez, Antoine Buéno, clairement une utopie puisque nous sommes dans un futur où tous les problèmes sont résolus : la crise environnementale, la crise alimentaire, plus de guerre, plus de misère, plus de maladie. La planète est devenue un véritable Eden. Les humains sont devenus immortels. Un petit problème de surpopulation évidemment qui est maîtrisé grâce à un numérus clausus qui équilibre morts accidentelles, suicides illégaux, départs pour l’espace et naissances en couveuse. Effectivement tout va pour le mieux en apparence, mais, évidemment, il y a toujours un mais en science-fiction, et c’est ce qui est intéressant sinon on s’ennuierait un peu. Vous n’avez pas échoué, Antoine Buéno, puisque j’ai bien compris vos problèmes qui sont décrits. Tous ces progrès évidemment font émerger des petits soucis et des nouvelles dérives qui sont parfois terrifiantes. Je ne les dévoilerai pas toutes mais je peux citer la montée du suicide assisté, la problématique de la surpopulation, l’expansion spatiale et la colonisation et tous les virus sous-jacents qui vont se multiplier avec l’arrivée d’un autre virus plus inquiétant encore. Évidemment, on reconnait notre monde puisque l’action se déroule à Paris, vous prenez en compte nos problèmes actuels pour projeter le lecteur dans le futur et, comme toute bonne science-fiction, on réfléchit sur notre présent. Alors il y a pas mal de choses dans ce roman, il y a une enquête, un intrigue politique, une histoire d’amour […]

Pour voir le travail du journaliste, je vais remettre la 4ème de couverture…

L’an 570 après Ford. Le monde est enfin durable et uniformisé. Plus de crise environnementale, plus de guerre, plus de misère. La planète est devenue un Éden ultralibéral, une jungle luxuriante d’humains bigenrés.
Tout ne va pourtant pas pour le mieux. L’immortalité se paye au prix fort.
Entre une histoire d’amour impossible, une enquête policière déconcertante et un complot politique odieux, Le Soupir de l’immortel est un spectaculaire roman d’anticipation, foisonnant et déjanté.

… et le deuxième paragraphe de mon avis court sur le livre.

En situant son action plus de 450 années dans notre futur (570 après Ford correspond à 2478 pour nous), l’auteur se donne suffisamment de latitude pour apporter un certain nombre de changements majeurs à notre société tout en faisant le choix de conserver en contrepartie un cadre très familier puisqu’il s’agit d’un Paris que les habitués reconnaîtront sans peine. Les humains sont maintenant bisexués et immortels, protégés de la plupart des aléas de la vie par la Sécurité Sociale qui n’a jamais mieux porté son nom. À plus grande échelle, la surpopulation est totalement canalisée grâce à un numerus clausus qui équilibre morts accidentelles, suicides illégaux et départs pour l’espace d’une part, et les naissances en couveuses de l’autre. Plus de guerre, plus de crise énergétique, plus de crise alimentaire, plus de dérèglement climatique, plus de maladies. L’homme peut enfin se concentrer sur son épanouissement personnel et son « élévation spirituelle ». Les apparences d’un monde meilleur sont bien entendu trompeuses, sinon il n’y aurait rien à raconter. Tous ces progrès ont fait émerger de nouveaux problèmes et surtout de nouvelles dérives parfois terrifiantes ; ajouté au fait qu’il y a malgré tout des choses qui ne changent pas avec le passage des siècles, et voilà comment faire en sorte que le lecteur ne regarde pas simplement cette vision du futur avec curiosité, mais se demande quelles décisions d’aujourd’hui pourraient y mener.

Porté par une enquête policière, une intrigue politique et une histoire d’amour, […]

Amusant, non ?

25 juin 2012

Record battu

Je l’ai sans doute déjà mentionné par ici et ceux qui me connaissent le savent, quand je lis, je prends des notes sur des bristols pour consigner au fur et à mesure des pensées, des citations ou des tournures de phrases qui m’aident bien par la suite pour écrire mes avis. En général, je m’en tiens à 2 bristols recto-verso. C’est parfois moins, c’est rarement plus de quatre, même pour un livre épais (George, si tu m’entends… Surtout continue, j’aime tes pavés.) Quand, au quart du Soupir de l’immortel (Oui, encore !), j’en étais déjà à quatre bristols, j’ai senti le mal de crâne s’installer. Pour un poil plus de 600 pages, j’ai donc 10 bristols recto-verso, soit 13 500 SEC, l’équivalent de 4 avis finis. Un record. Maintenant, il va falloir prendre le taureau par les cornes, condenser, compacter, synthétiser et espérer qu’il en ressorte quelque chose d’intéressant et de vendeur parce que le bouquin vaut vraiment le détour.