14 novembre 2011

Avis : Son dernier coup d’archet d’Arthur Conan Doyle

4ème de couverture : Relatées par le fidèle Watson, huit aventures captivantes de Sherlock Holmes
• L’aventure de Wisteria Lodge.
• La boîte en carton
• L’aventure du cercle rouge
• Les plans du Bruce Partington
• L’aventure du détective agonisant
• La disparition de Lady Frances Carfax
• L’aventure du pied du diable
• Son dernier coup d’archet
Huit « affaires » inextricables que le célèbre détective réussit à dénouer grâce à ses dons d’observation aigus et ses méthodes subtiles et hardies.

 

Avis : Comme pour les Agatha Christie, la lecture des Sherlock Holmes remonte probablement à l’époque du lycée et la série TV avec Jeremy Brett a clairement laissé une empreinte bien plus forte dans mon esprit. Je redécouvre donc le célèbre détective du 221B Baker Street aujourd’hui à travers 8 courtes affaires qui m’ont, au premier abord, paru bien trop courtes pour permettre une mise en avant correcte de ses talents. Mais ça c’est parce que j’ai pris l’habitude de lire des romans policiers qui mettent vraiment les petites cellules grises du lecteur en action. J’avais oublié que chez Conan Doyle, il ne s’agissait pas seulement d’enquêtes mais aussi et surtout d’un personnage grandiose, mi-fou, mi-génie. Le but n’est pas de chercher le coupable car la plupart du temps ça n’est tout simplement pas possible pour le lecteur mais de voir l’homme à l’œuvre. J’ai eu un peu de mal à me remettre dans ce bain mais au bout d’un moment j’ai retrouvé mes marques et j’ai trouvé ça assez succulent. Pas tout bien sûr, il y a des affaires moins passionnantes que d’autres dans ce recueil, Le Dernier coup d’archet du titre notamment, mais dans l’ensemble, ça a été une lecture rafraîchissante.

 

Il est d’ailleurs amusant de se rendre compte que le point de départ des enquêtes n’est pas forcément la découverte d’un cadavre. Il s’agit parfois d’un fait totalement anodin qui va éveiller la curiosité du détective : une farce étrange, un locataire mystérieux, un paquet suspect… et pourtant on finit toujours pas tomber sur un crime passionnel, un mafieux qui fait escale à Londres, des tueurs internationaux voire même une affaire d’espionnage. C’est très varié et certaines nouvelles ont tout de suite fait écho aux épisodes correspondants de la série (L’Aventure du détective agonisant en particulier, affaire qui est vraiment marquante). J’ai aussi retrouvé avec beaucoup de plaisir l’ambiance du Londres dépeint par Conan Doyle : brouillard épais, calèches, communication par télégrammes… C’est une plongée dans une autre époque qui est très plaisante. Du coup, j’ai vraiment envie de relire les autres livres. Si je trouve le temps bien sûr.

Note :