30 octobre 2008

Avis : Midnight’s Daughter de Karen Chance

Résumé : Dorina Basarab est un peu la cousine de Blade dans le sens où elle est mi-humaine mi-vampire ; chose qu’on appellera Dhampir dans le contexte de Midnight’s Daughter. Mais une très lointaine cousine car la demoiselle a tout de même 500 ans et n’est pas née d’une femme mordue par un vampire au mauvais moment mais bien d’une humaine et d’un jeune homme tout fraichement transformé. Ceci expliquant cela. Accessoirement le jeune n’est pas n’importe qui puisqu’il s’agit de Mircea, frère de Vlad Tepes dit Dracula et parce que ce dernier a enfin l’occasion de mener à bien sa vengeance contre sa propre famille, Dorina se retrouve subitement embauchée par son père pour retrouver oncle Drac’ et le remettre derrière les barreaux. En échange, elle espère que le Sénat des Vampires pourra l’aider à retrouver sa colocataire Claire.

 

Midnight's DaughterAvis : Avec les aventures de la pythie en devenir Cassandra Palmer (l’autre série de Karen Chance dont je n’ai jamais parlé ici malheureusement), on avait eu droit à des voyages dans le temps un peu compliqués à suivre, de la politique et beaucoup de bébêtes en tout genre (vampires, fées, loups-garou… les grands classiques du genre). Une série qui débute un peu doucement à mon goût mais dont le tome 3 m’avait fortement impressionnée. Avec Dorina la Dhampir, Karen Chance s’essaye au roman fantastique d’action musclé mais toujours avec une héroïne jeune et forte de caractère qui raconte l’histoire à la première personne. Et quand je dis « musclé », je ne rigole pas. Il y a très peu de temps morts dans ce premier tome : ça explose de partout, les corps volent et ça pisse le sang. Il faut dire que Dorina est à peu près tout le temps shootée à l’adrénaline et se pose rarement de questions avant de se jeter à corps perdu dans la bataille (quand elle a encore la capacité de se poser des questions vu que la colère et la rage lui font régulièrement perdre les pédales). Autres caractéristiques de la demoiselle en plus d’être une tête brûlée : une vraie tête de mule qui n’a pas la langue dans sa poche et plutôt du genre à mettre ses bottes crottées sur la nappe en dentelle de mamie et dotée d’un sens de l’humour pas piqué des hannetons qui, avouons-le, m’a fait m’esclaffer comme une idiote à de nombreuses reprises. Ah oui j’oubliais : c’est un sac à gnôle qui passe sont temps à fumer des joints quand elle ne distribue pas des pains mais accordons lui ça : ce sont ses seules armes pour lutter contre son métabolisme boosté aux hormones qui de toute façon digère tout ça en deux coups de cuiller à pot.

 

Maintenant que cette sympathique personne est présentée, revenons à l’histoire. Je n’ai pas parlé de l’autre série de l’auteur pour rien. Les 2 héroïnes évoluent exactement dans le même monde. Mircea n’étant d’ailleurs pas le seul lien entre les deux (élu du cœur de Cassie, il est aussi le père de Dorina), on retrouve accessoirement aussi Louis-Cesare, Kit Marlowe et des références à bien d’autres personnages (sauf Cassandra curieusement). On va même faire un tour au siège de M.A.G.I.C. et au Dante’s à Las Vegas. Bien-sûr avoir lu l’autre série aide pas mal à saisir plus vite les situations et à comprendre tout le blabla explicatif autour de l’histoire passée de Louis-Cesare qui me parait un peu léger pour un néophyte. D’ailleurs pour situer un peu l’histoire dans la chronologie générale, ce livre vient se placer après le 3ème de la série des Cassie Palmer.

 

Avoir lu le reste permet également de ne pas être surpris par l’abondance de personnages historiques connus qui prennent part intégrante à l’aventure. Chose que j’avais eu du mal à intégrer au départ et qui me parait très naturel maintenant. Donc, dans le présent tome, Mircea demande à Dorina de partir à la recherche de Dracula. Rien de bien choquant ici. Karen Chance s’inspire par mal du vrai Vlad pour créer son personnage qui pour le coup est très loin de celui du romantisme victorien de Bram Stocker mais plus proche du psychopathe rendu fou par des années de tortures dans les geôles turques. Ça se tient et ça crée un univers unique et cohérent qui rend le tout très plaisant à lire et à (re)découvrir. Pire : le tout est un « page-turner » que j’ai eu beaucoup de mal à lâcher et qui range ce livre directement dans la catégorie des « cochonneries de bouquins » (dans la bibliothèque, c’est à côté des Anita Blake en gros). Avec tout ça j’en oublierai presque de parler de la romance… Parce qu’un bon roman d’urban fantasy au féminin se doit d’avoir son lot de bouffées de chaleur… hmm et puis non, vous n’avez qu’à le lire si vous voulez savoir :O)
Et une mention spéciale à Stinky, sans nul doute le « personnage » le plus attachant de l’histoire après Dorina. Si ce « truc » ne revient pas dans les tomes suivants, je crée un groupe Facebook pour râler !!!

28 octobre 2008

… Midnight’s Daughter de Karen Chance

My least favorite dead guy had his feet up on my desk. I hate that. His boots were probably cleaner than my blotter, but still. It showed a lack of respect.

I pushed the offending size tens into the floor and scowled. “Whatever it is, the answer’s no.”
“Okay, Dory. Your call.” Kyle was looking amiable–never a good sign. “I should’ve known you wouldn’t care what happened to Claire. After all, there’s not likely to be any money in it,” he paused to glance around my rathole of an office, “and you don’t appear to be in a position to do anything gratis.”

I had been on the way to my feet to haul his undead ass out the door, but at his words I slowly sat back down. Kyle was a real lowlife, even for a vamp, but once in a while he heard something useful–which explained why I hadn’t yet given into temptation and staked him. And where Claire, my roommate and best friend, was concerned, I’d take anything I could get. She’d been missing for almost a month, and I’d already gone through every lead I had. Twice. Before loser boy showed up, I’d been about to start through the file a third time in case I’d somehow missed something, even though I knew I hadn’t. And every hour that passed made it less likely I’d be pleased with what I found at the end of the search.

“Talk,” I said, hoping he’d make me beat it out of him. I had a lot of pent up frustration that needed to go somewhere. But, of course, he decided to find some manners. Or what passes for them in our circle.
“Word is, she’s alive. I thought she’d have been juiced and packed up for sale by now, but talk on the street is that she wasn’t kidnapped at all.”

By “juiced” he meant a disgusting black arts process in which a projective null, a witch or wizard capable of blocking out magic for a certain radius, is made into a weapon called a null bomb. The null’s energy is siphoned away to make a device capable of bringing all magic in an area to a standstill. How far and how long the effect extends depends on the strength of the null being sacrificed—the younger and more powerful, the more energy she has to give. And Claire was both very young and very powerful.