4 septembre 2011

Avis : River Marked (Mercy Thompson 6) de Patricia Briggs

Spoiler alert : Très léger

Synopsis : Mercy Thompson la mécano a toujours su qu’elle était différente, et pas juste parce qu’elle sait parler à l’oreille des moteurs de VolksWagen. Mercy est une changeuse, un talent qu’elle a hérité de son père. Elle n’avait jamais rencontré quelqu’un comme elle… jusqu’à aujourd’hui.

Quelque chose de mauvais remue au fond de la Columbia River, quelque chose que le peuple de son père connaît probablement. Et pour survivre, Mercy et son homme, Adam, l’alpha du bassin de la Columbia, vont avoir besoin de leur aide…(Trad de Tan)

 

Avis : Sixième opus des aventures de Mercy Thompson, River Marked se démarque assez radicalement des livres précédents. Après une introduction plutôt trompeuse et passablement anecdotique, le second chapitre a tout pour mettre les fans du couple Mercy/Adam en émoi. Et ça n’est que le début puisque rapidement le couple encore plus attachant que d’habitude va partir en « vacances » en tête-à-tête. Après les événements difficiles des tomes précédents, c’est le cœur gros qu’on est témoin de leur bonheur et qu’on plonge dans l’intimité de leur couple, avec, bien sûr, toute la pudeur à laquelle l’auteur nous a habitué jusqu’à présent. C’est aussi adorable que touchant et c’est une bonne occasion pour faire le plein d’Adam. Mais ce voyage signifie aussi que nos deux héros vont se retrouver isolés. Patricia Briggs a en effet choisi de leur faire prendre de la distance vis-à-vis de la meute et de Tri-Cities pour mieux permettre à Mercy d’effectuer un retour aux sources fascinant.

La magie dans ce tome est très différente de celle que l’on a rencontrée jusqu’à présent. L’ascendance indienne de Mercy va être grandement mise en avant avec notamment la rencontre avec l’énigmatique Coyote qui est plus la personnification d’un concept qu’une entité véritablement palpable et peut être parfois difficile à appréhender. On rentre de plain-pied dans une mythologie avec laquelle nous, Européens, ne sommes pas forcément familiers mais qui n’est pas sans rappeler la façon donc les Grecs percevaient et expliquaient le monde en leur temps. Ici l’immersion dans cet univers méconnu est vraiment réussie. Plusieurs passages de visions donnent une impression cotonneuse, comme si on flottait, déconnectés du monde réel. Un état de transe dont on ressort parfois groggy, parfois plus violemment, tout particulièrement à la fin du chapitre 11 qui laisse un goût particulièrement amer en bouche.

En guise d’approfondissement ou tout simplement pour avoir une vision un peu différente de River Marked, il est intéressant de compléter sa lecture avec Indian Legends of the Pacific Northwest (disponible uniquement en anglais). L’ouvrage revient, comme son titre l’indique, sur de nombreuses légendes indiennes de la région de la rivière Colombia et alentours, notamment celles auxquelles Patricia Briggs fait abondamment référence au fil des pages. A défaut, il est toujours possible de se rabattre sur le net qui regorge aussi d’informations sur le sujet.

Briggs livre ici l’histoire qu’on attendait depuis longtemps pour enfin en apprendre plus sur les origines de Mercy. Ce 6ème tome est parfaitement maîtrisé, à la fois dramatique, touchant et immersif, avec pas mal de pointes d’humour, dont une qui fera mouche avec le public francophone. Et c’est sans parler de l’irrésistible imitation de Charles par Mercy. Ce qui pourra agréablement surprendre les amateurs, c’est la présence assez forte d’une composante horreur introduite grâce au monstre de la rivière ; ce qui permet à l’auteur d’offrir quelques scènes assez tendues. Surtout que, comme chacun sait maintenant, un loup n’est pas des plus à l’aise dans l’eau et que Mercy ne peut donc pas compter sur l’aide d’Adam la plupart du temps. Même si on peut être malheureux de ne pas retrouver toute la clique, c’est aussi une bonne occasion de faire de nouvelles connaissances qu’il s’agisse de membres de la famille de Mercy que de divinités indiennes légendaires qui renforcent l’aspect mystique de ce tome. River Marked se révèle aussi passionnant qu’instructif et voir Mercy et Adam aussi heureux malgré l’adversité donne vraiment envie de faire la danse de la joie. Un tome à ne surtout pas rater.

“I’m never going to be bored with you around,” Adam told me. The funny thing was that he sounded happy about it.

Nothing says you’re sorry like a dead bunny.

Note :

PS : Accessoirement je rappelle que j’avais écrit, il y a plusieurs mois, tout un article sur les lieux géographiques visités dans ce tome. Aussi disponible, l’interview réalisée avec L’Exécutrice de Vampires et Sorcières lors de la venue de l’auteur en mars dernier.

16 juin 2011

Patricia Briggs’ Mercy Thompson: Moon Called Volume 1

Titre : Mercy Thompson: Moon Called, Volume One
Auteurs : Patricia Briggs et David Lawrence
Couverture et dessin : Amelia Woo
Lettrage : Zach Matheny
Éditeur US : Dynamite Entertainment
Sortie US : 8 mars 2011
130 pages

 

Synopsis : « Les loups-garous peuvent être dangereux si vous vous mettez en travers de leur chemin. Ils ont un talent extraordinaire pour dissimuler leur véritable nature aux yeux des humains. Mais moi, je ne suis pas tout à fait humaine. »
En effet, Mercy Thompson n’est pas une fille des plus banales. Mécanicienne dans le Montana l’état de Washington, c’est une dure à cuire qui n’hésite pas à mettre les mains dans le cambouis et à sortir les griffes quand le danger frappe à sa porte. Mais ce n’est pas tout : son voisin très sexy est le chef de meute d’une bande de loups-garous, le minibus qu’elle bricole en ce moment appartient à un vampire, et la vieille dame très digne qui lui rend visite vient jeter des sorts sur son garage. Au cœur de ce monde des créatures de la nuit, Mercy se trouve mêlée à une délicate affaire de meurtre et d’enlèvement… (Piqué chez Milady)

 

Avis : L’entrée de Patricia Briggs dans le monde du comics s’était faite il y a deux ans avec Homecoming, un tome à couper en deux à cause du changement de dessinateur en cours de route. Bonne nouvelle c’est Amelia Woo qui est restée et qui revient ici pour la partie graphique. A l’adaptation, on retrouve David Lawrence qui assure la liaison entre l’histoire de Patricia Briggs et sa transposition en cases.

Les reproches que l’on pouvait faire à Amelia Woo dans Homecoming sont les mêmes ici. Ses loups et coyotes ne sont vraiment pas beaux surtout en action ce qui est vraiment dommage vu la nature de l’histoire. On retrouve aussi ses problèmes de proportions et de mouvements qui par moment font vraiment mal aux yeux. Mais à côté de ça, elle a su donner un beau visage à Mercy et à certains autres personnages comme Jesse. De même, il est agréable de voir un Charles et un Bran plus en accord avec leur description que ce qu’en avait fait Jordan Gunderson dans le début d’adaptation avortée du Cri du loup. De plus les décors ne sont jamais faits à la va-vite et la colorisation est toujours très chaleureuse et pleine de relief. Son arrivée sur Homecoming avait été une bonne chose en comparaison du travail de Francis Tsai et elle confirme ici qu’elle et Mercy se sont bien trouvées et qu’en plus elle est capable de s’améliorer au fil des planches. Sur la fin, on fait beaucoup moins attention aux petits détails qui choquent, peut-être parce qu’il y en a moins ou peut-être est-ce simplement l’oeil qui s’habitue.

Bien sûr l’intrigue ne surprendra pas les habitués de l’auteur. On retrouve bien les grandes lignes de l’histoire d’origine et le travail de David Lawrence à l’adaptation est très réussi puisqu’on replonge rapidement dans l’histoire que l’on connaît pourtant déjà ; ça marche, c’est prenant comme la première fois. Il est d’ailleurs intéressant d’avoir les explications de Lawrence sur son travail à la fin du livre.

Ce volume est également agrémenté de quelques planches bonus qui retracent l’histoire de la transformation de Mac. Dessiné par Todd Herman, on ne peut pas dire que le trait soit aussi plaisant que celui d’Amelia Woo. Tout semble dessiné à la va-vite. Puis c’est beaucoup trop court pour permettre au lecteur de rentrer dedans. Anecdotique.

3 octobre 2010

Les tatouages de Mercy Thompson

Depuis quelques jours, je traine sur le forum US de Patricia Briggs et au détour d’un post, j’ai appris que les tatouages que Daniel Dos Santos dessinait sur les couvertures des Mercy faisaient plus ou moins échos à l’histoire du tome en question. Dans une certaine limite car il se met au travail souvent avant que le livre soit fini mais il a des petits indices.

Du coup, voilà un petit référencement rapide des tatouages de Mercy. Ci-dessous, la liste des illustrations qui ont servi pour les couvertures. Si vous cliquez dessus, vous pourrez les voir en plus grand, avec les tatouages bien mis en relief.

Sur L’Appel de la Lune, en toute logique on retrouve des loups et la Lune (qui sont d’ailleurs repris en haut de la grille derrière Mercy. C’est l’introduction à la série, on y rencontre les loups-garous et la Lune est dans le titre.

 

Sur Les Liens du sang, comme il y est question de vampires, on trouve un certain nombre de chauve-souris et quelques tombes. Tout comme dans dans le décor.

 

Le Baiser du fer a moins été une source d’inspiration puisqu’on retrouve juste des tatouages d’inspirations … maya je dirais et celtiques bien-sûr.

Pour La Croix d’ossements, sans surprise, on retrouve des cranes et des os en croix. Sur le coude, on retrouve une bestiole verte à dents pointues qui fait plus penser à Fideal du tome 3. Ainsi qu’une chauve-souris à cornes avec un petit cœur en dessous. Stefan ? Blackwood ?

Pour River Marked, le tome 6, il est dit sur le forum que Dos Santos avait encore moins que d’habitude pour s’inspirer. Le résumé dit juste que Mercy va remonter un peu à ses sources et va avoir besoin de l’aide du peuple des changeurs. D’où l’inspiration indienne très forte des motifs sans doute avec aigles et plumes.

J’ai volontairement sauté Le Grimoire d’argent parce que curieusement, on retrouve pour une fois les mêmes tatouages que sur une autre illustration. Celle du comics, Homecoming.

Un autre élément qui revient souvent dans les dessins sous différentes variations, c’est la forme « ailée » avec une tête de loup ou de chauve-souris au milieu. (image cliquable)

Il y a aussi un certain nombre de roses et bien-sûr la patte de loup sous le nombril de Mercy. Ce dernier tatouage est d’ailleurs le seul qui soit effectivement sur la peau du personnage dans les livres. Mercy en arbore aussi sur le bras (des bandes celtiques). Et c’est tout. Le reste est un délire de Daniel Dos Santos pour habiller les couvertures en faisant des clins d’œil à l’histoire dans la mesure du possible.

1 mai 2010

Avis : Homecoming de Patricia Briggs, David Lawrence, Francis Tsai et Amelia Woo (Mercy Thompson comics)

Avis : En parallèle des livres et comme d’autres séries d’Urban Fantasy qui y ont eu droit avant, la série des Mercy Thompson a connu une adaptation en comics. Homecoming est un peu ce que First Death est aux Anita Blake : une introduction. En l’occurrence, il s’agit de l’arrivée de Mercy à Tri-Cities, de son entretien pour suivre son chemin dans l’enseignement puis de sa reconversion dans la mécanique et bien entendu de sa rencontre avec le pack local et Adam. Beaucoup de choses qui sembleront très familières aux fans de la série et qui a priori leur feront particulièrement plaisir. Tout donne la sensation d’arriver un peu trop vite et d’un seul coup mais l’histoire tient plutôt bien la route quand on tient compte du nombre de pages et de la rapidité à laquelle tout cela se lit. Seul vrai bémol : la non-linéarité de l’histoire qui est assez perturbante par moment, surtout qu’elle n’est pas justifiée sauf si le but était de ménager un pseudo-suspens dont l’histoire n’avait pas besoin et qui ne sert qu’à perturber le lecteur.

Là où il y avait plus de craintes à avoir, c’est bien-sûr au niveau de l’aspect graphique ; les comics pouvant offrir le meilleur (Brett Booth si tu lis ces lignes) comme le pire (Complétez avec les noms qui vous viennent à l’esprit). La Mercy dessinée ici n’a pas le charme de la Mercy des couvertures des livres (y compris de ce volume (ie relié) qui est également signée Daniel Dos Santos) et certaines planches sont tout simplement moches. Entre défaut de proportions et expressivité des traits ratée, il a beaucoup de choses à redire. Mais en contre partie, certaines planches sont vraiment très réussies surtout au niveau de la colorisation, notamment les couvertures des TPB, certains gros plans sur les visages et les scènes avec les loups. Le problème c’est que les techniques et le chara-design semblent évoluer d’un plan à l’autre, sabotant complétement l’homogénéité de l’ensemble.

De plus, comme le monde du comics l’exige trop souvent, Francis Tsai « a reçu » une proposition visiblement plus « intéressante » au bout de 2 numéros. Ceci expliquant le style peu raccord d’un seul coup. Mais peut-être pour le mieux en l’occurrence. L’arrivée d’Amelia Woo semble finalement être plutôt une bonne chose. Sa Mercy est plus jolie (ce qui est un critère essentiel pour juger du travail de l’artiste ici), ses colorisations plus chaleureuses. Elle semble juste avoir un léger problème avec les scènes d’actions et le mouvement qui paraissent peu naturel mais elle est peut-être plus courageuse au niveau des angles de vue qu’elle prend pour représenter ses scènes. Dommage que ses loups soient peu convaincants malheureusement.

Une chose bonne à savoir : dans les deux cas, il n’y a pas eu d’hésitation à représenter Mercy nue. Comme quoi tout est possible dans le monde du comics finalement et bien-entendu on pense à certains tomes un peu plus explicites des Anita Blake (oui, Anita un jour, Anita toujours) qui poseront ou pas problème à l’avenir.
Au final, Homecoming est un tome unique qui mérite grandement d’être lu par tout fan des Mercy Thompson pour en apprendre un peu plus sur le début d’une série hautement sympathique. A ne pas rater, même s’il faudra pardonner aux dessinateurs leurs défauts respectifs.

Note :

Lire en VO

13 avril 2010

Avis : Silver Borne / Le Grimoire d’argent de Patricia Briggs (Mercy Thompson 5)

Spoiler alert !! Je ne peux pas résister à l’envie d’en faire alors attention à vos yeux.

 

Résumé : Mercedes Thompson, garagiste et coyote, unie à Adam, l’alpha de la meute de loup-garous locale se retrouve embarquée dans 3 aventures pour le prix d’une. Tout d’abord elle essaye de rapporter le livre magique à l’ami d’un ami qui a curieusement disparu. Elle a aussi du mal à s’intégrer dans la meute et surtout son co-locataire, Samuel, s’enfonce dans son malheur d’être un loup solitaire. Elle sera confrontée à des situations intenses dont un incendie, une tentative de suicide, une condamnation à mort et les retrouvailles entre deux anciens amants.

 

Avis : Le tome 4, Bone Crossed, m’avait laissé un fort sentiment d’insatisfaction. Heureuse je suis de pouvoir dire que ça n’est pas le cas du tome 5 des aventures de Mercy Thompson. Ça ne traine pas pour jeter le lecteur dans l’action. En quelques pages on y est. De manière assez scolaire, les 3 premiers chapitres s’attachent respectivement à présenter les 3 intrigues principales du résumé ci-dessus. Chapitre 1 : la disparition. Chapitre 2 : les soucis de Mercy avec la meute. Chapitre 3 : la tentative de suicide de Samuel. A partir du chapitre 4, on rajoute une menace supplémentaire et on mélange le tout pour donner un livre qu’il est très difficile de lâcher. Et malheureusement qui se lit bien trop vite.

 

Pas l’ombre du bout de la canine d’un vampire cette fois mais notre Mercy a quand même du pain sur la planche. Elle qui gère encore sa canne magique et ses crises d’angoisses, se retrouve avec la meute et des faes sur le dos. Égale à elle-même, elle prend très vite les choses en mains, ne tardant pas à faire les premières déductions sur l’affaire et c’est bien pour ça que j’apprécie tout particulièrement cette héroïne. Ici encore, elle est particulièrement à la hauteur. Puis c’est tellement beau de la voir être si expéditive avec son flingue :p Et le plus agréable dans tout ça c’est qu’Adam est à 100% avec elle. Ce mâle me ferait presque croire au romantisme tellement il sait se mettre en phase avec Mercy. Et puis c’est beau de ne pas faire de demande de mariage mais de l’imposer comme ça : “You had your chance to run, coyote. It’s too late now.” C’est tellement reposant d’avoir à faire à un couple pour qui tout va bien (enfin presque mais c’est de l’ordre du détail). Même Samuel trouve sa place dans la vie de Mercy, malgré le fait qu’il soit définitivement hors compétition depuis deux tomes. Un nouveau triangle avec Adam se constitue, non pas pour le cœur de Mercy mais pour sa loyauté. Et Samuel a le bénéfice de l’ancienneté sur ce coup, mettant à l’épreuve la confiance que Mercy et Adam ont l’un en l’autre. Le problème de Samuel permet d’explorer bien plus en détails ce qui avait été vaguement évoqué par avant : l’aspect schizophrène des loups-garous avec vraiment deux personnalités cohabitant dans le même corps et dont l’une doit obligatoirement contrôler l’autre sous peine d’être condamnée. J’avoue avoir été très agréablement surprise par la façon de voir les choses de Patricia Briggs. De plus, on sent bien que l’auteur aime les animaux (enfin elle ne fait que le confirmer une fois de plus) et s’amuse à reproduire sur le papier le comportement des vrais. La scène où Sam met des traces de truffes sur le pare-brise sonne tellement vrai que je voyais très bien un certain chien de mon entourage le faire en vrai. Du coup, le capital sympathie du personnage explose vraiment dans ce tome (même si la comparaison de sa maîtrise de la stratégie avec celle de Rommel fait sérieusement grincer des dents). Ce problème épineux permet par ailleurs de mettre aussi le Marrok dans une situation délicate. Comment appliquer la loi quand c’est la vie de son propre fils qui est en jeu ? C’est là que la politique des garous arrive en force et se combine aux problèmes de légitimité de Mercy au sein de la meute. Le tout donne vraiment une base très solide à ce tome et malgré mon grand amour pour les vampires, je préfère largement que Mercy soit confrontée à ses camarades à 4 pattes.

 

L’autre grosse intrigue de Silver Borne a un rapport direct avec le titre justement. Je ne vous dirai pas ce qu’est le « Silver Borne », ni sa fonction, ça serait trop en révéler sur l’objet qui fait s’agiter les faes. En tout cas, ces derniers sont très présents et représentent un danger jusqu’alors inégalé. La fin est vraiment tendue comme un string et j’ai franchement craint le cliffhanger bête et méchant qui m’aurait fait jeter le livre contre un mur (surtout que le tome 6 n’est pas prêt d’être écrit). C’est bien-sûr l’occasion de rencontrer de nouveaux personnages forts intéressants, notamment la grand-mère de Phin qui a un très gros rôle mais ça encore je ne peux pas en parler. Juste une remarque sur l’introduction du personnage d’Irina qui peut paraitre un peu facile surtout vis-à-vis de la situation avec Samuel mais il n’empêche qu’elle est tout de suite très attachante et que son histoire est tout aussi dramatique que belle. Un petit quelque chose me fait dire qu’on sera amené à la revoir à l’avenir (juste une impression comme ça) et c’est tant mieux.

 

Tout n’est pas parfait pourtant. Si quelque chose m’a bien chiffonnée, c’est le côté très linéaire de l’ensemble. Tout est trop facile par moment, tout le monde y trouve son compte à la fin. Je faisais le reproche inverse au tome 4 où justement l’enchainement des événements était plus qu’anarchique par moment et là je dis que ça ne l’est pas assez. Difficile de trouver le bon équilibre et je pense qu’un petit tome 6 entre les deux ne serait pas un mal. Puis je veux en savoir plus sur Ben et la tension palpable avec Mercy de toute façon. Rendez-vous le 25 janvier 2011, c’est ça ?

Mercy takes care of herself; I just get to clean up the mess afterward.

Adam répondant à Samuel.

I touched Adam’s arm. “He’s my hero.”
[…]
“That is the most romantic thing I’ve ever heard you say,” Bran said. “Be careful, Adam, or you’ll turn her into a real girl.”

Mercy et Bran.

Have you ever noticed that everyone who knows Mercy eventually needs saving?

Mary Jo.

– I don’t think an apology will do, Mercy. Because an apology implies that you wouldn’t do it again. And, under the circumstances, you wouldn’t do anything differently, would you?
– No.

Adam et Mercy.

Note :

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