8 novembre 2010

Avis : On the Prowl de Patricia Briggs, Eileen Wilks, Karen Chance, Sunny

Patricia Briggs : Alpha and Omega
Résumé : Suite au coup de fil d’Anna, une jeune louve en apparence soumise, Charles est envoyé par Bran à Chicago pour demander des comptes à l’Alpha local au sujet de l’affaire Alan Frazier.

 

Avis : Souvenez-vous, au cours de L’appel de la lune, Mercy rencontrait un certain Alan MacKenzie Frazier, jeune loup sans attache qui finit très mal et il est aussi mentionné à un moment que Charles est parti à Chicago pour interroger l’un des alphas de la ville ; on nous révèle par la suite comment son enquête se termine. Cette nouvelle revient sur ce passage-là, en étant plus ou moins raccord avec l’autre version mais ça n’est pas bien grave, ça nous permet de faire la connaissance de Charles et surtout d’Anna : les fameux « Alpha et Omega » qui serviront de titre à ce spin-off des Mercy Thompson.
Premier changement de taille : l’histoire n’est plus racontée uniquement du point de vue de la femme mais à la fois par lui et par elle. Un peu comme les spin-offs des Cat&Bones de Jeaniene Frost qui sont plus orientés romance. On découvre de l’intérieur une Anna très pauvre avec un boulot qui lui rapporte à peine de quoi vivre. Elle est brimée par la meute, régulièrement violée, apeurée mais possède une force intérieure qui lui permet de survivre sans sombrer dans la dépression. Dès leur rencontre, Charles reconnait pourtant en elle un Omega et pas un loup soumis en bas de l’échelle sociale de la meute. Comme il lui expliquera plus tard, un Omega est une chose rare, un loup qui a un statut à part comme un shaman dans une tribu. Il a un pouvoir apaisant sur les loups et est en mesure d’aider les jeunes après leur transformation. Par défaut, l’Omega n’est pas soumis, il ne ressent pas l’influence des loups plus puissants et dans le cas d’Anna, elle a été contrainte par la force à baisser la tête. Voilà donc dans quel état Charles trouve Anna. Et c’est mignon de voir comme il prend tout de suite soin d’elle, prend note de toutes ses réactions et anticipe pour ne pas la mettre mal à l’aise. On n’aurait pas du tout imaginé Charles comme ça en se basant sur les dires de ses proches. D’après les Mercy où on le voit très peu, il a une sacrée aura stricte et sévère. Ici, on le redécouvre complètement et c’est encore une fois un beau personnage que nous offre Patricia Briggs. Il s’avère que l’animal est en fait doté d’humour et est très perceptif. Tout en restant extrêmement dangereux et carré quand il s’agit d’appliquer la loi. Au passage, on en apprend plus sur Bran et sa femme indienne, mère de Charles, et la tribu des têtes plates.
Quant à l’histoire qui amène nos deux personnages à se rencontrer, elle se lit vite et est assez essentielle pour comprendre ce qu’il se passe au début de Cry Wolf puisque ce dernier reprend exactement à la fin de la nouvelle et que les personnages et la situation n’y sont pas présentés pour rappel. L’action se déroule extrêmement vite mais est exécutée avec une belle virtuosité. Tout est bien dosé, les personnages sont vivants dès les premières lignes, on a un début et une fin. Court mais efficace et la patte de Briggs est présente à chaque page.

Charles found himself smiling again, a real smile this time and felt her relax further -and his face didn’t hurt at all. He’d have to call his brother, Samuel, and tell him that he’d finally learned that his face wouldn’t crack if he smiled.

Eileen Wilks – Inhuman
Résumé : Des gens meurent à Midland. Deux jusqu’à présent mais ils avaient le Don et tous deux ont été tués par quelqu’un ou quelque chose qui les a vidés de leur sang.

 

Avis : Le gros problème que l’on peut rencontrer avec les anthologies de ce type, c’est de tomber sur des nouvelles qui s’intègrent dans une autre série en cours de l’auteur. Ce qui est le cas notamment pour Inhuman qui se déroule entre les tomes 3 et 4 de la série des Lupi. Du coup, arriver à faire intégrer les bases de son univers aux lecteurs qui ne connaissent pas du tout l’histoire générale n’est pas forcément une tâche aisée, surtout en moins de 100 pages. Toutefois, il semblerait qu’ici Eileen Wilks introduise 2 nouveaux personnages (Kai et Nathan) destinés comme c’est indiqué en conclusion à réapparaitre dès le tome suivant. Sans antécédents particuliers, on est donc invité à les découvrir en même temps qu’eux se découvrent un peu plus. L’ignorance relative de l’héroïne du monde fantastique qui l’entoure et de sa propre condition permet à la fois de créer un lien entre elle et le héros mais aussi d’éclairer le lecteur. Comme il s’agit avant tout de romance paranormale à 2 voix, on a à faire aux grands clichés du genre : l’homme blessé qui a besoin d’être soigné, elle qui est en danger et lui seul peut la sauver, lui le partenaire sexuel qui la fait grimper au rideau au moindre coup de rein. Même si l’alchimie entre les deux est crédible, le plus intéressant dans l’histoire reste surtout l’histoire de meurtres qui sert de fond et le contexte assez chaotique d’un monde qui s’est ouvert pleinement à la magie et aux créatures fantastiques. De ce côté-ci le bestiaire est d’ailleurs assez complet ; les amateurs du genre se retrouveront en terrain très connu et les lecteurs les plus attentifs comprendront assez rapidement à quelle espèce appartient Nathan à partir d’une remarque récurrente de Kai qui après coup devient une évidence. A noter que l’histoire des licornes qui revient à plusieurs reprises dans l’histoire est assez tordante. Même s’il est un peu difficile de se projeter dans un monde aux règles déjà bien établies, cette nouvelle s’en sort plutôt bien sans pour autant donner envie de se jeter sur le reste de la série.

Karen Chance – Buying Trouble
Résumé : Claire travaille dans une salle des ventes d’objets magiques mais ne se doute pas que ce jour-là elle va être l’un des lots mis aux enchères.

 

Avis : Comment être passée à coté de quelque chose et le regretter grandement. Car oui Buying trouble se déroule dans l’univers habituel de Karen Chance et on y retrouve Claire… la colocataire de Dorina. Comme Alpha and Omega dont il est question plus haut, cette nouvelle sert d’introduction à l’autre série de l’auteur, les Dorina Basarab, dont les 2 tomes disponibles ont été chroniqués ici-même et particulièrement appréciés d’ailleurs. Sauf peut-être pour ce flou entourant le personnage de Claire. Forcement à la lumière de cette courte nouvelle, beaucoup de choses deviennent claires comme de l’eau de roche. Pourquoi Claire avait disparu, d’où sort son petit ami fey, et surtout pourquoi sa double nature arrivait comme un cheveu sur la soupe. Contrairement à Alpha and Omega, la série peut-être lue sans cette nouvelle puisque Dorina n’y est même pas présente et que la continuité n’est pas flagrante mais encore une fois ça explique beaucoup de choses d’un seul coup et ça limite grandement le triturage de méninges. Hormis la constante romantique qui est le passage obligé de cette anthologie, Karen Chance nous offre une petite histoire solide, pleine d’action, d’humour et de rebondissements. Un très bon exemple de son travail. Tout est raconté du point de vue unique de Claire qui soudainement prend une nouvelle dimension quand on la connaissait avant via Dorina. Le dénouement est par contre un peu plus léger et condensé comme si l’auteur arrivait à épuisement de son quota de mots. Mais c’est vraiment le seul point noir.

Sunny – Mona Lisa Betwining
Résumé : Mona Lisa est convoqué par le conseil pour répondre à des questions sur les événements qui ont entouré la mort de la précédente reine.

 

Avis : 2 choses sont plaisantes dans cette nouvelle. Tout d’abord le fait que l’auteur arrive à présenter son univers en quelques lignes de manière très efficace alors que l’histoire se déroule entre les tomes 3 et 4 de sa série Monére. Ensuite son phrasé plus travaillé que chez beaucoup d’autres auteurs. Pour tout le reste c’est « du cul, du cul, du cul, du cul » (© Etienne Mougeotte / Les Guignols). Le semblant d’intrigue qui est évoqué dans le synopsis plus haut n’est là que pour donner l’illusion qu’il va se passer quelque chose d’intéressant mais que nenni ! Il s’agit surtout de 2 scènes de sexe longues à n’en plus finir. Les hommes (oui, car deux y passent) y sont montés comme des taureaux, des chevaux voire même des bûches. La femme (Mona Lisa donc) est dotée d’une perle gonflée et inonde tout avec un débit digne des chutes du Niagara. La romance a l’art de ne pas appeler un chat un chat et d’envelopper ça dans des métaphores plus ou moins de bon goût mais là on atteint un sommet du désespoir. Sans parler du fait que beaucoup des situations ne sont pas sans rappeler des passages très similaires dans les tomes les plus récents des Anita Blake, avec un peu plus d’ouverture d’esprit de la part de l’héroïne mais néanmoins des passages qu’on n’a pas forcement envie de relire sous la plume d’une autre auteur. De même le fait que Mona Lisa lutte contre plusieurs bêtes en elle donne une trop forte impression de déjà vu peu appréciable même s’il s’agit sans doute d’une idée reprise mille et une fois dans les histoires de métamorphes. En tout cas, Sunny a peut-être un univers bien construit et intéressant mais si le reste de sa production consiste à meubler les scènes de sexe avec des bribes d’histoire, ça donne très peu envie d’en savoir plus.

Note :

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26 février 2010

Avis : Death’s Mistress de Karen Chance (Midnight’s Daughter 2)

4ème de couverture : De retour chez elle à Brooklyn après la disparition de Dracula, son oncle fou, Dory espère que sa vie va se calmer. Mais elle reçoit de la visite. Une amie veut que Dory l’aide à trouver une relique Faë et le sublime vampire Louis-Cesare est pressé de retrouver son ancienne maitresse, Christine.
Dory et Louis-Cesare découvre rapidement que le maitre-vampire chez qui est Christine est probablement aussi en possession de la relique mais quand celui-ci est retrouvé mort, ils réalisent qu’il y a plus en jeu qu’une maitresse disparue. Quelqu’un tue les membres du sénat vampirique et si Dory et Louis-Cesare ne réussissent pas à arrêter le meurtrier, ils seront les prochains sur la liste.

 

Avis : Ma critique sur le premier tome de la série des Midnight Daughter date d’octobre 2008. Le tome 2 est sorti en début d’année 2010. J’ai bien senti passer l’année et quelque qui s’est écoulée entre les deux. J’avoue que j’avais presque oublié comment était Dorina jusqu’à ce qu’elle plante une tête sur le support à mémo du bureau de Mircea. Ça a le mérite de mettre les points sur les i. Au niveau du contexte aussi, j’ai un peu nagé dans la grande nébuleuse, surtout que je n’ai pas encore lu le Cassie 4 mais visiblement ça n’était pas un pré-requis pour comprendre celui-là. Quelques pointes d’humour très très placées et j’étais à nouveau lancée et accroc. J’ai déjà dit que les Dorina Basarab était une cochonnerie de bouquin ? Ah oui dans l’avis sur le premier. Et bien c’est toujours le cas. L’histoire est encore une fois extrêmement prenante, compliquée comme il faut, pleine de rebondissements et surtout passablement surréaliste tellement il s’en passe des choses. Le livre s’ouvre sur une succession de scènes d’action et de meurtres mystérieux qui plongent directement dans le bain. Par la suite, le rythme se calme un peu pour laisser place à l’enquête et à l’approfondissement des personnages. Même si j’avais un suspect dans le collimateur dès la moitié du livre qui c’est avéré être le bon cheval, on ne découvre les tenants et aboutissants de l’histoire que dans les 30 dernières pages dans une grande scène de révélations plutôt bien dosée. Autant dire qu’on en a pour notre argent.
J’ai été aussi plus sensible à toutes les bonnes trouvailles de cet univers. On retrouve des éléments du premier tome comme la maison magique que je trouve toujours aussi merveilleuse même si elle prend un sacré coup dans l’aile ici. Elle est un peu comme un personnage à elle toute seule et semble dotée d’un sacré caractère. J’avais aussi dit dans mon autre avis que « Si ce « truc » ne revient pas dans les tomes suivants, je crée un groupe Facebook pour râler !!! » Ce « truc » était Stinky et oh joie ! le machin a grandi et pue toujours autant (et il mériterait des baffes le petit monstre ingrat).

« That’s stincky I admitted. He believes in living up to his name »

La nouvelle idée vraiment sympa de ce tome c’est la représentation de l’écoulement du temps dans le monde humain et le monde des Faë sous forme d’un tableau avec 2 rivières qui s’écoulent et dont les méandres sont variables et expliquent que parfois le temps est plus rapide d’un côté que de l’autre et, surtout, vice-versa. Karen Chance aime décidément bien jouer avec le temps mais c’est plus facile à suivre que dans les Cassie quand même. Une autre chose avec laquelle aime bien jouer l’auteur ce sont les têtes qui parlent. Il y a en a encore 2 exemples dans ce tome mais aucune n’est très blagueuse (ceci est une référence directe à la tête réduite des Cassie Palmer). Il y a aussi cette histoire de Ley-line Racing World Championship dont on imagine bien l’intensité (cf fin du tome 3 des Cassie) et qui sert de contexte général à l’histoire.

 

En plus de son univers qui s’enrichit, on en apprend plus sur la hiérarchie des vampires et comment les différents sénats fonctionnent. Pour le coup, ce tome explore vraiment l’aspect politique vampirique, bien plus que le premier tome dans mes souvenirs. Et tout ça se tient bien en plus. Et bien-sûr qui dit sénat vampirique dit … Mircea. Dans le premier tome, ses rapports avec Dorina étaient plus que tendus. Ici, leur relation explose mais dans le bon sens. Jamais ils n’auront autant parlé ensemble, elle fait même des efforts pour l’écouter et lui pour se confier. Et c’est tout simplement touchant au final de voir le père et la fille renouer alors qu’ils avaient toujours été des étrangers l’un pour l’autre, jusqu’à ce qu’enfin on découvre l’histoire belle et touchante de la mère de Dory. Mircea est vraiment un beau personnage, bien construit, cruel, calculateur, manipulateur mais qui sait aussi prendre soin et aimer. Mais assez parlé du père, passons à l’Apollon de service : Louis-Cesare. Il fait dramatiquement monter la température dans ce tome et même s’il n’y a pas de passage à l’acte au sens strict, les retrouvailles de Dorina et Louis-Cesare sont pour le moins explosives, limite trashy mais whooo spicy. En plus grâce à lui, et de mémoire, c’est bien la première fois qu’on voit Dorina aussi féminine avec une robe de soirée et des talons tellement haut qu’on se demande comment elle fait pour faire quoique ce soit avec. Enfin il se fait plaisir c’est ce qui compte:o) L’essentiel c’est qu’ils y aillent cash et qu’ils ne tournent pas autour du pot… ou si peu. Il faut dire qu’ils n’ont ni l’un ni l’autre vraiment l’occasion de se poser trop de questions et finalement c’est mieux ainsi. La fin aussi est mieux ainsi mais chut. Il faudra espérer que quelqu’un se décide à les sortir en français pour tout savoir ;)
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30 octobre 2008

Avis : Midnight’s Daughter de Karen Chance

Résumé : Dorina Basarab est un peu la cousine de Blade dans le sens où elle est mi-humaine mi-vampire ; chose qu’on appellera Dhampir dans le contexte de Midnight’s Daughter. Mais une très lointaine cousine car la demoiselle a tout de même 500 ans et n’est pas née d’une femme mordue par un vampire au mauvais moment mais bien d’une humaine et d’un jeune homme tout fraichement transformé. Ceci expliquant cela. Accessoirement le jeune n’est pas n’importe qui puisqu’il s’agit de Mircea, frère de Vlad Tepes dit Dracula et parce que ce dernier a enfin l’occasion de mener à bien sa vengeance contre sa propre famille, Dorina se retrouve subitement embauchée par son père pour retrouver oncle Drac’ et le remettre derrière les barreaux. En échange, elle espère que le Sénat des Vampires pourra l’aider à retrouver sa colocataire Claire.

 

Midnight's DaughterAvis : Avec les aventures de la pythie en devenir Cassandra Palmer (l’autre série de Karen Chance dont je n’ai jamais parlé ici malheureusement), on avait eu droit à des voyages dans le temps un peu compliqués à suivre, de la politique et beaucoup de bébêtes en tout genre (vampires, fées, loups-garou… les grands classiques du genre). Une série qui débute un peu doucement à mon goût mais dont le tome 3 m’avait fortement impressionnée. Avec Dorina la Dhampir, Karen Chance s’essaye au roman fantastique d’action musclé mais toujours avec une héroïne jeune et forte de caractère qui raconte l’histoire à la première personne. Et quand je dis « musclé », je ne rigole pas. Il y a très peu de temps morts dans ce premier tome : ça explose de partout, les corps volent et ça pisse le sang. Il faut dire que Dorina est à peu près tout le temps shootée à l’adrénaline et se pose rarement de questions avant de se jeter à corps perdu dans la bataille (quand elle a encore la capacité de se poser des questions vu que la colère et la rage lui font régulièrement perdre les pédales). Autres caractéristiques de la demoiselle en plus d’être une tête brûlée : une vraie tête de mule qui n’a pas la langue dans sa poche et plutôt du genre à mettre ses bottes crottées sur la nappe en dentelle de mamie et dotée d’un sens de l’humour pas piqué des hannetons qui, avouons-le, m’a fait m’esclaffer comme une idiote à de nombreuses reprises. Ah oui j’oubliais : c’est un sac à gnôle qui passe sont temps à fumer des joints quand elle ne distribue pas des pains mais accordons lui ça : ce sont ses seules armes pour lutter contre son métabolisme boosté aux hormones qui de toute façon digère tout ça en deux coups de cuiller à pot.

 

Maintenant que cette sympathique personne est présentée, revenons à l’histoire. Je n’ai pas parlé de l’autre série de l’auteur pour rien. Les 2 héroïnes évoluent exactement dans le même monde. Mircea n’étant d’ailleurs pas le seul lien entre les deux (élu du cœur de Cassie, il est aussi le père de Dorina), on retrouve accessoirement aussi Louis-Cesare, Kit Marlowe et des références à bien d’autres personnages (sauf Cassandra curieusement). On va même faire un tour au siège de M.A.G.I.C. et au Dante’s à Las Vegas. Bien-sûr avoir lu l’autre série aide pas mal à saisir plus vite les situations et à comprendre tout le blabla explicatif autour de l’histoire passée de Louis-Cesare qui me parait un peu léger pour un néophyte. D’ailleurs pour situer un peu l’histoire dans la chronologie générale, ce livre vient se placer après le 3ème de la série des Cassie Palmer.

 

Avoir lu le reste permet également de ne pas être surpris par l’abondance de personnages historiques connus qui prennent part intégrante à l’aventure. Chose que j’avais eu du mal à intégrer au départ et qui me parait très naturel maintenant. Donc, dans le présent tome, Mircea demande à Dorina de partir à la recherche de Dracula. Rien de bien choquant ici. Karen Chance s’inspire par mal du vrai Vlad pour créer son personnage qui pour le coup est très loin de celui du romantisme victorien de Bram Stocker mais plus proche du psychopathe rendu fou par des années de tortures dans les geôles turques. Ça se tient et ça crée un univers unique et cohérent qui rend le tout très plaisant à lire et à (re)découvrir. Pire : le tout est un « page-turner » que j’ai eu beaucoup de mal à lâcher et qui range ce livre directement dans la catégorie des « cochonneries de bouquins » (dans la bibliothèque, c’est à côté des Anita Blake en gros). Avec tout ça j’en oublierai presque de parler de la romance… Parce qu’un bon roman d’urban fantasy au féminin se doit d’avoir son lot de bouffées de chaleur… hmm et puis non, vous n’avez qu’à le lire si vous voulez savoir :O)
Et une mention spéciale à Stinky, sans nul doute le « personnage » le plus attachant de l’histoire après Dorina. Si ce « truc » ne revient pas dans les tomes suivants, je crée un groupe Facebook pour râler !!!

28 octobre 2008

… Midnight’s Daughter de Karen Chance

My least favorite dead guy had his feet up on my desk. I hate that. His boots were probably cleaner than my blotter, but still. It showed a lack of respect.

I pushed the offending size tens into the floor and scowled. “Whatever it is, the answer’s no.”
“Okay, Dory. Your call.” Kyle was looking amiable–never a good sign. “I should’ve known you wouldn’t care what happened to Claire. After all, there’s not likely to be any money in it,” he paused to glance around my rathole of an office, “and you don’t appear to be in a position to do anything gratis.”

I had been on the way to my feet to haul his undead ass out the door, but at his words I slowly sat back down. Kyle was a real lowlife, even for a vamp, but once in a while he heard something useful–which explained why I hadn’t yet given into temptation and staked him. And where Claire, my roommate and best friend, was concerned, I’d take anything I could get. She’d been missing for almost a month, and I’d already gone through every lead I had. Twice. Before loser boy showed up, I’d been about to start through the file a third time in case I’d somehow missed something, even though I knew I hadn’t. And every hour that passed made it less likely I’d be pleased with what I found at the end of the search.

“Talk,” I said, hoping he’d make me beat it out of him. I had a lot of pent up frustration that needed to go somewhere. But, of course, he decided to find some manners. Or what passes for them in our circle.
“Word is, she’s alive. I thought she’d have been juiced and packed up for sale by now, but talk on the street is that she wasn’t kidnapped at all.”

By “juiced” he meant a disgusting black arts process in which a projective null, a witch or wizard capable of blocking out magic for a certain radius, is made into a weapon called a null bomb. The null’s energy is siphoned away to make a device capable of bringing all magic in an area to a standstill. How far and how long the effect extends depends on the strength of the null being sacrificed—the younger and more powerful, the more energy she has to give. And Claire was both very young and very powerful.