5 février 2012

Une histoire de couv’ 25

Je suppose que celle-ci a dû déjà faire le tour des blogs qui s’amusent au même petit jeu que moi mais comme ce qui compte c’est que moi, je le vois et qu’en ce moment je n’ai pas le temps de regarder ce que font les autres :p
Donc Gardella 4 : Brûlure vampire de Colleen Gleason vs Hannatey : Le Sortilège de Dedam de Guillaume Orgias-Manzoni.

Be My Valentine, Vampire de Michele Hauf, Cynthia Cooke, autres auteurs vs L’Enfant de la délivrance de Cyndie Soue. On reconnaît bien la demoiselle.

Et dans un autre registre, le hasard de mes navigations sur amazon m’a fait rencontrer deux couvertures qui ont quelque chose en commun au niveau de la construction (un visage d’homme qui regarde au loin, un monument en fond, des couleurs) alors que les styles des deux livres sont très éloignés l’un de l’autre. Le Voyageur de l’ombre de Lindsay McKenna vs Le Dernier vampire de Jeanne Faivre d’Arcier.

23 mai 2011

Avis : The Vampire Voss (Regency Draculia 1) de Colleen Gleason

Synopsis : Le Londres de la Régence est un tourbillon étourdissant de bals et de jeunes femmes courtisées par des hommes charmants.
Mais les sœurs Woodmore sont chassées par une autre espèce bien plus sinistre : les enfants de Lucifer.

Voss, aussi connu sous le nom de Vicomte Dewhurst, se délecte des plaisirs sensuels que procure l’immortalité. Membre des Dracule – une organisation de nobles puissants et mystérieux, marqués par le talisman, signe que leurs âmes sont damnées – Voss le mercenaire est resté prudemment neutre… jusqu’à Angelica.
Angelica Woodmore possède le don de Vue, un talent inestimable pour les deux camps d’une guerre qui couve au sein des Dracule. Sa seule odeur suffit à envelopper Voss dans un brouillard rougeoyant de désir… pour son corps et pour son sang. Mais est-il prêt pour ce nouveau désir qui le domine… le désir de la protéger ?
Voss va devoir lutter contre sa propre nature pour pouvoir être avec Angelica… mais il est de ces vampires qui ne reculent jamais devant un combat.

 

Avis : The Vampire Voss est le premier tome d’une trilogie qui a pour fil conducteur trois membres de la famille Woodmore (Angelica, Maia et Chas) et leurs aventures amoureuses avec les vampires qui donnent leurs noms à chacun des trois volumes (Voss, Dimitri et Narcise). Publiés aux Etats-Unis dans la collection Mira d’Harlequin, il y a peu de doute à avoir, il s’agit bel et bien de romance paranormale à la sauce régence qui fera très probablement le bonheur des fans du genre et aura un peu plus de mal à séduire les autres malgré les grandes qualités d’écriture dont Colleen Gleason a déjà fait la preuve par le passé, notamment au travers de sa série des Gardella. D’ailleurs, le cadre de l’histoire n’est pas sans rappeler les aventures de la jeune Victoria ; c’est le même monde guindé avec les bals, les jeunes filles en fleur à la recherche d’un bon parti et les vampires qui rodent en quête de sang frais. Il y est aussi fait mention de tueurs de vampires mais ils n’occupent pas le devant de la scène, pour le moment en tout cas. Cette ambiance familière permet de retrouver avec un certain plaisir le style adopté par l’auteur pour être en adéquation avec l’époque. Mais la comparaison s’arrête là puisqu’Angelica n’est pas de la trempe de Victoria, bien qu’elle ne se plie pas exactement aux codes en vigueur et que son don en fasse quelqu’un de peu ordinaire. Les vampires ne sont pas non plus nés du même moule et fonctionnent un peu différemment. L’idée est d’ailleurs encore une fois bien trouvée et très travaillée, au même titre que le reste de l’univers du livre, et permet à l’auteur des petites variations surprenantes sur un thème pourtant bien rebattu à l’heure actuelle. Comme quoi il est toujours possible d’innover même ce n’est que de l’ordre du détail.

 

Pour ce qui est de la romance en elle-même, elle est très standard avec une jeune vierge en détresse bien loin de l’esprit des Gardella et un vampire coureur de jupons qui va changer à son contact. Très cliché. Pire encore, il faut subir les longues descriptions que chacun fait de l’autre, remarquant sa beauté, la couleur de la robe, de sa chemise, de sa peau, de ses yeux. Blablabla ad libitum. Répétitif et barbant, tout comme Voss qui ne cesse de se demander ce qui le retient de se jeter sur elle pour mieux planter ses crocs dans son cou blanc. Autre problème, le syndrome du 1er tome pèse lourdement. La mise en place des différents éléments de l’intrigue ne permet pas à l’histoire d’amour de vraiment s’épanouir et déjà qu’elle n’est pas de très haut niveau à l’origine, là elle en devient passablement plate. Tout du moins dans les deux premiers tiers du livre ce qui est de toute façon trop long. Une fois évacué tout l’aspect mise en situation, l’intrigue décolle vraiment et l’histoire d’amour donne lieu à quelques moments intéressants, notamment celui où les rôles s’inversent et où la douleur mêlée de plaisir n’est pas la résultante de la morsure du vampire. De même, la scène de retrouvailles finale est savoureuse même quand il est facile de deviner ce qu’il va se produire. Mais tout cela reste assez sage et les deux personnages principaux n’ont globalement pas suffisamment de charisme pour faire vraiment partager leurs émotions les plus profondes au lecteur. La scène entre Chas et Narcisse est finalement la bienvenue puisqu’on arrête l’espace d’un instant de tourner pudiquement autour du pot pour enfin s’adonner à la sensualité et à la moiteur qui manque cruellement au reste de l’intrigue.

 

The Vampire Voss n’est clairement pas à la hauteur des attentes qu’il pouvait susciter, surtout quand on a été littéralement emportée par les Gardella ; c’est un début un peu plat qui est sauvé par un univers qui tient plutôt bien la route mais la romance n’est vraiment pas la grande réussite de ce livre et on ne peut qu’espérer que, les bases étant maintenant bien posées, le deuxième tome relèvera enfin le niveau.

Note :

9 mai 2011

Une histoire de couv’ 20

Amour démoniaque de Kresley Cole et visiblement sa source : une photo de Quavondo

Pour continuer un peu dans la même ligne d’idées, des trouvailles de Fleurine
La couverture française du Crépuscule des vampires de Colleen Gleason et sa source

Bons baisers du vampire de Kerrelyn Sparks et sa source

Et puisque je suis sur les Kerrelyn Sparks.
Le Vampire d’à côté vs l’édition espagnole de L’Heure des sorcières d’Anne Rice vs l’édition italienne de La Morsure de la panthère de Charlaine Harris

The Anti-Vampire Tale de Lewis Aleman vs Night School de Mari Mancusi

Rhapsodie en noir de Craig McDonald vs Comment se débarrasser d’un vampire amoureux de Beth Fantaskey VS (merci à Val et Némésis qui s’excitaient sur leur clavier) La Punition d’Adam Black de Karen Marie Moning Et leur source

Die for Me de Amy Plum (que j’ai volontairement inversé pour faciliter la comparaison) et Shadowfever (poche/intérieur de couv’) de Karen Marie Moning. Le visuel de KMM semble avoir subi plus de modifications avec notamment le bras gauche qui a plus d’angle mais sinon on retrouve les mèches de cheveux et les plis de la robe sur le haut des fesses.)

Pour les deux dernières, ça a fait tilt en lisant ce post d’Evenusia

Toujours Shadowfever de KMM vs l’édition polonaise de Trahie de PC et Kristin Cast

Et pour finir, le retour de la dame sur son canapé !

Guilty Pleasures (édition bulgare) de Laurell K Hamilton vs Definitely Dead (édition italienne) de Charlaine Harris vs Twice dead de Kalayna Price vs Narcissus in Chain (Russe, 6ème édition) de Laurell K Hamilton vs l’édition portugaise de Rebelle de PC et Kristin Cast

26 septembre 2010

Avis : As Shadows Fade (Gardella Vampire Chronicles 5) de Colleen Gleason

Spoiler alert : Difficile de faire sans.

Synopsis : Descendante directe du premier tueur de vampire de la famille Gardella, Victoria sait qu’elle doit perpétuer la lignée pour que l’humanité continue à avoir des protecteurs contre les vampires. Sebastian Vioget semble être à la fois le parfait guerrier et le parfait amant pour garantir l’héritage Gardella mais Victoria ne peut oublier Max Pesaro -l’ancien venator toujours hanté par l’obsession que Lilith la reine des vampires nourrit pour lui.
Et si cette obsession pouvait sauver toute l’humanité… Les démons, ennemis communs des mortels et des vampires ont trouvé une brèche pour envahir le Monde. Pour les vaincre, les vampires et les venators vont devoir lutter côte à côte. Mais Lilith veut Max en échange de sa coopération -un petit prix pour le bien de tous mais bien trop élevé pour Victoria.

Avis : C’est avec une certaine fébrilité que j’ai ouvert ce 5ème tome. Vu l’effet dévastateur de la fin du tome 4, ça ne pouvait annoncer qu’un drame. As Shadows Fade est le grand final, l’auteur n’a pas l’intention de continuer l’aventure même sous forme de spin-off donc tout ce qu’il reste à conclure doit être conclu en quelques 350 pages. Encore une fois, vu la densité d’informations, d’action, de révélations, le livre se dévore à toute vitesse et avec beaucoup de plaisir. Comme je l’ai fait remarqué dans mon avis sur When Twilight Burns, Colleen Gleason avait prévu énormément de choses depuis le début et avait soigneusement glissé des indices à droite et à gauche. Il faut en arriver à cette confrontation finale avec les démons pour découvrir enfin à quoi allaient servir ces anneaux de cuivre que l’on croisait régulièrement. L’humour se fait soudainement moins présent et en dehors de la géniale scène où les venators sont dans « leur habitat naturel », il y a peu de moments de pure détente (hors scènes romantiques). Une nouvelle prophétie annonce un drame. L’action se déplace en Europe de l’Est, en territoire doublement ennemi. Chaque combat se mène jusqu’au sang, les démons s’avèrent encore plus redoutables qu’une armée de vampires et les venators sont mis à rude épreuve dès le départ. Il y a de l’espoir, on sait qu’on va s’en sortir mais toute l’intrigue réside dans le comment et surtout qui sera sacrifié au passage pour que la mission soit accomplie. Tout nous prépare au coup de théâtre final qu’on n’a à peine le temps de voir venir avec tout ce qu’il se passe dans ce tome.

L’action est omniprésente mais les révélations sont aussi au rendez-vous, comme à chaque livre. Vous vous demandiez comment un humain lambda devient venator et en quoi consiste le test. Vous aurez votre réponse. On apprend également qui est vraiment Wayren, même si finalement l’accepter avec sa part de mystère était suffisant à mon avis. Ça constitue néanmoins une bonne surprise, assez inattendue. Sebastian et Max continuent eux-aussi à se dévoiler alors qu’on pensait déjà tout savoir d’eux. Encore des choses bien dramatiques et surprenantes d’ailleurs. Max est compliqué et imprévisible, mais on le découvre enfin sous son vrai jour et c’est avec un immense soulagement qu’on le voit finalement évoluer. L’auteur maîtrise vraiment l’art de construire des personnages complexes et tourmentés et d’en tirer parti quand ça sert l’histoire au mieux.

Quant à notre belle Victoria, ce tome est celui des dilemmes pour elle. Elle a définitivement pris en mains ses responsabilité d’Illa Gardella. Elle donne des ordres et prend des décisions justes mais elle n’a pas encore été confrontée à un choix comme celui que Max a dû faire dans le tome 2. Un choix qui n’est dicté que par le devoir et plus par le cœur. En parallèle, sa vie sentimentale la met au pied du mur et elle devra trouver un moyen d’aller vers celui pour qui son cœur bat alors que la raison lui dit que les choses pourraient être plus simple en choisissant l’autre homme de sa vie. Non, je ne dirai pas qui elle choisit au final, ça gâcherait la lecture. Je dirais juste qu’il y a une scène de baignoire hautement sensuelle (décidément !) et un mariage à la fin. Encore une fois, préparez les mouchoirs. Il y a un trop plein d’émotions qu’il faut évacuer dans les dernières pages. C’est à la fois beau et triste, injuste et satisfaisant, logique et rageant. Mais c’est néanmoins la fin d’une belle histoire d’amour mouvementée et d’une grande aventure passionnante.


Pushing, whirling, punching, shoving… she found the thrill of the battle coursing through her in a way she had been missing for a while. The spray of spilled drinks, the dull sound of wood crashing into flesh, the smell of undead ash, the satisfaction of seeing the vampire’s red eyes widen just as the stake thrust home… this was her world. Her moment.

Lire en VO

25 septembre 2010

Avis : When Twilight Burns (Gardella Vampire Chronicles 4) de Colleen Gleason

Spoiler Alert : Le résumé en lui-même en dit déjà trop. Alors la critique, n’en parlons même pas.

 

Synopsis : Ruinant le retour au pays de Victoria, un vampire rôde dans les rues de Londres…en plein jour. Non seulement Victoria n’est pas capable de détecter le vampire avec ses sens ultra-développés, mais elle est victime d’une machination qui fait d’elle la suspecte de choix derrière tous ces meurtres.
En parallèle, son cœur est toujours déchiré entre l’énigmatique Sebastian Vioget et son camarade chasseur, Max Pesaro. Le duel est d’autant plus difficile qu’elle doit subir les conséquences de l’empreinte laissée sur elle par un vampire… qui la force à se battre contre le mal sur deux fronts : celui d’une nouvelle espèce qui terrorise Londres et celui qui grandit en elle.

 

Avis : Aussi exceptionnel que surprenant, je suis rentrée dans ce tome dès la toute première page. Il faut dire que le précédent volume laissait Victoria en bien mauvaise posture et qu’il aurait été difficile de ne pas plonger dans la suite directement. D’ailleurs le prologue est la suite immédiate du tome 3. Encore une fois, la donne change et les règles du jeu sont modifiées après les évènements terribles de The Bleeding Dusk. Victoria se retrouve avec un nouveau partenaire pour nettoyer les rues sombres des monstres aux dents pointues et ça n’est pas une tâche si évidente que ça quand la belle brouille elle-même les pistes (où comment en dire trop mais pas assez). Bien sûr la présence de Sebastian dès le début n’est sans doute pas étrangère à l' »effet glue ». Non seulement, le combat de coq aussi délicieux que subtil démarre très vite entre Sebastian et Max mais on découvre aussi enfin la raison de leur longue inimitié. Et c’est une sacrée révélation qui explique beaucoup de choses et ouvrira une porte de sortie pour la suite. Car oui, il ne peut en rester qu’un et même si Victoria participe avec beaucoup de verve aux joutes verbales hautement sarcastiques entre les trois, c’est dans ce tome que tout se joue pour notre trio. Et là, attention sortez les mouchoirs. Colleen Gleason dit aimer les héros torturés et, en effet, elle est loin de les ménager les pauvres. Max est vraiment rongé de l’intérieur et ça s’exprime par de la colère et de la haine qui font très très mal à ceux qui l’entourent. Et tout comme Jeaniene Frost, Gleason arrive à nous faire ressentir la douleur de Sebastian à travers le regard de Victoria sans que celle-ci s’en rende compte. Honnêtement, la fin m’a dévastée mais c’est tellement bien écrit et bien amené qu’il est impossible d’en vouloir à l’auteur pour son choix. Enfin si, je lui en veux un peu quand même mais je reconnais la logique de ce choix.

 

Mais assez parlé des choses qui rendent triste. Avec le retour à Londres après l’escapade italienne, l’autre partie de l’histoire est encore une fois la suite directe du tome précédent puisque l’on apprend précisément à quoi sert la potion dont la recette était l’enjeu de la chasse au trésor. On avance de fil en aiguille et c’est le moment de faire revenir sur l’échiquier LA grande ennemie des venators : Lilith, la reine des vampires. L’orchestration est parfaite. L’auteur avait placé judicieusement ses pions depuis le début et s’apprête à faire échec et mat au lecteur. Le danger vient de toute part et Victoria se retrouve véritablement cernée en plus de devoir lutter contre ses démons intérieurs. Même ses amis proches vont être lourdement touchés et le sang va couler abondamment. L’intrigue est vraiment dense et prenante, pleine de rebondissements et de révélations à couper le souffle et ce qu’il vaut mieux ne jamais oublier, surtout ici, c’est que la vengeance est un plat qui se mange froid… voire glacial. Beaucoup de détails prennent soudain une toute nouvelle dimension et même en apportant une conclusion finale à plusieurs pistes, Gleason garde encore sous le coude de quoi relancer l’histoire pour le 5ème et ultime tome.

 

Ayant lu As Shadows Fade, je peux d’ores et déjà dire que ce tome 4 est sans aucun doute mon préféré de la série. Les 100 dernières pages sont particulièrement douloureuses et intenses. Ce livre est le contraire des autres qui commençaient trop lentement pour coller aux doigts par la suite. Celui-là démarre sur les chapeaux de roues, prend aux tripes et finit en apothéose. J’avoue avoir un peu sous-estimé cette série au début. Elle ne fait que se bonifier au fil des tomes et ça faisait longtemps que je n’avais pas été aussi bouleversée par un livre. Au point de ne pas pouvoir y repenser sans avoir un franc pincement au cœur.

What would be the point? Sebastian, Zavier, Beauregard, James Lacy… I have no desire to be one of many, Victoria.

Max à Victoria

He must have understood her desire, for he glanced at Kritanu. « Would you care to surrender the blade to Victoria? I do believe she wishes to stab me. »

Max

Lilith was still horribly elegant, still skeletally slender with the whitest skin marked by an occasional blue vein. Her eyelids were onionskin thin, colored bluish-purple, and her lips the gray-blue of someone who cannot get warm. Five dark marks dotted the side of her face, creating the path of a half-moon’s curve.
But her hair and her eyes… they burned, in horrible contrast to the frigidity of her flesh. Brilliant copper, her curls fell about her like a glorious nimbus, and her eyes: Victoria glanced at them just long enough to see the sapphire blue ringed by red.

Description de Lilith lorsqu’on la revoit pour la première fois dans ce tome.

Self. The seed of everything evil begins with self.

Note :

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