14 novembre 2008

Avis : A Girl’s Guide to Vampires

A Girl's Guide to VampiresRésumé : Joy (l’héroïne) et Roxy (la meilleure amie de toujours) sont toutes deux à la recherche du grand Amour. Quand Miranda, la copine un peu sorcière, fait des incantations et leur prédit qu’elles ne devraient pas tarder à rencontrer enfin l’homme de leur vie, elles en trépignent de joie. Leur futur séjour en République Tchèque qui doit les mener sur les traces de leur auteur de romances vampiriques favori n’en sera que doublement plus excitant. Mais que feront-elles une fois confrontées à une véritable vampire qui lui aussi est à la recherche de sa chère et tendre et prêt à tout pour la garder ?

 

Avis : Pour tout dire, j’ai acheté ce livre après avoir lu quelques avis positifs sur la série des Dark Ones et parce que le titre était marrant sans parler que l’objet en lui-même est fort joli. Mais si j’aurais su, j’aurais pas lu. Car il s’agit bien ici de pure romance avec érotisme à accélérer le réchauffement planétaire et tous les clichés qui vont avec le genre : héroïne de caractère qui n’a pas la langue dans sa poche, marrante, sexy malgré sa grande taille et ses rondeurs auxquelles elle fait référence régulièrement, fleur bleue mais chaudasse quand il faut, parfois un peu lente à la détente mais plutôt perspicace sur la fin et surtout crack boom hiiii tous les hommes en tombent à ses pieds. L’Homme lui est parfait bien-sûr, drôle, sûr de lui, romantique, protecteur, mystérieux et surtout sévèrement burné parce que c’est bien connu : il n’y a que ça qui compte pour une femme. Les scènes entre les deux étant aussi pleines de surprises que la mauvaise qualité du Beaujolais Nouveau chaque année. Après, c’est comme pour tout : y en a qui aiment. Puis ce n’est pas une lecture qui s’est avérée complétement barbante non plus. L’auteur a un style passe partout (surtout sur un quai de gare à vrai dire) mais a de l’humour, téléphoné certes mais efficace. Elle s’amuse à échafauder quelques fausses pistes plutôt bien ficelées qui, à moins d’être vraiment très très bon public, sèmeront toujours plus le doute dans l’esprit de l’héroïne que de la lectrice. Par contre, elle divertit déjà moins quand elle joue la carte de la répétition que ce soit les scènes de pseudo-crêpage de chignon avec la harpie de service que les scènes hot qui, comble du comble, font passer notre héros si parfait pour un éjaculateur précoce. Et je ne parle même pas des dialogues dans ces-dites scènes. Je ne sais pas s’il faut être une femme, une vraie !, pour apprécier mais Tortue me parle comme ça en me donnant du « Baby » et du « Woman » tous les 3 mots et je lui fais bouffer sa carapace. Mais passons.

 

L’idée initiale était quand même marrante. Faire en sorte que nos deux héroïnes basent toutes leurs recherches et leurs déductions sur une série de livres romantiques bourrés de clichés et ceci avec beaucoup d’enthousiasme surtout de la part de la parfois très agaçante Roxy était l’occasion rêvée pour l’auteur de faire un pied-de-nez au genre auquel elle appartient plus que définitivement. J’espère juste qu’elle n’essayait pas de vraiment sortir du lot en prenant ce parti parce que pour le coup, elle fait chou-blanc. L’intrigue en fond censée pimenter l’histoire avec l’ombre des meurtres qui planent et son dénouement est loin de tenir vraiment en haleine et ne suffit pas à donner une semblant d’intérêt à ce livre. Pas plus que les petits pouvoirs de l’héroïne au final sous-exploités. Et c’est sans parler de ce fameux vampire pas du tout à la hauteur des espérances. Mais il y a quand même cette scène qui, quand j’y repense, me fait sourire bêtement : il y a à un moment cette grande discussion entre Joy, Roxy, Raphaël et Christian où les filles se lancent dans la présentation des livres et de l’auteur qu’elles vénèrent. Les réactions des garçons y sont…intéressantes… surtout quand on apprend a posteriori qui est réellement qui :) Bref. Je crois que je ne suis quand même pas encore assez mûre pour me lancer dans la collection Harlequin ou pour lire la suite tout simplement même si encore une fois, ils sont bien jolis les suivants ^^; (L’auteur aime décidément les références cinématographiques).

 

Sex and the Single Vampire Sex, Lies and Vampires
30 octobre 2008

Avis : Midnight’s Daughter de Karen Chance

Résumé : Dorina Basarab est un peu la cousine de Blade dans le sens où elle est mi-humaine mi-vampire ; chose qu’on appellera Dhampir dans le contexte de Midnight’s Daughter. Mais une très lointaine cousine car la demoiselle a tout de même 500 ans et n’est pas née d’une femme mordue par un vampire au mauvais moment mais bien d’une humaine et d’un jeune homme tout fraichement transformé. Ceci expliquant cela. Accessoirement le jeune n’est pas n’importe qui puisqu’il s’agit de Mircea, frère de Vlad Tepes dit Dracula et parce que ce dernier a enfin l’occasion de mener à bien sa vengeance contre sa propre famille, Dorina se retrouve subitement embauchée par son père pour retrouver oncle Drac’ et le remettre derrière les barreaux. En échange, elle espère que le Sénat des Vampires pourra l’aider à retrouver sa colocataire Claire.

 

Midnight's DaughterAvis : Avec les aventures de la pythie en devenir Cassandra Palmer (l’autre série de Karen Chance dont je n’ai jamais parlé ici malheureusement), on avait eu droit à des voyages dans le temps un peu compliqués à suivre, de la politique et beaucoup de bébêtes en tout genre (vampires, fées, loups-garou… les grands classiques du genre). Une série qui débute un peu doucement à mon goût mais dont le tome 3 m’avait fortement impressionnée. Avec Dorina la Dhampir, Karen Chance s’essaye au roman fantastique d’action musclé mais toujours avec une héroïne jeune et forte de caractère qui raconte l’histoire à la première personne. Et quand je dis « musclé », je ne rigole pas. Il y a très peu de temps morts dans ce premier tome : ça explose de partout, les corps volent et ça pisse le sang. Il faut dire que Dorina est à peu près tout le temps shootée à l’adrénaline et se pose rarement de questions avant de se jeter à corps perdu dans la bataille (quand elle a encore la capacité de se poser des questions vu que la colère et la rage lui font régulièrement perdre les pédales). Autres caractéristiques de la demoiselle en plus d’être une tête brûlée : une vraie tête de mule qui n’a pas la langue dans sa poche et plutôt du genre à mettre ses bottes crottées sur la nappe en dentelle de mamie et dotée d’un sens de l’humour pas piqué des hannetons qui, avouons-le, m’a fait m’esclaffer comme une idiote à de nombreuses reprises. Ah oui j’oubliais : c’est un sac à gnôle qui passe sont temps à fumer des joints quand elle ne distribue pas des pains mais accordons lui ça : ce sont ses seules armes pour lutter contre son métabolisme boosté aux hormones qui de toute façon digère tout ça en deux coups de cuiller à pot.

 

Maintenant que cette sympathique personne est présentée, revenons à l’histoire. Je n’ai pas parlé de l’autre série de l’auteur pour rien. Les 2 héroïnes évoluent exactement dans le même monde. Mircea n’étant d’ailleurs pas le seul lien entre les deux (élu du cœur de Cassie, il est aussi le père de Dorina), on retrouve accessoirement aussi Louis-Cesare, Kit Marlowe et des références à bien d’autres personnages (sauf Cassandra curieusement). On va même faire un tour au siège de M.A.G.I.C. et au Dante’s à Las Vegas. Bien-sûr avoir lu l’autre série aide pas mal à saisir plus vite les situations et à comprendre tout le blabla explicatif autour de l’histoire passée de Louis-Cesare qui me parait un peu léger pour un néophyte. D’ailleurs pour situer un peu l’histoire dans la chronologie générale, ce livre vient se placer après le 3ème de la série des Cassie Palmer.

 

Avoir lu le reste permet également de ne pas être surpris par l’abondance de personnages historiques connus qui prennent part intégrante à l’aventure. Chose que j’avais eu du mal à intégrer au départ et qui me parait très naturel maintenant. Donc, dans le présent tome, Mircea demande à Dorina de partir à la recherche de Dracula. Rien de bien choquant ici. Karen Chance s’inspire par mal du vrai Vlad pour créer son personnage qui pour le coup est très loin de celui du romantisme victorien de Bram Stocker mais plus proche du psychopathe rendu fou par des années de tortures dans les geôles turques. Ça se tient et ça crée un univers unique et cohérent qui rend le tout très plaisant à lire et à (re)découvrir. Pire : le tout est un « page-turner » que j’ai eu beaucoup de mal à lâcher et qui range ce livre directement dans la catégorie des « cochonneries de bouquins » (dans la bibliothèque, c’est à côté des Anita Blake en gros). Avec tout ça j’en oublierai presque de parler de la romance… Parce qu’un bon roman d’urban fantasy au féminin se doit d’avoir son lot de bouffées de chaleur… hmm et puis non, vous n’avez qu’à le lire si vous voulez savoir :O)
Et une mention spéciale à Stinky, sans nul doute le « personnage » le plus attachant de l’histoire après Dorina. Si ce « truc » ne revient pas dans les tomes suivants, je crée un groupe Facebook pour râler !!!

24 août 2008

Avis : Eclipse de Stephenie Meyer

Attention post non-constructif. Je n’ai pas envie de passer autant de temps à écrire cet avis que la lecture m’en a pris.

 

Eclipse de Stephenie MeyerRésumé : La fin de l’année approche à Forks ce qui veut dire que Bella ne sera bientôt plus lycéenne et surtout qu’elle sera bientôt libre de partir vivre avec Edward et d’enfin sauter littéralement le pas vers la vie éternelle. Au grand désarrois de Jacob. Pendant ce temps, Seattle est le théâtre de disparitions mystérieuses et Victoria essaye encore et toujours d’assouvir sa vengeance. Bella se retrouve à nouveau en proie à tous les dangers.

 

Avis : Comment dire ?… J’ai tout simplement détesté. Déjà que je n’étais pas très fan des 2 tomes précédents, là j’ai cru que je n’en verrais jamais le bout. Pour mon plus grand malheur, Edward est de retour et bien décidé à rester cette fois. Adieu donc tous mes espoirs de voir Bella finir avec Jacob. (Oui oui je joue un tout petit peu le jeu « fleur bleue » quand même mais juste quand ça m’arrange). A la place, il a donc fallu supporter Edward et son côté ultra-possessif et ultra-protecteur qui le pousse même à faire séquestrer Bella par sa « sœur » Alice, qu’il paye avec une voiture de course (!!), quand il est obligé de s’absenter. Bravo ! Belle action ! Maintenant je déteste Edward ET Alice (Déjà que sa bonne humeur me donne de violentes crises d’urticaire…). Et jalousie oblige, Edward ne veut pas non plus que Bella voit Jacob alors que cette relation d’amitié (et d’amour à sens unique en ce qui concerne Jacob) ne remet en aucun cas en cause la relation intense d’Edward et Bella. C’est dire si la confiance règne. Je serais Bella, ça fait longtemps que j’aurais pris la clé et que je serais sortie de la cellule. Pour résumé sur l’aspect « romantique » de l’histoire, on s’enfonce dans les gamineries avec des personnages qui passent trop de temps à couper les cheveux en quatre et à se faire souffrir mutuellement et pour comparer avec une lycéenne chasseuse de vampire célèbre, je n’arrive pas à comprendre comment cette histoire peut me laisser aussi froide alors que même l’histoire avec Angel m’avait paru autrement plus passionnante (et pourtant je ne suis pas fan d’Angel comme je le disais dans un commentaire plus bas). Bref, Stephenie Meyer et moi ne vivons décidément pas sur la même planète. Et puis je n’ai pas lu les Hauts de Hurlevents, alors elle peut bien y faire toutes les références qu’elle veut avec ses gros sabots, ça n’évoque strictement rien chez moi.

 

Qu’en est-il alors du fantastique, vu qu’il faut bien se raccrocher à quelque chose ? Pas grand chose à dire non plus de ce côté. L’essentiel du tome, quand il ne s’agit pas de se poser des questions existentielles sur ses petites fesses, consiste à identifier l’ennemi, se planquer, planifier l’attaque finale et se battre un peu mais pas trop (on n’est pas dans un roman d’action, ne l’oublions surtout pas). Et donc à papoter encore plus par la même occasion pour mon plus grand déplaisir. Les seuls points d’intérêt de ce tome, et de son prédécesseur d’ailleurs, sont les histoires des différents membres de la famille Cullens (Rosalie et Jasper notamment) et là, force est de constater que l’auteur a mis le doigt sur quelque chose. Il est juste dommage qu’elle ne l’ait pas plus exploité parce que pour le coup j’aurais eu ma dose d’histoires sombres et glauques et de personnages complexes et intéressants. De même pour tout ce qui est de la mythologie des loup-garous qui est plutôt bien amenée. A la place, j’ai du souffrir des histoires de cœur et d’amitié insolubles dans l’acide sulfurique.

 

Ce 3ème épisode des aventures de Bella aurait du être celui qui logiquement devait faire monter la pression en vue du dernier tome. Pour le coup, c’est raté. Non seulement j’ai mis un temps fou à le lire, n’avançant qu’à 2 pages à l’heure mais en plus il m’a complétement coupé l’envie de lire la suite et fin. Ce qui est ballot quand même. Et rien de mieux qu’un petit LKH pour se remettre de tout ça.
Voir aussi mes avis sur Twilight et New Moon

18 août 2008

Soul Bubbles sur DS

Soul BubblesJe viens de découvrir Soul Bubbles (grâce à DVDRama, arg) et je trouve ça super sympa donc j’en parle (et je pense à Avi très fort vu qu’on discutait jeux l’autre jour). Le joueur incarne un petit personnage qui est un passeur (mais pas à la colombienne, façon Marie, Pleine de Grâce). Lui, il guide en soufflant des esprits enfermés dans une petite bulle dans un couloir tarabiscoté jusqu’à un gros cube noir qui indique la fin du niveau. En cours de route, il faudra protéger la petite bulle contre de méchants oiseaux, la couper pour passer dans les conduits trop étroits, la gonfler pour ouvrir des passages, la dégonfler aussi ; tout ça en collectant étoiles et calebasses. Ça se joue avec le stylet et la flèche multidirectionnelle. C’est mignon, c’est zen, ça fait de la petite musique toute douce quand on touche une étoile ou une fleur.
Ci-dessous : 2 vidéos trailers qui montrent un peu le fonctionnement du jeu.



14 août 2008

Avis : New Moon de Stephenie Meyer

New Moon - Stephenie MeyerRésumé : Bella va avoir 18 ans et tout roule pour elle. Elle s’est remise des événements du tome précédent et passe le plus de temps possible avec Edward, son vampire favori. Mais cette année, elle va détester son anniversaire encore plus que les autres années. Les Cullens quittent la ville du jour au lendemain et Edward lui dit que de toute façon elle se remettra bien vite de cette rupture puisqu’elle n’est qu’humaine. C’est le début de la descente aux enfers pour Bella. Heureusement que Jacob n’est pas loin.

 

Avis : Après un premier tome fort peu convaincant, je dois admettre que New Moon m’a agréablement surprise. Autant je trouve cette histoire de passion amoureuse entre Bella et Edward complètement ridicule, autant la description que fait Stephenie Meyer de l’état dans lequel se trouve Bella au moment de la rupture sonne très juste. Et là n’importe quelle femme ayant vécu une vraie bonne rupture bien dévastatrice se retrouvera dans les mots de l’auteur. Après, rester dans cet état pseudo-catatonique pendant 4 mois, c’est à nouveau pousser mémé dans les orties mais dans le contexte des livres, on va dire que c’est effectivement à la hauteur de leur amour et le poids de ces 4 pages avec un seul mot qu’il faut tourner pour passer le temps du « deuil » est lourd. Très lourd. C’est horrible à dire mais Meyer est bien plus douée pour décrire la détresse de Bella que pour décrire son soi disant bonheur avec Edward. Mon petite cœur en a été tout pincé (même pas honte de l’avouer tiens).

 

Vient ensuite l’autre partie du livre que j’ai particulièrement appréciée : l’histoire avec Jacob. Avec presque 500 pages d’avance (oui, ça veut bien dire depuis le premier tome), le lecteur sait dès la rencontre de Bella avec Jacob dans la réserve indienne que ce dernier est un loup-garou. Par contre, Jacob et Bella eux ne le savent pas encore au début de leur amitié et vont le découvrir ensemble. On retrouve alors un peu le schéma de Twilight où Bella mettait déjà beaucoup de temps à comprendre ce qu’était Edward. Pas forcément l’aspect le plus passionnant pour le lecteur. Pour ma part, ce qui a surtout retenu mon attention c’est cette amitié très saine entre ces deux jeunes gens ; comparée à une relation entre un vieux vampire de presque 100 ans qui en parait 17 et une jeunette de 18 maintenant (qui ne semble d’ailleurs pas avoir beaucoup évolué mentalement entre temps), il n’y a pas photo, c’est définitivement plus sain. Je suis même soulagée qu’elle fasse enfin un peu ses propres expériences de la vie, même si elles comportent des risques, plutôt que de vivre constamment dans l’ombre d’Edward qui voit du danger partout et la traite comme une vulgaire poupée de porcelaine qu’on ne peut que regarder et pas toucher. Clairement je n’ai pas beaucoup d’estime pour Edward même si c’est le vampire de l’histoire. Dans ce triangle amoureux, mon cœur penche nettement pour le loup-garou et je sais d’avance que le 3ème tome ne pourra pas être aussi fort. Et autant dire que je n’ose même pas imaginer la triste désillusion que sera le 4ème. En passant, je trouve bien dommage d’être capable d’anticiper si tôt certains événements clés qui paraissent incontournables, tuant tout suspens avant même que l’histoire ne commence vraiment. Reste à savoir ce que Meyer va faire des nouveaux éléments qu’elle introduit dans ce volume et dont on sent bien le fort potentiel, ce qui pimenterait grandement une histoire qui en a bien besoin.