26 septembre 2010

Avis : As Shadows Fade (Gardella Vampire Chronicles 5) de Colleen Gleason

Spoiler alert : Difficile de faire sans.

Synopsis : Descendante directe du premier tueur de vampire de la famille Gardella, Victoria sait qu’elle doit perpétuer la lignée pour que l’humanité continue à avoir des protecteurs contre les vampires. Sebastian Vioget semble être à la fois le parfait guerrier et le parfait amant pour garantir l’héritage Gardella mais Victoria ne peut oublier Max Pesaro -l’ancien venator toujours hanté par l’obsession que Lilith la reine des vampires nourrit pour lui.
Et si cette obsession pouvait sauver toute l’humanité… Les démons, ennemis communs des mortels et des vampires ont trouvé une brèche pour envahir le Monde. Pour les vaincre, les vampires et les venators vont devoir lutter côte à côte. Mais Lilith veut Max en échange de sa coopération -un petit prix pour le bien de tous mais bien trop élevé pour Victoria.

Avis : C’est avec une certaine fébrilité que j’ai ouvert ce 5ème tome. Vu l’effet dévastateur de la fin du tome 4, ça ne pouvait annoncer qu’un drame. As Shadows Fade est le grand final, l’auteur n’a pas l’intention de continuer l’aventure même sous forme de spin-off donc tout ce qu’il reste à conclure doit être conclu en quelques 350 pages. Encore une fois, vu la densité d’informations, d’action, de révélations, le livre se dévore à toute vitesse et avec beaucoup de plaisir. Comme je l’ai fait remarqué dans mon avis sur When Twilight Burns, Colleen Gleason avait prévu énormément de choses depuis le début et avait soigneusement glissé des indices à droite et à gauche. Il faut en arriver à cette confrontation finale avec les démons pour découvrir enfin à quoi allaient servir ces anneaux de cuivre que l’on croisait régulièrement. L’humour se fait soudainement moins présent et en dehors de la géniale scène où les venators sont dans « leur habitat naturel », il y a peu de moments de pure détente (hors scènes romantiques). Une nouvelle prophétie annonce un drame. L’action se déplace en Europe de l’Est, en territoire doublement ennemi. Chaque combat se mène jusqu’au sang, les démons s’avèrent encore plus redoutables qu’une armée de vampires et les venators sont mis à rude épreuve dès le départ. Il y a de l’espoir, on sait qu’on va s’en sortir mais toute l’intrigue réside dans le comment et surtout qui sera sacrifié au passage pour que la mission soit accomplie. Tout nous prépare au coup de théâtre final qu’on n’a à peine le temps de voir venir avec tout ce qu’il se passe dans ce tome.

L’action est omniprésente mais les révélations sont aussi au rendez-vous, comme à chaque livre. Vous vous demandiez comment un humain lambda devient venator et en quoi consiste le test. Vous aurez votre réponse. On apprend également qui est vraiment Wayren, même si finalement l’accepter avec sa part de mystère était suffisant à mon avis. Ça constitue néanmoins une bonne surprise, assez inattendue. Sebastian et Max continuent eux-aussi à se dévoiler alors qu’on pensait déjà tout savoir d’eux. Encore des choses bien dramatiques et surprenantes d’ailleurs. Max est compliqué et imprévisible, mais on le découvre enfin sous son vrai jour et c’est avec un immense soulagement qu’on le voit finalement évoluer. L’auteur maîtrise vraiment l’art de construire des personnages complexes et tourmentés et d’en tirer parti quand ça sert l’histoire au mieux.

Quant à notre belle Victoria, ce tome est celui des dilemmes pour elle. Elle a définitivement pris en mains ses responsabilité d’Illa Gardella. Elle donne des ordres et prend des décisions justes mais elle n’a pas encore été confrontée à un choix comme celui que Max a dû faire dans le tome 2. Un choix qui n’est dicté que par le devoir et plus par le cœur. En parallèle, sa vie sentimentale la met au pied du mur et elle devra trouver un moyen d’aller vers celui pour qui son cœur bat alors que la raison lui dit que les choses pourraient être plus simple en choisissant l’autre homme de sa vie. Non, je ne dirai pas qui elle choisit au final, ça gâcherait la lecture. Je dirais juste qu’il y a une scène de baignoire hautement sensuelle (décidément !) et un mariage à la fin. Encore une fois, préparez les mouchoirs. Il y a un trop plein d’émotions qu’il faut évacuer dans les dernières pages. C’est à la fois beau et triste, injuste et satisfaisant, logique et rageant. Mais c’est néanmoins la fin d’une belle histoire d’amour mouvementée et d’une grande aventure passionnante.


Pushing, whirling, punching, shoving… she found the thrill of the battle coursing through her in a way she had been missing for a while. The spray of spilled drinks, the dull sound of wood crashing into flesh, the smell of undead ash, the satisfaction of seeing the vampire’s red eyes widen just as the stake thrust home… this was her world. Her moment.

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