20 mai 2010

Avis : Capitaine Flam (Film)

Initialement publié sur Cinemasie le 30 septembre 2002 avec la note soporifique de 1,75/5
Moouuaaaa (Bâillements)

Autant il y a des séries qui laissent des souvenirs impérissables, autant il y en a qui donnent l’impression d’une très mauvaise surprise quand on retombe dedans des années plus tard. Certes ici, il ne s’agit pas de la série Capitaine Flam mais bien du film et d’après mes vagues souvenirs de la version TV, certains points communs sont malheureusement encore bien présents.

Une fois que j’ai eu enfin réussi à ne pas m’endormir devant, j’ai pu constater que 1) le dessin est toujours aussi difforme, maladroit et irrégulier, 2) l’animation n’a pas été plus soignée à l’occasion d’un long métrage. Reste le point positif résidant principalement dans la bande originale jazzie qui est toujours aussi agréable à écouter.

Du côté scénario, on n’est guère plus gâté. L’histoire s’axe principalement autour de la disparition mystérieuse de vaisseaux spatiaux dont celui du Capitaine pendant un cours instant (je rassure tout le monde, ce mauvais moment ne dure que 2 minutes). Les évènements s’enchaînent parfois comme par magie sans aucune transition (Ciel, le Capitaine Flam m’a déjà retrouvé, oh il est vraiment fort ! Merci Capitaine Flam). Les références à la mer des Sargasses se mêlent à une course spatiale aussi trépidante qu’une course de caddie un lundi après midi quand il n’y a personne dans les rayons de votre supermarché favori. C’est dire si c’est palpitant.

Je crois que ce n’est plus la peine d’en rajouter, donc en résumé, ce film paraît particulièrement ridicule et est assez désagréable à regarder. A moins d’être vraiment un fan acharné ou d’avoir plein d’amis prêts à délirer sous la main, je crois qu’on peut passer à coté sans problème.

15 mai 2010

Avis : City Hunter – The secret service de Kazuo Yamazaki

Initialement publié sur Cinemasie le 9 septembre 2002 avec la note sans massue de 2,75/5
Un manque de rythme certain pour une aventure qui aurait pu être plus sympa.

Autant le dire tout de suite, avec Secret Services, on est plus proche d’un épisode grande taille que d’un petit film vraiment original. Cela dit ça n’empêche pas cette histoire d’être plaisante à regarder (au moins une fois). L’esprit de la série est conservé, on retrouve bien un Ryo sautant sur tout ce qui a deux jambes et une jupe, une Kaori à massue et une Saeko toujours aussi manipulatrice. Ca reste la partie la plus drôle.

L’histoire s’axe principalement autour de la relation entre un père et une fille dont le passé a détruit les liens familiaux. En second plan, on a l’enquête en elle-même. Forcément, ça peut donner une forte impression de lenteur puisqu’on tourne un peu en rond avant que la fille apprenne enfin la vérité sur son père et en attendant l’action est distribuée à doses homéopathiques. Mais le plus décevant dans cette oav n’est pas tant l’histoire qui certes aurait pu être mieux si elle n’avait fait que les 24 minutes réglementaires d’un épisode mais c’est surtout le dessin qui s’éloigne un peu trop du design de la série. Les personnages ont l’air d’avoir fait des consommations intensives d’Ultra-Mass et autres dérivés mega-protéiniques. Déjà que les nanas se sont vues affublées d’un look vestimentaire oscillant entre le sac à patate rose et le rideau de douche avec motifs (si si il n’y a qu’à regarder les chemisiers de Kaori ou de Anna), en plus elles sont tellement carrées qu’on doute qu’elles aient vraiment besoin de protection rapprochée. Pour finir de descendre le dessin, je rajoute que la qualité de l’animation est très décevante. Heureusement, qu’au milieu, il y a cette fabuleuse et improbable course poursuite en Austin Mini (finalement c’est elle la plus mignonne de l’histoire :) qui m’a laissé un bon souvenir.

8 mai 2010

Avis : Les mystérieuses cités d’or

Initialement publié sur Cinemasie le 29 septembre 2002 avec la note terriblement nostalgique de 3,5/5 et un petit cœur.
Souvenirs, souvenirs

Les mystérieuses cités d’or doit être la seule série que j’ai revue en intégralité plus de 3 fois depuis mon enfance. Et à chaque fois, ça devient de plus en plus kitsch et vieillot. Pourtant il y a toujours un certain charme lié à une très forte nostalgie qui s’en dégage. Ça n’efface cependant pas les petits détails qui tuent. Entre Mendoza qui effectue des sauts dignes d’un super héros dans les airs ou toute la troupe qui reste en extase devant un toit qui s’effondre sur eux avant de se dire que peut-être il faudrait éventuellement songer à bouger un peu, ce sont autant de situations qui passaient bien quand j’avais dix ans et qui aujourd’hui sont complètement risibles. Allez, j’en rajoute une couche : le continent sud-américain semble être vraiment petit quand on voit avec quelle facilité les « méchants » arrivent à retrouver nos héros, Zia fait constamment des remarques tartes et il ne faut plus s’étonner que bon nombre de vestiges Incas soient en ruines puisque le passage des enfants est généralement destructeur.

Heureusement que le coté magique résiste bien au passage du temps. Même après plusieurs visionnages, la découverte d’un passage secret ou d’un vestige du peuple de Mû reste toujours un moment qui donne un petit frisson. Surtout que la musique est toujours bien choisie. Au contraire du dessin-animé, les reportages sont toujours aussi intéressants et instructifs, bien que, quand on sait qu’ils n’étaient réalisés que pour rentabiliser les journalistes japonais envoyés à l’étranger, ça peut faire sourire (surtout l’interview du pêcheur de baleine japonais).

Au final, il subsiste, dans mon esprit, beaucoup de très bons souvenirs liés à cette série atypique issue d’une très bonne collaboration franco-japonaise et, en comparant toujours avec la médiocre qualité des programmes jeunesse d’aujourd’hui, je préférerais largement que mes futurs potentiels enfants voient les cités d’or plutôt que Digimon. Au moins, ils auront appris quelquechose.

Ayons tout de même une petite pensée pour Tao qui est toujours le gars qui tombe dans les champs de cactus et dont on ne soucie pas quand Zia et Esteban tombent dans les bras l’un de l’autre au moment des retrouvailles. Au revoir, à bientôt… :)

18 avril 2010

Avis : Space Adventure Cobra (Film)

Initialement publié sur Cinemasie le 5 août 2002 avec la note sans merci de 1/5 et une petite tête de mort
Mais que diantre Cobra a-t-il été faire dans cette galère ?

Bon on va essayer de ne pas reprendre le jeu de mot qu’il est facile de faire avec le titre de Cobra Space Adventure. En attendant, c’est à se demander qui a vraiment écrit ce scénario. Pardon, ce truc ! Quelle mauvaise inspiration d’avoir voulu reprendre des éléments divers et variés mais généralement célèbres du manga pour tout mettre dans un chapeau, secouer et en sortir la grande histoire du n’importe quoi. Quitte à faire une histoire originale (il y avait des bonnes idées au milieu de tout ça), il aurait mieux valu ne pas reprendre des personnages connus comme les trois sœurs déjà très célèbres ou encore l’homme de verre car même en changeant leur aspect physique ou leur nom et leur fonction, les voir là m’a été très désagréable. En gros, j’ai donc passé 95 minutes à me demander ce qu’était cette chose accommodée avec une musique qui ne lui va pas comparativement à l’ambiance de la série. Pourtant je n’ai rien contre Yello mais ici c’est en inadéquation totale. Enfin ce n’est que mon avis et je le partage. A mes yeux ce film est un ratage quasi-complet avec des personnages shootés avec je ne sais quelle substance (probablement des poils de tapis, comprennent ceux qui ont vu le film) et où Cobra est limite un personnage secondaire (combien de fois voit-on le psychogun en action ?). Il est juste l’homme dont les 3 demoiselles doivent tomber amoureuses (surtout miss choucroute sur la tête) et le pire c’est qu’il ne m’a même pas fait (sou)rire comme à son habitude. Ce n’est tout bonnement pas le même Cobra que dans la série ou le manga. Bon j’arrête là le lynchage et je vais relire un tome pour me calmer.