15 mai 2017

Articles conseillés du 15-05-2017

L’acteur est tellement moins hanté que son personnage, ça fait du bien :)

L’invitée est Elise Thiébaut, auteur de Ceci est mon sang. Dans l’émission, ça parle de sang, de règles, de cellules souches et de l’impureté (injustifiée) du corps féminin dans certaines religions. 44 minutes, c’est presque trop court tant il y avait à dire.

blogmarks.net

25 avril 2017

Articles conseillés du 25-04-2017

Ça remonte à il y a quelques mois et c’est de l’autre côté de l’Atlantique, mais il y a sans doute quelque chose d’universel dans cette dichotomie ville/campagne. Certains (trop) dans mon petit village ont peur de ce qu’ils ne connaissent pas et surtout de ce qu’ils ne vivent qu’à travers leur poste de télévision ou leur radio.

blogmarks.net

23 avril 2017

Les Monologues du vagin d’Eve Ensler

Présentation de l’éditeur : « J’ai décidé de faire parler des femmes, de les faire parler de leur vagin, de faire des interviews de vagins… Et c’est devenu ces Monologues… Au début, ces femmes étaient un peu timides, elles avaient du mal à parler. Mais une fois lancées, on ne pouvait plus les arrêter. Les femmes adorent parler de leur vagin. » Depuis leur parution aux États-Unis en 1998, Les Monologues du vagin ont déclenché un véritable phénomène culturel : rarement pièce de théâtre aura été jouée tant de fois, en tant de lieux différents, devant des publics si différents… Mais que sont donc ces Monologues dans lesquels toutes les femmes se reconnaissent ? Il s’agit ni plus ni moins de la célébration touchante et drôle du dernier des tabous : celui de la sexualité féminine. Malicieux et impertinent, tendre et subtil, le chef-d’œuvre d’Eve Ensler donne la parole aux femmes, à leurs fantasmes et craintes les plus intimes.

Avis : J’arrive après la guerre. Depuis le temps que j’entends parler de ce texte et surtout de ses nombreuses représentations sur scène avec des actrices « célèbres » se relayant pour le déclamer haut et fort. Peut-être qu’il y avait une bonne raison pour laquelle je ne m’y étais pas intéressée plus tôt en fait. Peut-être que je n’étais tout simplement pas le cœur de cible. Est-ce que j’ai appris quelque chose ? Non. Rien. Est-ce que j’ai retrouvé des choses lues ailleurs, notamment dans des essais ? Oui, mais avec beaucoup plus de superficialité. Est-ce que ce texte mérite tout le boucan qui a été fait autour ? Je suis perplexe. D’un côté, il est indéniable que trop de femmes ne s’intéressent pas à leur corps pour des raisons diverses et variées allant de la honte à la détestation en passant par les meurtrissures profondes, il est évident que ce corps subit trop de pressions (sociales, masculines, féminines, religieuses, etc.), sans parler de violences. Et franchement, il serait grand temps que les choses changent enfin. Pour ça, ce texte a sans doute une utilité. Mais là, je vous invite plutôt à lire Sexpowerment de Camille Emmanuelle et La Chair interdite de Diane Ducret.

Ce que j’ai du mal à comprendre en revanche, c’est comment une femme disant s’intéresser au corps des femmes peut confondre vagin et vulve sans que ça ne pose de problème à personne. Car oui, elle confond les deux. Le plus gros du texte ne concerne que la vulve. Il s’agit des Monologues de la vulve, pas du vagin. Ce qui fait d’autant plus sens que la vulve a des lèvres, elle. De mon point de vue, ça n’est pas un petit biais, car alors, comment aider les femmes à vraiment comprendre leur corps ? Sans oublier que ce texte est dorénavant rendu partiellement obsolète par les travaux d’Helen O’Connell qui fut la première en 1998 à décrire l’ampleur anatomique du clitoris. Donc, si vous voulez vraiment vous éveiller ou vous mettre à jour, suivez les travaux d’Odile Buisson qui fait bouger les lignes et oubliez vite ces Monologues de la vulve, leur intérêt est plus que limité aujourd’hui.

17 avril 2017

Articles conseillés du 17-04-2017

– Qu’est-ce que ça veut dire : être une femme noire ?

– Alors, je vais arrêter la phrase à être une femme. Déjà. Tout court. Et après noire, pour moi, c’est encore un plus qui arrive, contrairement à ce qu’on veut me faire croire, c’est un plus pour moi. Parce que cette jolie couleur est la mienne, et à partir du moment où j’ai eu la chance d’avoir Boubou 1er, c’est mon père, et ma mère, Boubou 1ere, qui m’ont mise devant un miroir en disant : de toute façon, peu importe dans quelle largeur tu iras, dans quelle hauteur, cette couleur-là ne va faire que s’étaler, donc à partir du moment où tu sais d’où tu viens, quand tu vas ouvrir les portes, les autres vont prendre conscience de qui tu es, ils vont prendre conscience de ta différence, donc je dis : « je suis une femme » et on a déjà de choses à régler sur ce mot-là. Être une femme. Après la couleur, là derrière, on s’en accommode.

Un très bon article sur l’obscène et la façon dont certains trouvent très drôles de l’infliger à d’autres.

Difficile, cependant, d’évaluer le nombre de femmes que la souffrance rend invalides… Ces résultats d’étude aux fourchettes un peu larges soulèvent par ailleurs un autre questionnement : est-il normal qu’une femme souffre au point de ne plus pouvoir travailler ? Les souffrances imputées aux règles ne viennent-elles pas, en réalité, de dysfonctionnements encore mal connus du monde médical ? Il y a 10 ans, la plupart des médecins ignoraient l’existence de l’endométriose et prescrivaient des antalgiques, avec une pointe de fatalisme : « C’est normal d’avoir mal, vous savez »… En 2017, que savons-nous vraiment de ces douleurs qui frappent le corps humain sans cause apparente ?

C’est vrai ça. A l’hôpital, on a appris à mesurer la douleur des patients et à la contrer au mieux, mais celle-là, sous prétexte qu’elle revient tous les mois est normale et ne nécessite pas qu’on la soulage une bonne fois pour toutes.

Une jeune femme passionnante à écouter.

Télérama joue un peu trop la carte du sensationnalisme avec son titre, l’article est plus sur le reflet dans la série du contexte politique des années 60 aux USA. Diversité des opinions et des approches qui est portée par les différentes personnages.

Oeil pour oeil.

J’avoue, je ne l’utilise pas beaucoup. Par contre, j’adore le passé surcomposé.

blogmarks.net