Lupin III : Anthology de Monkey Punch

Présentation de l’éditeur : La série Lupin III de Monkey Punch a marqué l’histoire du manga et influencé toute une génération d’auteurs de mangas et d’animés. Retrouvez dans cette anthologie tous les meilleurs moments des aventures cultes du plus célèbre des voleurs aux multiples visages ! Au travers de onze histoires courtes, sélectionnées avec soin par le dernier éditeur de l’auteur, vous êtes conviés à pénétrer cet univers énergique, loufoque, iconoclaste, parfois déconcertant, mais assurément réjouissant !


Avis : Petite, je regardais Edgar, le détective cambrioleur ; avec un regard d’enfant, il va sans dire. Plus tard, je n’ai pas vraiment raccroché les wagons et je n’ai vu aucun des films et OAV les plus célèbres. Non, pas même Le Château de Cagliostro. Par contre, j’ai beaucoup apprécié le Lupin III: The First de 2019 à la CGI très léchée. La sortie chez Kana de cette anthologie me paraissait donc une bonne occasion de renouer avec le personnage qui avait bercé mon enfance. Et quelle déception ! Certes, Lupin fait partie de l’histoire du manga, il est très représentatif de ce qui pouvait se faire dans les années 70 et, à ce titre, en effet, il faut le lire. Pour la culture, comme on dit. Pour ce qui est du plaisir de lecture par contre, c’est une autre histoire. Si cette sélection est représentative du reste du manga, je m’arrêterai définitivement là. C’est non seulement très daté (comme Go Nagai), mais en plus plutôt mal dessiné. La lisibilité est plus que limite avec des personnages que l’on distingue parfois à peine les uns des autres, et le découpage est fait à la serpette. Je n’ai même pas éprouvé ce plaisir de la découverte associé à la curiosité, comme ça avait pu être le cas avec Cutie Honey de Nagai justement (très daté aussi). J’ai juste eu envie d’arriver très vite au bout et de passer à autre chose.

Bien sûr, il faut le replacer dans son contexte et prendre de la distance, mais le traitement des personnages féminins, souvent objets et à poil, va bien au-delà de la blague potache et n’est pas loin du paillasson avec son lot de « non ! » dont les personnages masculins s’accommodent très bien. Grincement de dents. Remettre dans le contexte. Ouais, non, ça passe plus du tout. Certes, l’histoire du manga, mais c’est très bien que ça soit dans le passé tout ça. Heureusement que l’animation a su lisser un peu certains aspects du manga et jouer sur d’autres codes.

À lire pour enrichir sa culture manga, mais si vous n’avez pas cette curiosité-là, passez votre chemin. C’est vraiment une anthologie dispensable.

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