11 janvier 2017

Avis : Rogue One

Résumé Allo Ciné : Situé entre les épisodes III et IV de la saga Star Wars, le film nous entraîne aux côtés d’individus ordinaires qui, pour rester fidèles à leurs valeurs, vont tenter l’impossible au péril de leur vie. Ils n’avaient pas prévu de devenir des héros, mais dans une époque de plus en plus sombre, ils vont devoir dérober les plans de l’Étoile de la Mort, l’arme de destruction ultime de l’Empire.

Avis : Au moins, je ne risque pas de spoiler grand monde, hormis ceux n’ayant jamais vu l’épisode IV, sorti en 1977. La fin de Rogue One, on la connait depuis 40 ans. Niveau enjeu, le film part donc avec ce que je qualifierais d’un handicap de taille. Voilà, c’est dit. Non seulement on sait où ça va, mais on comprend aussi bien vite ce que ça implique. Si on continue à réduire l’équation, ça veut dire que tout va reposer sur l’action et les personnages principaux. S’ils ne tiennent pas la route, alors le film risque de ne pas fonctionner du tout. J’avais ouï dire qu’ils manquaient cruellement de charisme dans l’ensemble et force est de constater que, malheureusement, c’est assez vrai. Il ne suffit pas de jeter en l’air quelques scènes dramatiques pour faire éprouver la moindre compassion pour l’héroïne. Elle peine même à avoir un regard qui accroche tout de suite celui du spectateur. N’est pas Rei qui veut. Ce que je retiendrai de la prestation de Felicity Jones, c’est sa voix cristalline et sa diction… pour la conviction, je crois que le scénario et la réalisation ne l’ont pas beaucoup aidée. Je passe sur une bonne partie du casting dont je n’ai même pas retenu les noms pour m’arrêter sur les seuls personnages qui auront marqué mon esprit : Chirrut Îmwe et son sidekick, Baze Malbus. L’humour, l’esprit et l’action réunis. Top.

Pour ce qui est de l’histoire, après avoir péniblement survécu à une mise en situation initiale laborieuse (une adjonction décousue de scènes bien trop courtes pour laisser le temps de s’installer un peu dans son fauteuil) et supporté un jeu de piste sans réel suspense, la seule chose qui sauve finalement les meubles, c’est la scène finale qui en jette. L’action remplace l’émotion inexistante et l’absence d’enjeux de manière efficace. Et quand je dis que ça en jette, c’est vraiment le moment où tout le film s’accélère et qu’on en prend plein les mirettes parce que ça pète de partout en même temps. Ça justifie presque de voir Rogue One juste pour cette partie-là. Mais peut-être pas de le revoir.

Contrairement aux trilogies qui forment les noyaux durs de Star Wars, les épisodes qui viennent ou viendront se greffer dessus sont plus des bonus qu’autre chose. Ce sont des clins d’œil, des bouts rajoutées pour combler l’histoire entre les trilogies et satisfaire les fans, mais pas un morceau essentiel. Soyons honnêtes, c’est surtout une manne à fric. J’ai vu Rogue One sans rien en attendre, et j’ai eu bien raison. Je suis contente de l’avoir vu, mais ça n’est pas un grand film. Je n’ai pas plus d’attentes concernant la jeunesse de Han Solo, mais je le verrai aussi. C’est dire si Disney a réussi son coup. Nous voilà conditionnés. En tout cas, si j’avais vraiment dû m’intéresser à l’univers étendu (mais vraiment vraiment), j’aurais pu visionner les séries animées (Surtout que Clone Wars est joliment fichu.) et surtout plonger dans la centaine de livres qui explorent tous les aspects de ce monde. Mais qui, en dehors des fans hardcore, a fait l’effort ?

10 janvier 2017

The OA : un avis qui spoile un max

Résumé : Prairie Johnson, une jeune fille aveugle adoptée, réapparaît brusquement sept ans après avoir été enlevée. Elle s’identifie désormais comme étant « The OA ». La disparition de sa cécité ainsi que la nature de sa disparition provoquent bien des questionnements chez les autres, mais celle qui était connue sous le nom de Prairie ne semble pas prête à partager ce qu’a été sa vie pendant les sept dernières années…

Avis qui spoile tout du long et sans pitié :
Netflix aime prendre par surprise. La chaine nous avait déjà fait le coup l’été dernier avec Stranger Things, la série que personne n’avait vu venir. Et qui, il faut l’avouer, était une sacrée réussite. The OA a tenté de reproduire l’exploit, mais, à mon avis, a raté son effet, même si la série soulève quelques questions intéressantes.

Commençons par le positif. Déjà, l’idée de mettre un générique de début au bout de 45 minutes d’épisode, dans la directe lignée d’un Stranger Things qui doit plus être vu comme un long film coupé en huit que comme une série. Ici, le parti pris est totalement assumé et encore plus poussé : il y a une introduction, un générique et le « film ». Dommage que ça marche quand même beaucoup moins bien, notamment en terme de binge watching.

Toute l’intrigue repose donc sur le mystère qui entoure le personnage de Prairie, joué par Brit Marling, également cocréatrice de la série. Autant dire que le choix de l’actrice était très important. Brit Marling est une jolie blonde qui respire la fraicheur, joue très bien la détermination, la fragilité et le retour difficile à la vie de tous les jours après une expérience traumatique, mais, malgré tout, elle a eu du mal à m’embarquer totalement dans son histoire. Je suis restée dans l’attente d’une révélation époustouflante dont elle serait la clé et qui n’est jamais venue, et c’est là que le bât blesse le plus. Tout ça pour ça.

La réception positive ou négative de la série repose entièrement sur la bonne volonté (consciente ou pas) du spectateur à vouloir croire en ce qui est raconté. Soit on marche, on accepte le côté fantastique, on se prend à rêver et on attend une saison 2. Soit on se montre très cartésien, on comprend ce qu’est sans doute la réalité derrière toute l’histoire, on rejette le fantastique et la saison 1 se suffit à elle-même… voire a été un peu pénible à suivre par moments. Je fais partie du deuxième groupe. Ma lecture est simple : la jeune Prairie a été enlevée pendant son séjour à New York, séquestrée et violentée durant des années. C’est ce qui est dit par une jeune fille à la fin quand elle vient se prendre en photo avec Prairie, laquelle la regarde avec de grands yeux ronds comme s’il y avait erreur sur la personne et qui dénote bien au passage d’une forme de dissociation entre sa réalité et celle des autres. Durant sa captivité, des mécanismes de survie semblent s’être mis en place pour préserver une forme d’intégrité de la personne et une volonté de vivre ; la jeune femme s’est inventé des amis imaginaires pour combler la solitude et son esprit s’est mis à divaguer pour trouver une porte de sortie là où il n’y en avait pas. L’illusion de pouvoir en créer une magiquement suffisait à lui donner espoir. Illusion qui est devenue si réelle pour elle qu’elle a entièrement basculé dans son monde intérieur et qu’elle a continué à l’entretenir après sa libération, quitte à se documenter discrètement. Elle a même cherché, par la suite, à convertir d’autres personnes fragiles et donc plus susceptibles de la croire, se faisant passer pour une sorte d’ange porteur d’un message à la croisée de la science et du mystique. On assiste aux balbutiements d’une secte avec une illuminée à sa tête et des gens prêts à la croire. La scientologie est bien né de l’esprit d’un auteur de S.F. après tout. Vous avez en tout cas dû remarquer le parallèle avec le concept même de la série : ceux qui croient et les autres ? Le point positif, c’est que la série divise et alimente les théories en tout genre.

J’ai quelques autres arguments allant dans mon sens bien sûr :
OA dérive de AWAY, comme c’est expliqué clairement à un moment. Prairie est The OA, elle est sa propre porte de sortie, sauf que, comme dit plus haut, il n’y en a pas vers l’extérieur, la porte ne peut donc être que dans sa tête.
Vous les avez trouvés si doués que ça, nos chanteurs/musiciens censés être « bénis des Dieux » ? Honnêtement ? C’est sans doute ce qui m’a rendu assez rapidement sceptique et m’a fait décrocher. L’histoire de la chorégraphie a fini le travail.
Le seul et unique élément vérifié par les « adeptes » est une vidéo d’elle filmée de dos dans le métro. Ils ne trouvent strictement rien d’autre. Ce qui ne les empêche pourtant pas de valider toute l’histoire de Praire juste sur cette base. C’est l’équivalent de croire tout ce que raconte les sites Santé Nutrition et assimilés juste parce qu’ils sont capables de citer le nom d’un docteur ou d’une université.
Ce qui tend à prouver également que Praire invente tout, c’est qu’à travers son récit, on voit ce qu’elle ne pouvait pas voir. Tout particulièrement, ce qui se passait dans des pièces où elle n’était pas.
Quant à la cécité, elle est apparue suite à un traumatisme physique et psychologique dans l’enfance. Si certains perdent la capacité de parler ou une partie de leur mémoire suite à un choc post-traumatique, rien n’empêche que le phénomène inverse se produise, à tout hasard, suite à un viol. Après tout, Khatun, l’inspiration mystique intérieure de Prairie, lui dit bien qu’elle a toujours pu voir.

Rappelons aussi qu’à un moment, quelqu’un suggère que les prémonitions ne sont souvent rien d’autre que l’accumulation de petits signes que l’esprit enregistre inconsciemment et qui finissent par prendre forme dans les rêves ou dans ce que l’on appelle le sixième sens. Il n’y a donc rien de magique à son intuition que quelque chose de terrible allait se produire au lycée à la fin. Elle a fréquenté les élèves, l’établissement, brièvement un lieu de trafic… C’est un peu comme cette vidéo virale, il serait sans doute intéressant de revoir la série en cherchant les indices cachés en pleine vue, mais je vais laisser d’autres s’en charger.
D’ailleurs, au sujet de cette scène, il est évident que la chorégraphie (j’ai envie de dire incongrue dans ce contexte, plutôt que tarte ; il s’agit du chorégraphe de Sia et de l’extraordinaire pub Kenzo après tout) ne fait rien d’autre qu’étonner le tireur. Ils ont juste eu la chance qu’il n’ait pas la gâchette trop facile.

La découverte des livres cachés sous le lit de Prairie enfonce définitivement le clou. Les sceptiques voient leurs pressentiments au sujet de supercherie validés une bonne fois pour toutes. Et, à partir de ce point, si les gens continuent à croire, c’est qu’ils choisissent d’ignorer consciemment un élément qui ne va pas dans leur sens. N’est-ce pas le fondement même des religions après tout ? Ignorer le travail des historiens et les incohérences pour continuer à croire ?

« Plus une culture subit de plaies, plus elle s’invente des totems« . Plus les gens sont en détresse, plus ils sont prêts à croire n’importe quoi et n’importe qui qui pourraient les soulager de leur malheur… ou leur en donner l’illusion. Une phrase un peu trop d’actualité, malheureusement.

10 janvier 2017

[Tag] – Adieu 2016

Je continue à piquer chez Chani, la reine du mème.

1) Vos trois lectures préférées de l’année :


2) Vos trois plus grandes déceptions :

3) Le meilleur roman PKJ lu cette année :
Comme je n’en lis pas, ça va vite.

4) Votre livre préféré dans un genre qui n’est pas votre préféré :

5) Le meilleur nouvel auteur lu :
Meilleur je ne sais pas, mais comme je n’en ai lu qu’un, ce sera Coquelicot d’Irak de Brigitte Findakly et Lewis Trondheim. La partie importante de l’histoire reposant sur les récits autobiographique de Brigitte Findakly.

6) Le premier roman lu en 2016 :

7) Le dernier roman lu en 2016 :
Roman, donc pas essai ni nouvelle. Ça remonte loin.

8) La meilleure série livresque :

9) La meilleure adaptation cinématographique/en série :
The Expanse, même si je n’ai pas lu les livres en fait. Par contre, ça donne envie de les lire :)

10) Le meilleur souvenir livresque :

11) Le livre dont tout le monde a parlé (que vous l’ayez lu ou non) :

12) Le livre que vous avez le plus conseillé :

13) Le livre avec la plus belle couverture :

14) L’auteur le plus lu :
J’avais le choix entre 5 auteurs… Donc :

15) Le livre que vous attendez le plus en 2017 :

5 janvier 2017

[Tag] – Séries télé

Piqué chez Chani

1. À quelle série dois-tu ton premier souvenir de télévision ?
C’est un peu loin. Je ne sais pas si ça compte vraiment mais Benny Hill sans aucun doute. Ça a vraiment bercé mon enfance.

2. Quel est le chef-d’œuvre « officiel » qui te gonfle ?
Curb your enthusiasm. Je n’ai pas réussi à regarder plus de 3 épisodes ni à trouver ça drôle.

3. Quel classique absolu que tu n’as jamais vu et d’ailleurs pas eu l’envie de ?
Dallas.

4. Quelle est la série, unanimement jugée mauvaise, que tu as « honte » d’aimer ?
Largo Winch.

5. Quel est la série que tu as le sentiment d’être la seule à aimer ?
Rubicon, car peu de personnes l’ont vu dans mon entourage.

6. Quelle série aimerais-tu faire découvrir au monde entier ?
Les deux premières saisons d’Arrested Development parce que « There’s always money in the banana stand » et la danse du poulet. Ou Father Ted.

7. Quelle série ferais-tu regarder à ton pire ennemi pour le torturer ?
L’intégrale à ce jour de Plus belle la vie.

8. Quelle série pourrais-tu voir et revoir ?
Firefly.

9. Quelle série faut-il voir pour y découvrir un aspect essentiel de ta personnalité ?
Six feet under.

10. Quelle série t’a fait verser tes plus grosses larmes ?
Grey’s Anatomy avant que ça ne devienne de l’eau de boudin de très mauvaise qualité (donc avant la saison 4).

11. Quelle série t’a procuré ta plus forte émotion érotique ?
Mad Men parce que Christina Hendricks !

12. Quelle série emporterais-tu sur une île déserte (en plus d’un générateur et de la télévision) ?
Cowboy Bebop.

13. De quelle série attends-tu la sortie en DVD avec la plus grande impatience ?
À part la Lazy Company que je voudrais bien en intégrale BR, je ne vois pas. Mais j’ai cru comprendre que j’allais attendre très longtemps.

14. Quel est selon toi le film adapté d’une série le plus réussi ?
Cowboy Bebop le film.

36 15 code Qui n’en veut !

30 octobre 2016

[Tag] Halloween Vampires & Sorcières : du crépuscule à l’aube

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Le principe est simple : 13 questions correspondant aux 13 heures de cette nuit très particulière pendant laquelle les fantômes sortent et nos peurs se réveillent… Il ne vous reste qu’à répondre à chacune d’entre elle pour nous faire découvrir votre côté sombre.

N’hésitez pas à partager le tag en donnant le lien de l’article, en utilisant le hashtag #VSTagHalloween sur les réseaux sociaux et à reprendre le visuel ci-dessous.

Du crépuscule à l’aube :

19h
Une couverture effrayante pour se mettre dans l’ambiance.
Oh, j’ai une jaquette de DVD ignoble qui mérite d’être montrée !

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20h
Une histoire qui fait peur, mais pas trop, pour les enfants.

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21h
Un chiffre symbolique ! Un récit qui se passe durant Halloween.

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22h
En quel personnage te déguiserais-tu ?
En tanuki, bien sûr.

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23h
Quel livre de ta PAL gardes-tu précisément pour Hallowen ?
Strictement aucun.

Minuit, l’heure du crime
Un thriller époustouflant à vous empêcher de dormir.
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1h
L’heure des fées. À Samhain, les portes de la Faerie s’ouvrent sur notre monde. Quel est ton roman de sombre féerie préféré ?
La série des Merry Gentry.

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2h
L’heure du bœuf, tout est magie, une histoire de sorcières.

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3h
L’heure la plus sombre, le roman qui t’a fait le plus peur.
De mémoire, rien ne m’a jamais vraiment empêchée de dormir. Mais il y a des bouquins qui hantent.

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4h
Les fantômes se meuvent. Quel est le meilleur récit de hantise ?

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5h
Dès potron-minet, un livre avec un chat (noir de préférence) sur la couverture ou ayant un rôle important dans l’intrigue.

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6h
Si tu as survécu jusqu’ici, tu mérites un peu de répit. Quel livre aimes-tu relire à cette période ?
Aucun.

7h
L’aube se lève, un post-apo pour reprendre, ou pas, du poil de la bête.

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