Avis : Howliday Inn (Bunnicula 2) de James Howe

Synopsis : Les Monroes sont partis en vacances, laissant Harold et Chester au Château Bow-Wow -pas tout à fait un hôtel quatre étoiles. Lors de la première nuit des animaux, le silence est transpercé par un bruit étrange -un hurlement d’un autre monde qui fait dire à Chester que le lieu devrait plutôt s’appeler Howliday Inn.
Mais les mystérieux cris au milieu de la nuit (Chester est convaincu qu’il s’agit de loups-garous) sont juste les prémisses de terribles événements. Rapidement les animaux disparaissent, et il y a des rumeurs de meurtre. Est-ce que l’heure du check-out va arriver plus tôt que prévu pour Harold et Chester ?

 

Avis : Dans le premier tome, on avait fait la connaissance de la famille Monroe, de leurs animaux de compagnie et du fameux Bunnicula, le lapin vampire suceur de jus de légumes. Commençons par la mauvaise nouvelle : Bunnicula n’est pas du tout présent dans ce deuxième tome. Les Monroe partent en vacances, le lapin part de son côté et Harold et Chester sont envoyés en pension. La bonne nouvelle, c’est qu’on retrouve ce ton si charmant, plein d’humour et de suspense qui avait rendu si agréable la lecture du premier opus. L’histoire continue à être narrée uniquement du point de vue d’Harold le chien qui nous fait partager sa vision des événements.

Après les vampires, James Howe s’attaque à une autre créature fantastique : le loup-garou, et y rajoute une touche de mystère assez savoureuse. Le petit monde du chenil paraît tout droit sorti d’un Agatha Christie avec une pointe fantastique et de…Feux de l’amour (Oui oui). Heureusement que l’auteur pense à rappeler qu’on a à faire à des chiens et des chats car leurs conversations et autres scènes de ménage font facilement oublier qu’il ne s’agit pas d’humains. C’est un réel plaisir de retrouver Harold, le ventre à pattes, qui a l’art de toujours faire des remarques délicieusement innocentes et Chester qui fait grimper la tension de manière dramatique dès qu’il dit quelque chose. Le plus beau dans tout ça, c’est que Howliday Inn a beau être estampillé « pour enfants », il bénéficie d’une histoire de disparitions et potentiellement de meurtres vraiment prenante qui réserve pas mal de surprises aux lecteurs. L’aspect fantastique laisse planer de gros doutes sur le dénouement même si finalement tout est très logique. C’est digne d’un vrai policier et nos héros vont faire à nouveau chauffer leurs petites cellules grises de détectives amateurs pour l’occasion. Comme le premier tome, ça se lit (trop) vite, certains jeux de mots font mouche et une fois la dernière page tournée, on se dit que c’est un petit livre qu’on aimera partager et relire.

Note :