Patricia Briggs’ Mercy Thompson: Moon Called Volume 1

Avis phylactèrisés

Titre : Mercy Thompson: Moon Called, Volume One
Auteurs : Patricia Briggs et David Lawrence
Couverture et dessin : Amelia Woo
Lettrage : Zach Matheny
Éditeur US : Dynamite Entertainment
Sortie US : 8 mars 2011
130 pages

 

Synopsis : « Les loups-garous peuvent être dangereux si vous vous mettez en travers de leur chemin. Ils ont un talent extraordinaire pour dissimuler leur véritable nature aux yeux des humains. Mais moi, je ne suis pas tout à fait humaine. »
En effet, Mercy Thompson n’est pas une fille des plus banales. Mécanicienne dans le Montana l’état de Washington, c’est une dure à cuire qui n’hésite pas à mettre les mains dans le cambouis et à sortir les griffes quand le danger frappe à sa porte. Mais ce n’est pas tout : son voisin très sexy est le chef de meute d’une bande de loups-garous, le minibus qu’elle bricole en ce moment appartient à un vampire, et la vieille dame très digne qui lui rend visite vient jeter des sorts sur son garage. Au cœur de ce monde des créatures de la nuit, Mercy se trouve mêlée à une délicate affaire de meurtre et d’enlèvement… (Piqué chez Milady)

 

Avis : L’entrée de Patricia Briggs dans le monde du comics s’était faite il y a deux ans avec Homecoming, un tome à couper en deux à cause du changement de dessinateur en cours de route. Bonne nouvelle c’est Amelia Woo qui est restée et qui revient ici pour la partie graphique. A l’adaptation, on retrouve David Lawrence qui assure la liaison entre l’histoire de Patricia Briggs et sa transposition en cases.

Les reproches que l’on pouvait faire à Amelia Woo dans Homecoming sont les mêmes ici. Ses loups et coyotes ne sont vraiment pas beaux surtout en action ce qui est vraiment dommage vu la nature de l’histoire. On retrouve aussi ses problèmes de proportions et de mouvements qui par moment font vraiment mal aux yeux. Mais à côté de ça, elle a su donner un beau visage à Mercy et à certains autres personnages comme Jesse. De même, il est agréable de voir un Charles et un Bran plus en accord avec leur description que ce qu’en avait fait Jordan Gunderson dans le début d’adaptation avortée du Cri du loup. De plus les décors ne sont jamais faits à la va-vite et la colorisation est toujours très chaleureuse et pleine de relief. Son arrivée sur Homecoming avait été une bonne chose en comparaison du travail de Francis Tsai et elle confirme ici qu’elle et Mercy se sont bien trouvées et qu’en plus elle est capable de s’améliorer au fil des planches. Sur la fin, on fait beaucoup moins attention aux petits détails qui choquent, peut-être parce qu’il y en a moins ou peut-être est-ce simplement l’oeil qui s’habitue.

Bien sûr l’intrigue ne surprendra pas les habitués de l’auteur. On retrouve bien les grandes lignes de l’histoire d’origine et le travail de David Lawrence à l’adaptation est très réussi puisqu’on replonge rapidement dans l’histoire que l’on connaît pourtant déjà ; ça marche, c’est prenant comme la première fois. Il est d’ailleurs intéressant d’avoir les explications de Lawrence sur son travail à la fin du livre.

Ce volume est également agrémenté de quelques planches bonus qui retracent l’histoire de la transformation de Mac. Dessiné par Todd Herman, on ne peut pas dire que le trait soit aussi plaisant que celui d’Amelia Woo. Tout semble dessiné à la va-vite. Puis c’est beaucoup trop court pour permettre au lecteur de rentrer dedans. Anecdotique.