Films vus 79

  • Watchmen (2009) : papatte J’ai eu l’impression qu’il me manquait tellement de choses pour appréhender ce film que j’en suis ressortie très mitigée. Je n’ai pas lu la nouvelle graphique et je crois que le trailer vu il y a trop longtemps ne m’avait pas du tout renseigner sur le sujet du film. Ne parlons même pas de la très longue liste de trivia sur IMDB qui donne l’impression que même en ayant lu le comics, il faut en plus être dans la tête du réalisateur pour saisir toutes ses références. La longue scène d’introduction laisse perplexe quand on ne connait pas du tout le concept des Watchmen et on ne peut que se contenter de reconnaître les faits historiques célèbres. Ça s’améliore au bout d’une heure et demie environ quand les choses décollent entre Night Owl II et Silk Spectre II et que l’action semble plus canalisée. Mais la fin est plate, avec un je ne sais quoi de « tout ça pour ça » alors que l’enjeu du film (la guerre thermonucléaire globale) peinait grandement à me toucher. Pour dire, War Games était beaucoup plus réussi sur ce point. J’ai par contre beaucoup apprécié le côté sombre, sanglant et violent du film. C’est brut et sans concession et c’est de bien meilleur goût que Kick Ass qui ne faisait déjà pas dans la dentelle. Le côté « Avec un grand pouvoir viennent les grandes responsabilités » est traité de façon intéressante aussi, plus dans le gris, que le noir ou blanc. Pour info, j’ai vu la version courte de 2h42 et je n’ai pas l’intention de voir les 2 autres. Une fois aura suffit. Par contre je lirai sans doute la nouvelle graphique pour me faire une idée plus précise de l’histoire et de ce que Moore avait vraiment en tête. PS : je déteste profondément le personnage du Dr Manhattan ceci incluant la voix de l’acteur et le ton qu’il utilise en permanence. Chaque apparition était un calvaire pour moi.
  • Rabbit Hole (2010) : papatte Sujet délicat que la perte d’un enfant unique. L’impact que ça peut avoir sur un couple quand les deux personnes n’ont pas la même façon de faire leur deuil. Le moment crucial où ça passe ou ça casse. J’ai beaucoup aimé la prestation de Kidman en femme cynique et froide qui est vraiment dans le « Rabbit Hole » du titre. Ça ne peut mener qu’au clash, au moment où les fissures vont exploser pour laisser déborder la tristesse la plus profonde. Celle qui ne part jamais. Les dernières minutes sont poignantes. Je n’ai réalisé qu’il s’agissait du réalisateur de Short bus qu’après avoir vu le film. Une citation pour la forme parce que la façon dont le personnage de Kidman rejette catégoriquement l’idée que ça puisse être la volonté de Dieu me parle tellement. « Her Mom : What if there is a God? Her : Then I’d say he’s a sadistic prick. »
  • Black Swan (2010) : papatte Même s’il y a débat pour savoir si oui ou non, Black Swan est très inspiré de Perfect Blue (dont Aronofsky avait acheté les droits pour les USA juste pour reprendre le plan de la baignoire dans Requiem for a Dream) au point de retrouver des images clés de l’un dans l’autre, on ne peut pas dire qu’il n’utilise pas au minimum les mêmes ficelles pour faire douter le spectateur de sa propre santé mentale et de celle de l’héroïne. Pour le coup, si on a vu Perfect Blue, ce film perd énormément en originalité, c’est très psychologique mais c’est aussi trop évident au niveau de la symbolique et il est à mes yeux loin d’être aussi brillant. Après il reste l’interprétation de Natalie Portman qui est effectivement assez impressionnante, toute en nuances mais ça ne suffit pas à faire un très bon film.
  • The King’s Speech (2010) : papatte En voyant la bande-annonce, je ne pouvais pas m’attendre à un tel film. J’ai fait confiance aux très bonnes critiques et à la présence de Colin Firth et je ne suis pas déçue du voyage. Je n’étais pas très au point sur le règne de George VI mais un tour rapide dans Wikipedia permet de remettre les choses en place rapidement et de profiter pleinement du film qui semble assez fidèle à la réalité dans les grandes lignes. Les meilleures scènes sont clairement celles de face à face entre Colin Firth et Geoffrey Rush et l’un comme l’autre sont excellents dans leurs rôles respectifs. Cette approche de la face cachée de la monarchie mêlant Histoire, drame et pointes d’humour m’a un peu rappelé The Queen. En tout cas, je le reverrai avec beaucoup de plaisir.
  • The Fighter (2010) : papatte Le film traine pendant les 40 premières minutes avant de dévoiler un peu son visage. Bien sûr je n’ai jamais entendu parler de Micky Ward, sa vie, son œuvre. Du coup, j’ai eu beaucoup de mal à rentrer dans l’histoire et à y trouver de l’intérêt. La boxe n’est clairement pas mon sujet de prédilection et ça n’est pas Million Dollars Baby, pas plus que ça n’est Clint Eastwood à la réalisation. Aucune chance que je m’y intéresse s’il n’avait pas eu des nominations aux Oscars et de bons échos. Et justement le gros problème c’est de savoir que Christian Bale a obtenu des nominations en tant que second rôle et de se dire que c’est à nouveau sa perte de poids spectaculaire qui les lui vaut sans doute alors que j’ai trouvé Mark Walberg plus intéressant pour le coup. Amy Adams par contre mérite amplement d’être dans la course à la statuette. Par contre, une fois m’aura suffit, le visionnage fut suffisamment long comme ça.
  • True Grit (2010) : papatte Je n’ai pas vu les films précédents inspirés de la même histoire mais j’ai adoré celui-là. Notamment à cause d’Hailee Steinfeld qui interprète la très jeune Mattie avec beaucoup de conviction pour son âge. Je lui donne mon vote pour l’Oscar du meilleur rôle féminin, ça serait amplement mérité. Face à elle, c’est un grand Jeff Bridges que l’on retrouve (et je remercie mes amis sous-titres pour l’aide précieuse qu’ils m’ont apporté pour comprendre ce qu’il baragouinait dans sa barbe). Ils forment tous les deux un duo parfait qui porte tout le film. L’histoire est une énième affaire de vengeance mais les suivre donne tout le piment nécessaire au film pour en faire un grand film. Puis les chevauchés à travers de beaux paysages, ça marche à tous les coups. Bref, j’ai vraiment beaucoup beaucoup aimé et je recommande vivement ce nouveau petit bijou des frères Coen.
  • Blue Valentine (2010) : papatte Il s’agit d’un film puzzle où l’on découvre dans le désordre les différentes étapes de la vie d’un couple : de la rencontre à la fin. J’ai trouvé qu’il lui manquait encore quelque chose pour passer à la catégorie supérieure mais on s’attache suffisamment avec les deux personnages pour trouver leur histoire belle et pleurer aussi avec eux et pour eux par moment. Certaines scènes sont très éprouvantes. Peut-être plus pour les femmes que pour les hommes. Je ne suis pas sûre que le film supporte un revisionnage par contre.

5 thoughts on “Films vus 79

  1. ben moi j’ai vu Dragons aujourd’hui, film d’animation de Dreamworks et j’ai adoré ! le dragon a vraiment des attitudes de chats et en plus il a trop une bonne bouille ! A voir absolument avec les enfants (ou sans) ^^

  2. Mince pour le coup pour Black Swan tu me fais peur, je l’attends tellement… En plus je me suis fait Perfect Blue pour la énième fois y a 10 jours pour le montrer à Maïté, et là je me rematte sa série Paranoïa Agent pour également lui montrer (et ça m’arrange bien de la regarder une seconde fois :p).
    Visiblement c’était ta semaine oscar :-)

  3. Je t’invite à revenir ici me donner ton avis après l’avoir vu alors.
    Je ne sais pas encore trop quoi attendre du Boyle, je le sens mal.

  4. Bon bah Black Swan au final je rejoins complètement ton avis et celui de Shubby, en étant peut être moins dur que la note. Au niveau de l’histoire, comme je le disais j’ai revu il y a peu Prfect Blue et la vache les scènes à l’identique pullulent… ça m’a forcément gêné dans l’implication du film… je ne me suis jamais senti impliqué comme dans Perfect Blue… Par contre niveau réa, la vache Aranofsky fait mal, c’est un put*** de maniaque du plan juste… Au final c’est un très bon film, qui ne peut être excellent à cause de sa gémellité trop proche avec l’oeuvre de Kon.
    Bon la semaine prochaine ça sera au tour du Discours d’un Roi :-)

  5. Ah si seulement plus de gens avaient pu voir Perfect Blue… ça me fatigue qu’on parle de Black Swan comme THE film.
    J’attends ton retour sur le Discours d’un roi maintenant :) Là j’ai déjà envoyé mes parents et ma tante le voir, tout le monde est revenu ravi

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