Avis : Spirit Bound (Vampire Academy 5) de Richelle Mead

Attention spoilers énormes et je ne rigole pas !

Synopsis : Dimitri a laissé le choix final à Rose. Mais elle a pris la mauvaise décision…
Après un long et déchirant voyage en Sibérie, dans le pays de Dimitri, Rose Hathaway est enfin de retour à St. Vladimir -et aux côtés de sa meilleure amie Lissa. Le jour de la remise des diplômes approche et les filles attendent avec impatience que commence leur vie hors des grilles de l’académie. Mais le cœur de Rose brûle encore pour Dimitri, et il est là, dehors, quelque part.
Elle n’a pas réussi à le tuer quand elle en a eu la chance. Et maintenant ses pires craintes sont sur le point de devenir réalité. Dimitri a goûté son sang et elle sait au fond d’elle-même qu’il est à sa poursuite. Et si Rose ne le rejoint pas, il ne s’arrêtera que quand il l’aura fait taire… pour toujours.

 

Avis : Ce tome commençait plutôt bien avec l’épreuve de fin d’année servant à valider le cursus de Rose. Bien sûr l’issue est connue mais on pouvait être curieux de savoir comment ça allait se dérouler et on a notre réponse. C’est une scène qui tient d’ailleurs bien la route même si on la découvre en léger différé. Puis viens le moment tant redouté : l’exécution du plan dont il est question à la fin du tome 4. Et là c’est le drame. Vu la façon dont tout le monde en parlait, on imaginait la prison de haute sécurité où est retenu Victor comme une sorte d’Azkaban, une forteresse inviolable. Dans les faits, il s’agit d’un moulin dans lequel de simples ados de 18 ans réussissent à s’introduire avec une facilité déconcertante. Niveau crédibilité, c’est impossible de ne pas trouver toute cette partie ridicule… et longue. Ça n’est pas parce qu’on s’adresse à un public majoritairement jeune qu’il faut à ce point lésiner sur les détails. Sauf bien sûr si on avait mal préparé son coup. Le passage à Las Vegas qui suit n’est guère mieux. Toute la première partie du livre ne rattrape donc pas la mauvaise impression laissée par le très maladroit tome 4 et il est tout simplement incroyable de voir Rose affirmer depuis le début que son but dans la vie est de toujours protéger Lissa coûte que coûte alors que sur un coup de tête guidé par l’égoïsme le plus absolu, elle l’entraine dans une aventure où sa vie sera mise en danger comme jamais avant. Qui plus est, elle s’opposera farouchement à ce que Lissa apprenne à se battre par la suite. Logique. Heureusement qu’il y a très peu de doutes que le plan soit un succès au final car c’est une sacrée régression du personnage et une belle preuve irresponsabilité. Elle va même jusqu’à affirmer : « This disaster was all on me. » à la fin du chapitre 11… Difficile de mieux le formuler, en effet.

 

Qu’est ce qui sauve le livre des profondeurs abyssales alors ? Dimitri bien sûr. Il est l’enjeu du livre. Si on fait abstraction du fait que Dimitri était un gentil avant, qu’il fait un excellent méchant maintenant, pervers comme il faut et qu’honnêtement il aurait été plus crédible de le laisser ainsi. Mais voilà, il faut sauver le gardien Dimitri sinon il n’y a plus d’histoire et toute la première partie du livre n’aura servi à rien. Il faut avouer que THE scène tant attendue est très réussie. Soudainement, on n’en veut plus à Mead de vouloir le ramener du côté obscur, on veut y croire…surtout que l’histoire avec Adrian est loin d’atteindre des sommets, comme d’habitude, cela dit. Dimitri devient le héros torturé, celui qui fait flancher le cœur des femmes. Plus il repousse son entourage, plus il devient un aimant. La détresse qui se dégage de nos deux héros qui souffrent et se font souffrir dans la deuxième partie du livre est appréciable et donne un bon coup de fouet à l’histoire. Dommage que ça soit un peu gâché par une remarque risible de Rose : « Even I respected some boundaries. » ou comment s’étouffer devant tant de culot alors qu’elle semble tant aimer arracher les ailes des mouches… et les pattes aussi. Même si on devine facilement la suite des événements dans le tome 6, c’est finalement presque reposant de se retrouver sur un sentier ultra-rebattu où il y aura a priori peu de surprises jusqu’à la fin. Oui, reposant… pas énervant.

 

Autre point agréable dans ce tome, c’est d’être à nouveau plongés dans les affaires politiques de la cour dont on avait eu des avants-goûts prometteurs par le passé. Placer Rose au milieu de tout ça c’est comme donner un rouleau de PQ à un chat. On peut être sûr qu’il va en mettre partout. Confronter Rose à Tatiana et sa cour, ça peut parfois être très très drôle ; la miss ayant du mal à ne pas faire part de son désaccord à très haute voix. Et fi ! des conséquences. Il faut dire qu’il y a un certain nombre de retournements de situations qui ont de quoi la mettre en boule et la déstabiliser. Être de retour à la cour, c’est aussi l’occasion d’avoir droit à un nouveau tirage de cartes assez hilarant qui donnent encore une fois des pistes pour la suite. A y réfléchir, c’est peut-être une mauvaise idée d’en dire tant même si les remarques de Rose font systématiquement mouche et pimentent bien ces scènes.
Dans l’ensemble ce tome reste moyen, principalement parce que la première partie ne tient absolument pas la route. La deuxième partie, par contre, est d’un bien meilleur niveau. Reste qu’arrivé là, il est facile de prédire un très grand nombre de points clés de l’ultime tome. C’est quand même triste que l’auteur n’ait pas réussi à mieux ménager le suspens mais là aussi c’est comme d’habitude.

Note :

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One thought on “Avis : Spirit Bound (Vampire Academy 5) de Richelle Mead

  1. Quand je lis tes critiques de ces livres, ça me fait la même impression que d’aller chez le dentiste, on redoute, on aime pas mais on sait qu’on doit y aller…oui la neige m’a un peu (beaucoup ?) attaquée le cerveau.

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