Avis : Frostbite (Vampire Academy 2) de Richelle Mead

Spoiler alert : J’ai essayé de ne pas trop en dire mais le dernier paragraphe est à lire avec précautions.

 

Synopsis : Rose Hathaway a de sérieux problèmes avec les garçons. Dimitri, son somptueux tuteur, a quelqu’un d’autre en vue, son ami Mason craque littéralement pour elle et elle n’arrête pas de se retrouver coincée dans la tête de Lissa, sa meilleure amie alors que celle-ci est intime avec son petit ami, Christian.
Des attaques d’ampleur par des Strigoi mettent St. Vladimir en état d’alerte et l’académie grouille de Gardiens, y compris la légendaire Janine Hathaway… la formidable et très absente mère de Rose. Les Strigoi se rapprochent et l’Académie ne veut pas prendre de risque. Cette année, les vacances au ski de St. Vladimir sont obligatoires.
Mais les paysages scintillants et le luxueux complexe hôtelier de l’Idaho ne fournissent que l’illusion de sécurité. Quand 3 étudiants se font la belle pour se battre contre des Strigoi mortels, Rose doit unir ses forces avec Christian pour les sauver. Seulement cette fois, Rose se retrouver face à un danger qu’elle ne pouvait imaginer.

 

Avis : Le problème quand on est adulte et qu’on lit un livre destiné à un public jeune, c’est qu’il y a forcément des situations que l’on a connues, des sentiments que l’on a éprouvés, des déjà-vus. Du coup, soit c’est bien fait, et on marche sans se poser de questions (c’était le cas du tome 1), soit la sauce ne prend pas. Dans Frostbite, on frôle plutôt la deuxième option même si encore une fois la retranscription de l’adolescence par l’auteur est bien vue. Il y a des choses évidentes comme la relation de Rose avec sa mère. Il est facile d’analyser les raisons de la colère de Rose et de voir vers quoi ce fil conducteur va mener. Vampire Academy reprend le principe même d’une histoire initiatique, on sait que le personnage sortira grandi et enrichi des épreuves rencontrées en chemin. Dans Frostbite, ce n’est pas trop le processus qui compte mais plutôt de savoir si les leçons resserviront à bon escient dans le tome 3. Contrairement à ses petits camarades encore un peu derrière, Rose se trouve exactement à la jonction entre adolescente et monde des adultes avec la prise de responsabilités que cela implique. La réapparition de sa mère va la forcer à faire le point sur sa relation avec elle et ce qu’elle peut réellement attendre d’une relation pour ainsi dire inexistante qui, dès le départ, n’a jamais été idyllique et encore moins à la hauteur de ses attentes en tant que fille. Autant dire que Rose va devoir « tuer la mère » au figuré et resister à l’envie de le faire en vraie. Libre à elle ensuite de prendre exemple sur elle ou de la rejeter complètement mais un élément pesant aura été évacué dans tous les cas. Au début du livre, Rose est en colère ce qui la transforme en un petit monstre de mauvaise foi qui dit un peu n’importe quoi juste pour évacuer le trop plein. A la fin, les circonstances et les conséquences de ses erreurs de jugement vont la faire grandir à vitesse grand V et feront d’elle une jeune fille plus mûre, aussi bien du point de vue « professionnel » que personnel.

 

Globalement, le début du livre est assez lent, pas forcément passionnant et donne la sensation de tourner un peu en rond en lançant pas mal de pistes qui laissent présager du meilleur pour la suite, font bien turbiner les méninges mais qui au final ne servent strictement à rien. Ça donne l’impression que l’auteur est volontairement passée à côté de pleins de rebondissements prometteurs pour finalement opter pour une intrigue beaucoup plus mince. Ou plutôt un petit bout de ce qui semble servir de trame à la série dans son ensemble. Sauf que cet « aperçu » est noyé dans la masse. L’histoire ne décolle vraiment qu’à partir de l’apparition d’Adrien qui, au cours du chapitre 10, a une conversation avec Rose assez grandiose qui a le mérite d’introduire le personnage en beauté. Il n’y a pas à aller chercher bien loin pour comprendre quel sera son rôle dans la suite… Dans l’immédiat, il permet à Rose de déployer à nouveau son arsenal humour et sarcasmes qui fait son charme. Il permet également de garder Lissa vers le devant de la scène alors que Christian aurait plutôt tendance à faire le contraire. De l’art de former plein de triangles pour pimenter les choses.

 

Le livre se finit mieux qu’il ne commence. La scène finale en particulier vaut le détour. Sombre, violente physiquement et psychologiquement. Une prise de risque de l’auteur très appréciable. Il était évident depuis le début qu’un des personnages allait se brûler les ailes dans l’histoire mais rien n’indiquait dans quelle mesure. Ce final est tellement éprouvant que le chapitre 22 a de quoi briser le cœur, même des plus coriaces. Le brio de la fin ne sauve cependant pas le livre d’une note très moyenne mais suffit à redonner espoir pour la suite.

By the way, my name’s Rose Hathaway. I’m seventeen years old, training to protect and kill vampires, in love with a completely unsuitable guy, and have a best friend whose weird magic could drive her crazy.

« You’re still really young in a lot of ways— and act young—but the only way to really change that is to treat you like an adult.

Note :

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