Blade-like

Wesley Snipe a maigri, blanchi (plus que Michael, si si c’est possible), ses cheveux ont poussé et il a changé de sexe. En fait, Wesley Snipe s’est transformé en Kate Beckinsale. Bien sûr, Underworld ne doit pas se présenter ouvertement comme un Blade-like mais bon, il faut avouer qu’il y a tout de même une forte ressemblance. Ambiance gothique à fond les ballons, des clans qui se déchirent, le film emprunte aussi pas mal de tenues en latex à Matrix, effet manteau dans le vent garanti. A sa sortie en salle, les critiques étaient franchement mauvaises du côté de la presse, meilleures du coté des spectateurs qui ont quand même osé tenter l’expérience. A mon tour aujourd’hui donc. Et bonne surprise au rendez-vous. Bien sûr c’est l’ambiance assez sombre qui était ma motivation principale et finalement j’ai découvert un film assez sympathique et pas aussi prétentieux que voudrait le faire croire Studio. D’abord parce que le scénario, même s’il met un peu de temps à prendre son envol, est loin d’être à jeter aux orties avec mémé et sait même ménager quelques très bonnes surprises sur la fin. Ensuite parce que ce que j’attendais de lui, c’est-à-dire une ambiance visuelle travaillée qui stimule ma rétine, a été obtenu. Ça sent même moyennement les gros moyens, il faut bien sûr de l’argent pour faire des effets spéciaux et avoir une belle image léchée comme celle-là, mais 22 millions d’euros de budget, ce n’est pas ce que j’appelle prétentieux :-)

Et puis ça m’a permis d’avoir un gros coup de cœur pour Kate Beckinsale, dont j’avoue n’avoir jamais vu aucun autre film récent (je viens de percuter que je l’avais vue dans Shooting Fish (1997) il y a quelques années mais je ne l’aurais jamais reconnue). Elle est une sorte de révélation de beauté et de charme à défaut d’un jeu magistral (ce n’est pas ce qu’on lui demandait non plus, pas plus qu’à ses petits camarades, mais elle s’en sort néanmoins bien mieux). Joli petit accent british, silhouette plus que parfaite pour rentrer dans son carcan de latex, elle est l’élément séduction du film et la production ne s’y est pas trompée en la choisissant. En plus, elle a la classe quand elle se jette du 10ème étage et atterrit sur le sol en ne pliant quasiment pas les genoux.

Au final, c’est moins gore, moins violent, moins jouissif auditivement et visuellement que Blade 2 mais de là à dire qu’Underworld ferait mieux de disparaitre dans les abimes de l’oubli…Faut pas exagérer non plus. Et puis, curieusement, il dégage un petit quelque chose que j’avais déjà ressenti avec Témoin Muet, ça doit être l’effet pays de l’Est qui fait ça.