Avis : When Twilight Burns (Gardella Vampire Chronicles 4) de Colleen Gleason

Spoiler Alert : Le résumé en lui-même en dit déjà trop. Alors la critique, n’en parlons même pas.

 

Synopsis : Ruinant le retour au pays de Victoria, un vampire rôde dans les rues de Londres…en plein jour. Non seulement Victoria n’est pas capable de détecter le vampire avec ses sens ultra-développés, mais elle est victime d’une machination qui fait d’elle la suspecte de choix derrière tous ces meurtres.
En parallèle, son cœur est toujours déchiré entre l’énigmatique Sebastian Vioget et son camarade chasseur, Max Pesaro. Le duel est d’autant plus difficile qu’elle doit subir les conséquences de l’empreinte laissée sur elle par un vampire… qui la force à se battre contre le mal sur deux fronts : celui d’une nouvelle espèce qui terrorise Londres et celui qui grandit en elle.

 

Avis : Aussi exceptionnel que surprenant, je suis rentrée dans ce tome dès la toute première page. Il faut dire que le précédent volume laissait Victoria en bien mauvaise posture et qu’il aurait été difficile de ne pas plonger dans la suite directement. D’ailleurs le prologue est la suite immédiate du tome 3. Encore une fois, la donne change et les règles du jeu sont modifiées après les évènements terribles de The Bleeding Dusk. Victoria se retrouve avec un nouveau partenaire pour nettoyer les rues sombres des monstres aux dents pointues et ça n’est pas une tâche si évidente que ça quand la belle brouille elle-même les pistes (où comment en dire trop mais pas assez). Bien sûr la présence de Sebastian dès le début n’est sans doute pas étrangère à l' »effet glue ». Non seulement, le combat de coq aussi délicieux que subtil démarre très vite entre Sebastian et Max mais on découvre aussi enfin la raison de leur longue inimitié. Et c’est une sacrée révélation qui explique beaucoup de choses et ouvrira une porte de sortie pour la suite. Car oui, il ne peut en rester qu’un et même si Victoria participe avec beaucoup de verve aux joutes verbales hautement sarcastiques entre les trois, c’est dans ce tome que tout se joue pour notre trio. Et là, attention sortez les mouchoirs. Colleen Gleason dit aimer les héros torturés et, en effet, elle est loin de les ménager les pauvres. Max est vraiment rongé de l’intérieur et ça s’exprime par de la colère et de la haine qui font très très mal à ceux qui l’entourent. Et tout comme Jeaniene Frost, Gleason arrive à nous faire ressentir la douleur de Sebastian à travers le regard de Victoria sans que celle-ci s’en rende compte. Honnêtement, la fin m’a dévastée mais c’est tellement bien écrit et bien amené qu’il est impossible d’en vouloir à l’auteur pour son choix. Enfin si, je lui en veux un peu quand même mais je reconnais la logique de ce choix.

 

Mais assez parlé des choses qui rendent triste. Avec le retour à Londres après l’escapade italienne, l’autre partie de l’histoire est encore une fois la suite directe du tome précédent puisque l’on apprend précisément à quoi sert la potion dont la recette était l’enjeu de la chasse au trésor. On avance de fil en aiguille et c’est le moment de faire revenir sur l’échiquier LA grande ennemie des venators : Lilith, la reine des vampires. L’orchestration est parfaite. L’auteur avait placé judicieusement ses pions depuis le début et s’apprête à faire échec et mat au lecteur. Le danger vient de toute part et Victoria se retrouve véritablement cernée en plus de devoir lutter contre ses démons intérieurs. Même ses amis proches vont être lourdement touchés et le sang va couler abondamment. L’intrigue est vraiment dense et prenante, pleine de rebondissements et de révélations à couper le souffle et ce qu’il vaut mieux ne jamais oublier, surtout ici, c’est que la vengeance est un plat qui se mange froid… voire glacial. Beaucoup de détails prennent soudain une toute nouvelle dimension et même en apportant une conclusion finale à plusieurs pistes, Gleason garde encore sous le coude de quoi relancer l’histoire pour le 5ème et ultime tome.

 

Ayant lu As Shadows Fade, je peux d’ores et déjà dire que ce tome 4 est sans aucun doute mon préféré de la série. Les 100 dernières pages sont particulièrement douloureuses et intenses. Ce livre est le contraire des autres qui commençaient trop lentement pour coller aux doigts par la suite. Celui-là démarre sur les chapeaux de roues, prend aux tripes et finit en apothéose. J’avoue avoir un peu sous-estimé cette série au début. Elle ne fait que se bonifier au fil des tomes et ça faisait longtemps que je n’avais pas été aussi bouleversée par un livre. Au point de ne pas pouvoir y repenser sans avoir un franc pincement au cœur.

What would be the point? Sebastian, Zavier, Beauregard, James Lacy… I have no desire to be one of many, Victoria.

Max à Victoria

He must have understood her desire, for he glanced at Kritanu. « Would you care to surrender the blade to Victoria? I do believe she wishes to stab me. »

Max

Lilith was still horribly elegant, still skeletally slender with the whitest skin marked by an occasional blue vein. Her eyelids were onionskin thin, colored bluish-purple, and her lips the gray-blue of someone who cannot get warm. Five dark marks dotted the side of her face, creating the path of a half-moon’s curve.
But her hair and her eyes… they burned, in horrible contrast to the frigidity of her flesh. Brilliant copper, her curls fell about her like a glorious nimbus, and her eyes: Victoria glanced at them just long enough to see the sapphire blue ringed by red.

Description de Lilith lorsqu’on la revoit pour la première fois dans ce tome.

Self. The seed of everything evil begins with self.

Note :

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