Avis : Lover mine de JR Ward (Black Dagger Brotherhood 8)

Spoiler alert : Comme ce tome est sur 2 personnages que l’on connait depuis un certain nombre de tomes ça va forcement spoiler.

 

Résumé : Dans les rues sombres de Caldwell, New York, une guerre sans merci se tient entre les vampires et les Lessers. Et il existe un groupe secret de frères comme nul autre -des guerriers vampires, défenseurs de leur race… John Matthew a fait sa transition en vampire et a embrassé la vie de la confrérie, mais il ne peut toujours pas se débarrasser des cauchemars de son passé et n’est pas certain de son avenir en tant que guerrier héroïque. Il avait promis d’honorer la confrérie et son combat contre les Lessers à tout prix, mais c’était jusqu’à ce que l’amour de sa vie soit kidnappée et qu’il soit forcé de faire un choix qui pourrait changer sa vie et celle de la confrérie à jamais.

 

Avis : Enfin le tome tant attendu sur John Matthew. Un personnage fort attachant dont on a suivi l’évolution depuis le tome 2, qu’on a vu grandir, faire sa transition et qui a pris de plus en plus de place dans la trame générale. Après un tome en forme de parenthèses sur Rhev, c’est avec John que l’on bascule vers la génération suivante de la confrérie.
Le début de Lover Mine pourrait faire un peu tiquer car il s’agit encore d’un énième enlèvement et d’un mâle laissé derrière qui va tout faire pour retrouver sa promise. D’ailleurs l’état psychologique de John n’est pas sans rappeler celui de Z lors de l’enlèvement de Bella dans le tome 3, un rapprochement qui n’est pas un hasard bien-sûr. Libérer Xhex devient une obsession et dans le pire des cas, la venger sera l’ultime offrande qu’il fera en sa mémoire. Sauf que Xhex est une guerrière avant d’être une femme, elle a un caractère très fort, très masculin, elle peut en encaisser beaucoup. Et le traitement qu’elle reçoit pendant sa captivité ne l’affectera pas comme ça aurait affecté les autres femelles. Xhex n’est pas la demoiselle en détresse. C’est elle qui sauve ses fesses et cherche à se venger. De là, arriver à construire une histoire d’amour avec elle relève de l’impossible a priori. Elle n’est pas ce qu’on peut appeler un modèle de féminité ni de romantisme. Pourtant sa relation avec John est puissante et parfois particulièrement poignante. Associer une sympath avec un muet c’est comme imbriquer deux pièces complémentaires d’un puzzle. Ça marche, c’est logique et ça représente quelque chose à la fin. Chose inédite, c’est John, lors d’une superbe scène où il retrace son passé, qui prend même le rôle de l’être blessé et fragile alors que Xhex est l’épaule sur laquelle il peut s’appuyer. Leur relation prend le temps de se construire jusqu’à ce qu’arrive l’inévitable. Et là, malheureusement la magie n’a plus lieu. Les scènes de sexe sont inintéressantes au possible, trop nombreuses, trop plates. Le couple marche quand ils communiquent silencieusement et s’accordent sur la même longueur d’onde mais au lit ça ne rend rien. Leurs personnages sont définitivement plus intéressants que leurs parties de jambes en l’air. Ou alors c’est une certaine résistance à la romance paranormale qui reprend le dessus.

 

Le plus curieux c’est qu’ils se font font voler la vedette par l’autre couple en développement du livre. JR Ward avait testé le terrain avec V et Butch et semble enfin vouloir embrasser toutes ces ondes gay qu’elle laissait planer sur l’histoire jusqu’à présent. Même si rien ne se passe dans ce tome, ça va forcement arriver. Elle ne peut pas le laisser souffrir comme ça ce jeune homme. Ça ne serait pas humain. En tout cas ça répond à une question qu’on pouvait se poser (ou pas) : est-il possible de sentir l’épice pour un autre homme ? La réponse est donc oui. Plus qu’à attendre pour voir jusqu’où osera aller l’auteur.

 

En tout, dans ce livre se croisent 4 intrigues dont deux ne semblent être là que pour donner des pistes pour la suite et du coup paraissent assez mal s’intégrer dans l’ensemble. Difficile d’en parler ici du coup. La plus importante est bien entendu la suite des aventures de notre ami Lash. Un adversaire de taille comme on n’en avait pas eu depuis Mr. X, avec quelques avantages certains sur ce dernier. Son évolution est assez surprenante et pas très appétissante, ce qui contre-balance très bien l’aspect romantique et donne un petit coup de boost à ce tome. Ça donne aussi l’occasion de revoir l’Omega à l’œuvre et, qu’on se le dise une bonne fois pour toute, on ne plaisante pas avec l’Omega. Cette série nous propose décidément de bons gros méchants bien pervers qui pimentent bien l’histoire. Reste à savoir ce que cette nouvelle donne nous réservera comme bonnes surprises pour le tome suivant.
Enfin, last but not least, le 4ème récit sert principalement à mettre en parallèle l’histoire de John et celle de son « alter-ego » Darius et renforce vraiment l’aspect réincarnation qu’on n’avait fait qu’effleurer jusqu’à présent à travers les blackouts de John. Par le biais de nombreux flashback, les destins se croisent dans tous les sens et certaines boucles se bouclent (Darius -> Tohrment -> John notamment). C’est assez ludique dans un sens et ça donne l’occasion de revoir ce personnage terrible qu’était The Bloodletter, père de V. Comme quoi c’est une bien petite famille cette confrérie. Famille que l’on devrait à nouveau explorer plus en avant avec le tome 9 Lover Unleashed qui aura Payne comme … héroïne. Décidément, que d’innovations en ce moment dans cette série.

2 remarques anecdotiques pour conclure. C’est la première fois qu’il est réellement fait référence à des humains qui sont au courant de l’existence des vampires et autres créatures fantastiques. J.R. Ward semble avoir eu un beau tic de langage dans ce tome : la peanut gallery revient à 5 occasions.

Z nodded at the grip John’s hand had on the knob, somehow managing to look like a serial killer in spite of the baby paraphernalia.

He hadn’t checked to see how bad it was, but he knew when he was aroused . . . and that was one thing that, no matter how polite a male was, he couldn’t hide in tight leather.

POV Blay

The instant she said his name, he was up off the linoleum, in a fighting stance, with his warrior’s body between her and the door to the hall. Pretty clear he was prepared to shred anything that threatened her.
Which was . . . really sweet.

POV Xhex

Hold up there, big man. You think you can make me blush like I’m some girl? Pulling that sweet talk? » As he nodded, she rolled her eyes. « I’ll have you know I’m not the kind of female who goes all dizzy, popping a stiletto off the floor just because some guy kisses her deep.

Xhex à John.

Note :

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One thought on “Avis : Lover mine de JR Ward (Black Dagger Brotherhood 8)

  1. Arf ! Je suis justement en train de lire le tome 1 de la série et étrangement, j’adhère pas du tout à l’histoire. Il y a quelque chose de je ne sais quoi… Mais d’après ton billet, je comprends un peu mieux pourquoi.

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