Avis : City Hunter – The secret service de Kazuo Yamazaki

Avis celluloidés

Initialement publié sur Cinemasie le 9 septembre 2002 avec la note sans massue de 2,75/5
Un manque de rythme certain pour une aventure qui aurait pu être plus sympa.

Autant le dire tout de suite, avec Secret Services, on est plus proche d’un épisode grande taille que d’un petit film vraiment original. Cela dit ça n’empêche pas cette histoire d’être plaisante à regarder (au moins une fois). L’esprit de la série est conservé, on retrouve bien un Ryo sautant sur tout ce qui a deux jambes et une jupe, une Kaori à massue et une Saeko toujours aussi manipulatrice. Ca reste la partie la plus drôle.

L’histoire s’axe principalement autour de la relation entre un père et une fille dont le passé a détruit les liens familiaux. En second plan, on a l’enquête en elle-même. Forcément, ça peut donner une forte impression de lenteur puisqu’on tourne un peu en rond avant que la fille apprenne enfin la vérité sur son père et en attendant l’action est distribuée à doses homéopathiques. Mais le plus décevant dans cette oav n’est pas tant l’histoire qui certes aurait pu être mieux si elle n’avait fait que les 24 minutes réglementaires d’un épisode mais c’est surtout le dessin qui s’éloigne un peu trop du design de la série. Les personnages ont l’air d’avoir fait des consommations intensives d’Ultra-Mass et autres dérivés mega-protéiniques. Déjà que les nanas se sont vues affublées d’un look vestimentaire oscillant entre le sac à patate rose et le rideau de douche avec motifs (si si il n’y a qu’à regarder les chemisiers de Kaori ou de Anna), en plus elles sont tellement carrées qu’on doute qu’elles aient vraiment besoin de protection rapprochée. Pour finir de descendre le dessin, je rajoute que la qualité de l’animation est très décevante. Heureusement, qu’au milieu, il y a cette fabuleuse et improbable course poursuite en Austin Mini (finalement c’est elle la plus mignonne de l’histoire :) qui m’a laissé un bon souvenir.