Avis : Petshop of Horrors de Toshio Hirata

Initialement publié sur Cinemasie le 4 septembre 2002 avec la note moyennement horrifique de 3/5
Pas vraiment de l’horreur mais du bon fantastique.

Pas mal de bonnes idées dans cette série d’OAV. Sauf que ça rappelle quelque peu d’autres histoires et en premier, Bazaar de Stephen King où déjà un personnage mystérieux vendait (donnait même) des objets sous certaines conditions et généralement ça se finissait mal. Les suppositions sur les motivations du comte D peuvent donc aller bon train puisqu’il la série s’arrête au bout de 4 épisodes et qu’on aurait pu parfaitement imaginer qu’une suite était possible. Autres références évidentes : les Gremlins pour la première histoire, la petite sirène pour la deuxième et la minerve de la mythologie grecque pour la troisième. Je suppose donc que ça marche pareil pour la quatrième bestiole mais j’avoue que je sèche là ^^; Cependant à chaque fois les histoires sont traitées en s’éloignant au maximum de l’original et on obtient de bonnes surprises. En elles-mêmes les histoires ne sont pas chamboulantes mais elles dégagent un petit quelque chose qui leur donne du charme. Et même si je n’ai pas l’intention de les visionner en boucle, je n’aurais eu aucune objection à quelques épisodes de plus parce qu’on passe un bon moment pas prise de tête.

Il faut dire que c’est assez bien mené surtout quand il s’agit de montrer le vrai visage de certains au détour d’une phrase. Ceux que l’on croit faibles sans défense et bien innocents se révèlent parfois être les pires monstres. De même, les sentiments amoureux amènent ici les personnages à aller au-delà de ce que la raison autorise et c’est généralement saignant même si on s’attend bien à quelque chose de terrible. Et au milieu de tout cela, il y a l’inquiétant et ambigu comte D qui est, tour à tour, vendeur-à-idée derrière la tête et gourmand-conteur d’histoires horribles.

Le reproche que je ferais se situe surtout au niveau du dessin. Certains personnages ne sont pas terribles (comparés à d’autres), le défaut se situant souvent au niveau du visage. Même le comte D n’est pas épargné avec son œil bien trop visible derrière sa frange noire. Le résultat n’est pas terrible. Par contre, au niveau des décors, les dessinateurs ont fait un joli travail. Il n’y a qu’à regarder le magasin d’animaux ou la salle avec la jarre contenant la sirène, cela donne des impressions de feutré, de calme et ça en devient encore plus inquiétant.

Au final, on a 4 petites OAV sympathiques qui se laissent regarder avec un certain intérêt du fait de la mise en scène soignée. Même si elles ne resteront pas dans les annales de l’histoire de l’anime, ça change un peu de la production actuelle en la matière et c’est une assez bonne surprise.