Avis : The Rest falls away de Colleen Gleason (Gardella Vampire Chronicles 1)

Résumé : Les vampires ont toujours vécu parmi eux, attaquant sournoisement aussi bien les débutantes peu soupçonneuses et les lords dandy que les conducteurs de calèches et les modistes de Bond Street. S’il n’y avait pas les tueurs de vampires de la famille Gardella, ces créatures immortelles auraient pris le contrôle du monde depuis bien longtemps.
A chaque génération, un Gardella est appelé à accepter l’héritage familial et cette fois c’est Victoria Gardella Grantworth qui est choisie, à la veille de ses débuts dans la société, pour arborer le pieu. Alors qu’elle évolue entre les salles de bal bondées et les dangereuses rues sombres, le cœur de Victoria est déchiré entre le célibataire le plus populaire de Londres, le Marquis de Rockley, et sa tâche. Quand elle se retrouve face à face avec le vampire le plus puissant de l’histoire, Victoria doit faire un choix entre ses obligations et l’amour…

 

Avis : Encore une nana qui se bat contre les vampires me direz vous. Eh bien oui mais pour une fois ça n’est pas de l’urban fantasy au sens stricte puisque que l’histoire se déroule dans l’Angleterre du début du 19ème siècle, visiblement quelques années après la parution du Vampire de Polidori (1819) vu comme cette œuvre hante les esprits de la haute société dans ce livre. Les vampires y sont d’ailleurs très old school. Ils ne peuvent traverser un cours d’eau, ils n’aiment pas l’ail, ni l’argent et craignent et le soleil et les pieux. J’ai presque été envahie par un sentiment de nostalgie en découvrant ça. Pour la petite histoire, ces vampires-là sont des descendants de Judas Iscariote d’où l’aversion pour l’argent. Mais revenons à notre nouvelle héroïne. Victoria ou comment devenir Venator (ie chasseuse de vampires) dans le monde guindé de l’aristocratie londonienne. Le résumé laisse deviner qu’il pourrait s’agir d’un buffy-like avec son histoire de « à chaque génération » et c’est exactement ça. Dès le départ, j’ai très bien ressenti le côté Buffy et j’ai eu un peu de mal à passer outre l’impression qu’il s’agissait d’un livre pour jeunes adultes. Bien que Victoria ait 19 ans, soit parfaitement brune et certainement plus futée que Buffy à ses débuts, elle a les mêmes habitudes que la tueuse de Sunnydale : entrainement physique, ronde de nuit et scènes d’action pieu en main. Elle dégage aussi une certaine fraicheur et innocence alors qu’on la voit aller de bal en bal pour être courtisée et trouver un mari. Là s’arrête la comparaison. Avoir 19 ans au 19ème siècle implique beaucoup de choses notamment de se trouver un bon parti et de lui assurer une succession. Et être Venator c’est maîtriser l’art de se battre en jupons, planquer des pieux dans sa coiffe et savoir aussi bien faire illusion auprès des prétendants que des vampires. Autant dire que la tâche est ardue et que c’est là-dessus que repose tout le premier tome. Victoria y découvre sa nouvelle fonction, ses nouveaux pouvoirs, ses nouveaux alliés et ennemis tout en essayant de mener sa vie de débutante dans la haute société. Un parcours initiatique express dont elle ressortira définitivement plus mature tout en ne perdant pas son très mordant sens de l’humour et sa tête bien faite.

 

Une chose dont je commence à perdre vraiment l’habitude, c’est de lire des livres où l’histoire est racontée de plus de 2 points de vue. Ici tout le monde a le droit de donner sa vision des choses et il y a même un pseudo chœur « à la Shakespeare » qui nous informe régulièrement des dernières rumeurs et perceptions des événements par le commun des mortels (Winifred, Melisande et Petronilla en l’occurence). Ça permet vraiment d’avoir une perception plus globale de l’intrigue et de se rendre compte des petits détails dont l’héroïne n’a pas conscience mais qui donnent des pistes pour le tome 2. Qui dit livre en costumes, dit aussi travail au niveau du style. Ça pourrait passer pour pompeux mais j’ai trouvé ça plutôt charmant et ça aide bien à rentrer dans l’époque. La façon dont les gens s’adressent les uns aux autres est plus subtile, ça change. Pour tout dire, il n’y a qu’un gros écart de langage (enfin 2 mais l’autre est moins notable) et je l’ai reporté dans les quotes ci-dessous tellement il m’a fait sourire par son incongruité. Malheureusement (ou heureusement), tout n’est pas que combats, bluettes et querelles entre Victoria et son alter-ego masculin Max, il y a aussi une trame hautement dramatique qui je l’avoue me pince un peu le cœur quand j’y repense. C’est un passage nécessaire, inéluctable mais au combien dur. Et c’est ce petit truc pas très drôle qui me fait dire que, malgré les quelques longueurs du début, ce livre vaut plus que 3/5 (j’ai mis 4 sur Goodreads). J’ai les doigts qui commencent à me démanger et je lirais bien la suite mais chaque chose en son temps. En plus j’ai un problème. Je me suis spoilé les yeux toute seule en cherchant le 3ème tome sur Amazon (saleté de résumé qui dit tout) et je ne suis pas sûre d’aimer la direction prise par la suite. J’ai peur que certains passages à venir dans le tome 2 soient très douloureux. A suivre.

« How does one address… the master of the vampire executioners? My lord ? Your grace? Your stakeness? »

[…]Victoria plotting how she would slip the Salvi to Phillip, and Phillip thinking about how he was going to slip something into Victoria.

« There is enough evil perpretated by man that we don’t need to invent paranormal beings to blame it on. »

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9 thoughts on “Avis : The Rest falls away de Colleen Gleason (Gardella Vampire Chronicles 1)

  1. Malheureusement, il ne va pas venir tout de suite car je suis en plein « Péchés céruléens » et après je pensais essayer de me « débarrasser » des deux tomes qui me restent de vampire academy.

  2. Ah oui désolée, oui je le relis en français…j’avais oublié combien Anita pouvait m’énerver avec sa réaction à la con fasse à Asher.

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