Avis : Plastic Little de Satoshi Urushihara

Également publiée sur Cinemasie le 13 juin 2005 avec la note tétonesque de 2/5.

Plastic Little

Soft, drôle mais manquant méchamment de profondeur dans le scénario

Il a bien mauvaise réputation Urushihara. Il faut dire que quand on est connu pour ses manga cochons et ses histoires entre nanas voire les deux en un, essayer de glisser quelque chose d’un peu plus grand public avec moins de poils mais néanmoins quelques nichons, ça n’est pas forcément facile tous les jours.
Avec Plastic Little, il crée un extension aux aventures filmées de la jeune Tita et de l’équipage de son vaisseau le Cha Cha Maru dont elle a pris le commandement à la disparition de son père. Leur mission : attraper des animaux fantastiques vivant dans la mer de nuages.

Quand on n’a jamais lu d’Urushihara, il faut reconnaître qu’au premier coup d’oeil le dessin est loin d’être moche. Les visages sont ronds, les yeux pétillent, les bouches sont croquantes et en couleur les corps sont oints avec amour de la tête aux pieds. En plan large, ce n’est pas encore ça par contre, les personnages ayant la fâcheuse tendance à changer de tête avec le recul. Tant qu’à parler des petits détails qui sautent aux yeux, il y a clairement quelques vues de 3/4 étranges assez abominables avec abdomen difforme et visages soudainement étrangement disproportionnés. Mais passons parce que le plus important c’est tout de même le téton. Cette petite masse de chair, objet de l’obsession d’Urushihara dont il ne cesse de chercher la représentation la plus fidèle au travers de ses œuvres (interview Animeland n°96) et qui a l’air d’avoir déjà largement inspiré Bai Ling. Et bien le téton est plutôt joli quand il n’est pas accolé à une énorme loche ou placé bizarrement parce que la position de la demoiselle est elle aussi bizarre. En tout cas, voilà une bonne raison de se lancer dans la lecture intégrale des œuvres d’Urushihara, ne serait-ce que par admiration pour une telle persévérance dans l’effort.

Après que les histoires soient potentiellement pas trop mal mais manquant cruellement de peps, c’est anecdotique. Oui, il vaut mieux oublier que quelque part quelqu’un avait quelques bonnes idées à développer à partir de quelques bonnes accroches mais que pour une raison encore indéterminée, le bâclage absolu a aussi été invité. Deux coup de cuiller à pot et plouf l’histoire tombe à l’eau. C’est déjà l’heure de la douche. Restons-en à la légèreté, l’humour SD, saignements de nez et les planches surchargées. Parce que le fait qu’au bout de 4 ans à leur tête, il était grand temps pour Tita de faire connaissance avec son équipage n’interpelle plus personne de toute façon. Il est plutôt l’heure de s’allonger lascivement sur un lit, tiens.

Avec son fanservice très limité, Plastic Little a certainement du en frustrer plus d’un. Pour ceux que l’absence de plans pubiens ne dérangent pas plus que ça, ça reste un manga digeste sans plus et vite oublié surtout.