Avis : Pleasure Unbound de Larissa Ione

pleasure unbound Résumé : Eidolon est médecin dans un hôpital un peu particulier qui traite uniquement les démons. Jusqu’au jour où une patiente humaine gravement blessée est amenée aux urgences. Rapidement tout le monde réalise qu’elle n’est pas une victime mais un slayer, une chasseuse de démons, leur ennemi ultime. Par conscience professionnelle, Eidolon décide de la soigner plutôt que de laisser ses frères l’achever. Il n’avait pas conscience que cet élan de bons sentiments allait changer sa vie.

Avis : Comme il s’agit d’un premier tome, un peu de contexte sera le bienvenu. Donc le monde dans lequel évoluent nos personnages est le notre, pas de surprise de ce côté là. Niveau bestiaire, il y a donc les démons, des centaines d’espèces de démons qui vivent en secret soit dans le monde souterrain, soit à l’air libre au milieu des humains car certains ont la « chance » d’avoir ou de pouvoir prendre forme humaine. Ce premier tome offre un petit aperçu de la grande variété qui peuple cet univers. On y trouve également des vampires même s’ils ne sont pas vraiment très présents et des loup-garous. Notre héros est un Seminus Demon, de la famille des incubes. Particularités des Seminus Demon, c’est qu’une fois arrivés à maturité au bout de 100 ans, ils deviennent des parasites répondant uniquement à leurs pulsions et ne songeant qu’à déposer leurs graines partout où ils le peuvent pour se reproduire. Ce qui explique que notre héros encore maître de lui ait eu 44 frères tous destinés à se transformer dans leur centième année. Le hic c’est que ceux qui survivent aux changements, passeront leur temps à copuler et à fuir les maris vengeurs jusqu’à ce que l’un d’eux soit le plus rapide et les tue. Autant dire que le taux de survie est faible. C’est donc l’épée de Damoclès qui pend au dessus d’Eidolon et accessoirement de ses frères Wraith et Shade.

 

En face des démons, nous avons les Aegis, un société secrète chargée de protéger le monde contre le mal. C’est à ce groupe de combattants qu’appartient notre humaine citée dans le résumé : Tayla. Je ne vais pas trop en dire sur son personnage mais au début, pour elle, tout est blanc ou noir, pas de pitié pour les croissants. Et ses petits collègues sont tous comme ça. Bien-sûr le personnage va évoluer sinon il n’y aurait pas d’histoire.

 

De tout ça ressort mon premier et très très gros problème avec ce premier tome. D’un bout à l’autre j’ai pensé Black Dagger Brotherhood de J.R.Ward. Pire j’ai pensé à comment Point Break et Fast & Furious ont exactement la même trame. J’arrive même à faire les parallèles entre les personnages. Les 3 frères = la confrérie. Tayla = Beth. Kynan = Butch. Et bien-sûr chaque livre couvrira la vie d’un frère (au moins jusqu’au tome 3 mais JR Ward aussi a fait des exceptions dans le fil de son histoire). Sans parler des titres et couvertures complétement tartes. Malgré ces trop grosses similitudes, j’ai quand même trouvée que la partie « paranormale » tenait bien la route. Il y a de bons enjeux, de bons rebondissements, des pistes lancées pour la suite. Les scènes de baston sont parfois un peu brouillonnes mais l’héroïne a du peps et sait se défendre (encore heureux vu son métier).

 

Là où ça coince décidément trop pour moi c’est la partie « romance ». Déjà au niveau de l’écriture Larissa Ione n’est pas JR Ward. Ça pulse beaucoup moins la testostérone à chaque mot mais tant mieux d’un autre côté, ça affirme la supériorité de la série The Black Dagger Brotherhood pour moi. (Oui j’aime beaucoup, j’ai d’ailleurs envie de les relire soudainement, allez comprendre pourquoi). Avec un héros qui est sur le point de se transformer en Seminus Demon, il ne faut pas s’étonner d’être déjà dans le cœur de l’action page 25. Enfin personnellement j’ai été étonnée. Je pensais quand même que l’histoire se construirait un peu avant de passer aux choses sérieuses. L’auteur a trouvé bon de nous gratifier d’une scène de sexe quasiment d’entrée de jeu pour bien créer le lien entre ses deux héros. Sans doute nécessaire pour mettre les choses en marche mais un peu raide quand même. (That’s what she said!). J’avais ecrit ceci dans mon avis sur Lover Awakened :

Ce bouquin est du pur concentré de psychologie féminine qui fait mouche. Un truc que je ne vais même pas tenter de nier tellement ça a été droit au but. Le personnage de Zsadist est exactement calibré pour réveiller l’instinct de l’animal qui dort en nous.

C’est également ce qu’essaye de faire Ione mais elle rate complétement sa cible avec moi. Il faut dire que quasiment chaque scène de sexe me pose problème. Dans la première, non seulement il s’agit de notre première rencontre avec l’héroïne et elle n’en ressort pas grandie mais en plus c’est sous influence, elle est à l’hôpital et elle croit que c’est un rêve. La deuxième… je ne sais pas si l’auteur voulait jouer sur le soi-disant fantasme du viol mais si Eidolon ne disait pas qu’il ressent le désir de Tayla dans cette scène, ça passerait clairement pour un viol. Il la restreint, la menace avec un couteau… Autant dire qu’il y a un sérieux problème là. La 3ème, rebelotte, elle ne donne pas vraiment son avis et ça se finit en pity sex en plus. Mes terminaisons nerveuses doivent être bien mal branchées ou alors je ne comprends rien aux femmes. A partir de la 4ème, ça commence à aller mieux, un peu de mauvais goût mais plutôt fun. Bref la partie romance est un calvaire surtout avec deux personnages qui sont des bombes à retardement pris dans une course contre la montre. La seule chose qui pourrait me faire lire la suite c’est la partie fantasy qui est plutôt intrigante même si quelque part elle suis un sentier déjà battu par d’autres de manière plus satisfaisante. On verra…

We’ve always assumed The Aegis is all-knowing highly trained and organized but it’s nothing but a cult, isn’t it ? The weak and uneducated being led by those with their own agendas. Brainwashed lemmings following orders without question.

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4 thoughts on “Avis : Pleasure Unbound de Larissa Ione

  1. Il ne donne pas très envie de le lire ton avis, mais au moins j’ai appris un nouveau mot (d’ailleurs merci pour le lien vers le dico) : « pity sex » c’est mimi.

  2. C’est typiquement une expression que je ne connais qu’en anglais. Même pas sur qu’on ait un équivalent aussi concis en français.

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