Le tri

Shanghaï

Aller j’avoue, quand on était à Paris j’étais une accroc du tri. Les emballages et les journaux dans le grand sac blanc à descendre impérativement le vendredi pour être sûre d’avoir de la place dans la poubelle jaune. Le verre dans l’entrée direction le bac blanc et le reste dans la poubelle bleue de la cuisine pour ensuite finir dans la poubelle verte en bas. Ça devient vite un reflexe. Sauf que quand, d’un seul coup, il faut arrêter de trier parce que les poubelles d’ici même si elles semblent dire le contraire acceptent toutes les ordures en vrac et bien ça fait bizarre. Quelque part ça me rendait même malade après tant de mois de tri méticuleux d’imaginer ce grand bain de bouteilles plastiques, de têtes de poisson, d’oignons et de cadavres de Tsing Tao. Et ce n’est peut-être qu’une impression mais je pense qu’on produit plus d’emballages qu’à Paris. Ne serait-ce qu’avec les bouteilles d’eau qu’on consomme tous les jours pour ne pas utiliser celle du robinet. Sauf qu’un jour, en me penchant par la fenêtre au grand dam de ma Tortue, j’ai vu ça (faut cliquer sur le ça pour comprendre). Et oui, il y a une dame qui ouvre tous nos sacs poubelle pour mieux les trier à la mano (je n’ose même pas imaginer tout ce sur quoi elle peut tomber dans ses recherches). Elle trie et elle « revend » nos ordures intéressantes à qui n’en veut. C’est beau le cycle du recyclage hin ? :-)