Avis : Le Cheminot de Takumi Nagayasu et Jiro Asada

Initialement publiée sur Cinemasie le 22 juin 2002 avec la note enneigée de 4/5

cheminot Deux histoires courtes très poignantes
Le cheminot est l’adaptation d’un livre qui a également été mis en images dans un film du nom de Poppoya. N’ayant ni vu l’un ni lu l’autre, je ne ferais pas de grandes comparaisons. J’ai donc débarqué dans ce monde enneigé sans rien en savoir. Et il fait bien froid à l’extérieur de la maison du cheminot. Tout comme il a mené sa vie d’ailleurs, avec la plus grande froideur vis-à-vis de sa famille, bien que ce soit par conscience professionnelle. Un peu de chaleur va pourtant venir le trouver en ce soir de nouvel an sous la forme de différentes visites. En particulier, la venue de 2 jeunes filles va le faire replonger dans ses souvenirs et il va enfin parler de sa vie et de tous ses regrets. C’est une belle vie de cheminot qu’il a eu, il est d’ailleurs une référence pour beaucoup de ses collègues. Et maintenant que la retraite est arrivée, il doit faire le point sur sa vie d’homme. Tout est silencieux dehors et on a une sensation de sérénité mais aussi de solitude qui monte et qui atteint son apogée dans les dernières pages. Le dessin est très beau et le cheminot est doté d’une grande prestance qui reflètent bien son métier et la notoriété qu’il a gagnée en l’exerçant. L’homme se réveille maintenant et laisse apparaître des sourires sur son visage. Ceux qu’il n’avait pas donnés à sa famille. C’est triste et beau en même temps.

Le début de Love letter m’a moins séduite mais au fur et à mesure que l’histoire avance, on finit par être sensible aux changements qui s’opèrent chez ce voyou pas si méchant. L’amour qu’a développé cette femme pour lui alors que lui ignorait quasiment son existence est touchant et finalement, la fin n’en est pas moins triste et le dessin toujours aussi beau.