Avis : Basara de Yumi Tamura

Initialement publiée sur Cinemasie le 24 mai 2002 avec la note aux grands yeux de 3/5.

basara Shôjô « moyenâgeux »
Autant le dire tout de suite, mes sentiments sont partagés au sujet de ce manga. Il y a nettement du bon et du moins bon. Commençons par le moins bon. En l’occurrence, le dessin. Le plus gênant n’est pas tant la taille des yeux de Sarasa mais surtout les trop nombreux et épais traits qui les composent. Ca surcharge énormément le visage au point de parfois le rendre moche. C’est dommage parce que, sinon, l’expression des sentiments passe bien à travers ces regards. Toujours dans le genre brouillon, on sent bien que les vêtements de certains persos sont là pour cacher les problèmes de proportion des corps que Yumi Tamura a l’air d’avoir du mal à gérer. Les hommes sont souvent très grands et effilés avec un cou surdimensionné, les épaules sont trop larges par rapport aux bas du corps, le tout généralement masqué par des vêtements amples comme je le disais plus haut. Enfin, le dessin s’est amélioré entre le tome 1 et le 6, ce qui fait espérer d’autres progrès d’ici le tome 27…

On pardonnera les maladresses de l’auteur car le scénario tient bien la route. Avec cette histoire de révolution du petit peuple menée par une jeune femme qui se déguise en homme. Celle-ci tombant naturellement amoureuse de son pire ennemi ne sachant pas qui il est. C’est dramatique bien que très conventionnel mais ça marche bien pour l’instant. La force de caractère et les hésitations de Sarasa sont bien perceptibles et crédibles. Quant aux autres persos, ils sont rarement ce qu’ils semblent être au premier abord et ont souvent plusieurs facettes (le lecteur étant ou pas dans la confidence). Reste à savoir si l’histoire saura être aussi prenante jusqu’au dernier tome, mais j’avoue que je suis inquiète, vu que le secret ne pourra pas être gardé aussi longtemps et je ne vois pas trop quel tournant vont pouvoir prendre les évènements. Ce qui jouera beaucoup sur mon assiduité pour la suite.