Avis : Paradise Kiss de Ai Yazawa

Et c’est reparti pour un « court » avis comme ça en passant.

Paradise Kiss de Ai Yazawa sort actuellement chez Kana en France. Deux tomes d’un coup histoire de rendre bien accro. L’œuvre date de 2000 et se décline en 5 tomes (quelque chose me dit que ça va me paraître bien trop court). La théorie chronologique aurait voulu que le lecteur français lise d’abord Gokinjo Monogatari pour ne pas être trop spoilé en lisant Paradise Kiss. Bon, les histoires de maisons d’édition françaises étant ce qu’elles sont, il faudra lire les deux en même temps. On tachera d’oublier que l’on sait d’ores et déjà comment va se finir Gokinjo dès le premier tome de Paradise Kiss. Pour ceux qui n’auraient pas suivi, la grande sœur d’un des personnages principaux de Paradise Kiss est l’héroïne de Gokinjo. Je n’en dis pas plus.

Notre héroïne Yukari Hayasaka est une jolie lycéenne brune et haute sur pattes ayant pour unique préoccupation la réussite de ses concours d’entrée à l’Université. Inutile de préciser qu’elle s’habille comme un sac et se coiffe comme elle peut. Jusqu’au jour où elle prononce cette formule magique en pleine rue : « j’en ai marre ». Hasard, coïncidence… on lui demande dans la foulée de représenter un groupe d’élèves en dernière année à l’école des arts Yazawa (Yaz’art) et de devenir pour l’occasion mannequin pour un défilé de mode. Comme quoi ça aide de faire 1m70 et de pouvoir manger comme 4 sans prendre un gramme. Entrée en scène de Jôji Koizumi dit Georges, Miwako Sakurada (sœur de Mikako Koda), Arashi Nagase et Isabella (euh qui est en fait un homme). Personnages hauts en couleurs mais en noir et blanc ça passe assez mal alors il y a des notes de bas de page pour donner des indications. Ainsi débutent les aventures de Caroline au pays de la mode…

J’étais déjà très fan de Nana, un peu moins de Gokinjo même si j’attends la suite avec impatience mais là je dois dire qu’avec Paradise Kiss ça commence vraiment très très fort. Ça faisait longtemps que je n’avais pas autant ri (effet Sentaï School, c’est à dire que je m’arrête à peu près à toutes les pages tellement je pleure de rire). Non seulement l’histoire démarre sur les chapeaux de roue mais dès le « ah il veut me violer », j’étais déjà pliée en deux. Bon, ok, pour comprendre faut voir la scène. Là, c’est moyen dit comme ça. La plupart des situations comiques résultent surtout du décalage entre le petit monde bien carré de notre héroïne et celui beaucoup plus fantasque des élèves de Yaz’art. Les réactions exagérément spontanées et parfois un peu violentes de Yukari sont impayables. Ensuite, Aï Yazawa continue à faire des apartés avec le lecteur, c’est le petit plus qui fait la différence. Enfin l’essentiel : pour être vraiment réussi, l’effet comique se doit de tomber au moment où le lecteur s’y attend le moins et ça marche particulièrement bien ici (enfin je suis peut-être trop bon public aussi). Du coup on en oublierait presque que l’histoire est un peu plus sérieuse qu’elle n’en a l’air comme ça puisque notre Yukari va devoir redéfinir un peu sa vie avec le passage de ce tourbillon perturbateur. Entrer à la fac : oui mais pour quoi faire au final ? S’enfouir la tête dans les livres et oublier qu’il y a des gens qui vivent autour de soi et qu’ils sont sans doute sources d’enseignements eux aussi. Puis 18 ans c’est l’âge des premières amours, celles que l’on vit en vrai et pas celles idéalisées en rêvassant à longueur de journée devant une photo. Et nous revoilà à Georges… le beau Georges… raaaaaaaaah … Georges quoi !!!! Il est bien parti pour lui en faire voir des vertes et des pas mûres à notre Yukari mais il a tellement la classe…

Profitons-en pour glisser discrètement sur la partie dessin. On connaissait l’amour pour la mode de Yazawa depuis Nana (vu qu’on ne fait pas les choses dans l’ordre). Elle se lâche véritablement dans Paradise Kiss. Ça froufroute de partout, les vêtements se superposent, les cheveux frisent et il y en a qui ont même des épingles à nourrice dans la bouche (!). Le résultat est visuellement grandiose. Un défilé de mode en noir et blanc avec des tenues dignes des plus grands créateurs (oui les trucs immettables mais qu’on aime bien voir deux fois par an à la télé…). M’est avis que ça doit en rebuter un paquet ce style de dessin. Moi j’adore.

Au niveau de l’ouvrage en lui-même, j’apprécie particulièrement le format un peu plus grand qu’à l’accoutumée et le papier très blanc. La présence du calque au début de chaque tome avec un modèle de robe dessus est une vraiment bonne idée dans un manga tellement inspiré par la mode. Maintenant la confidence qui tue. Comme on ne sera sans doute plus en France pour la sortie du tome 3, j’ai commandé les 3 volumes suivants (édition Tokyopop) sur Amazon tout à l’heure. Je devrais recevoir ça d’ici une quinzaine…

[Ecoute en cours: Wild Horses – Natasha Bedingfield – Unwritten (4:01)]

6 thoughts on “Avis : Paradise Kiss de Ai Yazawa

  1. Para Kiss mieux que Gokinjo et effectivement la série part trés bien et merci de m’avoir initié à Yazawa et tout ça quoi.

  2. paradise kiss est super,Georges est choupinou et je suis sur que Isabella est super beau!!!!!!!!!!!!
    La présentation est soignée,le calque et tout ça!!!!!!!!!!!
    Je n’arriverai pas à attendre janvier T_T :s :$

  3. Bonjour ^^
    (vous allez surement vous dire ..ahhh ..encore une fan de para-kiss) .. et bien ..oui. Et une grande fan même. Yazawa a vraiment maitrisé ce coup-ci (enfin ..com d’hab quoi =) ), c’est vraiment génial !!!!!
    Rien à rajouter à ce résumé qui est très complet (bravo d’ailleurs ^^).. a part que ..tenez bon, le 28 janvier approche !!!!!!!

  4. Oh je pourrais tenir encore plus longtemps puisque j’ai déjà lu les 3 tomes restants en anglais :-)

  5. ça Nana je lis aussi, par contre Gokinjo j’accroche vraiment pas. A coté des deux autres, ça fait vraiment pas le poids…

  6. j’adore troooooooo para kiss je me sui acheté le 3 cé horrible le suspence avan la sorti du 4 est insoutenable mai c’est kan meme trooooo bien moi, mon personnage preféré c’est miwako elle est trooooooooooo mimi voilà
    a part sa je vou conseille « nana » cé trooooooooooo bien ossi !!!!!!!!!!!!

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