Avis : Maison Ikkoku de Rumiko Takahashi

Initialement publiée sur Cinemasie sans doute en 2003 avec la note de 3,5/5.

Maison IkkokuPas un chef d’œuvre mais cela reste très agréable à lire.
Plutôt que de devoir visionner les 96 épisodes de la série pour savoir si oui ou non à la fin Hugo et Juliette finissent ensemble, il est sans doute plus simple de lire le manga, bien que cela prenne du temps mine de rien. Là aussi, l’histoire est très riche en rebondissements, en quiproquos et en gigantesques bourdes de Godaï. Cependant on reste toujours loin des lourdes et gnangnantes hésitations adolescentes sans fin de I »s. Godaï et Kyoko sont adultes et les situations le sont aussi malgré quelques moments où ils se comportent de façon immature (surtout Kyoko qui prend la mouche assez facilement). Les enjeux au final ne sont pas les mêmes et sont plus le reflet d’une société traditionnelle où chacun doit trouver sa place. Ainsi il est clair au bout d’un moment pour tous les personnages que Godaï doit réussir ses examens et trouver un travail avant de pouvoir officiellement demander la main de Kyoko. On le voit donc ramer, s’accrocher, lutter contre les attaques basses et les tentatives de démotivation de ses voisins à la résidence tout en tentant de repousser les prétendantes et aussi Mitaka, l’éternel rival.

Dès le premier tome, les personnages principaux sont mis en place et chacun va évoluer tout au long des 10 tomes. Les personnages nouveaux « perturbateurs » sont rares ce qui permet de s’attacher rapidement à tout ce petit monde y compris à Mitaka qui n’a pourtant pas le beau rôle dans l’affaire. On ne peut pas vraiment dire que les évènements s’enchaînent à un rythme fou allant de rebondissement en rebondissement sans arrêt, laissant le lecteur haletant à la fin d’un tome. Les histoires se construisent plus sur la longueur sans pour autant devenir ennuyeuses. De plus, beaucoup de situations font rire ou du moins sourire comme cette fameuse concurrence féroce Godaï-Mitaka et d’autres touchent plus la corde sensible, en particulier le personnage de Kyoko quand elle revêt sa tenue de veuve et que le passé revient à la surface.

Même si l’histoire est suffisamment riche, le facteur « répulsif » reste le dessin dont le style simpliste ne plaira certainement pas à tout le monde. Pourtant, il est marrant de voir à quel point le trait a changé entre le premier et le dernier tome. L’essentiel étant que l’auteur réussit toujours à faire passer les sentiments qu’il faut au bon moment avec quelques traits. Et puis Kyoko en maillot de bain est quand même bien sexy :)

4 thoughts on “Avis : Maison Ikkoku de Rumiko Takahashi

  1. Et alors, juliette et hugo finissent ensemble ou pas ? (j’ai toujour été faché avec les fins de dessins animés)

  2. La fin est parfaitement dramatique… Hugo part avec le prof de tennis (tu l’avais pas vu venir ça hin ?), Juliette se fait nonne et on interdit l’alcool à la pension des mimosas :D

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