Un Homme d’Exception

L’histoire « vraie » du prix Nobel d’économie de 1994 : John Nash récompensé pour son travail sur la théorie des jeux et dont une partie de la vie a été court-circuitée par le développement de sa schizophrénie. (résumé Allociné)

Il n’est jamais trop tard pour se rattraper, surtout que ça faisait un moment que je voulais le voir, ce film-là. Depuis sa sortie au cinéma en fait. Les critiques à l’époque avaient été plutôt bonnes et Russell Crowe est une valeur assez sûre depuis Gladiator. Du coup, cette après-midi, j’ai sorti de sa boite le DVD trouvé à 15 euros chez mon discounter local et oupla c’est parti pour 2h10… Au final, l’avis est un peu mitigé. Certes, la prestation de Crowe est à saluer surtout dans la dernière heure. Jennifer Connelly est toujours aussi belle et particulièrement crédible. Le reste du casting joue son rôle mais sans être particulièrement remarquable. Le film en lui-même n’est pas désagréable, mais la première heure m’a paru durer une éternité. J’ai même été surprise de regarder ma montre toutes les demi-heures et de me dire que je n’en étais que là. Sans parler de l’appréhension qui en a découlé pour la suite. Précisons tout de même que je ne connaissais pas du tout l’histoire et que l’existence du prix Nobel à la fin m’avait complètement échappée, je ne pouvais donc pas trop savoir dans quelle direction allait partir le film… surtout avec ces affaires de secret défense au milieu. Ceci dit, la révélation de la maladie est sacrément bien amenée et j’avoue que le film a soudain changé de ton à ce moment-là. Ma peur des espions est partie et j’ai retrouvé avec un certain plaisir des sensations que j’avais déjà eues avec Shine de Scott Hicks. Bien sûr, dans les deux cas, c’est romancé pour faire pleurer dans les chaumières, mais il n’empêche que les deux ont retrouvé une place dans la société dont ils avaient été exclus pendant des mois voire des années. D’ailleurs que de similitudes entre la scène où Nash reçoit son prix Nobel et celle où David Helfgott a droit à son moment de gloire retrouvée à la fin. Enfin passons. Au final, le film n’est pas mal, je ne dis pas que je le reverrai avec le même plaisir que j’ai encore à revoir Shine et que je lui aurais donné les Oscars qu’il a reçus en 2001 mais bon …. les goûts et les couleurs…

Du coup, je me suis un minimum intéressée au contexte de l’histoire même si le film ne requière (heureusement) pas d’être une bête en maths (j’étais déjà assez larguée pour Will Hunting même si, pareil, on peut suivre l’histoire en se contentant d’être émerveillé par les équations). Ici, recherche sur la théorie des jeux dans Google, trouvage de la page déjà linkée plus haut parmi une flopée de réponses et la magie d’Internet fait que je tombe aussi sur cette autre page sur le dilemme des prisonniers. Je lis, je lis tout en trouvant ça assez « génial » (abstraction faite du but de la page) et soudain ça me rappelle un truc que j’avais vu en éco à l’IUT. Deux grandes puissances face à face, toutes les deux ont la possibilité d’anéantir l’autre en appuyant sur un bouton rouge. Différents cas de figure se proposent alors. 1) L’un tire, l’autre réplique : tout le monde meurt. 2) L’un tire, mais l’autre hésite parce que s’il ne tire pas il donne une chance à l’être humain de survivre même si c’est un ennemi. 3) Aucun des deux ne tire et on continue à se regarder en chien de faïence, mais on ne détermine jamais qui est le plus fort (typiquement la Guerre Froide) et tout ça dépendant de la façon dont chacun perçoit la puissance de l’autre. Ou un truc approchant, je n’ai pas mon cours sous la main, mais ça me donne envie de le relire. Assez étrange d’avoir ce type d’exemple dans un cours d’éco, mais, au moins, ça a le mérite de parler tout de suite à tout le monde. En tout cas, je vais continuer d’explorer la chose en essayant de digérer ça. Peut-être que ça m’éclairera sur le monde, sait-on jamais… :-)

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