Harry Potter and the Deathly Hallows

*** Pas vraiment de spoiler mais dans le doute : s’abstenir ***

Je dois l’avouer : samedi matin je trépignais dur. D’ailleurs la journée était réservée à Harry puisqu’on a fait le déplacement jusqu’à Tours (une grosse 50aine de kilomètres de chez nous) pour 1) trouver le livre 2) voir le film 5ème du nom en VO. Une terrible angoisse m’assaille périodiquement… Et si on ne le trouvait pas le livre… Tours ça n’est peut-être pas assez envahi par les Anglais en été… Bon, force est de constater qu’Anglais ou pas, le livre était bien présent dès l’entrée de la FNAC et que l’avoir enfin dans les mains même sans l’ouvrir (toujours de peur de saisir un mot de trop), c’est éprouver un sentiment de soulagement certain. Il se trouve qu’après visite du centre-ville, il aurait aussi été possible de le trouver en 2-3 autres endroits dont une librairie étrangère dont on a bien noté l’adresse (juste à côté de la boutique d’occaz de jeux vidéos – facile).
Après-midi consacrée au film donc dont je reparlerai en 3 mots dans le prochains « derniers films vus », arrêt sur le chemin du retour pour manger avec toujours cette espèce de démangeaison dans les doigts mais néanmoins l’envie toujours plus forte de n’ouvrir le livre que quand le moment sera propice. Le moment que rien ne pourra venir interrompre, comme un instant sacré. Après ce furent 3 journées hors le monde, loin d’un PC, loin des blogs qui auraient pu spoiler, parce qu’il n’y aurait rien eu de pire que de voir mon plaisir d’arriver au bout des aventures d’Harry Potter gâché par un quelconque aigri.
Maintenant tout va bien, je l’ai fini, je suis satisfaite et pas vraiment rassurée puisque je n’étais pas vraiment inquiète malgré les rumeurs de mort de personnages importants. Il y en a pour qui ça n’était pas une surprise (et là je suis contente puisque la principale prédiction que j’avais faite après la lecture du tome 6 s’est avérée plus que juste), d’autres plus inattendus et effectivement très tristes et quelques-uns qui ne m’ont fait ni chaud ni froid. Vu l’ampleur qu’avait pris l’aspect dramatique des aventures du jeune sorcier, il ne pouvait en être autrement. C’est aussi une manière de ne pas décevoir le lecteur qui, après avoir été plongé dans une abîme particulièrement profonde au fil des tomes (et encore plus dans ce dernier, du jamais vu dans la littérature enfantine -si si puisqu’on vous le dit-), n’aurait jamais pu se satisfaire d’un « et ils vécurent tous heureux et eurent de nombreux enfants ». Il fallait casser des œufs et je crois que JKR a su trouver le juste nombre pour réussir son omelette.
Mais le point positif majeur, c’est de voir Harry devenir enfin l’adulte capable d’affronter ses démons. Après un début de tome où l’errance est reine, où on cherche, on se concerte mais on ne trouve pas de solution, il y a ce moment déclic, que l’on ressent très bien dans le livre, où l’enfant grandit et prend ses responsabilités, devient un vrai guide pour les autres et ne s’isole plus dans l’espoir de ne voir pas ses amis blessés ou tués mais bien par conviction que chacun a un rôle bien précis à jouer à l’approche du dénouement et que lui-même a un chemin tout tracé qui l’attend. Le parcours initiatique touche à sa fin et c’est avec une grande maestria que JK Rowling met un point final (et pour de bon – si si puisque je vous le dis-) aux aventures de ses jeunes héros. Point de fébrilité dans les mains du lecteur qui referme son livre mais la satisfaction d’être arrivé au bout du chemin et d’avoir grandi lui-aussi au côté d’Harry Potter.

14 thoughts on “Harry Potter and the Deathly Hallows

  1. Et il resemble à quoi Harry en adulte ? Il siffle des bières devant Stade 2 ? Non c’est un Anglais c’est vrai. Il choppe un billet last minute sur une low-cost et part se ruiner la gueule avec ses potes à Prague. Il flashe sur une serveuse et son 100D typique des filles du coin : c’est un mec en fait ! Et là je vous gache la chute du bouquin.

  2. C’est vrai que quand on s’imagine Harry adulte ou Harry anglais, hors contexte, ça fait peur… Parce qu’un anglais (adulte ou pas d’ailleurs) c’est pas un maître de la délicatesse ni de la sagesse… Bon, y’a des exceptions bien entendu. Et pis à Poudlard c’est pas pareil qu’à Londres.
    Beau texte. Je n’accroche pas avec le fantastique, le non réaliste, mais je peux comprendre ton attachement à Harry. [Rotage imposé par la maitresse des lieux]Pryn qvg, w’fhvf qéçhr dh’nhpha ‘ienv’ crefbaantr ar zrheg… Gebc snpvyr.[fin du rotage]

  3. Harry se tape une nana alors ? C’est la moyenne d’âge en général. Quoique je ne sais pas si c’est la même moyenne chez les Anglais ou les sorciers. Avec leurs dégaines de blaireaux, ça doit repousser de 10 ans l’échéance.

  4. J’ai galéré à finir le premier tome alors l’épilogue du sixième (septième je ne sais plus) je m’en contrefous. Par contre je redoute que le Père Noël apporte un jour cette merde à Alexis. J’espère qu’il en fera une buche. (Note pour plus tard : installer une cheminée dans mon nouvel appart)

  5. Justement si tu t’en contrefous, je ne vois pas pourquoi tu continues à en parler. Même dans notre jolie petite maison, on n’en parle plus et le livre est rangé. Il est temps que tu passes à autre chose aussi.

  6. En même temps j’ai le droit de répondre à des commentaires qui me sont destinés non ? (Tanuki s’est exprimé le : Lundi 30 juillet 2007, 15:43)

  7. > J’ai galéré à finir le premier tome alors l’épilogue du
    > sixième (septième je ne sais plus)

    Avec un peu de chance l’édition allemande va sortir, tu auras moins de problèmes ^v^

  8. Et à l’Oktoberfest Harry avala 6 bières, ingurgita 2 saucisses et se noya deux heures plus tard dans son vomi ; une fin minable pour un sorcier de son génie.

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