Trop n’est pas assez d’Ulli Lust

Avis phylactèrisés

Présentation de l’éditeur : Au cours de l’été 1984, deux jeunes punks autrichiennes, Ulli et Edi, décident sur un coup de tête de partir pour l’Italie, sans papiers d’identité, avec pour seul bagage leur sac de couchage et les vêtements qu’elles ont sur le dos. Leur périple durera des mois, et les mènera de Vienne à Naples, en passant par Vérone et Rome, pour terminer en Sicile. Trop n’est pas assez est le récit autobiographique de cette aventure, des quelques bonnes rencontres et des très nombreuses galères d’Ulli et Edi, qui continuèrent leur voyage jusqu’au bout, envers et contre tout.

Avis : Pourquoi faire les chose dans l’ordre quand on peut les faire dans le désordre ? J’ai donc lu Alors que j’essayais d’être quelqu’un de bien avant Trop n’est pas assez, mais comme l’autrice fait bien son travail de narratrice, ça n’a pas vraiment d’importance à la fin. Les deux histoires parlent de deux moments distincts de sa vie et il n’y a que quelques allusions au premier dans le second. Par contre, les deux ont une construction assez similaire : un résumé qui ne révèle rien, un début où on ne sait pas trop où on va et une grosse bonne claque au milieu. La suite, c’est un livre qui colle au doigt jusqu’à la dernière page et provoque souvent des nausées de dégout. Comment ce monde a-t-il pu exister ? Comment ce monde peut-il encore persister ? Comment ne pas avoir la rage ? Ulli Lust a vécu un paquet de choses compliquées (doux euphémisme) et elle a eu tellement raison de les raconter. Sa parole est à la fois celle d’une femme parmi tant d’autres, mais aussi, ici, celle d’un témoin d’une époque. Comme pour son autre roman graphique, j’en dis trop mais volontairement pas assez. Il faut lire Ulli Lust, même si son dessin rebute un peu au début.