30 ans 2 chats de Flora et Minikim

Avis phylactèrisés

Quatrième de couverture : Luce est une Parisienne tout ce qu’il y a de plus banal. Comme des milliers de femmes de son âge, elle a un petit appart, plein d’amis, un travail dans un bureau, des histoires de coeur. Bref, une fille ordinaire, si elle n’avait pas un grave problème : Luce est une fille à chat ! Elle en a deux, et elle fait tout ce qu’elle peut pour leur rendre la vie la plus plaisante possible. De leur côté, Neko et Yoshi utilisent tout leur savoir-faire félin pour bouleverser l’existence de LEUR humaine.

Avis : Philosophiquement, je me suis toujours bien mieux entendu avec les chiens qu’avec les chats. C’est comme ça. Par contre, j’adore quand mon entourage me prouve grâce à ses nombreuses anecdotes et autres photos que j’ai bien raison de penser ce que je pense et de dire ce que je dis. Eh bien, les deux chats de Flora et Minikim sont exactement ça : des boules de poils aux visages angéliques qui mangent à n’importe quelle heure du jour et de la nuit, dorment toujours au chaud, aiment se faire gratter le ventre jusqu’à ce qu’ils n’aiment plus et mordent, détruisent le mobilier avec leurs griffes et surtout n’ont aucun respect pour le sommeil de leur maîtresse. Ça sent tellement le vécu qu’il y a deux choses dont je ne doute pas : Flora a des chats et ce premier tome séduira à coup sûr les cat ladies et les cat men. Chaque page est une courte pastille sur la vie de Luce avec ses chats, ses amis, ses chats, sa mère, ses chats, d’autres chats, ses collègues et enfin et surtout ses chats. C’est toujours drôle et très bien vu, surtout dans la mesure où les deux bestioles ont la langue bien pendue et que la barrière du langage avec leur humaine provoque de toute évidence de grosses incompréhensions que seul le lecteur peut apprécier.
Bien sûr, pas de BD sans dessins et c’est un plaisir de retrouver le trait rond et enfantin de Minikim. Visuellement, l’ouvrage est très beau, tout en couleurs chatoyantes et harmonieuses. L’idée des pastilles en trois « cases » permet à la fois une unité, mais aussi un changement de tons et de teintes rapide d’une page à l’autre, ce qui rend l’ouvrage particulièrement vivant. J’ai beau ne pas aimer les chats, je suis entièrement sous le charme de ce premier tome. Et ce qu’il y a de bien avec les chats, c’est qu’il est impossible de manquer d’inspiration avec eux. À suivre, donc.