30 ans (10 ans de thérapie) de Nora Hamzawi

Avis chapitrés

Quatrième de couverture : Obsessionnelle, parano et hypocondriaque, Nora Hamzawi partage ses petites angoisses ordinaires avec humour et autodérision. A mi-chemin entre séances chez le psy et journal intime, elle décortique des scènes de nos vies pour mieux y trouver sa place. Comment fait-on pour avoir l’air à l’aise en soirée ? Qui sont ces gens qui fréquentent les stations de skis ? Y a-t-il un âge pour arrêter de regarder La Boum ? Pourquoi est-ce qu’on est obligé de se tutoyer dans les magasins bios ? Son regard sur le monde, sa perception des situations et son désarroi, amusé et sensible, révèlent l’absurdité et la folie du quotidien. En bref, si vous vous demandez régulièrement si vous êtes normal ou à côté de la plaque, cette introspection sans filtre devrait vous aider à relativiser !

Avis : Aucun doute, le second prénom de Nora Hamzawi, c’est autodérision et, s’il y a bien une chose qu’elle a comprise, c’est que parfois il vaut mieux en rire qu’en pleurer. Ses amis, sa mère, son psy, son chat, ses ex, son amour de la téléréalité, les vacances, les soirées et les rillettes de sardine maison. Rien ne se perd, tout se transforme. Se servir de sa vie comme base et en faire quelque chose de drôle, c’est vraiment tout un art. Cette compilation de textes reprend donc des articles de presse ou des chroniques radio que la trentenaire a repris en y rajoutant du liant pour obtenir un reflet plus ou moins proche de sa personne et de sa vie. Comme je connais surtout Nora Hamzawi grâce à la radio, quand j’ai commencé à la lire, j’ai tout de suite entendu sa voix, et surtout son phrasé, qui débite à toute allure. Sauf qu’elle parle plus vite que je ne lis et j’ai parfois dû m’accrocher pour ne pas perdre le fil des mots entre deux éclats de rire. C’est quand même plus drôle quand c’est elle qui raconte avec son éternelle mou, il n’y a pas photo (voir les quelques vidéos plus bas). Le texte essaye de reproduire ses intonations à grand renfort de mise en italique, de points d’exclamation et de majuscules, et ça a dû surtout être un gros cauchemar pour le correcteur, qui semble d’ailleurs avoir un peu lâché l’affaire en cours de route.

Malgré ce petit point négatif, le portage radio/presse vers livre est donc plutôt réussi et ne se contente pas d’une simple reprise des textes de façon bête et méchante. Il y a un travail d’écriture auquel s’est rajouté un travail d’illustration tout à fait dans le ton du projet. Il est aussi à noter que l’objet livre en format poche avec son papier épais et sa mise en page est très agréable et que le prix reste très raisonnable pour un ouvrage aussi bien conçu.