En moins bien d’Arnaud Le Guilcher

Avis chapitrés

enmoinsbienQuatrième de couverture
Il n’aurait jamais pensé que son voyage de noces pouvait être pire…
« Cet auteur déjanté foisonne d’expressions très imagées au service d’une écriture vive. »
Sébastien Chabal
« On tourne les pages avec la simple envie de ricaner et de jubiler, de suivre ce loser splendide. »
Frédéric Beigbeder
« C’est drôle, tendrement féroce et courageux. »
Mathias Malzieu
« Si Ionesco et Desproges avaient eu un fils ensemble, il l’aurait appelé Arnaud Le Guilcher ! »
Gérard Collard

Avis
Ce livre m’a été recommandé par une connaissance et ce qui m’a vraiment décidée à le lire, c’est cette allusion à Ionesco et Desproges sur la quatrième de couverture. J’ai beaucoup lu l’un et l’autre à une époque, vu quelques pièces du premier, beaucoup regardé les spectacles du second. La rencontre supposée des deux aurait dû me séduire. Raté. Certes, l’histoire est un peu barrée sur les bords et accumule un certain nombre de situations ubuesques, mais elle se tient plutôt bien au final. L’évolution du personnage principal est même d’autant plus plaisante à suivre qu’elle le mène bien d’un point A à un point B. Il ne s’agit donc pas d’une tranche de vie sans queue ni tête d’un loser sans avenir. Au contraire et c’est sans doute ce qui sauve le livre d’ailleurs, car l’humour n’a malheureusement pas fait mouche avec moi. Pas de grands éclats de rire, pas vraiment de sourires non plus. Le flop. Le style est à cheval entre « l’auteur en fait un poil trop et ça se voit » et le « ça, par contre, c’est joliment dit », mais globalement « ça ne casse pas trois pattes à un canard non plus ». Finalement, ce qu’il restera de ma lecture, c’est une forme de tendresse pour une communauté reconstituée de bric et de broc et des personnages assez attachants. Mais la fin ne donne pas vraiment envie de se jeter sur la suite.

Du coup, je l’ai recommandé et prêté dans la foulée à un ami à qui il devrait plus plaire qu’à moi. Un livre idéal pour un book crossing ?


On a commencé à se caresser tous les trois sur la terrasse, l’air chaud nous enveloppait, c’était chouette. Moins de dix-huit secondes après avoir poussé la porte de la chambre, nos corps se mélangeaient dans la pénombre. Elle s’est offerte à nous séparément, puis ensemble. Après avoir joué un concerto pour deux flûtes, on a fait l’avion, le tourniquet hindoustani, la grenouille à deux têtes, le cactus en fleur, une fois puis deux, puis trois, et quand le jour s’est levé, elle dormait entre nous, mon visage entre ses seins. Pas une seule seconde on s’est dit qu’on était tombés sur une salope. Elle faisait plutôt songer à un ange dépravé pour qui le cul n’est pas sale. (p164)

2 thoughts on “En moins bien d’Arnaud Le Guilcher”

  1. Lecture terminée sur le rebord arrosé d’une piscine du Var. A côté des Marseillais attendant la première victoire de leur équipe sur leur I-phone 5 coquée Corsica. J’ai beaucoup aimé. Pas la coque, le bouquin. Sauf l’envie folle de picoler après chaque séance de lecture. La supérette est à 3 kilomètres. J’ai fait du vélo entre deux gueules de bois.

    La référence à Desproges et Ionesco est (trop) lourde à porter. Mais j’aime les idées, la troupe, le chemin de A vers B, le serpent qui ne se mord pas la queue, les références à Bukowski. Etre Bukowski ou mourir. Pas évident non plus. Ou alors toucher plus à la bibine. Le style est incisif et efficace et un type qui ne sait pas gérer ses histoires d’amour est forcément attachant.

    J’hésite entre Hambourg ou le Canada pour le bookcrossing. Je peux ?

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