10 février 2017

Avis : La La Land de Damien Chazelle

Présentation Allo Ciné : Au cœur de Los Angeles, une actrice en devenir prénommée Mia sert des cafés entre deux auditions.
De son côté, Sebastian, passionné de jazz, joue du piano dans des clubs miteux pour assurer sa subsistance.
Tous deux sont bien loin de la vie rêvée à laquelle ils aspirent…
Le destin va réunir ces doux rêveurs, mais leur coup de foudre résistera-t-il aux tentations, aux déceptions, et à la vie trépidante d’Hollywood ?

Avis :

♫♪ City of stars
Are you shining just for me? ♫♪

Petit air entêtant qui ne me quitte presque plus depuis quelques jours. Et si ce n’est pas City of Stars, c’est Another Day of Sun. J’en suis même rendue à faire des glissades aussi élégantes que possible sur mon carrelage en chantant (faux). Je suis foutue, je crois. J’ai des larmes paillettes plein les yeux.

Pourtant, ce n’était pas gagné. Passé la scène d’introduction bluffante, j’ai vraiment eu du mal avec le côté « moderne » du film. C’est comme s’il manquait un charme que j’attendais et qui ne venait pas alors que La La Land passe son temps à rendre hommage à Singing in the Rain, Jacques Demy, West Side Story, Un Américain à Paris, etc. Il m’a également paru un peu maladroit par endroits ; il y a clairement des longueurs et des scènes qui ne fonctionnent pas vraiment au milieu. Je me suis souvent prise à imaginer ce que Woody Allen aurait pu faire de cette histoire douce-amère. On retrouve non seulement une de ses actrices fétiches, mais aussi sa façon de filmer les tête-à-tête entre les personnages et les relations de couple. C’était un peu troublant et ça m’a vraiment donné envie de revoir Everyone Says I Love You, un de mes Allen préférés.

Mais ce film a quand même un petit quelque chose. Il n’est pas parfait, il n’est pas aussi brillamment réalisé que Whiplash, mais il est plus profond qu’il n’y parait. Ce n’est pas juste une comédie romantique sur fond de musique et de cinéma. J’ai d’ailleurs été peu touchée par la naissance de l’amour entre les deux personnages, tout juste amusée ; la sauce ne prenait pas, surtout avec le passage à vide au milieu du film, mais j’ai trouvé la fin tellement brillante et puissante, comme si on touchait une vérité l’air de rien. Du rêve, de la désillusion, de l’espoir, des regrets, de l’amour, du bonheur… et quelques mouchoirs bien humides. La La Land ne pouvait pas mieux porter son titre.

♫♪ Here’s to the ones who dream
Foolish as they may seem
Here’s to the hearts that ache
Here’s to the mess we make ♫♪

Il serait peut-être judicieux de s’imprégner un peu de la BO avant de voir le film, surtout de ses paroles, parce qu’à la première vision, j’ai eu du mal à me retrouver entraînée par la mélodie d’un côté, la danse d’un autre et faire en plus attention à la signification des paroles qui viennent souligner l’histoire, tout en essayant de retrouver les références. Trop d’informations pour mon petit cerveau. Voir le film en VO sous-titrée semble aussi être une bonne idée, plutôt que d’avoir à jongler entre les chansons en anglais et le reste doublé. Surtout dans la mesure où, parfois, ça parle et ça chante en même temps.

Sur ce, je retourne chanter (faux) en glissant comme je peux sur le carrelage.

♫♪ Ba-ba-da-ba da-ba-da-ba
Ba-ba-ba ba-da-ba-da-ba
Ba-ba-ba ba ♫♪

11 janvier 2017

Avis : Rogue One

Résumé Allo Ciné : Situé entre les épisodes III et IV de la saga Star Wars, le film nous entraîne aux côtés d’individus ordinaires qui, pour rester fidèles à leurs valeurs, vont tenter l’impossible au péril de leur vie. Ils n’avaient pas prévu de devenir des héros, mais dans une époque de plus en plus sombre, ils vont devoir dérober les plans de l’Étoile de la Mort, l’arme de destruction ultime de l’Empire.

Avis : Au moins, je ne risque pas de spoiler grand monde, hormis ceux n’ayant jamais vu l’épisode IV, sorti en 1977. La fin de Rogue One, on la connait depuis 40 ans. Niveau enjeu, le film part donc avec ce que je qualifierais d’un handicap de taille. Voilà, c’est dit. Non seulement on sait où ça va, mais on comprend aussi bien vite ce que ça implique. Si on continue à réduire l’équation, ça veut dire que tout va reposer sur l’action et les personnages principaux. S’ils ne tiennent pas la route, alors le film risque de ne pas fonctionner du tout. J’avais ouï dire qu’ils manquaient cruellement de charisme dans l’ensemble et force est de constater que, malheureusement, c’est assez vrai. Il ne suffit pas de jeter en l’air quelques scènes dramatiques pour faire éprouver la moindre compassion pour l’héroïne. Elle peine même à avoir un regard qui accroche tout de suite celui du spectateur. N’est pas Rei qui veut. Ce que je retiendrai de la prestation de Felicity Jones, c’est sa voix cristalline et sa diction… pour la conviction, je crois que le scénario et la réalisation ne l’ont pas beaucoup aidée. Je passe sur une bonne partie du casting dont je n’ai même pas retenu les noms pour m’arrêter sur les seuls personnages qui auront marqué mon esprit : Chirrut Îmwe et son sidekick, Baze Malbus. L’humour, l’esprit et l’action réunis. Top.

Pour ce qui est de l’histoire, après avoir péniblement survécu à une mise en situation initiale laborieuse (une adjonction décousue de scènes bien trop courtes pour laisser le temps de s’installer un peu dans son fauteuil) et supporté un jeu de piste sans réel suspense, la seule chose qui sauve finalement les meubles, c’est la scène finale qui en jette. L’action remplace l’émotion inexistante et l’absence d’enjeux de manière efficace. Et quand je dis que ça en jette, c’est vraiment le moment où tout le film s’accélère et qu’on en prend plein les mirettes parce que ça pète de partout en même temps. Ça justifie presque de voir Rogue One juste pour cette partie-là. Mais peut-être pas de le revoir.

Contrairement aux trilogies qui forment les noyaux durs de Star Wars, les épisodes qui viennent ou viendront se greffer dessus sont plus des bonus qu’autre chose. Ce sont des clins d’œil, des bouts rajoutées pour combler l’histoire entre les trilogies et satisfaire les fans, mais pas un morceau essentiel. Soyons honnêtes, c’est surtout une manne à fric. J’ai vu Rogue One sans rien en attendre, et j’ai eu bien raison. Je suis contente de l’avoir vu, mais ça n’est pas un grand film. Je n’ai pas plus d’attentes concernant la jeunesse de Han Solo, mais je le verrai aussi. C’est dire si Disney a réussi son coup. Nous voilà conditionnés. En tout cas, si j’avais vraiment dû m’intéresser à l’univers étendu (mais vraiment vraiment), j’aurais pu visionner les séries animées (Surtout que Clone Wars est joliment fichu.) et surtout plonger dans la centaine de livres qui explorent tous les aspects de ce monde. Mais qui, en dehors des fans hardcore, a fait l’effort ?

25 janvier 2016

Love 3D de Gaspar Noé

love_poster Synopsis : Un 1er janvier au matin, le téléphone sonne. Murphy, 25 ans, se réveille entouré de sa jeune femme et de son enfant de deux ans. Il écoute son répondeur. Sur le message, la mère d’Electra lui demande, très inquiète, s’il n’a pas eu de nouvelle de sa fille disparue depuis longtemps. Elle craint qu’il lui soit arrivé un accident grave.
Au cours d’une longue journée pluvieuse, Murphy va se retrouver seul dans son appartement à se remémorer sa plus grande histoire d’amour, deux ans avec Electra. Une passion contenant toutes sortes de promesses, de jeux, d’excès et d’erreurs…

Avis :
Encore un film dont l’aura sulfureuse et le buzz cannois donnent une bien mauvaise idée a priori. Un peu comme Drive de Refn était vendu par sa bande-annonce comme un film d’action façon Transporteur, Love ne peut pas vraiment se résumer à ses scènes crues filmées en 3D, et encore moins à un porno. Comme son titre l’indique, il s’agit bien d’une histoire d’amour avant tout, qui s’inscrit plus dans la directe lignée d’un Intimité de Chéreau ou d’un 9 Songs de Winterbottom. Étrangement, public comme presse semblent majoritairement déçus. Pas assez de sang, de sperme et de larmes sans doute…

Une anecdote de tournage dit que le script de Love ne fait que sept pages. Ce qui est fort possible. Le synopsis plus haut résume bien toute l’intrigue en tout cas. Rien de bien original donc, à part peut-être le montage antéchronologique qui permet de déconstruire l’histoire d’amour de la rupture brutale jusqu’au moment de la rencontre aux Buttes-Chaumont, en passant par tous les faux-pas, moments passionnels/fusionnels et les balbutiements. Le film est loin d’être un puzzle compliqué à reconstituer et ne présente donc pas forcément beaucoup d’intérêt de ce point de vue-là. Sans parler qu’émotionnellement, la sauce ne prend jamais vraiment. À part peut-être un sentiment de dégoût face au gâchis de cette relation classique mais néanmoins jolie. Au moins, la couleur est annoncée dès le début : ça finit mal.

Ce qui vaut le détour par-dessus tout, c’est la forme du film, pour peu que l’on s’intéresse à l’aspect technique. Car la vraie bonne idée est d’avoir réalisé Love en 3D, et, comme pour Avatar, il gagne à être vu en 3D (sans ça, vraiment, passez votre chemin). Noé a su jouer avec l’outil, la profondeur de champ et les lignes de fuite. La caméra ne se permet pas de grands mouvements brusques, elle se pose et filme. L’action est nette au premier plan et au centre. Les acteurs se déplacent, dansent, avancent et reculent ; dans une pièce, le chambranle de la porte devient même un second cadre très présent dans l’image. Et ce jeu avec les possibilités offertes par la 3D sert complètement le film, son rythme et la sensation d’immersion dans les scènes, ce qui réussit à rendre l’intimité du couple plus palpable. Ce n’est pas forcément dans les scènes de sexe que l’effet est le plus saisissant d’ailleurs, même si le trio avec une autre femme fonctionne particulièrement bien. Et bien sûr, Noé n’a pas pu résister à l’irrésistible : l’éjaculation face caméra en gros plan qui, elle aussi, déborde du cadre (ce qui change des bonbons qu’ils volent au ras du nez, c’est sûr) et a fait couler pas mal d’encre à elle toute seule. Ça paraît de bonne guerre.

Il peut être aussi ludique de trouver les éléments de mise en abyme glissés un peu partout dans le film, avec notamment la remarque du personnage principal, réalisateur en herbe, qui se fait l’écho de l’intention de Noé avec ce film :

Do you know what my biggest dream in life is? My biggest dream is to make a movie that truly depicts sentimental sexuality. / Je veux réaliser un film qui montre enfin que la sexualité peut être aussi sentimentale.

Voilà, tout est là. Peut-être que le jour où la critique arrêtera de jouer la carte de la fausse pudeur, le regard sur le sexe et l’intimité filmés commencera à changer dans le cinéma et la société, car il n’y a rien de bien choquant dans la plupart des scènes de sexe du film. C’est juste l’histoire d’un couple dont la femme ne garde pas son soutien-gorge quand elle fait l’amour et ne part pas avec le drap pour aller aux toilettes, laissant l’homme nu avec les coussins. Ah, et elle a des poils pubiens aussi… Outrage visuel ultime. Et puis, puisqu’il semble nécessaire de le rappeler aux bien-pensants, il n’y a aucune obligation à voir le film et ce qui se passe dans celui-ci est autrement plus sain que ce que pourrait découvrir un jeune de 16 ans par lui-même sur Internet et qui ne sera certainement pas encadré par un regard d’adulte. Sans parler que ce qu’essaye de faire ce jeune couple, c’est fonder une famille et avoir des enfants… un processus qui inclut aussi du sperme, du sang et des larmes.

I want to make movies out of blood, sperm and tears. This is like the essence of life. I think movies should contain that, perhaps should be made of that.

15 avril 2014

Derniers films vus 96

  • Prisoners (2013) : papatte J’ai envie de lui faire le même reproche qu’à Lovely Bones : ne pas avoir su me toucher. Dans la mesure où les acteurs ne se sont pas montrés assez convaincants, j’ai eu du mal à me sentir concernée par leurs déchirements et leurs gros coups de folie. Ce qui est dommage vu le sujet sensible. Néanmoins, il n’est pas déplaisant à regarder, je n’ai pas vu passer les 2h30, sauf sur la fin où j’avais pris un peu d’avance sur le qui du pourquoi du comment.
  • The Grand Budapest Hotel (2014) : papatte : Tout à fait charmant, et absurde, ce qui renforce son charme. Quand on suit les films de Wes Anderson depuis plusieurs années, le casting savoureux a des airs de réunion de famille. Beaucoup d’humour, de moments visuellement magiques, vraiment, il vaut le détour.
  • Inland Empire (2006) : papatte « I don’t know what was before or after. I don’t know what happened first and it kind of laid a mindfuck on me. » Film puzzle, pelote de laine, fait de mises en parallèle et de mises en abîmes. Il y a de quoi faire pour en faire quelque chose. Nul doute que c’est du Lynch en tout cas, au sommet de son art même. A voir, et à revoir dans la foulée pour remettre les bouts dans l’ordre, dans la bonne continuité et à la bonne époque.
  • Quai d’Orsay (2013) : papatte Je l’ai trouvé moins percutant que la BD, même si on retrouve bien certains éléments incontournables, comme le « Tchac ! Tchac ! Tchat ! ». Très bon casting, surtout Arestrup, bluffant dans le rôle de Maupas. L’idée de donner un peu plus de présence à l’écran à la copine de Vlaminck n’est pas mauvaise, ça donne un peu plus de consistance à l’histoire, alors que ça n’était pas du tout essentiel dans la BD. La scène à l’ONU à la fin m’a paru moins identifiable visuellement par contre.
  • La Vénus à la fourrure (2013) : papatte Drôle, vivant et passionnant. Les deux acteurs (Seigner et Amalric) sont impeccables et passent d’un rôle à un autre avec une fluidité incroyable sans jamais perdre le spectateur au passage. Le second visionnage promet d’être tout aussi savoureux que le premier.
2 mars 2014

Derniers films vus 95

  • Evil Dead (2013) : Papatte J’aime beaucoup Jane Levy, ce fut donc en partie un plaisir de la retrouver ailleurs que dans une banlieue chic. Pour le reste, il s’agit d’un film gore avec beaucoup de sang et de douleur, mais sans grandes surprises ; tout juste bon pour parier entre ami(e)s sur qui mourra comment et qui survivra. Il faut mieux débrancher quelques fils de votre cerveau avant de commencer, le scénario n’est pas un summum de la cohérence.
  • Zonbi asu (2011) : Papatte Avis complet ici.
  • Les garçons et Guillaume, à table ! (2013) : Papatte Il faut donc s’appeler Guillaume Gallienne pour m’attirer dans une salle de cinéma pour voir une œuvre française. J’ai adoré ce film qui respire l’intelligence par tous les pores de la pellicule. Il se permet de prendre le spectateur à contre-pied et propose une conclusion particulièrement belle et tellement apaisante par les temps qui courent. Je suis rarement touchée par la poésie, mais cette scène où Guillaume parle du souffle des femmes est somptueuse. Une déclaration d’amour aux femmes incroyable. Ça fait du bien de passer du rire aux larmes et de sentir une salle vibrer. Inutile de préciser que l’impression qu’il m’a laissée est encore très très présente.
  • First Blood (1982) : Papatte Il s’agit donc de Rambo. Et non, je n’avais jamais vu le premier du nom. C’est intéressant de le découvrir de nos jours et de se dire qu’avant, les films d’action destinés à un large public pouvaient servir à faire passer des messages assez critiques sur l’état de la société américaine. Les scénaristes d’aujourd’hui pourraient peut-être s’en inspirer.
  • Idle Hands (1999) : Papatte Encore un exemple de films qui marquent nos jeunes années et restent une cabane dans les arbres quand on grandit. Comme les Goonies. En l’occurrence, pour moi, il s’agissait d’une découverte donc aucun sentiment de nostalgie n’y est rattaché. Le concept de base bien barge est plutôt amusant et le film reste dans le ton jusqu’au bout. Je n’y reviendrai sans doute pas, mais il est à voir au moins une fois.
  • The Hunger Games: Catching Fire (2013) : Papatte Je n’ai toujours pas lu les livres, et j’ai sacrément préféré au premier. L’histoire d’amour ne sert toujours à rien, je ne sais même pas pourquoi ils insistent. Tout le reste (contexte politique, révolte…) donne vraiment envie de voir la suite, même si cette mode de couper l’adaptation du dernier tome d’une courte série en 2 devient une logique commerciale particulièrement énervante.
  • Inside Llewyn Davis (2013) : Papatte C’est impeccablement réalisé, les chats sont très bien, mais le fait que le héros n’évolue pas et n’aille nulle part fait perdre son âme au film. C’est vraiment dommage, j’aurais voulu l’aimer.
  • Space Pirate Captain Harlock (2013) : Papatte Très agréable surprise. Le scénario emprunte plein d’éléments à la SF voire à la hard-SF, ce qui lui donne une profondeur à laquelle je ne m’attendais pas du tout. L’histoire, même si elle part encore dans une direction différente du reste (manga, séries, films), est à la fois prévisible et plaisante. L’un dans l’autre, cette nouvelle version s’en sort plutôt bien. Il aurait fallu que le montage suive un peu mieux par contre. Et enfin, le fanservice, c’est mieux quand ça n’est pas trop insistant…Là, c’était à la frontière du ridicule.
  • Planet of the Apes (1968) : Papatte A l’image de Soleil Vert, c’est un vieux film qui véhicule un message intéressant offrant matière à réflexion. Là aussi, il vaut mieux ne pas connaître la fin (Mais qui n’a jamais vu l’image finale de La Planète des singes ?). Cette séance de rattrapage nécessaire m’a donné envie de voir les suites. Pas forcément de voir les nouveaux films par contre, qui semblent plus orientés action au vu des bandes-annonces.
  • Pitch Perfect (2012) : Papatte Je ne serais sans doute jamais tombée sur ce film si je n’avais pas développé une obsession pour Cup Song. Le film n’est pas mauvais en plus, il reste totalement prévisible, mais c’est finalement ce côté prévisible qui le rend sympathique. Il se moque doucement de Glee, tout en utilisant la même recette, les reprises fonctionnent, les actrices sont bien. Le petit bémol, c’est que l’histoire d’amour ne fonctionne pas. Dans la mesure où je n’en attendais rien, ça reste néanmoins une bonne surprise.