30 novembre 2017

Articles conseillés de 11-2017

Ce qui va bien dans le sens de mon article.

Avec quelques exemples de ce qu’est le neutre en français.

L’article date un peu, mais on retiendra surtout l’hypocrisie des mollahs vis-à-vis du sexe tarifé dont ils profitent bien au passage.

Même lors des purges staliniennes, on s’arrangeait pour donner aux simulacres de procès un semblant de vérité. De nos jours, grâce aux réseaux sociaux, plus besoin de se donner cette peine: en moins de temps qu’il n’en faut pour rédiger un tweet, vous pouvez, sans prendre la peine de vous prémunir d’une quelconque obligation de réserve, juger un homme, le condamner, et si d’aventure, il ne répond pas à vos injonctions, l’ostraciser à tout jamais.

Et si erreur il y a eu, les réseaux sociaux ne se montreront jamais aussi empressés de rétablir la vérité, parce que, de toute façon, ils seront déjà passés à autre chose.

La nature humaine n’est ni blanche ni noire mais un dégradé de couleurs qui change selon la perspective adoptée

Ah ça, la zone grise en prend pour son grade en ce moment. Mais pour ne pas avoir un avis tranché, faudrait-il encore prendre le temps de penser avant de réagir au quart de tour sur les réseaux sociaux.

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21 novembre 2017

Frappe-toi le cœur d’Amélie Nothomb

Quatrième de couverture : « Frappe-toi le cœur, c’est là qu’est le génie. »
Alfred de Musset

Avis : Avec une quatrième comme celle-là, il faut vraiment que le lecteur ait la foi pour sauter le pas de l’achat. En creusant, le résumé devient : Marie a tous les dons de la terre, mais est atteinte d’une malédiction : elle est jalouse. Heureusement que la tournée des popotes de la rentrée littéraire permettait d’en apprendre un peu plus.

La jeune et belle Marie attire tous les regards depuis toujours et rêve d’une vie de princesse, malheureusement elle tombe enceinte par accident et cet enfant va lui ravir l’attention de tout le monde. Elle va mal le vivre et c’est là qu’entre en jeu la jalousie et que l’enfant devient un poids. Mais Marie n’est en fait pas vraiment le centre de l’histoire, c’est sa fille Diane, celle qui est jalousée. Amélie Nothomb va adopter son point de vue depuis la plus petite enfance jusqu’à l’âge adulte pour montrer l’impact qu’une telle jalousie peut avoir. Elle triche, mais admettons. La trajectoire de Diane sert surtout à croiser des mères et des enfants. C’est là tout le propos de ce livre. En remettant en question l’injonction à être mère et surtout une bonne mère, l’auteur gratte le vernis et expose des femmes qui, pour diverses raisons, n’auraient pas dû être mères et sont, par la force des choses et malgré les apparences, devenues de mauvaises mères. Celle qui a eu un enfant trop tôt qui lui gâche la vie, celle pour qui c’était un accident, celle qui fait un enfant parce que toute femme se doit d’avoir un enfant mais qui n’a pas de place dans sa vie pour lui et n’en fera pas, celle qui surprotège jusqu’à l’étouffement, celle qui devient une mère de substitution abusive pour voler la lumière d’une enfant en déficit d’amour maternel. En face, des jeunesses et des vies malmenées, des enfants qui s’en sortent tant bien que mal et d’autres qui tuent la mère à leur manière pour se donner une deuxième chance. Quant aux pères, ils sont aveugles ou absents ; ils n’ont pas leur place dans ces histoires de maternité contrariées et contrariantes.

Cette fois, pas de noms ou de mots tarabiscotés comme Amélie Nothomb les aime tant, à peine un jeu de mots à un moment, le style est plus froid et précis, à l’image de son héroïne. Le récit n’en reste pas moins fascinant pour sa justesse et son propos. Il s’inscrit dans la directe lignée des brillants portraits de mères de Leïla Slimani.

15 novembre 2017

La route est encore longue

Tout part de cet article de Maïa Mazaurette où elle interviewe un de ses potes qui se trouve être une tête pensante derrière le site Art de séduire, un site de coaching en séduction puant dès la page d’accueil et qui s’enfonce encore un peu plus à chaque article lu. La relation entre ces deux personnes est inexplicable pour moi, sachant que Maïa Mazaurette vomit jour après jour en ce moment sur les suites de l’affaire Weinstein, le comportement des harceleurs et violeurs et le forum 18-25, et qu’Art de séduire, c’est la quintessence de la connerie qui ne fait que renforcer les clichés dont il faudrait justement se débarrasser une bonne fois pour toutes pour assainir les relations homme/femme. Parfois, je m’imagine qu’Art de séduire est un site parodique à la Gorafi, mais malheureusement l’absence d’humour prouve bien que non. C’est à pleurer.
Bien sûr, dans les commentaires de l’article de Mazaurette, ça réagit et quelqu’un poste un lien vers Odieux Connard qui s’en était donné à cœur joie avec Art de séduire il y a quelques années. High Five, nous sommes bien d’accord.
La même Maïa Mazaurette poste dans sa revue de presse du dimanche un lien vers un article de Libération : Pourquoi le 18-25 en veut tant aux féministes ? où l’on découvre que le Celestin (l’archétype du puceau qui pleurniche de ne rencontrer personne alors qu’il lui faudrait déjà sortir de chez lui) adule la figure du mâle alpha et ne rêve que de se faire coacher par lui pour arriver à péchos. Ah… ben, c’est exactement Art de séduire ça, non ? Des mecs en galère qui recherchent les conseils de quelques alphas qui se targuent d’avoir tout compris aux relations homme/femme et de détenir LA clé. Bilan : Copinage 1 – Cohérence 0.
De là, j’ai rebondi sur l’entretien de Mélanie Gourarier sur le site de l’Humanité, justement sur les mâles alpha et les masculinistes qui ne sont pas loin. Et j’ai repensé à cet article d’Art de séduire qui est actuellement en première page chez eux : Femme Fatale : La Reconnaître et La Séduire. La femme fatale, le Saint-Graal inatteignable, le défi ultime (car la femme est un défi, rien que ça, c’est injurieux), le boss de fin de niveau comme ils le disent eux-mêmes. La femme fatale les fait se pisser dessus rien qu’en y pensant pour une bonne raison : il s’agit simplement d’une femme qui a conscience de sa féminité, qui est belle parce qu’elle est bien dans ses pompes et que ça se voit ; elle n’a tellement rien à prouver aux autres que toutes les accroches à la con des stars de la séduction ne fonctionnent pas avec elle. La femme fatale connaît les codes et sait surtout reconnaître le loup dès qu’il ouvre la gueule. Elle n’est pas mystérieuse, elle a juste quelques tours d’avance. Et ça, ça les frustre, les mâles alpha, parce qu’ils n’ont pas prise sur elle, alors ils la rabaissent, en font une manipulatrice de première, un être à éviter à tout prix, il la stigmatise parce qu’ils ne peuvent rien en faire d’autre. Face à elle, ils sont en situation d’échec. Voilà de quoi ces rois de la séduction ont peur : d’une femme qui n’a pas besoin d’eux pour exister, qui s’assument totalement autant dans sa sexualité que son intelligence, une femme qui sera même capable de les objectifier parce qu’ils ont imaginé que s’épiler tout le corps et faire de la muscu allait leur donner un avantage sur leurs congénères. La femme fatale n’est pas manipulable comme le souhaiteraient les champions de la manipulation et ça, c’est tellement frustrant. À mon avis, une femme fatale est surtout une femme libre, libre de ses choix et libre de dire oui ou non selon son envie à elle. Et cette liberté-là, c’est tout le bien que je souhaite à toutes les nanas de la planète, féministes ou pas.
Ce que certains hommes n’ont pas encore compris, a fortiori ceux qui croient qu’un site comme Art de séduire où l’on compare surtout la taille de son sguègue ses pectoraux à celle de son voisin pourrait réellement les aider, c’est que les règles sont en train de changer et qu’il va falloir s’adapter. Ce que d’autres ont compris, c’est qu’il n’y a pas besoin d’être alpha pour séduire, il suffit d’être bien dans ses pompes et d’avoir plus confiance en soi qu’en un quelconque guide de drague à la con. Et surtout, par-dessus tout, que l’autre n’est pas la cible, l’ennemi, la conquête ou le défi, c’est juste un humain à respecter, à découvrir et à apprécier dans toute son individualité, quelle que soit la finalité de la relation. Et, chose magique, c’est valable pour tout le monde.

Maïa Mazaurette reste malgré tout un très bon « outil » de veille que je lis plus ou moins assidûment depuis l’époque de La Coureuse et que je continuerai à lire sans problèmes. C’est aussi sans doute le fait de la suivre qui me donne le recul suffisant pour faire le tri dans tout son discours, surtout quand il y a des contradictions flagrantes comme celle exposée plus haut. Et là, vraiment, je ne comprends vraiment pas la logique.

1 novembre 2017

Articles conseillés : 10-2017

Pour l’instant ça va plus loin que les articles et livres que j’ai pu lire sur le sujet et l’intervention de Delphine Horvilleur est un plus, même si la définition de l’impureté selon la Torah ne fait finalement que réduire la femme à son statut de matrice reproductrice.

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27 septembre 2017

Articles conseillés : 09-2017

Du vrai bon grain à moudre

On est dans une idéologie qui a recours à la violence, à la pensée unique, au sexisme répressif, à l’alliance de la religion et de la politique… Toutes ces caractéristiques techniques et méthodologiques font de l’islamisme un fascisme.

Parce qu’il y en a qui réussissent aussi.

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