17 janvier 2016

Mème : The Book Blogger Test

Piqué chez Strega qui l’avait laissé trainer dans ses brouillons pendant des mois, et curieusement, j’ai fait pareil.

Le top 3 des choses qui t’exaspèrent dans un livre ?

  • Quand il évident que le travail éditorial n’a pas été fait correctement et que ça pénalise le livre. Un exemple : Le Boucher d’Olivier Gay avant qu’il ne soit repris en main par Bragelonne. Laisser passer des coquilles, ça arrive, il y a une tolérance. Ne pas faire son boulot pour des raisons financières, de temps ou autre, c’est autrement plus dommageable.
  • Les quatrièmes de couverture qui sont en fait un résumé de l’histoire.
  • Les héros et héroïnes incohérents dans leur tête et dans leurs actions.

Décris l’endroit parfait pour lire.
Au chaud. Comme je n’ai plus mon radiateur fétiche sur lequel je passais l’hiver, je dois faire un choix entre le lit sous la couette, le canapé sous un plaid ou le dos collé à un radiateur sur un tabouret. En été, c’est au soleil dans ma petite cour à l’abri des regards.

Trois confessions livresques ?
– Je suis une lectrice terriblement lente, mais lente ! Ça me désespère parfois. Rien n’y fait, j’ai beau avoir lu des centaines de livres, ça n’évolue pas. J’ai besoin de lire tous les mots, de m’en imprégner et surtout de laisser mon esprit s’évader par moments pour réfléchir, noter une citation ou un bout de critique.
– Je peux abandonner un livre pendant des mois, le reprendre et retrouver mes petits. C’est comme si j’avais fait pause. Par contre, une fois que le livre est fini, j’ai tendance à oublier assez vite les détails de l’histoire.
– J’achète plus de livres que je ne peux en lire. Il faudrait que je fasse une opération PAL vide, mais je n’ai plus de PAL depuis un moment, mes envies évoluent d’un jour sur l’autre, j’ai arrêté de me contraindre à lire tel ou tel titre parce qu’il est dans une pile depuis 2 ans.

La dernière fois que tu as pleuré pour un roman ?
Très bonne question. Je crois que c’était dans le dernier tome d’Ascension, le manga de Shinichi Sakamoto sur l’alpinisme.

Combien de livres sur la table de chevet ?
Dessus ? Aucun. A côté : 47, mais beaucoup de mangas et de BD.

Ton en-cas favori pendant que tu lis ?
Uniquement du thé ou une infusion.

Trois livres que tu recommandes à tout le monde ?
Ah ! Facile ! C’était le Saturday’s Award Book #11. Et lisez La Servante écarlate de Margaret Atwood, c’est un livre utile, surtout en ce moment.

Une image de ton étagère préférée dans ta bibliothèque ?
Mais j’aime toutes mes étagères ! Et il m’en faudrait deux de plus pour bien faire.

Que signifie « livre » pour toi en trois mots ?
Évasion, enrichissement, plaisir.

Ton plus grand secret concernant la lecture ?
Je suis profondément choquée par les gens qui lisent la dernière page avant d’attaquer un livre. Ou qui vont regarder au milieu en cours de route. Pour moi, un livre, ça va de la page 1 à la dernière page, sauf quand il s’agit d’Alain Damasio.

16 janvier 2016

Saturday’s Award Book #25

Ce rendez-vous est initié par le blog Echos de mots et perpétué par Chani et Cassiopée.

Le principe : Chaque semaine, un thème sera donné. Le but est de sélectionner, parmi les livres que l’on a lus, 3 livres selon le thème (les nominés). Puis, parmi ces 3 livres, élire le gagnant (le vainqueur de l’Award en question).

Award du :

Le livre qui a le meilleur book boyfriend, de ceux qui vous donnent chaud pendant la lecture et d’ailleurs, en y repensant, vous avez un petit soupir de frustration en vous disant que des comme ça, ça n’existe que dans les livres.


Sont nominés :
halfway to the grave de Jeaniene Frost
Halfway to the Grave de Jeaniene Frost. Parce que Bones.
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Largo Winch de Philippe Francq et Jean Van Hamme. Parce que Largo.
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Série Gardella Vampire Chronicles de Colleen Gleason. Parce que Sebastian.

And the winner is…
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16 janvier 2016

Saturday’s Award Book #24

Ce rendez-vous est initié par le blog Echos de mots et perpétué par Chani et Cassiopée.

Le principe : Chaque semaine, un thème sera donné. Le but est de sélectionner, parmi les livres que l’on a lus, 3 livres selon le thème (les nominés). Puis, parmi ces 3 livres, élire le gagnant (le vainqueur de l’Award en question).

Award du :

Le livre dont vous n’avez pas lu le résumé, mais c’est pas grave, la couverture est trop belle, les retours trop bons, les extraits savoureux, alors à quoi bon savoir de quoi ça parle, car de toute façon vous le lirez…


Sont nominés :
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Bunnicula de Deborah et James Howe. Comment ne pas craquer pour une si belle couverture ? Peu importe que le livre soit dans le rayon enfants et disponible uniquement en anglais. Today vegetables… tomorrow the world!. L’avis est ici pour en savoir plus.

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Thief’s Covenant d’Ari Marmell. Tout est dans la couverture signée Jason Chan, le livre n’est peut-être pas un chef-d’œuvre, mais il est agréable à lire et l’héroïne a du chien.
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Minuscule de Takuto Kashiki. La totale : couverture, chara-design et histoires adorables. Un petit manga qui fait du bien.

And the winner is…
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Minuscule de Takuto Kashiki.

 

15 janvier 2016

L’Encre de feu de Hana Myo Shin

9782913563841FS Quatrième de couverture : Paris. Non loin du Palais Royal, Mishiko, dessinatrice japonaise de mangas, rencontre un inconnu. Bretagne, non loin de Perros Guirec, elle entreprend de s’approprier l’homme, corps et âme, comme jamais femme n’a possédé un homme. Des décors qui pourraient aussi bien se résumer en un huis clos et qui servent juste à mettre en valeur les corps.

25 ans après L’Empire des sens, un huis clos qui renoue avec le thème obsessionnel et déraisonnable de la culture japonaise : la possession de l’autre.

Avis : Ça ressemble à un livre érotique, ça se trouve dans le rayon érotique, c’est très très érotique, mais L’Encre de feu emporte le lecteur bien au-delà de l’érotisme. Le livre est à l’image de son auteur japano-irlandais, professeur de français : une rencontre entre plusieurs cultures. C’est le charme de la Bretagne, ses embruns, ses phares et la parole poétique, articulée et très posée de la Japonaise. L’écriture est aérée, incisive, faite de phrases courtes. Les 350 pages de l’ouvrage défilent et fascinent. Il y a des changements de rythme, des ruptures, des accélérations, des sauts dans le temps, des moments d’introspections et d’analyse, des moments purement descriptifs, sensoriels et sensuels. La plume a recours à de nombreuses métaphores, mais toujours avec bon goût délicieux dont de nombreux auteurs devraient s’inspirer.

Le début du récit est fait de curiosité, d’observation et de découverte. L’héroïne semble osciller entre des certitudes, une connaissance pratique et théorique de la vie, des comparaisons avec sa propre culture aussi, et un rapport plus qu’ambivalent vis-à-vis du sexe et de son corps, rapport d’autant plus étrange qu’elle écrit des mangas plus pornographiques qu’érotiques et semble bien connaître la mécanique du désir masculin. Par la suite, il devient plus difficile de prédire la direction que va prendre la relation entre l’homme et la Japonaise. Un sentier battu ? Ou bien une histoire de domination comme semble le suggérer la quatrième de couverture… Jusqu’à ce que l’histoire bascule dans la folie et l’obsession de manière assez inattendue et dont il serait dommage de souffler mot. C’est sans doute là que l’âme japonaise qui hante les lignes d’un bout à l’autre du livre prend toute son ampleur ; la perversion des dernières pages n’est pas sans rappeler un certain Edogawa Ranpo d’ailleurs. C’est dire si l’érotisme de ce livre en fait un objet à part qui n’a pas vraiment sa place à côté des ouvrages de La Musardine et autres 50 nuances de Grey.

Hana, le prénom de l’auteur, veut dire « fleur » en japonais. Eh bien, voilà une histoire qu’il est bon de ne pas déflorer pour mieux laisser le lecteur être happé, surpris et retourné.


Il explorait les recoins de l’entrefesson, du boqueteau charnu à l’anus héliotrope, toujours aussi choqué par une telle incursion.

Elle était stupéfaite qu’on pût l’embrasser et la lécher là, c’était tellement sale ! Et pourtant, vu la position qu’elle avait elle-même choisie, il était logique que l’homme se risque dans ces parages…

Elle se sentait incroyablement dévergondée, perverse, perdue…

Est-ce que les Geishas même osaient ce qu’elle osait ?

Quelle estime un homme respectable pouvait-il avoir envers une femme qui se laissait lécher le cul ?

Question idiote, se dit-elle : est-ce qu’une homme respectable lèche le cul des femmes ?