24 juin 2014

Tanuki to Kame ont fait péter le porte-monnaie

Je sais, il y a du laisser-aller. Je n’ai pas du tout fini les comptes rendus du voyage au Japon et déjà je fais le post achats qui sert d’habitude à clôturer la série. Je suis un peu découragée par les 400 photos par jour à trier et à retoucher en fait. Là, il fallait qu’on range tout ça dans une jolie vitrine, donc ça sera toujours ça de fait. On s’est franchement lâchés cette fois, surtout à Nakano Broadway, mais aussi au hasard des boutiques croisées sur la route (comme à Kawaguchiko où nous avons trouvé la superbe Figma de Rei).

Allez, c’est parti.

On commence tranquille avec une belle Maetel et une Cutie Honey bien moins jolie que celles que j’ai déjà.

DSC_5166 DSC_5168

Grosse razzia Love Hina…

DSC_5170 DSC_5172 DSC_5173

…et Evangelion

DSC_5165 DSC_5174 DSC_5196

Pour le suivant, on est fiers d’avoir craqué. Mais alors vraiment beaucoup.

DSC_5178 DSC_5179 DSC_5180

Quelle carapace ! Là aussi d’ailleurs, mais en plus petit. La deuxième est un gashapon.

DSC_5169 DSC_5181

Pour continuer avec les tirettes. (Oui, c’est un daikon ! Même qu’il est accroché à mon portable maintenant.)

DSC_5184 DSC_5188 DSC_5190 DSC_5191 DSC_5193

Le gasha de compet’ : un tampon qui se construit avec la boule qui le contient. Je peux tamponner le Mont Fuji partout comme ça :)

DSC_5198 DSC_5199

Des cadeaux récupérés grâce à nos exploits. Les sacs, ce sont les cadeaux de la mairie de Tôkyô pour avoir rapporté des photos de nous dans des quartiers célèbres de la ville. Et le sushi gomme, c’est pour avoir répondu à un questionnaire sur notre séjour au moment de quitter le pays.

DSC_5203 DSC_5194

Ça, c’est pour les grands, toujours des gashapons. Le porte-clé est marrant, il y a des petits coussins mous à l’intérieur qui donnent l’impression de tâter… enfin vous avez compris. Il fallait y penser !

DSC_5189 DSC_5204

Et bien sûr, quelques CD en passant.

P1050021

Voilà :)

24 juin 2014

Guide des métiers pour les petites filles qui ne veulent pas finir princesses de Catherine Dufour

guidepetitesfillesQuatrième de couverture : À Noël dernier, j’ai feuilleté le catalogue Jouets d’un grand magasin. Sur fond bleu : des autos, des motos et des bateaux. Sur fond rose : des poupées qui marchent et parlent, dix Barbie princesse et une Barbie fait le ménage. Materner c’est très bien, faire le ménage c’est nécessaire, et s’habiller comme une princesse peut être agréable, mais ce ne sont pas les seules façons, pour une fille, de gagner sa vie. Il y a beaucoup d’autres métiers, bien mieux payés.
Ce « Guide des métiers » vous fera découvrir plus de cinquante professions, depuis Aventurière jusqu’à Physicienne en passant par Agent secret, Chef d’orchestre, Femme d’affaires, Informaticienne ou Surfeuse. Chaque fiche-métier offre deux portraits : celui d’une pionnière et celui d’une femme d’aujourd’hui. Des indications pratiques comme « études conseillées », « salaire en début de carrière » ou « espérance de vie » accompagnent le texte.

Avis : Filles ! Femmes ! Collègues ! Jeunes et moins jeunes ! Il est grand temps de s’affranchir des pressions sociales et de dire le mot de Cambronne au patriarcat, aux religieux qui s’y croient et aux machos de tout poil et pleins de poils. Parce que nous aussi, nous avons des poils après tout, alors pourquoi ne réussirions-nous pas tout aussi bien que les hommes dans des métiers où ils pensent encore avoir le monopole ? Regardez, même les princesses Peach et Daisy savent conduire un kart, il n’y a pas de raison pour que, demain, vous ne soyez pas vous-mêmes au volant de votre vie. Écoutez la réponse de Magatte Wade, fondatrice d’empire, quand on lui demande « Quel est [votre] objectif ? » : « Aider les filles mais aussi les femmes à avoir confiance en elles« , et surtout le bon conseil qui suit : « Le chemin est long et difficile [alors au moins] fais quelque chose que tu aimes. » Voilà, c’est dit. Quand on le veut, on le peut. Et il le faut. C’est bon pour l’estime de soi.

Le présent ouvrage a plusieurs mérites. Celui d’être instructif déjà, car nombre des femmes présentées sont de sombres inconnues et c’est fort dommage. Les voir (re)mises en lumière comme ça fait sacrément plaisir. Ensuite, il est plein de touches d’humour, mais Catherine Dufour n’en a jamais manqué. Ici, elle fait à nouveau mouche. Et enfin, il donne fichtrement envie de se battre et/ou de soutenir celles qui le font pour être maîtresses de leur destin où qu’elles vivent et quels que soient leurs choix. Mais ça, c’était le premier paragraphe de cet avis. En plus d’être un très bon complément à la chronique dominicale de France Info : Femmes d’exception, ce guide s’avère être une lecture édifiante et quand même sacrément moins tarte que les pubs Barbara Gould (ou gourde comme disaient Les Nuls) qui essayent de faire gober qu’une femme inoubliable met forcément de la crème sur son visage.

Qu’on ne s’y trompe pas cependant, si les femmes sont capables de s’imposer avec brio dans les chasses gardées des hommes comme l’est le métier de chef d’orchestre (sans doute un des exemples les plus révoltants du livre), elles sont aussi tout à fait capables de commettre les pires atrocités et d’être des tortionnaires hors pair. Comme quoi, le talent n’a pas de sexe – mais c’est quand même mieux quand il s’exprime dans les sciences, les arts, le sport, la politique. S’il restera toujours des différences entre les hommes et les femmes, la société aurait tort de sous-estimer tout ce qu’une femme peut lui apporter, peut-être justement parce qu’elle est différente. Le changement viendra de ces femmes qui braveront les éléments, de plus en plus nombreuses, jusqu’à gonfler les rangs des Gisèle Halimi, Anne Nivat, Amanda Palmer, Anne Monteux, Rita Colwell, Françoise Barré-Sinoussi, et jusqu’à ce que cela devienne normal. Et lire un livre engagé dans le combat, intelligent et bourré de bons exemples, ça fait du bien de temps en temps.


Une interview de la dame

En complément, voici un reportage norvégien sous-titré en anglais sur la neutralité sexuelle imposée depuis 1979 dans le pays et ce qu’il en est aujourd’hui quand « la théorie du genre » vient s’en mêler. (Attention, il existe une version sous-titrée en français, mais qui n’est pas neutre, elle, par contre)

Avis également publié sur Onirik.net

23 juin 2014

Dance Moms…

… ou comment détruire vos enfants devant des millions de paires d’yeux sans que personne ne lève le petit doigt. Mais ce n’est pas grave, parce que :

Le concept : Dance moms est une émission diffusée sur Lifetime depuis 2011 et propose de suivre une petite troupe de filles âgées de 9 ans à 16 ans coachées par Abby Lee Miller, directrice de la Abby Lee Dance Company et chorégraphe bien sûr. Semaine après semaine, elles vont aller de compétition régionale en compétition régionale et gravir les marches jusqu’au niveau national (ou pas). C’est un peu comme Glee, mais avec de la danse et scénarisé différemment puisqu’il s’agit de téléréalité. Comme le titre l’indique, les mères ont une place importante dans l’histoire, mais j’y reviens plus bas.

Pour l’aspect danse, il est bon de noter qu’il ne s’agit pas de danse classique. L’objectif ici n’est pas d’intégrer un corps de ballet avec des petits rats, mais vraiment de viser Broadway. D’où l’aspect plus acrobatique des spectacles. Au début, ça perturbe un peu, surtout si, comme moi, vous avez eu droit à 9 ans de danse classique dans vos jeunes années. Autant vous le dire : les jolis ports de bras, vous pouvez faire une croix dessus tout de suite.

Pourquoi, au fait ? : Oui, pourquoi je regarde ça ? Récemment est venu à mon attention le clip de Sia : Chandelier que je ne résiste pas à l’envie de vous remettre ici.

 

La jeune demoiselle s’appelle Maddie Ziegler et est connue principalement parce qu’elle est l’une des stars de Dance Moms. Ce qui est, à mon sens, assez justifié. Elle est en effet très douée, plus précise que ses camarades dans ses mouvements et aussi beaucoup plus expressive, mais j’avais comme un mauvais pressentiment au sujet de sa mère. Le genre de mère qui a raté son rêve dans sa jeunesse et qui a décidé de se rattraper sur sa fille. Coûte que coûte, en y passant sa journée puisqu’elle ne bosse pas. Le père de Maddie met même le divorce du couple sur le dos de sa femme et de ses ambitions pour leurs deux filles (Maddie et Mackensie), donc de la danse (ce que je suis tout à fait prête à croire). C’est le cas de Melissa Ziegler, mais c’est vrai pour les autres mères aussi (sans aller jusqu’au divorce). Je vous laisse imaginer l’emprise psychologique que ces mères ont sur leurs gamines vu qu’elles ne font que ça de leurs journées (tout ce petit monde passe beaucoup de temps ensemble puisque les mères participent activement aux compétitions en cousant les costumes, préparant la musique, maquillant les filles et vont jusqu’à leur faire rater l’école régulièrement)… Juste pour satisfaire leur ego à elles…

Oui, moi aussi. Mais revenons à Abby.

Cette nana de 48 ans a fondé son école de danse à l’âge de (tenez-vous bien) : 13 ans. Oui ! Vous avez bien lu. Je ne sais pas trop dans quel monde on peut créer son école de danse à 13 ans et être prise au sérieux, mais, visiblement, c’est possible. Autre particularité de la dame : sa voix éraillée, à croire qu’elle crie tout le temps… Attendez… Ah ben oui, c’est le cas, elle crie tout le temps. Sur les mères et sur les gamines. Aux USA, ils aiment bien utiliser le terme « nazi » pour désigner une personne autoritaire, psychorigide, pète-sec et sans humour. Abby Lee Miller a tout de la Dance Nazi. Ce qu’elle veut avant tout, c’est faire rayonner son école au niveau national, parce qu’elle le vaut bien. Son meilleur atout, c’est Maddie et ça tombe bien, la mère est tout à fait prête à collaborer. Sous son régime, ça ne peut pas être eau et pain sec, mais on n’est pas loin. Déjà, on ne se plaint pas, les bobos, c’est pour les faibles.

Ensuite, il y a la pression permanente de savoir que les mères payent pour les cours qu’elles reçoivent. Cet argent investi pour rien.

Puis, il y a cette pyramide qui, toutes les semaines, sert à classer les gamines entre elles. Avec Maddie en haut bien sûr. Là, déjà, vous sentez bien qu’il y a deux clans qui se sont formés. Abby, Melissa Ziegler et ses deux filles versus les autres mères et leurs filles. Niveau tension, c’est tendu comme un string. Alors, quand Abby a le mauvais goût d’habiller les gamines comme ça dès l’épisode 2, je vous laisse imaginer l’ambiance générale.

Ce qui permet à Abby de dire aux élèves de ne plus écouter leurs mères, que c’est elle qui sait ce qui est mieux pour leur carrière, qu’elle fait ça depuis 25 ans, qu’elle a une top réputation dans le métier, blablabla.

Tu as 9 ans et tu as envie qu’on te dise :

J’ai la prof idéale sous le coude. Et si tu n’es pas parfaite, elle pourra toujours dire ceci à ta mère en retour :

La grâce incarnée. (Puis, ce n’est pas pour attaquer sur le physique, mais j’ai toujours eu des profs de danse qui pouvaient me montrer les mouvements eux-mêmes. Enfin, je dis ça, je dis rien.)

En face, il y a donc les mères.

Les vraies stars de l’émission, ce sont elles. Parce que, soyons honnêtes, la prod’ s’en fout un peu de leurs gamines ; ce ne sont pas elles qui vont se rebeller et faire le show. D’ailleurs, les cameramen ne savent pas filmer un spectacle de danse correctement, ça veut tout dire.

Ce qui transparaît au fil des épisodes, c’est que la petite Maddie a énormément de cours particuliers (sa mère a de quoi payer et bosse gratos à l’accueil en plus) ; depuis la saison 3, Melissa a déscolarisé ses gamines, ce qui facilite encore plus les choses. J’ai dit plus haut que l’ambiance était du genre « guerre froide, bloc contre bloc ». Voilà ce que ça donne dans les faits :

Fun, hein ? Voilà pourquoi les gens regardent avant tout. Heureusement que la plupart de ces incidents ne se déroulent pas devant les enfants…
Tout ça pour des histoires de territoires et de luttes d’egos. Abby veut mettre son école en avant et être meilleure que ses collègues. Les mères veulent que leur progéniture soit au top du top. Ça clash donc dès qu’Abby ne s’occupe pas assez d’une des élèves et ça clash encore entre les mères parce que certaines payent plus pour que leur gamine ait plus d’attention (d’ailleurs si vous voulez connaître les tarifs). Sans oublier que la mère de Maddie estime que les autres mères devraient être exclues du programme à sa demande puisqu’elles disent du mal d’elle et de ses filles et qu’elle fait beaucoup pour le studio, on pourrait la remercier d’abord, et puis, oui, sa fille est la meilleure et c’est comme ça. Et toc.

Et là, on arrive au plus beau moment. Saison 4, épisode du 11 février 2014 :

Violent au point que l’action s’est déportée dans un tribunal… Ce qui me fait dire que, là, on n’est plus tout à fait dans le scénarisé et que ça a sérieusement dérapé…

 

Et les gamines dans tout ça ?
Eh bien en dehors de devoir subir les humeurs de la tortionnaire et des mères qui se liguent pour leur coller une pression pas possible sur les épaules, tout roule. Pas mal de choses leur échappent encore à cet âge et, si on y regarde bien, elles s’entendent plutôt bien entre elles. Elles se font même des bisous avant et après les compet’ pour s’encourager. Par contre, elles se mettent à pleurer dès que ça gueule autour d’elles et chouinent un peu quand elles ont mal quelque part. Mais comme les mères et Abby leur disent que l’inflammation est dans leur tête, que les grandes danseuses ne se plaignent jamais, qu’on ne pleure pas devant les caméras, elles suck it up et repartent lever douloureusement la jambe aussi haut qu’elles le peuvent. Le côté « ménage ta monture », tu peux t’asseoir dessus.

Le plus drôle bien sûr, c’est de leur demander directement ce qu’elles pensent de tout ça :

J’ai donc tenu 5 épisodes, le temps de me faire une opinion. C’est marrant au début, mais ça devient rapidement répétitif (surtout qu’on passe de 12 à 40 épisodes par saison, je n’en pouvais plus d’avance). Franchement, je suis plus triste qu’autre chose pour les gamines. Entre la fictive Polina et Maddie, je choisis Polina, qui en bave des ronds de chapeau aussi, mais, au moins, elle n’a pas sa mère sur le dos pour lui dire que c’est elle qui paye alors elle a intérêt à se bouger les fesses (et arrête de pleurer en public !). Je ne me fais pas de souci pour Maddie cela dit, sa mère lui a bien bourré le crâne. Et le mieux qui pourrait lui arriver pour sa future carrière serait de virer sa mère !

Quant à moi :

P.-S. : Non, je n’ai pas l’intention de regarder Toddlers & Tiaras. Faut pas déconner !

22 juin 2014

Variations autour d’une couverture 103

Bloodlines de Lewis Alemans vs Blurred Realities d’Amber LaShell vs Cardinal Desires de Linda Nightingale vs Dante’s Awakening de Devon Marshall vs Deadly Beauty (2 versions) de M.K. Elliott vs One Bite de M.K. Elliott vs First Bite de Lorelei Knox vs Hearts on Fire d’Alicia Montgomery vs Hemhjälp sökes de Magnus Nordin vs Killer Intentions de Christie Silvers vs La Vampire de Paul Féval Père vs Lilith d’Olga Rudnicka vs My Best Friend is a Vampire and He Wants to Claim Me de Brittany Leigh vs No Rest for the Wicked de Rebecca Knight vs Resurrected de Morgan Rice vs Revenant in Training de RaShelle Workman vs Scarlett de Margot Bloom vs Sweeter than Wine de L. Neil Smith vs The Canterbury Coven de S.E. Gordon vs The Orcus Games: Mistress V de Louise Herman vs Victims de Kristine Kathryn Rusch vs un flyer pour Halloween + Stock

bloodlines2 blurredrealities CardinalDesires dantesawakening deadlybeauty2 deadlybeauty onebite firstbite heartsonfire hemhjalp-sokes killerintentions lavampire lilith mybestfriendisavampire norestforthewicked resurrected Revenantintraining Scarlett SweeterThanWine thecanterburylover theorchusgame Victims Flyer_Halloween stock-photo-sexy-redhead-young-woman-26044177