8 avril 2016

Articles conseillés du 08-04-2016

Ça va être dur pour les chroniqueurs de retrouver de la crédibilité quand l’émission s’arrêtera

Même sans le montage, c’était tellement visible que le film en devenait extrêmement prévisible.

Ça manque de promo pour les éponges à récurer et la lessive je trouve quand même.

Bien entendu, une œuvre de fiction peut troubler un mineur et il faut le protéger. Mais pas seulement du sexe ! Également et surtout de la violence. Et nous nous demandons pourquoi le sexe est systématiquement attaqué. Pourquoi le sexe dérange-t-il plus que la violence ? C’est très attristant.

Parce qu’il faut diaboliser le sexe, parce que le sexe c’est le mal et la femme est une démone qu’il faut voiler ou brûler si elle ne se consacre pas à la procréation et à l’élevage des gosses à qui il faut inculquer qu’une homme ça va avec une femme et qu’il en est ainsi depuis la nuit des temps et pis c’est tout. La réalité, c’est pour les faibles, nous, on croit en Dieu. Et il serait d’ailleurs temps de légiférer sur la longueur réglementaire de la jupe (de la cheville à sous le genou).

Car oui, l’absence d’éducation, les œillères et la frustration sexuelle, ça fait des hommes et des femmes meilleurs… L’obscurantisme, y a que ça de vrai !

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22 mars 2016

Newland de Stéphanie Janicot

newlandPrésentation de l’éditeur

Suite aux mesures drastiques prises durant les siècles précédents, l’Europe devenue Newland vit désormais en paix et en harmonie. Chaque citoyen se voit orienté à quatorze ans vers la filière qui correspond le mieux à ses inclinations. Depuis l’enfance, au vu de ses performances, Marian est assurée d’être dirigée vers un domaine intellectuel. Aussi éprouve-t-elle un véritable choc à ne pas y être admise et un sentiment d’injustice qui va la conduire à transgresser les lois de Newland et en découvrir le fonctionnement, au risque de s’y briser.

Roman d’anticipation autant que roman d’apprentissage, Newland nous plonge au cœur des questionnements les plus brûlants qu’Aldous Huxley, avec Le Meilleur des mondes, avait posés en son temps sur notre devenir et sur les dérives qui aliènent, au nom du bonheur et de l’égalité, la notion même de liberté.

Avis

Le monde dépeint pas Stéphanie Janicot est construit avec une logique certaine, car ce qui a mené à son modèle de civilisation post-transitionnisme n’est autre que la résolution point par point de nos problèmes actuels – ou en passe de le devenir : société à deux vitesses, surpopulation et gestion des ressources, crises énergétique, écologique et politique, montée des extrémismes religieux de tout poil, guerres et insécurité galopante. Au 23e siècle et après deux siècles à rationaliser et à réajuster, voici Newland, la nouvelle Europe.

Ainsi, pour lutter contre les égalités et permettre aux Européens de vivre en harmonie et en paix, il fut décidé de les séparer en trois grandes castes dont chacune aurait une couleur et un rôle précis dans la société, d’instaurer un contrôle drastique de la population, de découper le continent en un nombre défini de cellules contenant un nombre défini d’habitants, de fermer hermétiquement les frontières avec le reste du Monde et de faire chapeauter le tout par une personne invisible de caste et de sexe inconnus qui ne serait pas élue démocratiquement, mais choisie par son prédécesseur.

Ce récit s’inscrit définitivement dans le genre dystopique, ce qui veut bien sûr dire que tout n’est pas pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles. C’est en suivant la jeune Marian que le lecteur va pouvoir se faire son avis sur le fonctionnement de cette société, sur ses points négatifs et ses points positifs (car il y en a).

Marian, jeune fille de 14 ans au début du roman, est particulière à bien des égards, en commençant par son prénom, aussi rare qu’asexué. Particulière aussi car elle est affectée à une famille qui a déjà un enfant du même âge qu’elle ; ce qui n’est normalement pas admis. C’est cette unicité qui sera cultivée et portera l’histoire.

Reprenant donc un des schémas classiques de l’électron libre si cher au genre, le poids du changement repose sur ses épaules, mais ici, il n’y aura pas de révolution pour renverser le système à la manière des romans Young Adult qui cartonnent à l’heure actuelle, il s’agit avant tout d’un récit initiatique, une façon d’appuyer sur l’idée que ce n’est pas ce qui semble nous prédestiner à une place dans la société qui doit nous empêcher d’être libre de faire autre chose, même quand cette liberté semble bien réduite, de dire aussi que ce sont les obstacles et les contrariétés de la vie qui nous façonnent. Rien de plus, rien de moins.

Il est utile de prendre un peu de recul à la fin pour comprendre que l’auteur n’a pas juste mené son héroïne au but de sa quête initiale, celle qui la motive depuis son enfance, elle en a profité pour la construire très intelligemment, y compris dans sa fibre la plus féministe, lui faire vivre des moments forts qui font que son avenir ne pourra pas être prédit avec certitude par le lecteur après le point final. Une fin qui est d’ailleurs délibérément ouverte, et ce qui pourrait paraître un peu vain, ou appelant une suite, devrait surtout forcer le lecteur à se demander où l’auteur voulait en venir avec le personnage de Marian.

L’intrigue en elle-même reste cependant trop prévisible, la faute sans doute à des pièces de puzzle dispersées de manière beaucoup trop évidente. Une grande partie des révélations à venir sont reconstituables avant la moitié du livre. Ce qui sauve heureusement Newland, c’est une écriture très efficace, prenante, et une belle sensibilité aussi qui est parfaitement véhiculée par les mots, entre désir de liberté, goût amer de l’injustice et amour débordant.

Newland est un livre qui ne révolutionne pas le genre, mais qui reste plaisant à lire et, surtout, dépeint et construit une très belle héroïne.

Note : Cet avis a été initialement publié sur Onirik.net

24 février 2016

Articles conseillés du 24-02-2016

Et on ose encore dire que les requins les plus dangereux sont dans l’eau…
Le plus beau, c’est que depuis septembre (l’article date), il y a maintenant rapprochement entre Canal + et BeIn Sports, un autre fort joli tour de passe passe spéculatif.

C’est triste de constater que certaines choses n’ont pas changé depuis… et que d’autres ont même reculées entre temps…

Je pense que la question se posait en effet !

Un article très complet sur le sujet. À enrichir avec celui-là

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18 février 2016

Articles conseillés du 18-02-2016

Enfin, ce défi stupide laisse sciemment de côté une autre catégorie de la population: les pères, qui ne sont visiblement pas invités à célébrer la paternité de conserve avec ces dames. Une mise à l’écart qui n’a malheureusement rien d’inédit dans la mesure où la glorification de la figure de la mère sacrificielle se fait régulièrement au détriment des pères.

Ce qui n’aide donc pas à instaurer un peu d’égalité dans les foyers et dans l’inconscient collectif quand il en vient aux enfants.

Finalement, pas de grande différence entre un Hanouna et un blogauteur. Quand le petit ego est blessé, il envoie sa horde de fans pour défendre son honneur et ça démontre bien toute la maturité du personnage.

Ça veut quand même dire que tous ceux qui utilisent les dicos de Word ou OpenOffice (ou autres) n’ont jamais su pourquoi il y en avait deux pour le français. Maintenant, il faudrait aussi faire un sondage express pour savoir comment les gens écrivent événement afin de se rendre mieux compte du taux de pénétration de cette réforme que tout le monde renie aujourd’hui.

Je ne sais pas qui lui a écrit son texte, mais ça fait très bien le tour de la question. Après, en matière d’éducation, il faudra que les actes suivent vraiment les belles intentions.

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12 février 2016

Articles conseillés du 12-02-2016

Qui a besoin d’hommes quand il y a les yaourts ?!

You’ve probably never thought of brain implants and yoga together before, but after this, you’ll never be able to unsee it.

Ça fait pourtant quelques années que je lis des bouquins de SF qui y ont pensé. C’est aussi le thème principal de la série Nexus de Ramez Naam, qui apporte beaucoup plus de nuances sur la question.

C’est pas faux

C’est magique. Pas de causes, pas de conséquences. Pas d’actions, pas de réactions.

Comme le relevait l’an dernier l’économiste Alexandre Delaigue, avec ce mode de calcul « la personne la plus pauvre du monde n’est pas un Africain affamé : c’est Jérôme Kerviel ».

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