23 août 2014

La Vénus à la fourrure de Leopold von Sacher-Masoch

18813718Quatrième de couverture
Il vénérait une Vénus de jardin, sage idole de pierre : Wanda von Dunajew va lui donner le goût des femmes de chair.
De la déesse de l’amour, Wanda possède la rousse splendeur, le caractère, la frivolité. Mais Séverin, gentilhomme des Carpates, a d’autres rêves encore. Plus que son amant, il désire être son esclave. Humiliation, violence, tortures de la jalousie : extase… D’un trait de plume sur un contrat, tous les abaissements lui sont promis. Jusqu’au tout dernier…
Ce chef-d’oeuvre de Sacher-Masoch – dont le nom a donné naissance au terme « masochisme » – a inspiré le dernier grand film de Roman Polanski, La Vénus à la fourrure.

Avis/analyse personnelle
L’élément déclencheur de cette lecture a véritablement été le film de Polanski que j’ai adoré, et ce malgré ma méconnaissance évidente de l’œuvre d’origine. Ce manque à ma culture est maintenant réparé.

Contrairement à ce que sa réputation pourrait laisser croire, ce livre n’est pas vraiment à ranger dans le rayon érotisme furieux. Certes sulfureux par le propos, il n’est guère propice à l’excitation recherchée par les amateurs de 50 nuances et autres productions porno-cochonnes à la mode actuellement. Il s’agit de littérature romantique teutonne, et pas des moindres, puisque l’auteur aura donné, grâce à cette oeuvre en particulier, son nom à la moitié des pratiques SM. On remerciera Sade pour l’autre moitié au passage.

Contrairement (encore) à ce que j’ai lu ça et là, j’ai eu du mal à trouver en quoi ce livre était misogyne et/ou été un reflet de la misogynie de l’auteur. J’ai beau avoir ouvert l’œil pendant ma lecture, rien ne m’a fait bondir de ma chaise. J’ai même trouvé que les choses étaient très claire dès le départ, puisque Wanda ne se cache pas d’être libertine et elle le vit plutôt bien.

- Mais, voulez-vous dire, qui se dresse contre les institutions sociales sera expulsé, stigmatisé, lapidé. Soit. Je m’y risque. Mes principes sont résolument païens, je veux vivre ma vie. Je me passe de votre respect hypocrite, je préfère être heureuse. Les inventeurs du mariage chrétien ont bien fait d’inventer en même temps l’immortalité. Pourtant, je ne pense pas vivre éternellement et lorsque je rendrai mon dernier soupir ici-bas, que tout sera fini pour moi, Wanda von Dunajew, que m’importe que mon esprit pur rejoigne le chœur des anges ou que de ma poussière naisse un être nouveau ? Puisque je ne vivrai pas telle que je suis, pour quelles raisons devrais-je renoncer à quoi que ce soit ? Appartenir à un homme que je n’aime pas, seulement parce qu’un jour je l’ai aimé ? Non, je ne renonce à rien, j’aime celui qui me plaît et je rends heureux celui qui m’aime. Est-ce odieux ? Non, c’est bien plus beau que de me réjouir cruellement des supplices que suscitent mes charmes et de m’éloigner du pauvre diable qui se consume pour moi, en feignant la vertu. Je suis jeune, riche et belle, et ainsi, telle que je suis, je vis sereinement pour le plaisir et la jouissance.

Elle ne fait pas miroiter à Séverin un avenir rose bonbon avec enfants à la clé, tout au plus une osmose amoureuse et intellectuelle temporaire destinée à s’étioler au fil des mois. Là où la relation n’est pas équilibrée, c’est que lui n’en tient pas compte ; au contraire, le fait que cette femme soit si libre stimule chez lui le besoin de s’attacher à elle et de la retenir par le biais d’un contrat et il met tout en œuvre pour la convaincre que ce rôle de dominatrice ne le plongera que d’autant plus dans l’adoration absolue de sa personne. Dans la tête de Séverin, c’est, après tout, ce que toute femme réclame de par sa nature. À force d’insistance, elle finit par accepter par curiosité, par jeu et par amour, mais il est assez évident qu’elle n’a pas le sadisme dans le sang.

Vous avez une manière bien à vous d’échauffer l’imagination, d’exciter les nerfs et d’accélérer le pouls de qui vous écoute. En vérité, vous êtes un homme à corrompre une femme, entièrement.

Elle a parfois du mal à doser les mauvais traitements qu’elle inflige et à construire la relation sur la base de ce lien maîtresse/esclave. Le désir de souffrances physiques et psychologiques de Séverin (le masochisme donc), malgré son énonciation très claire elle-aussi, finit par ne plus être pleinement satisfaisante de son point de vue. Tout comme il était couru d’avance que la lassitude la gagnerait et qu’à partir du moment où elle ne l’aimerait plus, ses actes de sadismes deviendraient erratiques et sans respect des attentes de son esclave. Il essaye alors en vain de capter son attention en allant dans la surenchère de son asservissement, jusqu’à ce qu’il n’en puisse plus et qu’il sorte enfin de sa transe masochiste. C’est à ce moment-là qu’il en vient à dire :

J’ai été un âne et j’ai fait de moi l’esclave d’une femme comprends-tu ? D’où la morale de l’histoire : qui se laisse fouetter mérite d’être fouetté… Mais, comme tu vois j’ai bien supporté les coups, le brouillard rose suprasensuel de mon imagination s’est dissipé et personne ne pourra plus me faire prendre les guenons sacrées de Bénares ou le coq de Platon pour l’image de Dieu.

Un auto-flagellation finale puisqu’il reconnaît lui-même qu’il n’a eu que ce qu’il avait réclamé. Ce qu’il digère peut-être mal, c’est l’échec de la relation, que le lecteur devinait vouée à l’échec depuis le début. Mais il ne condamne pas la femme, il se frappe lui-même le front.

À noter que je fais partie de ceux qui estiment que la phrase suivante – un simple constat – dénote plus du féminisme que de la misogynie :

C’est que la nature de la femme et le rôle que l’homme lui donne actuellement font d’elle son ennemie : elle ne peut être que son esclave ou son tyran, mais jamais sa compagne. C’est seulement lorsqu’elle lui sera égale en droits, quand elle le vaudra par l’éducation et le travail, qu’elle pourra le devenir. Être le marteau ou l’enclume, nous n’avons pas d’autre choix aujourd’hui.

Pas mal dit pour un livre datant de 1870.

17 août 2014

En moins bien d’Arnaud Le Guilcher

enmoinsbienQuatrième de couverture
Il n’aurait jamais pensé que son voyage de noces pouvait être pire…
« Cet auteur déjanté foisonne d’expressions très imagées au service d’une écriture vive. »
Sébastien Chabal
« On tourne les pages avec la simple envie de ricaner et de jubiler, de suivre ce loser splendide. »
Frédéric Beigbeder
« C’est drôle, tendrement féroce et courageux. »
Mathias Malzieu
« Si Ionesco et Desproges avaient eu un fils ensemble, il l’aurait appelé Arnaud Le Guilcher ! »
Gérard Collard

Avis
Ce livre m’a été recommandé par une connaissance et ce qui m’a vraiment décidée à le lire, c’est cette allusion à Ionesco et Desproges sur la quatrième de couverture. J’ai beaucoup lu l’un et l’autre à une époque, vu quelques pièces du premier, beaucoup regardé les spectacles du second. La rencontre supposée des deux aurait dû me séduire. Raté. Certes, l’histoire est un peu barrée sur les bords et accumule un certain nombre de situations ubuesques, mais elle se tient plutôt bien au final. L’évolution du personnage principal est même d’autant plus plaisante à suivre qu’elle le mène bien d’un point A à un point B. Il ne s’agit donc pas d’une tranche de vie sans queue ni tête d’un loser sans avenir. Au contraire et c’est sans doute ce qui sauve le livre d’ailleurs, car l’humour n’a malheureusement pas fait mouche avec moi. Pas de grands éclats de rire, pas vraiment de sourires non plus. Le flop. Le style est à cheval entre « l’auteur en fait un poil trop et ça se voit » et le « ça, par contre, c’est joliment dit », mais globalement « ça ne casse pas trois pattes à un canard non plus ». Finalement, ce qu’il restera de ma lecture, c’est une forme de tendresse pour une communauté reconstituée de bric et de broc et des personnages assez attachants. Mais la fin ne donne pas vraiment envie de se jeter sur la suite.

Du coup, je l’ai recommandé et prêté dans la foulée à un ami à qui il devrait plus plaire qu’à moi. Un livre idéal pour un book crossing ?


On a commencé à se caresser tous les trois sur la terrasse, l’air chaud nous enveloppait, c’était chouette. Moins de dix-huit secondes après avoir poussé la porte de la chambre, nos corps se mélangeaient dans la pénombre. Elle s’est offerte à nous séparément, puis ensemble. Après avoir joué un concerto pour deux flûtes, on a fait l’avion, le tourniquet hindoustani, la grenouille à deux têtes, le cactus en fleur, une fois puis deux, puis trois, et quand le jour s’est levé, elle dormait entre nous, mon visage entre ses seins. Pas une seule seconde on s’est dit qu’on était tombés sur une salope. Elle faisait plutôt songer à un ange dépravé pour qui le cul n’est pas sale. (p164)

16 août 2014

Daisy, lycéennes à Fukushima de Reiko Momochi

daisy-01Avis également publié le 16 août 2014 sur CinémAsie.com avec la note de 4,25/5
Présentation de l’éditeur
Depuis le terrible tsunami qui a frappé Fukushima, Fumi n’ose plus sortir de chez elle. Trop inquiète pour sa santé, à cause des éventuelles radiations émises par la centrale. Pourtant, en dernière année de lycée, il faudra bien qu’elle se décide à retourner en cours. Mais est-il seulement possible de recommencer à vivre et de faire comme si de rien n’était, quand même une simple pluie représente la menace d’une contamination radioactive ? Heureusement, elle pourra compter sur Moé, Ayaka et Mayu, ses trois meilleures amies. Ensemble, elles comptent bien profiter de la vie, et surtout sortir toutes diplômées du lycée ! Elles décident alors de créer un groupe de musique, Daisy, pour se redonner du courage. Mais très vite, la réalité les rattrape et…

Avis
Tout est dans le titre ou presque : Daisy, lycéennes à Fukushima… après le 11 mars 2011, date du séisme qui fut suivi par un tsunami destructeur et l’accident nucléaire que l’on connaît. Le Japon et le monde entier se retrouvent en état de choc face à la catastrophe, la question du nucléaire est à nouveau soulevée un peu partout. Puis le temps passe et, aujourd’hui, même le Japon est sur le point de relancer quelques réacteurs.

La ville de Fukushima se situe à environ 60 kilomètres de la centrale, c’est là qu’habitent les héroïnes de Daisy. Il s’agit d’une zone qui n’a pas été évacuée en urgences malgré les vents qui ont porté la radioactivité dans sa direction, et malgré la demande pressante des habitants. Alors qu’il est impossible de rester dans certains parcs plus d’une heure, que les enfants sont gardés à l’abri des maisons, que la pluie est crainte parce qu’elle rabat la radioactivité au sol et qu’il faut sans arrêt racler la terre pour la mettre dans des sacs dont on ne sait quoi faire, comment ne pas avoir envie de fuir loin de là ? Faute de pouvoir quitter la ville, il leur a donc fallu s’adapter. Ce manga en deux tomes s’appuie sur des témoignages bien réels recueillis à Fukushima et les quatre lycéennes vont alors servir de vecteurs, de fils conducteurs et de témoins de l’après-Fukushima. Ou comment, au moment du choix crucial de l’orientation à la fin du lycée qui est synonyme de futur, elles vont se retrouver à remettre leur avenir en perspective et se demander ce que signifie être une habitante de Fukushima ? À leurs yeux, aux yeux de leurs concitoyens et aux yeux du reste du Japon.

Toute l’angoisse des habitants de la ville transpire à travers de simples questions : partir ou rester ? Pour quelles raisons ? Et à quoi bon ? Est-on vraiment en sécurité à Fukushima ? Le riz est-il comestible ? Et le lait ? Peut-on croire les autorités et le gouvernement qui se veulent rassurants ou s’agit-il d’un mensonge de plus qui contredit la réalité sur le terrain ? Autant de questions sans réelles réponses qui, aujourd’hui encore, hantent les esprits. la vérité, c’est sans doute que nous ne saurons pas avant des années, quand les cancers de la thyroïde auront vu leur nombre exploser, que l’on pourra dénombrer les morts de ceux qui ont tout perdu, y compris l’espoir.

De la lecture de Daisy, il ressort un sentiment mitigé. Aucun rapport avec la qualité de l’histoire ou du dessin – au contraire, il faut lire ce manga -, mais parce qu’il en émane un message tellement positif, tellement empli d’espoir, qui donne envie de se battre pour ce pour quoi on croit, que la chute ne pourra qu’être plus rude et amère lorsqu’elle aura lieu.

14 août 2014

Variations autour d’une couverture 89

Initialement posté le 17 septembre 2013.

MAJ du 5 juillet 2014 : ajout de Ember de Priscilla West, An Everlasting Pursuit de Liv Bennett, 5 jours, 4 nuits de Marie Godard, Fesseln der Freiheit de Zoe Held, Mortellement vôtre de Cynthia Eden, Omnibus Sexy Secrets de Mindy Wilde, Sweet Temptations de Lisa Bradley, The Wrong Woman de Brenda J. Brown, The Job de Mindy Wilde, Anything for Love de Kirsten Osbourne.

MAJ du 14 août 2014 : ajout de Carta Bianca de Velo Nero, L’Étoile de l’ombre de Julie Ambre, Hopelessly Broken de Tamryn Ward, Passionate de Sotia Lazu, Rappenschwarz d’Annette Kinnear, Dublin Street de Samantha Young (Ahava B’Rchov Dublin en hébreu), À Luz da Meia-Noite de Sherrilyn Kenyon, Amor Imortal – Doce Sedução de Halice FRS, un numéro de Raw Attraction (NSFW), Behind the Fifty Shades, Broken Lies d’Azure Boone, The Captain’s Promise de Susanne Matthews, EncontradoNos de N.S. Luna, Gefährliche Verlockung 3 de Katelyn Faith, Günahkar Oyunlar de Shayla Black, Iubire de Katie Cotugno, Difference Between Love & Friends de J.L. Cullinane, Nuit de désir / Audacieux rendez-vous de Samantha Hunter et Crystal Green (Merci JM Les-Livres encore une fois), Paranormal Romance box set de Tawny Taylor, The Porn Star de AuBaby, The Right Moves d’Emma Hart, Wacht Op Mij de Jennifer Lynn, When Fangirls Cry de Marian Tee, une pub pour Dora et un joli visuel pour un sextoy

Business and Pleasure de Jinni James vs The Price of Freedom de Jenny Schwartz vs Blood Lust de Carlene Rae Dater vs Young Love de Jimmy & Julia vs Forged by Fire d’Alyssa Day vs Predator de Vonna Harper vs Carta Bianca de Velo Nero vs L’Étoile de l’ombre de Julie Ambre vs Hopelessly Broken de Tamryn Ward vs Passionate de Sotia Lazu vs Rappenschwarz d’Annette Kinnear vs Obchodníci s nádejou de Miroslava Varáčková vs Sweet Vengeance de Cindy Stark vs Romeo & Juliet de HT Night vs Super Bad de Vivi Andrews vs Wynter’s Horizon de Dee C. May vs Trahison de Jacquie Pan vs Secrets de Lorhainne Eckhart vs Need You Now de Taylor M. Lunsford vs Now and Forever Callie’s Story de Jean Joachim vs Amor e Tesão d’Adriana Costalunga vs Billionaire’s Bounty de Adriana Hunter vs Mitternachts Spuren de Linda Mignani vs Ghost Lover de Michelle Fawkes vs Annika d’Alison Blake (version 2) vs A Hunter’s Angel de Cera Dubois vs Amends: A Love Story de Shanda Fisch vs Anjo da Esperança de Lady Graciosa vs La casa di Sveva de Francesca Panzacchi vs Cóctel de seducción/Placer íntimo de Julie Kenner et Donna Kauffmann vs His True Fortune – His Every Whim, Part 4 de Liliana Rhodes vs Darklight de Jill Myles vs De Repente, O Amor de Susan Fox vs Love Unlocked d’Evelyn Adams vs Falling in Danger de Kayle Newell vs The Guardian Gabriel de Laura Browning vs Her Latin Lover de Katheryn Lane vs Irresistible Fear de A. Meredith Walters vs Kusursuz Kimya de Simone Elkeles vs Neapsirik del jos de Lory Foster vs The Snow Bride de Lindsay Townsend vs The Bundle de Tim Smith vs Twin Flames: Soul Memory – Book Two d’Alix Richards vs Circles Interlocked de Victoria Adams vs Making her Mine de C.R. Alvery vs When Love Returns de Vanessa Grant vs Retorno a Paradise de Simone Elkeles vs On Dublin Street de Samantha Young vs 50 Tons de Cinza: A Verdade Proibida (DVD) vs Ember de Priscilla West vs An Everlasting Pursuit de Liv Bennett vs 5 jours, 4 nuits de Marie Godard vs Mortellement vôtre de Cynthia Eden vs Omnibus Sexy Secrets de Mindy Wilde vs Sweet Temptations de Lisa Bradley vs The Wrong Woman de Brenda J. Brown vs The Job de Mindy Wilde vs Anything for Love de Kirsten Osbourne vs Dublin Street de Samantha Young (Ahava B’Rchov Dublin en hébreu) vs À Luz da Meia-Noite de Sherrilyn Kenyon vs Amor Imortal – Doce Sedução de Halice FRS vs un numéro de Raw Attraction (NSFW) vs Behind the Fifty Shades (un DVD en fait, et déjà présent en brésilien plus haut) vs Broken Lies d’Azure Boone vs The Captain’s Promise de Susanne Matthews vs EncontradoNos de N.S. Luna vs Gefährliche Verlockung 3 de Katelyn Faith vs Günahkar Oyunlar de Shayla Black vs Iubire de Katie Cotugno vs Difference Between Love & Friends de J.L. Cullinane vs Nuit de désir / Audacieux rendez-vous de Samantha Hunter et Crystal Green vs Paranormal Romance box set de Tawny Taylor vs The Porn Star de AuBaby vs The Right Moves d’Emma Hart vs Wacht Op Mij de Jennifer Lynn vs When Fangirls Cry de Marian Tee vs La Bohème (Opéra) vs un joli pdf plein de références en danois de livres érotiques en toutes les langues vs une pub pour un bijoutier italien vs du beurre made in Japan pour un remake réussi du Dernier Tango à Tokyo vs une pub pour Dora vs un joli visuel pour un sextoy + Stock

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