18 février 2016

Articles conseillés du 18-02-2016


Enfin, ce défi stupide laisse sciemment de côté une autre catégorie de la population: les pères, qui ne sont visiblement pas invités à célébrer la paternité de conserve avec ces dames. Une mise à l’écart qui n’a malheureusement rien d’inédit dans la mesure où la glorification de la figure de la mère sacrificielle se fait régulièrement au détriment des pères.

Ce qui n’aide donc pas à instaurer un peu d’égalité dans les foyers et dans l’inconscient collectif quand il en vient aux enfants.

Finalement, pas de grande différence entre un Hanouna et un blogauteur. Quand le petit ego est blessé, il envoie sa horde de fans pour défendre son honneur et ça démontre bien toute la maturité du personnage.

Ça veut quand même dire que tous ceux qui utilisent les dicos de Word ou OpenOffice (ou autres) n’ont jamais su pourquoi il y en avait deux pour le français. Maintenant, il faudrait aussi faire un sondage express pour savoir comment les gens écrivent événement afin de se rendre mieux compte du taux de pénétration de cette réforme que tout le monde renie aujourd’hui.

Je ne sais pas qui lui a écrit son texte, mais ça fait très bien le tour de la question. Après, en matière d’éducation, il faudra que les actes suivent vraiment les belles intentions.

blogmarks.net

12 février 2016

Articles conseillés du 12-02-2016

Qui a besoin d’hommes quand il y a les yaourts ?!


You’ve probably never thought of brain implants and yoga together before, but after this, you’ll never be able to unsee it.

Ça fait pourtant quelques années que je lis des bouquins de SF qui y ont pensé. C’est aussi le thème principal de la série Nexus de Ramez Naam, qui apporte beaucoup plus de nuances sur la question.

C’est pas faux

C’est magique. Pas de causes, pas de conséquences. Pas d’actions, pas de réactions.


Comme le relevait l’an dernier l’économiste Alexandre Delaigue, avec ce mode de calcul « la personne la plus pauvre du monde n’est pas un Africain affamé : c’est Jérôme Kerviel ».

blogmarks.net

30 janvier 2016

Saturday’s Award Book #27

Ce rendez-vous est initié par le blog Echos de mots et perpétué par Chani et Cassiopée.

Le principe : Chaque semaine, un thème sera donné. Le but est de sélectionner, parmi les livres que l’on a lus, 3 livres selon le thème (les nominés). Puis, parmi ces 3 livres, élire le gagnant (le vainqueur de l’Award en question).

Award du :

Livre que vous avez mis le plus longtemps à lire, c’est pas qu’il était mauvais hein, mais, euh, bon, après plusieurs semaines c’était presque un challenge d’en venir à bout.


Ceux qui me viennent à l’esprit sont des livres qui sont toujours en attente d’être finis et ce n’est pas qu’ils sont mauvais mais bon… Michel, si tu m’entends…

Sont nominés :
a storm of swords
A Storm of Swords de George R.R. Martin. Le meilleur tome. Mais tellement dense, tellement éprouvant que j’ai fait une pause de quelques semaines au milieu pour reprendre mon souffle.
autempsdesbotchan01
Au temps de Botchan de Jiro Taniguchi et Natsuo Sekikawa. L’ère Meiji, c’est un sujet pointu, très pointu.
ghost-in-the-shell-1-glenat
Ghost in the Shell de Masamune Shirow. Parce qu’il faut prendre son élan pour lire toutes les notes de bas de page, de tour de case, etc. C’est bavard autour et ça n’aide pas à avancer dedans. Pourtant, c’est un sacrément bon manga.

And the winner is…
autempsdesbotchan01
Au temps de Botchan de Jiro Taniguchi et Natsuo Sekikawa. C’est quand même celui pour lequel le plaisir de lecture n’était pas au rendez-vous au moment où j’ai tenté de le lire.

 

25 janvier 2016

Love 3D de Gaspar Noé

love_poster Synopsis : Un 1er janvier au matin, le téléphone sonne. Murphy, 25 ans, se réveille entouré de sa jeune femme et de son enfant de deux ans. Il écoute son répondeur. Sur le message, la mère d’Electra lui demande, très inquiète, s’il n’a pas eu de nouvelle de sa fille disparue depuis longtemps. Elle craint qu’il lui soit arrivé un accident grave.
Au cours d’une longue journée pluvieuse, Murphy va se retrouver seul dans son appartement à se remémorer sa plus grande histoire d’amour, deux ans avec Electra. Une passion contenant toutes sortes de promesses, de jeux, d’excès et d’erreurs…

Avis :
Encore un film dont l’aura sulfureuse et le buzz cannois donnent une bien mauvaise idée a priori. Un peu comme Drive de Refn était vendu par sa bande-annonce comme un film d’action façon Transporteur, Love ne peut pas vraiment se résumer à ses scènes crues filmées en 3D, et encore moins à un porno. Comme son titre l’indique, il s’agit bien d’une histoire d’amour avant tout, qui s’inscrit plus dans la directe lignée d’un Intimité de Chéreau ou d’un 9 Songs de Winterbottom. Étrangement, public comme presse semblent majoritairement déçus. Pas assez de sang, de sperme et de larmes sans doute…

Une anecdote de tournage dit que le script de Love ne fait que sept pages. Ce qui est fort possible. Le synopsis plus haut résume bien toute l’intrigue en tout cas. Rien de bien original donc, à part peut-être le montage antéchronologique qui permet de déconstruire l’histoire d’amour de la rupture brutale jusqu’au moment de la rencontre aux Buttes-Chaumont, en passant par tous les faux-pas, moments passionnels/fusionnels et les balbutiements. Le film est loin d’être un puzzle compliqué à reconstituer et ne présente donc pas forcément beaucoup d’intérêt de ce point de vue-là. Sans parler qu’émotionnellement, la sauce ne prend jamais vraiment. À part peut-être un sentiment de dégoût face au gâchis de cette relation classique mais néanmoins jolie. Au moins, la couleur est annoncée dès le début : ça finit mal.

Ce qui vaut le détour par-dessus tout, c’est la forme du film, pour peu que l’on s’intéresse à l’aspect technique. Car la vraie bonne idée est d’avoir réalisé Love en 3D, et, comme pour Avatar, il gagne à être vu en 3D (sans ça, vraiment, passez votre chemin). Noé a su jouer avec l’outil, la profondeur de champ et les lignes de fuite. La caméra ne se permet pas de grands mouvements brusques, elle se pose et filme. L’action est nette au premier plan et au centre. Les acteurs se déplacent, dansent, avancent et reculent ; dans une pièce, le chambranle de la porte devient même un second cadre très présent dans l’image. Et ce jeu avec les possibilités offertes par la 3D sert complètement le film, son rythme et la sensation d’immersion dans les scènes, ce qui réussit à rendre l’intimité du couple plus palpable. Ce n’est pas forcément dans les scènes de sexe que l’effet est le plus saisissant d’ailleurs, même si le trio avec une autre femme fonctionne particulièrement bien. Et bien sûr, Noé n’a pas pu résister à l’irrésistible : l’éjaculation face caméra en gros plan qui, elle aussi, déborde du cadre (ce qui change des bonbons qu’ils volent au ras du nez, c’est sûr) et a fait couler pas mal d’encre à elle toute seule. Ça paraît de bonne guerre.

Il peut être aussi ludique de trouver les éléments de mise en abyme glissés un peu partout dans le film, avec notamment la remarque du personnage principal, réalisateur en herbe, qui se fait l’écho de l’intention de Noé avec ce film :

Do you know what my biggest dream in life is? My biggest dream is to make a movie that truly depicts sentimental sexuality. / Je veux réaliser un film qui montre enfin que la sexualité peut être aussi sentimentale.

Voilà, tout est là. Peut-être que le jour où la critique arrêtera de jouer la carte de la fausse pudeur, le regard sur le sexe et l’intimité filmés commencera à changer dans le cinéma et la société, car il n’y a rien de bien choquant dans la plupart des scènes de sexe du film. C’est juste l’histoire d’un couple dont la femme ne garde pas son soutien-gorge quand elle fait l’amour et ne part pas avec le drap pour aller aux toilettes, laissant l’homme nu avec les coussins. Ah, et elle a des poils pubiens aussi… Outrage visuel ultime. Et puis, puisqu’il semble nécessaire de le rappeler aux bien-pensants, il n’y a aucune obligation à voir le film et ce qui se passe dans celui-ci est autrement plus sain que ce que pourrait découvrir un jeune de 16 ans par lui-même sur Internet et qui ne sera certainement pas encadré par un regard d’adulte. Sans parler que ce qu’essaye de faire ce jeune couple, c’est fonder une famille et avoir des enfants… un processus qui inclut aussi du sperme, du sang et des larmes.

I want to make movies out of blood, sperm and tears. This is like the essence of life. I think movies should contain that, perhaps should be made of that.

23 janvier 2016

Saturday’s Award Book #26

Ce rendez-vous est initié par le blog Echos de mots et perpétué par Chani et Cassiopée.

Le principe : Chaque semaine, un thème sera donné. Le but est de sélectionner, parmi les livres que l’on a lus, 3 livres selon le thème (les nominés). Puis, parmi ces 3 livres, élire le gagnant (le vainqueur de l’Award en question).

Award du :

Livre qui vous a tenu éveillé toute la nuit pour connaître la fin et qui vous a valu une tête de panda fatigué le lendemain, mais osef, vous étiez sur votre petit nuage.


Sont nominés :
Memnoch-le-demon
Memnoch le démon d’Anne Rice. Au moment de sa sortie, ce livre m’avait vraiment fichu une claque. Sans doute à cause de l’écriture, sans doute à cause de l’aventure à travers le temps de Lestat dans ce tome.
Harry_Potter_and_the_Deathly_Hallows
Harry Potter and the Deathly Hallows de J.K. Rowling. Forcément, c’était le dernier.
american-psycho-151094
American Psycho de Bret Easton Ellis. Parce que ça a été une lecture pénible à cause des histoires de crèmes de jour, de la discographie de Phil Collins et des cartes de visite, et qu’à un moment, j’ai mis le turbo juste pour en finir. Bon, pour le nuage, ça n’était pas ça non plus, mais je crois qu’il y avait quand même la satisfaction d’en avoir fini. Le film est bien plus digeste et fun.

And the winner is…
Harry_Potter_and_the_Deathly_Hallows
Harry Potter and the Deathly Hallows