3 octobre 2014

Le Boucher d’Olivier Gay

boucher Présentation de l’éditeur : Qui est donc cette mystérieuse Deria, belle et talentueuse, flamboyante et arrogante, qui vient déranger Mahlin durant sa garde pour demander à voir l’Empereur ? Qui est son père, pour qu’elle soit aussitôt accueillie, bien traitée, intégrée à la cour ? La question se pose de manière plus brutale lorsqu’on la retrouve assassinée. Et Mahlin, accompagné de Shani la jeune servante, se retrouve au cœur d’une conspiration qui menace d’entraîner l’Empire tout entier dans la tourmente. Car le père de Deria n’entend pas laisser le crime impuni. Vingt ans après avoir gravé sa légende en lettres de sang, le Boucher reprend du service.

Avis
Au départ était une présentation par l’auteur dans l’émission Rêves et Cris sur NoLife. Il s’est montré tellement convaincant que j’ai tout de suite noté la référence dans un coin pour me procurer le livre à l’occasion et en occasion. Il s’est écoulé presque deux ans avant la lecture effective de l’ouvrage.

Je partais assez confiante : il y allait avoir du sang, des tripes, des combats à l’épée, de la fantasy qui en jette, de l’aventure que diable ! J’ai assez vite déchanté. Tout d’abord parce que le style m’a fait douter d’un bout à l’autre sur l’âge du public visé. Je n’aurais sincèrement aucun mal à le conseiller à un adolescent ; en matière de violence, j’ai lu bien pire ailleurs, et ce n’est pas la lecture accompagnée d’une musique dramatique faite durant l’émission susmentionnée qui me fera changer d’avis. Le Boucher a été vendu pour quelque chose qu’il n’est pas. L’histoire manque un peu trop d’ambition, le boucher du titre aurait mérité d’être plus noir, plus effrayant, moins fichtrement sympathique, et les sources d’inspiration moins visibles aussi pour éviter le côté prévisible de l’intrigue. Seuls les jeunes héros tiennent la route, surtout Shani. Il s’agit en partie d’un récit initiatique, et, en effet, ils progressent tous les deux de manière logique et continue. C’est sans doute le seul aspect qui pourrait me donner envie de lire la suite (mais ce n’est vraiment pas à l’ordre du jour).

Ensuite – et là, il s’agit du gros point noir -, parce qu’aucun correcteur professionnel n’est intervenu sur le livre et que c’est tout simplement pénible. J’ai fini par sortir le crayon à papier et mettre une petite croix dans la marge chaque fois que je rencontrais une faute, une coquille, une répétition, un problème. Parfois, il y en a plusieurs par page. À ce point-là, c’est du sabotage et c’est désolant parce que l’auteur se retrouve pénalisé par ce manque de professionnalisme de la part de son éditeur.

Encensé pour Les Talons hauts rapprochent les filles du ciel (qui continue à me faire de l’œil malgré tout), Olivier Gay donne ici l’impression de ne pas encore être arrivé à maturité en terme d’écriture, et le laxisme du travail éditorial sur ce livre n’aide certainement pas. C’est franchement dommage, mais pas totalement décourageant. Peut-être que les policiers lui vont mieux au teint après tout.

21 septembre 2014

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9 septembre 2014

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Les hommes qui marchaient à l’amble…


Jusqu’au XVIIIe siècle environ, les enfants ne sont pas considérés comme de petits êtres adorables et intéressants.

Je suis bien d’accord !

Voilà qui est prometteur

Voilà un film qui doit faire peur


C’est bien dosé. Mais ça finit surtout par produire un effet, puisque vous tracez de nombreux parallèles entre l’Occident contemporain et l’Empire romain : attachement à la laïcité, manque d’idéaux collectifs, recherche de méthodes de développement personnel… Cela signifie-t-il que notre Occident est mûr pour accueillir un nouveau saint Paul? ou un Lénine? Vous dites qu’il existe peut-être, quelque part, un inconnu qui va tout transformer.

J’en suis convaincu. Je n’ai aucune idée des formes que ça peut revêtir, je pense que ça ne peut pas prendre des formes existant déjà, et je marche sur des œufs parce que je manque de culture scientifique. Mais j’ai le sentiment, que je crois assez répandu, qu’on est au seuil de changements majeurs. Pas seulement de civilisation, mais de l’idée qu’on se fait de l’être humain. Je crois qu’on est engagé dans un processus de mutation.

Celui qui écrit de façon géniale là-dessus, c’est Houellebecq. Au fond il ne parle que de ça: l’avènement d’un homme différent, avec le clonage, l’informatisation de toutes les fonctions, l’allongement de la vie jusqu’à une quasi-éternité.

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