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	<title>Avis en 24 images/s &#8211; La Bouilloire Magique</title>
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		<title>City of Darkness réalisé par Soi Cheang</title>
		<link>https://www.bouilloiremagique.net/2024/10/city-of-darkness-realise-par-soi-cheang/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Tanuki]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 05 Oct 2024 16:19:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Avis en 24 images/s]]></category>
		<category><![CDATA[City of Darkness]]></category>
		<category><![CDATA[Soi Cheang]]></category>
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					<description><![CDATA[<a href="https://www.bouilloiremagique.net/wp-content/uploads/2024/10/cityofdarkness.jpg"><img src="https://www.bouilloiremagique.net/wp-content/uploads/2024/10/cityofdarkness-221x300.jpg" alt="" width="100" class="alignleft size-medium wp-image-14401" /></a><strong>Synopsis : </strong>Dans les années 80, le seul endroit de Hong Kong où la Loi Britannique ne s’appliquait pas était la redoutable Citadelle de Kowloon, une enclave livrée aux gangs et trafics en tous genres.

Fuyant le puissant boss des Triades Mr. Big, le migrant clandestin Chan Lok-kwun se réfugie à Kowloon où il est pris sous la protection de Cyclone, chef de la Citadelle. Avec les autres proscrits de son clan, ils devront faire face à l'invasion du gang de Mr. Big et protéger le refuge qu'est devenue pour eux la cité fortifiée.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://www.bouilloiremagique.net/wp-content/uploads/2024/10/cityofdarkness.jpg"><img fetchpriority="high" decoding="async" src="https://www.bouilloiremagique.net/wp-content/uploads/2024/10/cityofdarkness-221x300.jpg" alt="" width="221" height="300" class="alignleft size-medium wp-image-14401" srcset="https://www.bouilloiremagique.net/wp-content/uploads/2024/10/cityofdarkness-221x300.jpg 221w, https://www.bouilloiremagique.net/wp-content/uploads/2024/10/cityofdarkness-400x544.jpg 400w, https://www.bouilloiremagique.net/wp-content/uploads/2024/10/cityofdarkness.jpg 588w" sizes="(max-width: 221px) 100vw, 221px" /></a><strong>Synopsis : </strong>Dans les années 80, le seul endroit de Hong Kong où la loi britannique ne s’appliquait pas était la redoutable citadelle de Kowloon, une enclave livrée aux gangs et trafics en tous genres.</p>
<p>Fuyant le puissant boss des triades Mr. Big, le migrant clandestin Chan Lok-kwun se réfugie à Kowloon où il est pris sous la protection de Cyclone, chef de la citadelle. Avec les autres proscrits de son clan, ils devront faire face à l&rsquo;invasion du gang de Mr. Big et protéger le refuge qu&rsquo;est devenue pour eux la cité fortifiée. <em>(Allociné)</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Avis :</strong> Sur un coup de tête, j&rsquo;ai sauté sur l&rsquo;occasion de voir <em>City of Darkness</em> sur grand écran dans mon petit cinéma d&rsquo;art et essai préféré. Ça faisait longtemps que je n&rsquo;avais pas vu un film venu de Hong Kong. Je ne vais pas en faire un avis ultra construit comme pourraient le faire mes camarades cinémasiens. Je n&rsquo;ai pas non plus lu le manhua d&rsquo;Andy Seto et/ou le livre de Yuyi, il n&rsquo;y aura donc pas d&rsquo;analyse comparative. J&rsquo;y suis allée pour le fun, j&rsquo;ai reconnu des noms et des têtes, j&rsquo;étais contente de voir <a href="https://cinemasie.com/fr/fiche/personne/samohung/" rel="noopener" target="_blank">Sammo</a> et j&rsquo;ai passé un bon moment. </p>
<p>Je crois que je n&rsquo;avais jamais vraiment compris ce qu&rsquo;était cette citadelle de Kowloon avant la sortie de ce film. Pourtant, elle a laissé des traces dans le cinéma de HK, mais j&rsquo;étais totalement passée à côté (ou alors, j&rsquo;avais déjà migré vers la section Japon de Cinémasie). Pire, je suis quasi sûre d&rsquo;avoir visité le parc de la citadelle en 2006. Sauf que le lien ne se fait qu&rsquo;aujourd&rsquo;hui.</p>
<p>Quelques mots sur les scènes de baston pour commencer, puisqu&rsquo;il s&rsquo;agit avant tout d&rsquo;un film d&rsquo;action. Je les ai trouvées percutantes, sans être trop douloureuses à regarder. C&rsquo;est câblé, c&rsquo;est bien filmé, les codes du genre sont respectés. Et puis, il y a les vieux de la vieille qui s&rsquo;y collent. Ces gens ne semblent pas connaître les lumbagos, alors qu&rsquo;ils sont bien plus âgés que moi. Je regrette par contre qu&rsquo;il s&rsquo;agisse d&rsquo;une adaptation d&rsquo;un manhua. Ça justifie que l&rsquo;on bascule d&rsquo;un coup dans un autre univers un peu plus cartoonesque et fantastique auquel j&rsquo;adhère moins et qui, à mes yeux, gâche la grosse scène finale. Surtout que je n&rsquo;ai pas du tout été séduite par le méchant ultime, sans trop en dire.  </p>
<p>Cette histoire de jeune migrant qui va se réfugier dans la citadelle pour échapper aux triades fonctionne plutôt bien, même si on aurait pu douter de son originalité sur le papier et qu&rsquo;il y a quelques longueurs. Il faut reconnaître que la reconstitution qui est faite de cette enclave est assez bluffante et lui donne littéralement le statut de personnage principal. Côté humains, je ne connaissais pas Raymond Lam, je le découvre avec ce film, mais je l&rsquo;ai trouvé convaincant, physiquement efficace et très attachant dans le rôle de Chan Lok-kwun. Tous les personnages qui orbitent autour de lui gagnent progressivement en sympathie à son contact et l&rsquo;ensemble finit par former une petite famille un peu particulière mais très bienveillante. Je ne m&rsquo;attarde pas sur les personnages féminins, ils sont inconsistants au possible. En suivant le héros dans les ruelles sombres, on apprend à aimer la vie dans la citadelle, même si, perso, il y a tellement de tôles rouillées que j&rsquo;aurais chopé le tétanos au bout de cinq minutes. La cerise sur le gâteau, c&rsquo;est cette magnifique image de fin sur une chanson de Yoyo Sham qui donne l&rsquo;impression d&rsquo;avoir vécu de bons moments, tout en regardant un monde qui s&rsquo;apprête à changer pour toujours. Le sentiment de nostalgie est saisissant. Il met en lumière ce qui restera après le générique : un film d&rsquo;ambiance plein d&rsquo;humanité, en plus d&rsquo;être un au revoir à une ville qui a perdu de son âme en retombant dans le giron de la Chine Populaire.</p>
<p>À noter que la musique est de Kenji Kawai (merci le générique de fin pour l&rsquo;info). </p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Oppenheimer réalisé par Christopher Nolan</title>
		<link>https://www.bouilloiremagique.net/2023/08/oppenheimer-realise-par-christopher-nolan/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Tanuki]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 07 Aug 2023 19:26:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Avis en 24 images/s]]></category>
		<category><![CDATA[Christopher Nolan]]></category>
		<category><![CDATA[Oppenheimer]]></category>
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					<description><![CDATA[<a href="http://www.bouilloiremagique.net/wp-content/uploads/2023/08/oppenheimer.jpg"><img src="http://www.bouilloiremagique.net/wp-content/uploads/2023/08/oppenheimer-226x300.jpg" alt="Oppenheimer de Christopher Nolan" width="100" class="alignleft size-medium wp-image-12188" /></a> <strong>Synopsis Allociné :</strong> En 1942, convaincus que l’Allemagne nazie est en train de développer une arme nucléaire, les États-Unis initient, dans le plus grand secret, le "Projet Manhattan" destiné à mettre au point la première bombe atomique de l’histoire. Pour piloter ce dispositif, le gouvernement engage J. Robert Oppenheimer, brillant physicien, qui sera bientôt surnommé "le père de la bombe atomique". C’est dans le laboratoire ultra-secret de Los Alamos, au cœur du désert du Nouveau-Mexique, que le scientifique et son équipe mettent au point une arme révolutionnaire dont les conséquences, vertigineuses, continuent de peser sur le monde actuel…]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://www.bouilloiremagique.net/wp-content/uploads/2023/08/oppenheimer.jpg"><img decoding="async" src="https://www.bouilloiremagique.net/wp-content/uploads/2023/08/oppenheimer-226x300.jpg" alt="Oppenheimer de Christopher Nolan" width="226" height="300" class="alignleft size-medium wp-image-12188" srcset="https://www.bouilloiremagique.net/wp-content/uploads/2023/08/oppenheimer-226x300.jpg 226w, https://www.bouilloiremagique.net/wp-content/uploads/2023/08/oppenheimer-600x796.jpg 600w, https://www.bouilloiremagique.net/wp-content/uploads/2023/08/oppenheimer.jpg 736w" sizes="(max-width: 226px) 100vw, 226px" /></a> <strong>Synopsis Allociné :</strong> En 1942, convaincus que l’Allemagne nazie est en train de développer une arme nucléaire, les États-Unis initient, dans le plus grand secret, le « Projet Manhattan » destiné à mettre au point la première bombe atomique de l’histoire. Pour piloter ce dispositif, le gouvernement engage J. Robert Oppenheimer, brillant physicien, qui sera bientôt surnommé « le père de la bombe atomique ». C’est dans le laboratoire ultra-secret de Los Alamos, au cœur du désert du Nouveau-Mexique, que le scientifique et son équipe mettent au point une arme révolutionnaire dont les conséquences, vertigineuses, continuent de peser sur le monde actuel…</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Avis :</strong> Visiblement, Christopher Nolan aime bien faire la hype en été. En août 2020, c&rsquo;était avec <em>Tenet</em>, cette année, c&rsquo;est avec <em>Oppenheimer</em>. Deux salles, deux ambiances. Je vous spoile, j&rsquo;ai largement préféré <em>Tenet</em>.</p>
<p>De Robert Oppenheimer, comme beaucoup, je ne savais rien à part qu&rsquo;il est « le père de la bombe atomique ». Et encore, je vais être honnête, je n&rsquo;avais jamais creusé le sujet. En ça, le film fait plutôt bien son boulot puisque j&rsquo;ai appris plein de choses et que j&rsquo;ai eu envie d&rsquo;aller lire sa fiche Wikipedia en sortant de la salle pour faire un peu le tri entre le vrai et l&#8217;emballage dramaturgique poussé du film. Et puis, même si l&rsquo;artifice utilisé pour raconter l&rsquo;histoire dans le désordre est plus là pour complexifier un montage qui, sinon, aurait été trop plat et linéaire, un peu d&rsquo;organisation dans les faits ne peut pas faire de mal. L&rsquo;histoire se perd assez inutilement entre le génie scientifique d&rsquo;Oppenheimer, ses mises en garde contre une course à l&rsquo;armement mondiale, un complot pour le faire chuter et le discréditer, jusqu&rsquo;à la reconnaissance finale. Encore une fois, c&rsquo;est loin d&rsquo;être inintéressant sur le fond, mais la façon de faire est poussive.</p>
<p>Visuellement, l&rsquo;image est belle et propre, mais peu de scènes marqueront durablement mon esprit. Bien sûr, il y a celle de la puissance destructrice de la bombe (et encore, elle est survendue) et celle du discours qui suit Hiroshima. Rien qui justifie d&rsquo;aller voir le film en IMAX cependant. C&rsquo;est un biopic verbeux, avec peu d&rsquo;action, et l&rsquo;explosion ne dure que quelques minutes. Inutile donc de payer plus cher pour une meilleure expérience car, rappelons-le, ce n&rsquo;est pas un film sur la bombe, c&rsquo;est un film sur son créateur. </p>
<p>Du casting, je vais surtout garder l&rsquo;aura et les yeux bleus perçants de Cillian Murphy, qui devrait, sans surprise, être nominé aux Oscars pour ce rôle. Il n&rsquo;est pas tant question de performance ici, mais surtout d&rsquo;une indéniable présence à l&rsquo;écran et d&rsquo;une ressemblance troublante avec le Oppenheimer original. Robert Downey Jr. est très bien aussi et, bien sûr, une nomination pour un second rôle semble actée. À leurs côtés, c&rsquo;est un déploiement assez incroyable de noms et de têtes connus, avec des choix plus ou moins heureux. Matt Damon est sans doute l&rsquo;erreur de casting principale ; avec sa bonne bouille, difficile d&rsquo;oublier que c&rsquo;est lui. On passe quand même beaucoup de temps à se dire : « ah lui, je l&rsquo;ai vu dans ça » et « lui, c&rsquo;est le frère/fils de&#8230; » Quant à Emily Blunt et Florence Pugh, était-il possible de faire un pire affront à ces actrices ? On sent bien qu&rsquo;elles ont un rôle plus symbolique qu&rsquo;autre chose, mais quel (mauvais) traitement à l&rsquo;écran !</p>
<p>Un mot enfin sur la musique de Ludwig Göransson qui est par moments beaucoup trop présente. On pourra toujours invoquer qu&rsquo;il y a une volonté de noyer auditivement le spectateur pour mieux lui faire apprécier les silences, il n&rsquo;en reste pas moins qu&rsquo;on a vite l&rsquo;impression qu&rsquo;elle ne s&rsquo;arrête jamais et c&rsquo;est fatigant. Pour être en train de l&rsquo;écouter en parallèle de l&rsquo;écriture de cet avis pour avoir un ressenti plus objectif, elle s&rsquo;écoute plutôt bien mais ne restera pas attachée au film. Aucun des morceaux ne m&rsquo;évoque d&rsquo;images. Elle est à mille lieues de la force des thèmes d&rsquo;<em>Inception</em> ou d&rsquo;<em>Interstellar </em>par exemple. N&rsquo;est pas Hans Zimmer qui veut.</p>
<p>Sur une note plus personnelle, dès que j&rsquo;ai vu que certains ressortaient en état de choc de leur séance, je me suis bien demandé ce qu&rsquo;il pouvait se passer dans le film. J&rsquo;ai commencé à comprendre avec le montage de la scène du discours de victoire après la bombe lâchée sur Hiroshima. Oppenheimer est envahi par les images et les sons de l&rsquo;horreur qu&rsquo;il a provoquée. Le spectateur ne voit presque rien et le reste est laissé à son imagination. Sauf que je suis allée à Hiroshima et à Nagasaki, j&rsquo;ai visité les deux musées de la bombe, j&rsquo;ai pu m&rsquo;imprégner de l&rsquo;atmosphère très particulière de ces deux lieux. J&rsquo;ai aussi lu le manga <em>Gen d&rsquo;Hiroshima</em> de Keiji Nakazawa, un survivant de la première bombe qui a raconté l&rsquo;horreur. Les images, je les connais, les dégâts, je les ai vus en photos ou en vrai, avec des impressions de corps sur des murs, avec des tuiles qui ont cloqué sous l&rsquo;effet de la chaleur, avec tout ce qui a été gardé pour ne pas oublier. La course à l&rsquo;armement nucléaire est plus que palpable puisque ce sont des villes qui militent pour la dénucléarisation et tiennent les comptes. Il y a donc tout un discours qui accompagne le film qui ne pouvait pas me toucher. Il y a aussi cette petite phrase au milieu, lancée tellement vite que si on ne sait pas, on ne l&rsquo;entend pas : <a href="https://www.slate.fr/story/73421/bombe-atomique-staline-japon-capituler">le Japon allait capituler</a>. Les bombes n&rsquo;étaient pas nécessaires, sauf à montrer la toute-puissance américaine. </p>
<p>Oppenheimer est peut-être aux yeux de son réalisateur un film ambitieux avec des défis technologiques qu&rsquo;il s&rsquo;était mis en tête de relever, il reste néanmoins un Nolan sans grandeur qui ne donne pas envie d&rsquo;être revu. Si vous vous intéressez au sujet, un bon documentaire sur Arte suffira amplement. À voir une fois en salle (ou à la télé) et ce sera bien suffisant.</p>
<p>J&rsquo;en profite pour vous renvoyer sur l&rsquo;épisode dédié de <a href="https://shows.acast.com/realise-sans-trucage/episodes/barbie-oppenheimer">Réalisé sans trucage</a> avec lequel je suis assez en phase.</p>
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		<title>Mad Heidi réalisé par Johannes Hartmann</title>
		<link>https://www.bouilloiremagique.net/2023/01/mad-heidi-realise-par-johannes-hartmann/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Tanuki]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 01 Jan 2023 16:00:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Avis en 24 images/s]]></category>
		<category><![CDATA[Johannes Hartmann]]></category>
		<category><![CDATA[Mad Heidi]]></category>
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					<description><![CDATA[<a href="http://www.bouilloiremagique.net/wp-content/uploads/2022/12/affich_105630_2-scaled.jpg"><img src="http://www.bouilloiremagique.net/wp-content/uploads/2022/12/affich_105630_2-214x300.jpg" alt="" width="100" class="alignleft size-medium wp-image-12019" /></a> <strong>Synopsis</strong> : Dans une Suisse dystopique tombée sous le joug d’un magnat du fromage, Heidi, la fille des montagnes, sent grandir en elle un désir de liberté personnelle. Désormais guerrière courageuse, elle se promet de faire tomber les fascistes du fromage.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://www.bouilloiremagique.net/wp-content/uploads/2022/12/affich_105630_2-scaled.jpg"><img decoding="async" src="https://www.bouilloiremagique.net/wp-content/uploads/2022/12/affich_105630_2-214x300.jpg" alt="" width="214" height="300" class="alignleft size-medium wp-image-12019" srcset="https://www.bouilloiremagique.net/wp-content/uploads/2022/12/affich_105630_2-214x300.jpg 214w, https://www.bouilloiremagique.net/wp-content/uploads/2022/12/affich_105630_2-731x1024.jpg 731w, https://www.bouilloiremagique.net/wp-content/uploads/2022/12/affich_105630_2-768x1075.jpg 768w, https://www.bouilloiremagique.net/wp-content/uploads/2022/12/affich_105630_2-1097x1536.jpg 1097w, https://www.bouilloiremagique.net/wp-content/uploads/2022/12/affich_105630_2-1463x2048.jpg 1463w, https://www.bouilloiremagique.net/wp-content/uploads/2022/12/affich_105630_2-600x840.jpg 600w, https://www.bouilloiremagique.net/wp-content/uploads/2022/12/affich_105630_2-scaled.jpg 1829w" sizes="(max-width: 214px) 100vw, 214px" /></a> <strong>Synopsis</strong> : Dans une Suisse dystopique tombée sous le joug d’un magnat du fromage, Heidi, la fille des montagnes, sent grandir en elle un désir de liberté personnelle. Désormais guerrière courageuse, elle se promet de faire tomber les fascistes du fromage.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Note </strong>: N&rsquo;approchez pas d&rsquo;un seul morceau de fromage avant, pendant ou directement après le visionnage de ce film.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Avis</strong> : Bien entendu, il fallait que je le regarde. On ne peut pas partager un même prénom avec un site de news suisse, des salons de mariage japonais, une mannequin germano-américaine, une mère-maquerelle hollywoodienne et passer à côté de cet hommage vibrant (enfin, sanglant) à la petite fille des montagnes. Une chose que nous ne partageons pas néanmoins, je tiens à le rappeler, c&rsquo;est la prononciation dudit prénom. Le mien se prononce bien <em>Hé-Di</em> et pas <em>Ail-Di</em>, au grand désarroi de mon professeur d&rsquo;allemand de terminale à qui je prenais soin de ne pas répondre quand il forçait l&rsquo;accent. D&rsquo;un autre côté, je faisais un peu cette tête-là, il aurait pu se douter que je n&rsquo;aimais pas :</p>
<p><img decoding="async" src="https://www.bouilloiremagique.net/wp-content/uploads/2022/12/mad-heidi_2022.jpg" alt="" width="500" class="aligncenter size-medium wp-image-12021" srcset="https://www.bouilloiremagique.net/wp-content/uploads/2022/12/mad-heidi_2022.jpg 658w, https://www.bouilloiremagique.net/wp-content/uploads/2022/12/mad-heidi_2022-300x214.jpg 300w, https://www.bouilloiremagique.net/wp-content/uploads/2022/12/mad-heidi_2022-600x429.jpg 600w" sizes="(max-width: 658px) 100vw, 658px" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Mais revenons à nos chèvres. </p>
<p>D&rsquo;habitude, quand on pense Suisse, on pense à la Sainte Trinité : montagnes, chocolat et fromage. Bon, les montagnes sont sans doute ce qu&rsquo;il y a de plus inoffensif (et beau) dans ce film. Pour ce qui est du chocolat et du fromage, il va falloir se méfier. D&rsquo;autant plus que de la <a href="https://madheidi.com/fr-fr/collections/food-drinks/products/heidi-fondue">fondue</a> est vraiment proposée sur le site officiel (là où vous pouvez voir ce film d&rsquo;ailleurs). Je dis ça, je dis rien, mais il y a de quoi remettre en question la neutralité supposée de ce pays&#8230;</p>
<p><em>Mad Heidi</em>, donc, bouscule beaucoup beaucoup de souvenirs d&rsquo;enfance. Déjà la relation Heidi/Peter&#8230; Adieu mon innocence ! Et les chèvres ? Non, je vous vois venir, mais pas du tout. Dans un pays totalitaire où le mauvais fromage industriel est devenu l&rsquo;opium du peuple, Peter est trafiquant de fromages de chèvre fermiers ! Vous voyez arriver le drame ? Pourquoi Heidi est si <em>mad</em> ? Délation, exécutions sommaires, camps de redressement&#8230; Mieux vaut ne pas faire partie de la résistance ou être intolérant au lactose sous un régime pareil. Toute ressemblance avec une certaine période de l&rsquo;Histoire est voulue, mais la mise à distance opérée rend la chose digeste (oups) et plutôt maline. En tout cas, le film fait souvent sourire, et parfois rire aux éclats entre un « Mais nooooon !!! » exprimé face au mauvais goût de certains passages et une phrase culte détournée dont je ne parlerai pas ici pour laisser la surprise. Les libertés prises avec les grandes lignes du livre écrit par Johanna Spyri sont franchement bien vues, et vous imaginez bien que je le connais sur le bout des doigts. Même la pauvre Klara est là et prend très cher. </p>
<p>Le seul hic avec la <em>swissploitation</em>, c&rsquo;est que ça parle sans doute un peu plus aux Suisses qu&rsquo;au reste du monde. Je sais que je suis passée à côté d&rsquo;un paquet de références trop helvéticocentrées et ça laisse toujours un petit goût de <em>lost in translation</em>. Je ne pense pas que <em>Mad Heidi</em> marquera l&rsquo;histoire du cinéma (pas assez nanar dans l&rsquo;âme sans doute, mais joliment produit néanmoins ; on évitera d&rsquo;inviter l&rsquo;actrice principale à jouer dans un <em>wu xia pian</em>, c&rsquo;est tout), mais il nous restera toujours la fondue (surtout moitié-moitié), le Toblerone (au lait), la perspective d&rsquo;une suite&#8230; et cette magnifique image de Casper Van Dien (également en vente sur le site officiel).</p>
<p><a href="https://www.bouilloiremagique.net/wp-content/uploads/2023/01/caspervandien.jpg"><img decoding="async" src="https://www.bouilloiremagique.net/wp-content/uploads/2023/01/caspervandien.jpg" alt="" width="449" height="636" class="aligncenter size-full wp-image-12029" /></a></p>
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		<title>Decision to Leave de Park Chan-wook</title>
		<link>https://www.bouilloiremagique.net/2022/07/decision-to-leave-de-park-chan-wook/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Tanuki]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 25 Jul 2022 10:01:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Avis en 24 images/s]]></category>
		<category><![CDATA[Decision to Leave]]></category>
		<category><![CDATA[Park Chan-wook]]></category>
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					<description><![CDATA[<a href="http://www.bouilloiremagique.net/wp-content/uploads/2022/07/decision-to-leave.jpg"><img src="http://www.bouilloiremagique.net/wp-content/uploads/2022/07/decision-to-leave-206x300.jpg" alt="Decision to Leave" width="100" class="alignleft size-medium wp-image-11975" /></a> <strong>Synopsis</strong> : Hae-Joon, détective chevronné, enquête sur la mort suspecte d’un homme survenue au sommet d’une montagne. Bientôt, il commence à soupçonner Sore, la femme du défunt, tout en étant déstabilisé par son attirance pour elle.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://www.bouilloiremagique.net/wp-content/uploads/2022/07/decision-to-leave.jpg"><img decoding="async" src="https://www.bouilloiremagique.net/wp-content/uploads/2022/07/decision-to-leave-206x300.jpg" alt="Decision to Leave" width="206" height="300" class="alignleft size-medium wp-image-11975" srcset="https://www.bouilloiremagique.net/wp-content/uploads/2022/07/decision-to-leave-206x300.jpg 206w, https://www.bouilloiremagique.net/wp-content/uploads/2022/07/decision-to-leave.jpg 516w" sizes="(max-width: 206px) 100vw, 206px" /></a> <strong>Synopsis </strong>: Hae-Joon, détective chevronné, enquête sur la mort suspecte d’un homme survenue au sommet d’une montagne. Bientôt, il commence à soupçonner Sore, la femme du défunt, tout en étant déstabilisé par son attirance pour elle.</p>
<hr />
<p><strong>Avis </strong>: Joie de voir un premier Park Chan-wook sur grand écran, un qui a eu un prix à Cannes cette année en plus. J&rsquo;y allais confiante et prête à être bousculée. Hélas, déception de ne pas le trouver aussi bien que tous ceux vus jusqu&rsquo;à présent. Le Prix de la mise en scène, je ne l&rsquo;explique pas. J&rsquo;ai trouvé le film trop lent (ce qui aurait pu ne pas être un problème si le reste avait suivi), moins troublant que ce qu&rsquo;il aurait pu être, moins beau que ce à quoi le réalisateur nous avait habitués. Je l&rsquo;ai trouvé trop lisse, trop froid, et cette froideur désamorce, pour moi, l&rsquo;acte final – car il s&rsquo;agit encore ici d&rsquo;un film en trois actes.</p>
<p>J&rsquo;insiste sur le trouble, car c&rsquo;est dessus que reposaient <a href="https://www.bouilloiremagique.net/?p=11870"><em>JSA</em></a>, <a href="https://www.bouilloiremagique.net/?p=11319"><em>Mademoiselle</em></a>, <a href="https://www.bouilloiremagique.net/?p=11942"><em>The Little Drummer Girl</em></a>, et c&rsquo;est évidemment ce qui aurait dû tenir <em>Decision to Leave</em>. Sauf que rien ne s&rsquo;est passé. L&rsquo;alchimie entre les deux personnages principaux ne prend pas. Le trouble, je le vois sur le papier, tout est là, mais je ne le ressens pas dans le film. De là, forcément, je passe à côté et ça m&rsquo;agace un peu.  </p>
<p>Visuellement aussi, je l&rsquo;ai trouvé un peu trop terne. Certes, ça a tout à voir avec le quartier et cette chanson qui revient encore et encore jusque dans le générique final. La photographie est terne comme le brouillard ; quelque part, c&rsquo;est cohérent. On est quand même très gris, vert, bleu et jaune tout du long. Heureusement, il y a des intérieurs qui pétillent un peu plus, comme sur le traditionnel plan de la femme excentrée sur la photo qui clôt cet avis. Mais l&rsquo;œil est moins stimulé et le cerveau prend moins de plaisir à décomposer l&rsquo;image. Surtout que je sors du somptueux <em>The Little Drummer Girl</em>.</p>
<p>Reste que je n&rsquo;ai pas vu le temps passer, que j&rsquo;ai trouvé les acteurs bons même si un peu loin l&rsquo;un de l&rsquo;autre, que j&rsquo;ai beaucoup aimé les pointes d&rsquo;humour qui arrivent sans prévenir et qu&rsquo;il y a plein de scènes qui fonctionnent particulièrement bien. Mon avis est en demi-teinte donc. Je ne regrette pas de l&rsquo;avoir vu en salle, mais ce n&rsquo;est pas le coup de cœur que j&rsquo;ai pu avoir avec <em>Mademoiselle</em>.</p>
<p><a href="https://www.bouilloiremagique.net/wp-content/uploads/2022/07/282028608_115231841190932_1516328850292579353_n-710x454-1.jpg"><img decoding="async" width="710" height="454" src="https://www.bouilloiremagique.net/wp-content/uploads/2022/07/282028608_115231841190932_1516328850292579353_n-710x454-1.jpg" alt="Decision to Leave"  class="aligncenter size-medium wp-image-11974" srcset="https://www.bouilloiremagique.net/wp-content/uploads/2022/07/282028608_115231841190932_1516328850292579353_n-710x454-1.jpg 710w, https://www.bouilloiremagique.net/wp-content/uploads/2022/07/282028608_115231841190932_1516328850292579353_n-710x454-1-300x192.jpg 300w, https://www.bouilloiremagique.net/wp-content/uploads/2022/07/282028608_115231841190932_1516328850292579353_n-710x454-1-600x384.jpg 600w" sizes="(max-width: 710px) 100vw, 710px" /></a></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Joint Security Area (JSA) de Park Chan-wook</title>
		<link>https://www.bouilloiremagique.net/2022/06/joint-security-area-jsa-de-park-chan-wook/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Tanuki]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 Jun 2022 17:41:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Avis en 24 images/s]]></category>
		<category><![CDATA[Joint Security Area]]></category>
		<category><![CDATA[JSA]]></category>
		<category><![CDATA[Park Chan-wook]]></category>
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					<description><![CDATA[<a href="http://www.bouilloiremagique.net/wp-content/uploads/2022/06/JSA.jpg"><img src="http://www.bouilloiremagique.net/wp-content/uploads/2022/06/JSA-212x300.jpg" alt="" width="100" class="alignleft size-medium wp-image-11871" /></a> <strong>Synopsis</strong> (piqué sur wikipédia) : Dans un poste de garde situé du côté nord de la zone commune de sécurité (Joint Security Area en anglais) séparant les deux Corées à Panmunjeom, deux soldats de l'armée nord-coréenne sont tués par un soldat du sud, le sergent Lee Soo-yeok. Le nord parle de tentative d'invasion, tandis que le soldat affirme avoir été victime d'un enlèvement. Cette affaire trouble donne lieu à un incident diplomatique majeur. Afin d'apaiser la crise, la Commission de supervision des nations neutres en Corée (composée de la Suède et de la Suisse) envoie Sophie E. Jean, Suisse d'origine coréenne, pour enquêter sur le terrain. Cette dernière rencontre le sergent Lee et découvre rapidement qu'il n'a pas été enlevé comme il le prétend.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://www.bouilloiremagique.net/wp-content/uploads/2022/06/JSA.jpg"><img decoding="async" src="https://www.bouilloiremagique.net/wp-content/uploads/2022/06/JSA-212x300.jpg" alt="" width="212" height="300" class="alignleft size-medium wp-image-11871" srcset="https://www.bouilloiremagique.net/wp-content/uploads/2022/06/JSA-212x300.jpg 212w, https://www.bouilloiremagique.net/wp-content/uploads/2022/06/JSA.jpg 536w" sizes="(max-width: 212px) 100vw, 212px" /></a> <strong>Synopsis</strong> (piqué sur wikipédia) : Dans un poste de garde situé du côté nord de la zone commune de sécurité (Joint Security Area en anglais) séparant les deux Corées à Panmunjeom, deux soldats de l&rsquo;armée nord-coréenne sont tués par un soldat du sud, le sergent Lee Soo-yeok. Le nord parle de tentative d&rsquo;invasion, tandis que le soldat affirme avoir été victime d&rsquo;un enlèvement. Cette affaire trouble donne lieu à un incident diplomatique majeur. Afin d&rsquo;apaiser la crise, la Commission de supervision des nations neutres en Corée (composée de la Suède et de la Suisse) envoie Sophie E. Jean, Suisse d&rsquo;origine coréenne, pour enquêter sur le terrain. Cette dernière rencontre le sergent Lee et découvre rapidement qu&rsquo;il n&rsquo;a pas été enlevé comme il le prétend.</p>
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<p><strong>Avis</strong> : J&rsquo;arrive pour ainsi dire plus de 20 ans après la guerre. La plupart de mes camarades de CinémAsie ont <a href="https://cinemasie.com/fr/fiche/oeuvre/jsa/critiques.html">vu et critiqué</a> <em>JSA</em> à l&rsquo;époque où le film faisait l&rsquo;événement. Je crois me souvenir que cette histoire de soldats ne m&rsquo;avait pas trop attirée sur le moment et que j&rsquo;avais préféré continuer à regarder des films d&rsquo;horreur japonais. Aujourd&rsquo;hui, je rattrape enfin mon retard, et quelle claque ! Je fais partie du camp de ceux qui ont été embarqués par l&rsquo;histoire et qui en sont ressortis bouleversés. </p>
<p>Sans surprise, j&rsquo;ai totalement accroché à la construction en plusieurs chapitres qui permet de dévoiler la véritable histoire derrière l&rsquo;incident. Véritable histoire dont seul le spectateur aura une vision d&rsquo;ensemble à la fin. Bien sûr, ayant regardé <em><a href="https://www.bouilloiremagique.net/?p=11319">Mademoiselle</a></em> il y a quelques semaines, je ne peux que faire un parallèle entre les deux films, même si ici, on se fait moins balader et que l&rsquo;histoire est plus linéaire. J&rsquo;ai aussi adoré la façon dont se construit l&rsquo;amitié entre les soldats, dans les silences, dans les regards, dans les chicaneries, avec ce gros soupçon de <em>gay vibe</em> qui ne dit jamais son nom, mais qui donne un niveau de lecture encore différent au drame. Parce que, selon moi, <em>JSA</em> est une histoire d&rsquo;amour impossible : entre les deux Corées, certes, mais surtout entre deux hommes. Si si, repensez-y en revoyant les dernières scènes du film. Celle de Lee Byung-hun et celle de Song Kang-ho. Quel magnifique duo d&rsquo;acteurs d&rsquo;ailleurs ! Impeccables, subtils, touchants, d&rsquo;un bout à l&rsquo;autre. Je vois Song Kang-ho partout en ce moment, même à Cannes, et c&rsquo;est vraiment un acteur qui a su capter mon attention en quelques films. Il a un talent fou, quel que soit le rôle qu&rsquo;il endosse. </p>
<p>Après les visionnages récents de <em>Mademoiselle</em> et <em>Memories of Murder</em>, j&rsquo;ai aussi commencé à remarquer une sorte de timide écho entre l&rsquo;œuvre de Park Chan-wook et de Bong Joon-ho : ils aiment confronter deux mondes et « observer » de ce qu&rsquo;il se passe ensuite. La pâle beauté et la paysanne bronzée dans le premier, le policier des villes et le policier des champs dans le second. Dans <em>JSA</em>, c&rsquo;est le sud qui rencontre le nord, et ce qu&rsquo;il en ressort, c&rsquo;est le constat que le rapprochement entre deux peuples ne tient parfois qu&rsquo;à un petit pont à franchir sous la pluie. </p>
<p>Le seul gros point noir du film, c&rsquo;est le choix de l&rsquo;actrice, jolie mais très fade, qui mène l&rsquo;enquête et de tous ceux l&rsquo;accompagnant en langue anglaise. Les passages en anglais sont une catastrophe au niveau de la direction. Je ne parle même pas de la seule phrase en français qui est à peine intelligible. C&rsquo;est dommage de ne pas avoir réussi à trouver des acteurs plus crédibles pour toute cette partie. À l&rsquo;international, ça ne pardonne pas.  </p>
<p>Mais quel film, quand même ! Quel film !  </p>
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		<title>Mademoiselle de Park Chan-wook</title>
		<link>https://www.bouilloiremagique.net/2022/06/mademoiselle-de-park-chan-wook/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Tanuki]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Jun 2022 16:42:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Avis en 24 images/s]]></category>
		<category><![CDATA[Mademoiselle]]></category>
		<category><![CDATA[Park Chan-wook]]></category>
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					<description><![CDATA[<a href="http://www.bouilloiremagique.net/wp-content/uploads/2022/05/mademoiselle-park-chan-wook.jpg"><img src="http://www.bouilloiremagique.net/wp-content/uploads/2022/05/mademoiselle-park-chan-wook-203x300.jpg" alt="Mademoiselle " width="100" class="left size-medium wp-image-11320" /></a> Synopsis : Corée. Années 30, pendant la colonisation japonaise. Une jeune femme (Sookee) est engagée comme servante d’une riche japonaise (Hideko), vivant recluse dans un immense manoir sous la coupe d’un oncle tyrannique. Mais Sookee a un secret. Avec l’aide d’un escroc se faisant passer pour un comte japonais, ils ont d’autres plans pour Hideko...]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://www.bouilloiremagique.net/wp-content/uploads/2022/05/mademoiselle-park-chan-wook.jpg"><img decoding="async" src="https://www.bouilloiremagique.net/wp-content/uploads/2022/05/mademoiselle-park-chan-wook-203x300.jpg" alt="Mademoiselle " width="203" height="300" class="left size-medium wp-image-11320" srcset="https://www.bouilloiremagique.net/wp-content/uploads/2022/05/mademoiselle-park-chan-wook-203x300.jpg 203w, https://www.bouilloiremagique.net/wp-content/uploads/2022/05/mademoiselle-park-chan-wook.jpg 600w" sizes="(max-width: 203px) 100vw, 203px" /></a> <strong>Synopsis</strong> : Corée. Années 30, pendant la colonisation japonaise. Une jeune femme (Sookee) est engagée comme servante d’une riche japonaise (Hideko), vivant recluse dans un immense manoir sous la coupe d’un oncle tyrannique. Mais Sookee a un secret. Avec l’aide d’un escroc se faisant passer pour un comte japonais, ils ont d’autres plans pour Hideko&#8230;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Avis</strong> : Je vais prendre le parti d&rsquo;en dire le moins possible sur le déroulement de l&rsquo;intrigue pour ne pas divulgacher, ce qui aura pour conséquence de fournir un avis un peu court et creux. Je ne mettrai pas non plus de bande-annonce à la fin de ce post, parce qu&rsquo;elle en dit déjà trop et j&rsquo;ai aimé aborder ce film sur la seule base qu&rsquo;il a été réalisé par Park Chan-wook. Je n&rsquo;en savais rien d&rsquo;autre et c&rsquo;était très bien ainsi. </p>
<p>De la première à la dernière images, j&rsquo;ai été séduite par la beauté de la photographie, par le choix des couleurs, par les contrastes, par le perfectionnisme. Les plans sont beaux, toujours magnifiquement cadrés, avec souvent des jeux de reflets dans les miroirs pour apporter de la perspective à la scène et à la pièce. Là-dessus vient se rajouter l&rsquo;art de capter les expressions du visages, notamment des deux personnages féminins. Tout est dans le détail, dans une bouche qui s&rsquo;entrouvre, dans un regard fuyant, dans un mouvement vif, dans une goutte de transpiration qui glisse. Et que les actrices (Kim Min-hee et Kim Tae-ri) sont belles devant cette caméra qui les observent sous la moindre couture ! </p>
<p>Pour ce qui est de l&rsquo;intrigue, le résumé semble en dire déjà trop, mais il ne révèle en réalité que les quinze premières minutes du film. S&rsquo;il y a bien un escroc dans l&rsquo;histoire, c&rsquo;est le réalisateur qui se joue du spectateur en trois actes. Quand on croit être arrivé au fond du tiroir et avoir saisi ce qu&rsquo;il se passe vraiment, un autre s&rsquo;ouvre. Il y a un plaisir pervers évident à regarder ce film, à voir les deux femmes jouer ensemble à un jeu dangereux, à voir les uns manipuler les autres, mais aussi à voir le voile de la vérité se lever par à-coups, à comprendre, puis à douter de ce que l&rsquo;on pense avoir compris, jusqu&rsquo;à la toute fin où, enfin, les choses sont claires. </p>
<p><em>Mademoiselle</em> est un film sur les apparences, sur le trouble, sur la perversion et la perversité, sur la beauté, sur la vengeance, sur l&rsquo;amour aussi et, par-dessus tout, sur la liberté et le prix à payer pour l&rsquo;obtenir. Sublime. Et beau, tellement beau.</p>
<p><a href="https://www.bouilloiremagique.net/wp-content/uploads/2022/06/mademoiselle.jpg"><img decoding="async" src="https://www.bouilloiremagique.net/wp-content/uploads/2022/06/mademoiselle.jpg" alt="" width="1000" height="561" class="aligncenter size-full wp-image-11789" srcset="https://www.bouilloiremagique.net/wp-content/uploads/2022/06/mademoiselle.jpg 1000w, https://www.bouilloiremagique.net/wp-content/uploads/2022/06/mademoiselle-300x168.jpg 300w, https://www.bouilloiremagique.net/wp-content/uploads/2022/06/mademoiselle-768x432.jpg 768w, https://www.bouilloiremagique.net/wp-content/uploads/2022/06/mademoiselle-600x337.jpg 600w" sizes="(max-width: 1000px) 100vw, 1000px" /></a></p>
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			</item>
		<item>
		<title>The Green Knight de David Lowery</title>
		<link>https://www.bouilloiremagique.net/2022/01/the-green-knight-de-david-lowery/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Tanuki]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 16 Jan 2022 08:11:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Avis en 24 images/s]]></category>
		<category><![CDATA[David Lowery]]></category>
		<category><![CDATA[The Green Knight]]></category>
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					<description><![CDATA[<a href="http://www.bouilloiremagique.net/tan_blog/2022/01/5985880.jpg"><img src="http://www.bouilloiremagique.net/tan_blog/2022/01/5985880-203x300.jpg" alt="The Green Knight" width="100" class="left size-medium wp-image-11249" /></a> <strong>Synopsis</strong> : Sire Gauvain, chevalier de la table ronde et neveu du Roi Arthur, accepte un défi lancé par un mystérieux chevalier vert : Gauvain doit le décapiter. Le chevalier accepte le défi et en ressort victorieux. Mais le chevalier vert repart avec sa tête sous le bras en lui disant qu'ils devront se retrouver, dans un an.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://www.bouilloiremagique.net/tan_blog/2022/01/5985880.jpg"><img decoding="async" src="https://www.bouilloiremagique.net/tan_blog/2022/01/5985880-203x300.jpg" alt="The Green Knight" width="203" height="300" class="left size-medium wp-image-11249" /></a> <strong>Synopsis</strong> : Le neveu indiscipliné du roi Arthur a l&rsquo;audace de se porter volontaire pour affronter le Chevalier Vert, une mystérieuse créature apparue à Camelot. Risquant sa tête, il se lance dans une aventure épique pour faire ses preuves devant sa famille et la cour.</p>
<p><strong>Avis</strong> : Je ne savais rien de ce film avant de le lancer à part qu&rsquo;il se passait au Moyen Âge. C&rsquo;est une critique en trois lignes sur Twitter qui m&rsquo;a intriguée. Je n&rsquo;ai découvert qu&rsquo;il était question de Gauvain et du Roi Arthur que dans les premières scènes. En voyant le Gauvain en question, je me suis ensuite dit que ça devait être lui, le <em>Green Knight</em> (dans le sens inexpérimenté, opposé à <em>seasoned</em>/chevronné), jusqu&rsquo;à ce qu&rsquo;arrive le personnage tout en verdure en question. Ceci dit, puisqu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;une quête (d&rsquo;honneur, de grandeur, de respect), mon raisonnement n&rsquo;est peut-être pas si loin du compte au final.</p>
<p>Ne rien connaître du roman qui a servi de base au film m&rsquo;a laissée un temps dans une profonde perplexité. Je ne savais pas ce que je regardais et le style narratif était désarçonnant. Je pense notamment au départ de Gauvain qui dure plusieurs minutes, le temps que les enfants criant son nom arrêtent de le suivre et qu&rsquo;un troupeau de moutons viennent couper le chemin du retour derrière lui. Puis, avec l&rsquo;intrusion du fantastique et quelques effets de caméra malins, j&rsquo;ai commencé à rentrer dedans, à m&rsquo;habituer au rythme, à l&rsquo;ambiance un peu aérienne du film, au jeu des acteurs tout aussi aérien. L&rsquo;arrivée du renard a fini de me convaincre. Il y a des géants aussi, et cette scène est aussi magique que totalement surréaliste. </p>
<p>Je trouve Amazon assez couillu de mettre <em>The Green Knight</em> en avant sur sa plateforme, car ce film est loin d&rsquo;être évident et tout public. C&rsquo;est une vraie proposition cinématographique qui demande un peu d&rsquo;implication de la part du spectateur. Il s&rsquo;agit d&rsquo;une quête, mais elle est solitaire. Les quelques rencontres que Gauvain fait serviront à extraire, dans les récits postérieurs qui en seront faits, les grands traits de caractère qui le définiront en temps que chevalier longtemps après sa mort. Les choix que fait le personnage principal se font à l&rsquo;intérieur, sans un mot. Parfois, on a accès au cheminement, parfois il faut le reconstituer. À ce titre, il faut saluer le travail de Dev Patel qui porte tout le film avec un jeu tout en nuances et subtilité. Il faut aussi accepter que beaucoup de choses resteront assez obscures. </p>
<p>Au lendemain du visionnage, il me reste surtout des sensations. Des odeurs de verdure et de minéralité à cause des paysages magnifiques traversés. La fraîcheur de l&rsquo;air parce que c&rsquo;est l&rsquo;hiver. Le silence de l&rsquo;introspection aussi. Et l&rsquo;impression d&rsquo;avoir fait un voyage sans vraiment toucher le sol. Et rien que pour ça, je ne regrette pas de l&rsquo;avoir vu.</p>
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