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Revue de presse

Qu’as-tu pensé de la tribune pour la “liberté d’importuner” publiée en janvier dernier dans Le Monde?

Je pense que les signataires ont eu tort, mais ce qui m’intéresse avant tout, c’est à quel point cette tribune est une démonstration de la panique des femmes quand il leur est expliqué qu’elles ne devraient pas avoir à endurer ce qu’elles ont accepté pendant longtemps. Au lieu de s’interroger sur les nouvelles libertés auxquelles elles pourraient accéder, elles se sont demandé: “Et si les hommes ne nous aimaient plus?” Elles leur ont plus ou moins dit de ne pas s’inquiéter, en assurant qu’elles étaient d’accord pour qu’ils continuent à les dominer. C’est un vrai cas pratique!

Encore une qui n’a rien compris à cette tribune qui libère une autre parole et dont je sais que, pour partie en tout cas, elle a justement été signée par des femmes libres qui se sont affranchies des grands classiques de la séduction et des diktats de cette société. Ce qui est ballot, c’est que Manon Garcia dit elle-même dans cette interview que « Si elles [les femmes] s’écartent de la norme, elles sont sanctionnées. Elles sont traitées de mal-baisées, d’hystériques, ou sont harcelées en ligne dès qu’elles s’affichent aussi libres que les hommes. » La preuve par l’exemple donc.

Il faudrait par ailleurs questionner un peu plus ce modèle américain qu’on essaye de nous vendre. Exercice déjà entamé par Elisabeth Badinter en 2003. Nous ne sommes par Américains, nous avons une autre histoire et nous ne vivons pas dans un pays suffisamment paradoxal pour être à la fois d’un puritanisme sans nom en passe de revenir définitivement en arrière sur le droit à l’IVG et être en même temps le plus gros producteur mondial de porno. Juger et régler nos problèmes de société propres sur la base des problèmes de sociétés américains est un non sens.

« J’ai sorti un jour à une collègue afro-féministe un poncif du genre “Moi je ne vois pas les couleurs de peau quand je parle à quelqu’un”. Elle m’a ­répondu que ne pas voir les couleurs de peau, c’est la meilleure façon de ne pas voir les oppressions. Et quand on ne les voit pas, on fait comme si ça n’existe pas. »

Eh bien, j’en resterai au poncif et on me jugera avec d’autres grands poncifs en retour, car quand je parle à quelqu’un, je m’intéresse avant tout à ses paroles, à ses idées et je ne le résume pas a priori à ce que sa couleur, son sexe, sa morphologie, etc., impliquent comme discriminations par assimilation automatique à un groupe auquel il a, qui plus est, le droit de ne pas vouloir être assimilé de facto. Et j’attends des autres qu’ils fassent de même en retour. Si tout le monde faisait pareil, il y aurait certainement moins de racisme, de sexisme, et tous ces mots en -isme qui divisent et segmentent une société.

De quoi s’occuper quelques jours

J’étais larguée au bout de 4 minutes…

Lu dans les années 90 en effet, après un emprunt au CDI de mon collège. J’avais détesté. Et j’ai encore aujourd’hui cette impression bizarre d’incompréhension totale qui me colle à la peau. Comme pour E=mc2 mon amour. Comme pour Bonjour tristesse d’ailleurs. Autres romans que l’on lit à cet âge. Finalement découvrir la vérité quand elle était sortie m’avait indifférée.

Du problème de la simplification dans une affaire bien complexe.

Une histoire vraie feuilletonnée dont, clairement, je veux connaître la suite.

Décidément, France Culture fait du bien à la pensée et à l’esprit critique.

Comme dans Une Femme à Berlin, les choses ne sont pas toujours aussi simples qu’on voudrait bien le croire.

blogmarks.net

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