13 mai 2015

Avis : The 100

the100posterPrésentation Officielle

Après une apocalypse causée par l’Homme lors d’une troisième guerre mondiale nucléaire, les 318 survivants recensés se réfugient dans des stations spatiales et parviennent à y vivre et à se reproduire, atteignant le nombre de 4000. Mais 97 ans plus tard, le vaisseau mère, l’Arche, est en piteux état. Cent adolescents condamnés pour divers crimes sont envoyés à la surface de la Terre afin de savoir si un retour sur la planète est possible pour toute la population de l’arche. Parmi eux, la fille du médecin-chef et de l’ingénieur en chef, Clarke Griffin, âgée de 17 ans… (Source : France 4)

Avis

Arrivée sur CW en mars 2014, personne ne pouvait alors prédire le succès grandissant qu’allait remporter The 100 au fil des épisodes (29 à l’heure actuelle, une saison 3 dans les tuyaux). Dans les grandes lignes, The 100 est une série post-apocalyptique pour adolescents comme il y en a beaucoup depuis quelques années, aussi bien dans la littérature Young Adult qu’au cinéma et à la télévision.

À son lancement, la série semble même marcher dans les pas d’un autre succès de la chaîne : The Vampire Diaries. Comprendre : des héroïnes et héros beaux, sexy et bien bâtis qui passent beaucoup de temps à se faire les yeux doux et à former des triangles amoureux impossibles, quand ils ne sont pas en train de se trahir et de retourner leur veste. Tout ça sur fond de musique pop un peu trop forte et trop présente. Sauf que, dans le cas de The 100, tout cela vole en éclats après quelques épisodes. L’ambiance de Sa Majesté des mouches s’invite et plus personne ne rigole. Là où certains personnages privilégient la coopération pour survivre en milieu hostile, d’autres pensent dictature et n’hésitent pas recourir à la violence pour faire courber l’échine des plus résistants. Là où il y avait des guenilles et de la crasse se rajoute la couleur rouge du sang frais. Sans oublier qu’ils n’étaient peut-être que 4000 survivants dans l’espace, mais tout le monde n’a pas été éradiqué de la surface de la planète. Loin de là… et ils ne sont pas vraiment contents d’avoir de nouveaux voisins sur leur territoire.

Difficile d’imaginer une série pour adolescents opter pour des choix scénaristiques aussi radicaux et passer la notion de concession à la trappe, et c’est pourtant ce qui fait tout l’intérêt de The 100. Le ton ne cesse de s’assombrir au fil des nombreux rebondissements, parfois à la limite du ridicule, parfois absolument bouleversants et inattendus. Même Clarke ne sera jamais tout à fait là où on l’attend. Le judicieux mélange d’aventure, de noirceur, de bluettes gentillettes et de jeux de massacre donne un bon goût de plaisir coupable et de revenez-y à la série. Attention à la dépendance donc.

À l’origine de la série, il y a une trilogie de livres signée Kass Morgan dont les droits d’adaptation ont été achetés par la chaine avant même la sortie du premier tome. Conséquence immédiate : les deux intrigues se sont développées indépendamment l’une de l’autre et n’ont jamais eu grand-chose en commun à part quelques personnages et une même situation de départ. Ce qui peut parfaitement justifier l’envie de lire l’un et de regarder l’autre, sans pour autant craindre de déflorer l’histoire, mais tout en sachant que la série va beaucoup beaucoup plus loin dans l’inhumain et l’horreur.

Au casting, aux côtés de la jeune avant-garde (Eliza Taylor-Cotter, Bob Morley, Marie Avgeropoulos, Thomas McDonell,…), quelques têtes connues comme Isaiah Washington (Grey’s Anatomy), Henry Ian Cusick (Lost), Paige Turco (Espions d’État) font des apparitions dans le rôle de parents totalement dépassés par les actions de leurs enfants et en proie eux-même à un grave problème de survie dans l’espace. Jason Rothenberg, le showrunner, est, quant à lui, un quasi-inconnu dont c’est la première production d’envergure. Plutôt pas mal pour un débutant.

(Avis initialement publié sur Onirik.net)

26 février 2015

And I quote…The Fall 1×03

“Man fucks woman. Man subject. Woman object. That’s fine for you. Woman fucks man. Woman subject. Man object. That’s not so comfortable for you, is it?”

Clean. Efficace.

14 janvier 2015

De Chihiro à Engrenages

Depuis qu’on rattrape notre retard sur la série Engrenages, je n’arrive pas à ne pas penser au Voyage de Chihiro à chaque fois que le procureur Machard est à l’écran. Allez savoir pourquoi…

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23 juin 2014

Dance Moms…

… ou comment détruire vos enfants devant des millions de paires d’yeux sans que personne ne lève le petit doigt. Mais ce n’est pas grave, parce que :

Le concept : Dance moms est une émission diffusée sur Lifetime depuis 2011 et propose de suivre une petite troupe de filles âgées de 9 ans à 16 ans coachées par Abby Lee Miller, directrice de la Abby Lee Dance Company et chorégraphe bien sûr. Semaine après semaine, elles vont aller de compétition régionale en compétition régionale et gravir les marches jusqu’au niveau national (ou pas). C’est un peu comme Glee, mais avec de la danse et scénarisé différemment puisqu’il s’agit de téléréalité. Comme le titre l’indique, les mères ont une place importante dans l’histoire, mais j’y reviens plus bas.

Pour l’aspect danse, il est bon de noter qu’il ne s’agit pas de danse classique. L’objectif ici n’est pas d’intégrer un corps de ballet avec des petits rats, mais vraiment de viser Broadway. D’où l’aspect plus acrobatique des spectacles. Au début, ça perturbe un peu, surtout si, comme moi, vous avez eu droit à 9 ans de danse classique dans vos jeunes années. Autant vous le dire : les jolis ports de bras, vous pouvez faire une croix dessus tout de suite.

Pourquoi, au fait ? : Oui, pourquoi je regarde ça ? Récemment est venu à mon attention le clip de Sia : Chandelier que je ne résiste pas à l’envie de vous remettre ici.

 

La jeune demoiselle s’appelle Maddie Ziegler et est connue principalement parce qu’elle est l’une des stars de Dance Moms. Ce qui est, à mon sens, assez justifié. Elle est en effet très douée, plus précise que ses camarades dans ses mouvements et aussi beaucoup plus expressive, mais j’avais comme un mauvais pressentiment au sujet de sa mère. Le genre de mère qui a raté son rêve dans sa jeunesse et qui a décidé de se rattraper sur sa fille. Coûte que coûte, en y passant sa journée puisqu’elle ne bosse pas. Le père de Maddie met même le divorce du couple sur le dos de sa femme et de ses ambitions pour leurs deux filles (Maddie et Mackensie), donc de la danse (ce que je suis tout à fait prête à croire). C’est le cas de Melissa Ziegler, mais c’est vrai pour les autres mères aussi (sans aller jusqu’au divorce). Je vous laisse imaginer l’emprise psychologique que ces mères ont sur leurs gamines vu qu’elles ne font que ça de leurs journées (tout ce petit monde passe beaucoup de temps ensemble puisque les mères participent activement aux compétitions en cousant les costumes, préparant la musique, maquillant les filles et vont jusqu’à leur faire rater l’école régulièrement)… Juste pour satisfaire leur ego à elles…

Oui, moi aussi. Mais revenons à Abby.

Cette nana de 48 ans a fondé son école de danse à l’âge de (tenez-vous bien) : 13 ans. Oui ! Vous avez bien lu. Je ne sais pas trop dans quel monde on peut créer son école de danse à 13 ans et être prise au sérieux, mais, visiblement, c’est possible. Autre particularité de la dame : sa voix éraillée, à croire qu’elle crie tout le temps… Attendez… Ah ben oui, c’est le cas, elle crie tout le temps. Sur les mères et sur les gamines. Aux USA, ils aiment bien utiliser le terme « nazi » pour désigner une personne autoritaire, psychorigide, pète-sec et sans humour. Abby Lee Miller a tout de la Dance Nazi. Ce qu’elle veut avant tout, c’est faire rayonner son école au niveau national, parce qu’elle le vaut bien. Son meilleur atout, c’est Maddie et ça tombe bien, la mère est tout à fait prête à collaborer. Sous son régime, ça ne peut pas être eau et pain sec, mais on n’est pas loin. Déjà, on ne se plaint pas, les bobos, c’est pour les faibles.

Ensuite, il y a la pression permanente de savoir que les mères payent pour les cours qu’elles reçoivent. Cet argent investi pour rien.

Puis, il y a cette pyramide qui, toutes les semaines, sert à classer les gamines entre elles. Avec Maddie en haut bien sûr. Là, déjà, vous sentez bien qu’il y a deux clans qui se sont formés. Abby, Melissa Ziegler et ses deux filles versus les autres mères et leurs filles. Niveau tension, c’est tendu comme un string. Alors, quand Abby a le mauvais goût d’habiller les gamines comme ça dès l’épisode 2, je vous laisse imaginer l’ambiance générale.

Ce qui permet à Abby de dire aux élèves de ne plus écouter leurs mères, que c’est elle qui sait ce qui est mieux pour leur carrière, qu’elle fait ça depuis 25 ans, qu’elle a une top réputation dans le métier, blablabla.

Tu as 9 ans et tu as envie qu’on te dise :

J’ai la prof idéale sous le coude. Et si tu n’es pas parfaite, elle pourra toujours dire ceci à ta mère en retour :

La grâce incarnée. (Puis, ce n’est pas pour attaquer sur le physique, mais j’ai toujours eu des profs de danse qui pouvaient me montrer les mouvements eux-mêmes. Enfin, je dis ça, je dis rien.)

En face, il y a donc les mères.

Les vraies stars de l’émission, ce sont elles. Parce que, soyons honnêtes, la prod’ s’en fout un peu de leurs gamines ; ce ne sont pas elles qui vont se rebeller et faire le show. D’ailleurs, les cameramen ne savent pas filmer un spectacle de danse correctement, ça veut tout dire.

Ce qui transparaît au fil des épisodes, c’est que la petite Maddie a énormément de cours particuliers (sa mère a de quoi payer et bosse gratos à l’accueil en plus) ; depuis la saison 3, Melissa a déscolarisé ses gamines, ce qui facilite encore plus les choses. J’ai dit plus haut que l’ambiance était du genre « guerre froide, bloc contre bloc ». Voilà ce que ça donne dans les faits :

Fun, hein ? Voilà pourquoi les gens regardent avant tout. Heureusement que la plupart de ces incidents ne se déroulent pas devant les enfants…
Tout ça pour des histoires de territoires et de luttes d’egos. Abby veut mettre son école en avant et être meilleure que ses collègues. Les mères veulent que leur progéniture soit au top du top. Ça clash donc dès qu’Abby ne s’occupe pas assez d’une des élèves et ça clash encore entre les mères parce que certaines payent plus pour que leur gamine ait plus d’attention (d’ailleurs si vous voulez connaître les tarifs). Sans oublier que la mère de Maddie estime que les autres mères devraient être exclues du programme à sa demande puisqu’elles disent du mal d’elle et de ses filles et qu’elle fait beaucoup pour le studio, on pourrait la remercier d’abord, et puis, oui, sa fille est la meilleure et c’est comme ça. Et toc.

Et là, on arrive au plus beau moment. Saison 4, épisode du 11 février 2014 :

Violent au point que l’action s’est déportée dans un tribunal… Ce qui me fait dire que, là, on n’est plus tout à fait dans le scénarisé et que ça a sérieusement dérapé…

 

Et les gamines dans tout ça ?
Eh bien en dehors de devoir subir les humeurs de la tortionnaire et des mères qui se liguent pour leur coller une pression pas possible sur les épaules, tout roule. Pas mal de choses leur échappent encore à cet âge et, si on y regarde bien, elles s’entendent plutôt bien entre elles. Elles se font même des bisous avant et après les compet’ pour s’encourager. Par contre, elles se mettent à pleurer dès que ça gueule autour d’elles et chouinent un peu quand elles ont mal quelque part. Mais comme les mères et Abby leur disent que l’inflammation est dans leur tête, que les grandes danseuses ne se plaignent jamais, qu’on ne pleure pas devant les caméras, elles suck it up et repartent lever douloureusement la jambe aussi haut qu’elles le peuvent. Le côté « ménage ta monture », tu peux t’asseoir dessus.

Le plus drôle bien sûr, c’est de leur demander directement ce qu’elles pensent de tout ça :

J’ai donc tenu 5 épisodes, le temps de me faire une opinion. C’est marrant au début, mais ça devient rapidement répétitif (surtout qu’on passe de 12 à 40 épisodes par saison, je n’en pouvais plus d’avance). Franchement, je suis plus triste qu’autre chose pour les gamines. Entre la fictive Polina et Maddie, je choisis Polina, qui en bave des ronds de chapeau aussi, mais, au moins, elle n’a pas sa mère sur le dos pour lui dire que c’est elle qui paye alors elle a intérêt à se bouger les fesses (et arrête de pleurer en public !). Je ne me fais pas de souci pour Maddie cela dit, sa mère lui a bien bourré le crâne. Et le mieux qui pourrait lui arriver pour sa future carrière serait de virer sa mère !

Quant à moi :

P.-S. : Non, je n’ai pas l’intention de regarder Toddlers & Tiaras. Faut pas déconner !

1 août 2013

Planning séries 2014

Je ne pensais pas faire un post « Séries de la rentrée » cette année parce que je n’en regarde quasiment plus, mais quand même, deux-trois petites choses ont attiré mon attention. Tout ça pour 2014, ce qui me laisse le temps de finir de regarder tout le reste.

  • The 100 (CW – 13 épisodes – 2014) avec un peu de chance, ça ne deviendra pas trop cucul trop vite.
    Résumé Allociné : Après une apocalypse causée par l’Homme lors d’une troisième Guerre Mondiale, les 318 survivants recensés se réfugient dans des stations spatiales et parviennent à y vivre et à se reproduire, atteignant le nombre de 4000. Mais 97 ans plus tard, le vaisseau mère, The Ark, est en piteux état. Une centaine de jeunes délinquants emprisonnés au fil des années pour des crimes ou des trahisons sont choisis comme cobayes par les autorités pour redescendre sur Terre et tester les chances de survie. Dès leur arrivée, ils découvrent un nouveau monde dangereux mais fascinant…

  • Helix (Syfy – 13 épisodes – 2014) avec Hiroyuki Sanada Yeay \o/
    Résumé Allociné : Une équipe de scientifiques enquête sur une redoutable maladie dans un centre de recherche en Antarctique. La survie de l’humanité est entre leurs mains…

  • Intelligence (CBS – 24 février 2014)
    Résumé Allociné : Une unité spéciale de l’armée américaine est créée autour d’un agent qui possède un don très particulier puisque, grâce à une puce intégrée dans son cerveau, il peut accéder à l’ensemble du spectre électromagnétique…

  • Open (HBO – 2014) Je souhaite à cette série de rencontrer plus de succès que Tell Me You Love Me et Pretty/Handsome.