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	<title>young adult &#8211; La Bouilloire Magique</title>
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		<title>Avis : Tweet Heart d&#8217;Elizabeth Rudnick</title>
		<link>https://www.bouilloiremagique.net/2010/07/avis-tweet-heart-delizabeth-rudnick/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Tanuki]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 19 Jul 2010 21:20:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Avis chapitrés]]></category>
		<category><![CDATA[elizabeth rudnick]]></category>
		<category><![CDATA[tweet heart]]></category>
		<category><![CDATA[young adult]]></category>
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					<description><![CDATA[<img src="http://www.bouilloiremagique.net/tan_blog/2010/07/tweetheart.jpg" alt="" title="tweetheart" width="100" class="left size-full wp-image-6722" /> <strong>Résumé</strong> : Claire n'arrive pas à y croire. Le mec de ses rêves se met à la suivre sur Twitter. Elle pensait qu'il ne la remarquerait jamais, et soudainement il semble la comprendre mieux que quiconque. Mais le Twitterverse peut être un lieu déroutant, surtout quand ses amis se comportent différemment en ligne et dans la vraie vie. Les choses se compliquent encore plus quand Claire réalise qu'elle est en train de tomber amoureuse d'un autre... à qui elle n'aurait jamais pensé...]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><img fetchpriority="high" decoding="async" src="https://www.bouilloiremagique.net/tan_blog/2010/07/tweetheart.jpg" alt="" title="tweetheart" width="197" height="300" class="left size-full wp-image-6722" /> <strong>Résumé</strong> : Claire n&rsquo;arrive pas à y croire. Le mec de ses rêves se met à la suivre sur Twitter. Elle pensait qu&rsquo;il ne la remarquerait jamais, et soudainement il semble la comprendre mieux que quiconque. Mais le Twitterverse peut être un lieu déroutant, surtout quand ses amis se comportent différemment en ligne et dans la vraie vie. Les choses se compliquent encore plus quand Claire réalise qu&rsquo;elle est en train de tomber amoureuse d&rsquo;un autre&#8230; à qui elle n&rsquo;aurait jamais pensé&#8230;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Avis</strong> : Ce jour est à marquer d&rsquo;une pierre blanche. J&rsquo;ai lu un roman pour jeunes adultes ! Pire ! Il n&rsquo;y a pas de créatures surnaturelles. Attention ! Fin du monde en vue ! En plus, j&rsquo;ai adoré. Mais j&rsquo;ai une bonne excuse toute prête pour expliquer tout ça par contre : il s&rsquo;agit d&rsquo;une histoire qui est racontée par le biais de twits, mails et blogs. Je connaissais déjà le concept du <a href="http://www.amazon.fr/Life-Refrigerator-Door-Alice-Kuipers/dp/0330456458/">livre écrit sous forme de post-its</a> narrant les échanges entre une mère et sa fille qui courent partout, mais là ça me paraissait plus proche de mon univers, même s&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;histoires d&rsquo;adolescents. Tout d&rsquo;abord, si vous n&rsquo;êtes pas familier avec les codes de Twitter, passez votre chemin ou accrochez-vous car il n&rsquo;y a pas de lexique ou de note explicative. La première phrase du livre est « LotsOlove is now following ClaireRBear ». &Ccedil;a met tout de suite dans l&rsquo;ambiance. Il y a aussi des astuces de mises en page à ne pas rater pour comprendre que certains échanges ont lieu par messages directs en privé. Le plus ardu c&rsquo;est sans doute de faire la connexion entre les pseudos multiples, les blogs et les vrais noms de chaque personnage. Pour ce qui est du style : heureusement nos jeunes ne parlent pas comme tous ces jeunes illettrés qui mériteraient des coups de dico sur la tête. A part quelques abréviations très typiques qu&rsquo;il vaut mieux connaître (G2G, CU, etc.), c&rsquo;est tout à fait lisible et garanti sans faute et autres zigouigouis en forme de palmier. C&rsquo;est un livre de fiction après tout, pas tout à fait la vraie vie. </p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Ce qui m&rsquo;a le plus étonnée, c&rsquo;est qu&rsquo;il parait logique qu&rsquo;une partie de ces conversations auraient dû se tenir par MSN, ICQ, QQ, autres et pas par un intermédiaire comme Twitter mais je dois être oldschool parce que c&rsquo;est effectivement un comportement auquel j&rsquo;assiste sur Twitter et auquel je participe dans une certaine mesure finalement. Dans un sens, ça se comprend, Twitter facilite la distanciation et est encore moins intrusif que les logiciels de messagerie que, personnellement, je trouve déjà moins intrusifs que le téléphone. Comme quoi les choses évoluent rapidement dans ce monde. Une chose qui ne change pas par contre, c&rsquo;est l&rsquo;adolescence. Ce sont de vrais stéréotypes de djeunz mais du bon djeunz qui sait écrire et s&rsquo;exprimer ce qui rend la chose plaisante à lire. &Ccedil;a a beau me faire faire un bond de 15 ans en arrière, je me suis bien retrouvée dans ses ados. Pas que ça me rende nostalgique (mon cheval pour ne pas retrouver mes 16 ans) mais on est tous passés par là même si à l&rsquo;époque c&rsquo;était plutôt téléphone et petits mots échangés en cours. L&rsquo;avantage de cette histoire c&rsquo;est que c&rsquo;est de la fiction donc c&rsquo;est scénarisé et même si ça fait très réaliste, c&rsquo;est autrement plus supportable que de suivre ce genre de discussions sur Twitter et Facebook (curieusement absent). Du coup, l&rsquo;histoire est sans surprise ; on devine au bout de 10 pages qui va finir avec qui et pourquoi. Je ne suis même pas sûre que le public cible soit vraiment surpris. Et pourtant&#8230; impossible de lâcher le livre. Certes il ne fait que 260 pages, on sait où on va dès le départ mais un petit twist dans le scénario pimente les choses et j&rsquo;ai dévoré les pages tout en sachant que ça allait péter d&rsquo;un coup. Et quand ça pète, ça ne rigole pas. J&rsquo;en ai même eu un petit pincement au cœur. Il faut dire que les 4 personnages de l&rsquo;histoire sont particulièrement attachants et crédibles. J&rsquo;avoue, j&rsquo;ai un gros faible pour Bennett, le&#8230; geek avec ses références à Battlestar Galactica et Spock. Il m&rsquo;a vraiment fait rire de bon cœur avec ses sarcasmes. </p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Quand on y repense c&rsquo;est vraiment étrange de lire une histoire qui, la plupart du temps, n&rsquo;est pas en direct puisque le plus gros de l&rsquo;action se passe hors-champ et on ne la connait que grâce aux commentaires de nos jeunes et les comptes-rendus qui en sont faits. Reste que le procédé fonctionne même si ça a visiblement été un casse-tête pour l&rsquo;auteur (qui a triché d&rsquo;ailleurs, tous les twits ne font pas 140 caractères). Pour le fun, sachez que le lien donné dans le livre fonctionne vraiment. Par contre on n&rsquo;y retrouve pas tout ce qui est censé s&rsquo;y trouver. Pareil les comptes twitter des 4 ados ont été créés mais sont parfaitement vierges. Il y a des limites à l&rsquo;interactivité du livre mais il y a eu une tentative de donner une nouvelle dimension à l&rsquo;histoire. Cela-dit pour en savoir plus sur Claire, il est effectivement bon de se rendre sur son « <a href="http://getclueless.blogspot.com/">blog</a>« . En tout cas, j&rsquo;ai été vraiment bluffé par ce livre, plus par sa forme vraiment originale que par le fond mais la première donne tellement de fraicheur au second que ça en fait au final un très bon livre qui en plus est vendu une bouchée de pain, ce qui est rare pour du YA.</p>
<p>PS : Comme c&rsquo;est à la mode, il y est quand même fait mention de quelques vampires : Edward et Eric (et pas Erik) Northman sont de la partie.</p>
<blockquote><p><strong>LotsOlove@KingofSlack</strong> Wish you had turned into a werewolf and disappeared into the woods<br />
<strong>KingofSlack@lotsOlove</strong> Of course you do. I would be even hotter as a werewolf. Don&rsquo;t even try to deny it.</p></blockquote>
<p><strong>Note</strong> : <img decoding="async" src="https://www.bouilloiremagique.net/tan_blog/papatte_7.gif" /></p>
<p><a href="http://oceanicus-in-folio.fr/lire/index.php?post/2009/10/19/Read-In-English-Challenge" title="Lire en VO"><img decoding="async" src="https://www.bouilloiremagique.net/tan_blog/pref/LireEnVoMini.jpg" alt="Lire en VO" class="right" /></a></p>
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			</item>
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		<title>Pourquoi Twilight n&#8217;est pas de la bit-lit ?</title>
		<link>https://www.bouilloiremagique.net/2009/12/pourquoi-twilight-nest-pas-de-la-bit-lit/</link>
					<comments>https://www.bouilloiremagique.net/2009/12/pourquoi-twilight-nest-pas-de-la-bit-lit/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Tanuki]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 06 Dec 2009 16:40:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Coups de Gueule]]></category>
		<category><![CDATA[ado]]></category>
		<category><![CDATA[bit-lit]]></category>
		<category><![CDATA[milady]]></category>
		<category><![CDATA[paranormal romance]]></category>
		<category><![CDATA[Twilight]]></category>
		<category><![CDATA[urban fantasy]]></category>
		<category><![CDATA[young adult]]></category>
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					<description><![CDATA[La bit-lit : kesako ? La définition sur laquelle je renvoie le plus souvent quand la question se pose, c&#8217;est celle donnée par l&#8217;article que Milady sur son blog. « La bit-lit ou paranormal romance est un sous-genre de l’Urban Fantasy. Ces romans ont pour cadre le monde contemporain. Il s’agit du monde que nous]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La bit-lit : kesako ?</strong><br />
La définition sur laquelle je renvoie le plus souvent quand la question se pose, c&rsquo;est celle donnée par l&rsquo;article que Milady <a href="http://milady-le-blog.fantasyblog.fr/post/208/2525">sur son blog</a>. </p>
<blockquote><p>« La bit-lit ou <em>paranormal romance</em> est un sous-genre de l’Urban Fantasy. Ces romans ont pour cadre le monde contemporain. Il s’agit du monde que nous connaissons à quelques différences près : les créatures magiques sont réelles, la magie existe et elle est effective. Les loups-garous, les vampires, les démons, les fées, les sorcières, bref, toutes ces créatures se côtoient.<br />
<em>Neverwhere</em> de Neil Gaiman est un bon exemple de roman d’Urban Fantasy, tout comme les séries <em>Nightside</em> de Simon Green ou <em>Les Dossiers Dresden</em> de Jim Butcher.</p>
<p>Le terme de « bit-lit » mérite une explication : « bit » est le prétérit de « bite », « mordre » en anglais. Cette appellation fait référence à un autre genre littéraire : la « chick-lit », littéralement, « littérature pour filles ». Donc, pour simplifier, la bit-lit serait de la littérature pour filles avec des trucs qui mordent comme les vampires. Mais en fait, les hommes aussi apprécient ce genre. Il s’agit donc de romans mettant en scène des héroïnes combattant des démons ou autres créatures… à moins qu’elles-mêmes soient les démons. Elles ont des préoccupations qui relèvent de la vie quotidienne, mais elles ont aussi des préoccupations d’un tout autre ordre : magie, exorcisme, vampires, loups-garous… fin du monde.</p>
<p>Et c’est le contraste entre leurs deux vies qui fait tout le piment de ces romans. Car on s’aperçoit qu’il est parfois plus facile pour ces héroïnes de sauver le monde que de gérer une rupture. Un autre monde existe, mystérieux, mais, paradoxalement il est moins effrayant que la réalité, même s’il est plus sauvage. Et peut-être est-ce justement pour ça qu’il est moins effrayant. Les règles y sont plus simples, les codes tribaux très marqués, comme à la période de l’adolescence.</p>
<p>Ces genres abordent justement des thématiques propres à l’enfance et à l’adolescence, des périodes de la vie où le réel est plus intimidant. Et c’est d’ailleurs aussi toute la thématique de la série <em>Buffy contre les vampires</em>. Buffy, c’est de la bit-lit : une héroïne forte qui combat les vampires et autres démons, mais dont les préoccupations principales sont le bal de promo, les mecs, la fac, grandir, devenir adulte, etc.</p>
<p>Vous l’aurez compris, la référence à la chick-lit n’est pas anodine, la romance est très présente. Ces romans mêlent intrigues sentimentales, parfois sexuelles, à l’enquête et au paranormal tout en jouant sur l’aspect addictif de la série : on a hâte de lire le prochain épisode et de suivre le fil rouge d’une aventure à l’autre. Et c’est ce qui fait leur succès. C’est un genre en pleine expansion en Grande-Bretagne et surtout aux États-Unis. Ces romans sont désormais en têtes des listes de meilleures ventes de Fantasy. En France, les premiers frémissements se font sentir. » </p></blockquote>
<p>J&rsquo;avoue avoir bêtement fait suivre le lien et n&rsquo;avoir jamais vraiment relu la chose avant aujourd&rsquo;hui. L&rsquo;article date du 20 octobre 2008 et entretemps, j&rsquo;en ai bouffé, des livres. Maintenant, je me rends compte à quel point leur définition est complètement bancale et je m&rsquo;excuse par avance auprès d&rsquo;Isabelle V., mais je vais décortiquer son article.</p>
<p>Tout d&rsquo;abord, le plus drôle avec ce terme « bit-lit », c&rsquo;est que sa consonance anglophone fait penser qu&rsquo;il est importé&#8230; alors qu&rsquo;il n&rsquo;existe absolument pas en anglais (ou alors, ils l&rsquo;ont bien caché). D&rsquo;ailleurs, il y a un certain nombre de personnes outre-Atlantique qui se demandent d&rsquo;où il sort et en traçant sa source, on retombe sur les Français. C&rsquo;est magique. Le mot a été importé au passage en Australie par une Française en stage chez Black Dog Books. Ça leur a tellement plu qu&rsquo;ils l&rsquo;ont <a href="http://blackdogbytes.wordpress.com/2009/05/14/bit-lit/">blogué</a>. Mais visiblement pas adopté.</p>
<blockquote><p>A couple of months ago <strong>our French intern</strong>, Audrey, was giving us a presentation on the ins and outs of French publishing and mentioned the term “Bit Lit” in reference to the recent rash of vampire novels that are around at the moment. <strong>She read it in a French newspaper</strong> article and we loved it!</p></blockquote>
<p>La même Audrey est citée <a href="http://persnicketysnark.blogspot.com/2009/05/interview-kristen-young.html">dans une interview de Kristen Young</a>, éditrice chez Black Dog Books, datée du 13 mai 2009.<br />
Il suffit de faire une <a href="http://www.google.com/search?hl=en&#038;newwindow=1&#038;q=%22bit-lit%22&#038;lr=lang_en&#038;aq=f&#038;oq=&#038;aqi=">recherche en anglais sur Google</a> pour se rendre compte que le mot est tellement peu usité en anglais, qu&rsquo;il renvoie surtout sur des sites parlant de <a href="http://www.bitlit.org/">traduction de la Bible</a> ou de conception d&rsquo;applications pour mobiles.</p>
<p>Les Français ont donc de toute évidence inventé le terme. De là à déduire que ça vient direct des bureaux de Milady, il n&rsquo;y a qu&rsquo;un pas que je ne vais pas franchir pour l&rsquo;instant. (Après recherche, <a href="https://data.inpi.fr/marques/FR4998268?q=bit-lit#FR4998268" rel="noopener" target="_blank">le terme a bel et bien été déposé à l&rsquo;INPI par Bragelonne</a>). Mais revenons à la définition qui prend vite un coup dans l&rsquo;aile. On se base donc sur la <em>chick-lit</em> et on en fait de la <em>bit-lit</em> en y rajoutant des trucs qui mordent (très bien trouvé d&rsquo;ailleurs, en passant), mais en contradiction totale avec la première phrase. La <em>bit-lit</em> serait de la romance paranormale, un sous-genre de l&rsquo;Urban Fantasy. <strong>Faux</strong>. <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Paranormal_romance">La romance paranormale</a> est un sous-genre de la romance, il s&rsquo;agit de livres s&rsquo;axant principalement sur la romance avec un soupçon de fantasy (on peut y retrouver les mêmes acteurs que dans l&rsquo;Urban Fantasy justement, d&rsquo;où la confusion), mais le but premier est de raconter une belle et grande histoire d&rsquo;amour. Comme auteurs et autrices de romances paranormales, je peux citer <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Nora_Roberts">Nora Roberts</a>, <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Christine_Feehan">Christine Feehan</a> par exemple et ça sera la matière première de choix de la <a href="http://www.blue-moon.fr/spip.php?breve144">nouvelle collection Harlequin</a>. L&rsquo;<a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Urban_fantasy">Urban Fantasy</a> quant à elle est un sous-genre de la fantasy. Elle inclut à son tour la fantasy contemporaine et la fantasy paranormale. L&rsquo;histoire place généralement des êtres magiques ou surnaturels dans un environnement urbain, la plupart du temps contemporain, mais pas obligatoirement. Peu importe que le héros soit un homme ou une femme. Peu importe qu&rsquo;il y ait un soupçon de romance dans l&rsquo;air ou pas. C&rsquo;est là que l&rsquo;on range Laurell K. Hamilton, Charlaine Harris, Patricia Briggs, Kim Harrison, mais aussi Jim Butcher, Charles de Lint&#8230;<br />
Donc, si la <em>bit-lit</em> est de la romance paranormale, comme dit en intro, et que par définition, la romance paranormale n&rsquo;est pas de la fantasy urbaine alors le rayon bit-lit est au final bien vide.</p>
<p>Le deuxième paragraphe essaye de se rattraper aux branches en disant que parce que les hommes sont fans aussi, alors il faut revoir un peu la définition et là, on a tout de suite quelque chose de plus concret pour le terme <em>bit-lit</em> qui colle à 100&nbsp;% à la <a href="http://www.milady.fr/univers/view/10">collection</a> de Milady. Mais ça reste une définition maison pour sous-catégoriser l&rsquo;Urban Fantasy. </p>
<blockquote><p>Il s’agit donc de romans mettant en scène des héroïnes combattant des démons ou autres créatures… à moins qu’elles-mêmes soient les démons. Elles ont des préoccupations qui relèvent de la vie quotidienne, mais elles ont aussi des préoccupations d’un tout autre ordre : magie, exorcisme, vampires, loups-garous… fin du monde.</p></blockquote>
<p>Pas mal en effet. Dommage que le dernier paragraphe remette les pieds dans le plat en faisant de nouveau le parallèle avec la <em>chick-lit</em>, sous-entendant que la composante romance est plus forte que le paranormal et qu&rsquo;il s&rsquo;agit donc de romance paranormale et pas d&rsquo;Urban Fantasy. À nouveau le catalogue se retrouve vidé de ses autrices et auteurs. Par contre, ce que je ne contredis pas, c&rsquo;est le « Ces romans mêlent intrigues sentimentales, parfois sexuelles, à l’enquête et au paranormal tout en jouant sur l’aspect addictif de la série ». « Parfois sexuelles » me paraît même bien en dessous de la réalité quand on voit les titres de la collection, surtout les ajouts récents comme les <em>Morgane Kingsley</em> et <em>Pleine Lune</em>. Et c&rsquo;est sans parler de ce que nous réserve la petite Anita dans les tomes à venir. Toujours sexuelles, voire très imagées, conviendrait beaucoup plus (et en plus, c&rsquo;est plus vendeur) <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/15.0.3/72x72/1f600.png" alt="😀" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> </p>
<p>Ailleurs sur le site de Milady, on trouve cette définition-là, sans doute plus récente et qui rectifie le tir :</p>
<blockquote><p>La bit-lit est un sous-genre de la fantasy urbaine. Ces romans ont pour cadre le monde contemporain… à quelques différences près : les créatures magiques sont réelles, la magie existe et elle est effective. Les loups-garous, les vampires, les démons, les fées, les sorcières, bref, toutes ces créatures se côtoient, au milieu de nous, humains.<br />
Le terme de bit-lit mérite une explication : « bit » est le prétérit de « bite », mordre en anglais (Vampires, loups-garous, on est vite accros… euh, à crocs). Cette appellation fait ensuite référence à un autre genre littéraire : la « chick-lit », littéralement, « littérature pour filles ».<br />
Pourquoi ? Parce qu’il s’agit de romans mettant en scène des héroïnes combattant des monstres avec en plus des préoccupations qui relèvent de la vie quotidienne.<br />
Et c’est d’ailleurs la thématique de la série <em>Buffy contre les vampires</em>, par exemple. Les romans Buffy c’est de la bit-lit : une héroïne forte qui combat les vampires et autres démons, mais dont les préoccupations principales sont le bal de promo, les mecs, la fac, grandir, devenir adulte, etc. Pareil pour les ouvrages de Stephenie Meyer : de la bit-lit !</p></blockquote>
<p>J&rsquo;avoue que cette insistance à vouloir inclure Buffy dans la bit-lit me paraît discutable. Une <a href="http://www.nika-summers.com/library.php">partie des livres</a> s&rsquo;adresse en effet à un public adulte, mais ça n&rsquo;est pas le cas de tous les livres reprenant le personnage de Buffy justement et on ne peut pas mélanger littératures pour ado et pour adulte comme ça. J&rsquo;y reviens juste après cette vidéo de la RTBF qui a fait le tour des sites spécialisés.</p>
<p><embed width="600" height="361" type="application/x-shockwave-flash" allowFullscreen="true" allowNetworking="all" wmode="transparent" src="http://static.photobucket.com/player.swf" flashvars="file=http%3A%2F%2Fvid2.photobucket.com%2Falbums%2Fy9%2Ftanukitokame%2FVideos%2Fauquotidien_bitlit.flv&#038;title="></p>
<p><strong>Pourquoi Twilight n&rsquo;est pas de la bit-lit ?</strong></p>
<p>Il ne faut pas attendre 30 secondes pour entendre l&rsquo;énormité du moment qui me fait grincer des dents. Dès que je dis que je lis des histoires de vampires, en plus de me prendre pour une goth, tout de suite, on me parle de <em>Twilight</em>&#8230; sauf que <em>Twilight</em> est à mille lieues de ce que je lis justement, ie de l&rsquo;Urban Fantasy ou de la bit-lit pour rejoindre Milady, même si je dois avoir trois livres à tout casser issus de leur collection. Dès qu&rsquo;un média parle de bit-lit (France Info en a rajouté une couche aussi), on en revient toujours à <em>Twilight</em> – Ô grand précurseur du genre. Le hic c&rsquo;est que dans <em>Twilight</em>, on ne peut pas dire que ça couche beaucoup, et encore, quand ça arrive dans le tome 4, des hordes de fans généralement adultes se sont mises à hurler parce qu&rsquo;on ne voyait rien justement. Il y a une bonne raison à cela, <em>Twilight</em> est destiné à un public adolescent et la sexualité ne peut être traitée de façon aussi frontale qu&rsquo;avec un public adulte. C&rsquo;est d&rsquo;ailleurs le cas dans la majorité des livres « pour ado » (dit <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Young-adult_fiction">Young Adult</a> en anglais ; ils ont une catégorie dédiée). Ces ouvrages ont pour héros/héroïne un(e) ado et s&rsquo;axent effectivement plus sur les problèmes de l&rsquo;adolescence, du passage à l&rsquo;âge adulte avec des histoires d&rsquo;amour plus en phase avec les attentes du cœur de cible. Tout ça avec ou sans la touche de fantasy qui va bien, mais ce n&rsquo;est pas parce qu&rsquo;il y a un vampire, qu&rsquo;il y a coucherie débridée à l&rsquo;infirmerie du collège. À côté de Meyer, on peut citer Meg Cabot, Melissa de la Cruz, P.C. Cast, L.J. Smith, etc.</p>
<p>Le problème avec cette manie des medias, <a href="http://www.onirik.net/spip.php?article8298">les libraires peu professionnels</a> (<-- suivez-moi ce lien, vous ne regarderez plus les vendeurs de la FNAC comme avant), et Milady aussi par la même occasion, c'est qu'à force de vouloir tout mettre dans le même panier, on finit par orienter des jeunes et innocentes jeunes filles vers des livres qui ne sont pas de leur âge. Vous avez lu le coup de gueule sur Onirik, vous savez maintenant que certains n'hésitent pas à recommander un livre plein de SM à des lectrices de 13 ans. Et il n'y a pas que le sexe parfois très cru qui peut être "choquant" dans la bit-lit, il y a aussi la violence et le gore (la scène de la maternité dans <em>Papillon d&rsquo;Obsidienne</em> était pas mal dans le genre, non ?). Donc non, dire que <em>Twilight</em> est de la bit-lit n&rsquo;est pas une bonne idée, même si c&rsquo;est sans doute très vendeur. Tous les publics ne sont pas prêts à lire les descriptions très détaillées des parties de jambes en l&rsquo;air à cinq ou six d&rsquo;Anita Blake. Je passerais presque pour une vieille puritaine américaine en disant ça, mais j&rsquo;ai l&rsquo;âge de lire tout ça, alors qu&rsquo;à 13-14 ans, on n&rsquo;a pas forcément le recul nécessaire. De là ma question : qu&rsquo;est-ce que Milady et les autres qui surfent sur la même vague attendent pour rajouter une mention « pour public averti » sur leurs livres histoire de prévenir ado et parents ? Et surtout quand est-ce que l&rsquo;on va arrêter de nous dire que <em>Twilight</em> est de la bit-lit ? Curieusement, il n&rsquo;y a pour l&rsquo;instant aucun titre pour ado dans la collection Bit-Lit de Milady.</p>
<p>PS : Un bon site qui range très bien les choses et où je pêche beaucoup d&rsquo;idées de lectures : <a href="http://www.lovevampires.com/reviews.htm">lovevampires.com</a><br />
PPS : À compléter par ce <a href="https://www.bouilloiremagique.net/2011/04/bit-lit-et-si-on-rangeait-un-peu/">post</a> plus récent.</p>
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