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	<title>Monstrueuse &#8211; La Bouilloire Magique</title>
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		<title>Monstrueuse de Taous Merakchi</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Tanuki]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 24 Jan 2026 15:51:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Avis chapitrés]]></category>
		<category><![CDATA[Monstrueuse]]></category>
		<category><![CDATA[Taous Merakchi]]></category>
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					<description><![CDATA[<a href="https://www.bouilloiremagique.net/wp-content/uploads/2026/01/20_9782360121779_1_75.jpg"><img src="https://www.bouilloiremagique.net/wp-content/uploads/2026/01/20_9782360121779_1_75-245x350.jpg" alt="" width="100" class="alignleft size-medium wp-image-14982" /></a> <strong>Présentation de l'éditeur :</strong> Le cinéma d’horreur est le miroir de notre société, de notre imaginaire collectif et des réalités dans lesquelles il prend racine. C’est une soupape de décompression, un sas hermétique dans lequel on peut tout expulser sans risquer de déborder sur les autres. Un divan de psy. Un terrain de jeux. Une catharsis. Un indispensable défouloir.
L’horreur, sous forme de fiction, est contenue. Certes, il arrive qu’elle s’immisce dans nos cauchemars, qu’elle se rappelle à nous lorsqu’on cherche à s’endormir, mais on peut rallumer la lumière et intimer à notre imagination de se calmer. Contrairement à l’horreur qui nous entoure au quotidien, on sait où et quand ça va s’arrêter. Quand le générique défile, le cauchemar prend fin. On a compté les morts, on a hurlé, mais on a survécu, c’est terminé !
Ce récit d’apprentissage empli de monstres se double d’une passionnante quête personnelle et d’un plaidoyer passionné pour le cinéma d’horreur.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://www.bouilloiremagique.net/wp-content/uploads/2026/01/20_9782360121779_1_75.jpg"><img fetchpriority="high" decoding="async" src="https://www.bouilloiremagique.net/wp-content/uploads/2026/01/20_9782360121779_1_75-245x350.jpg" alt="" width="245" height="350" class="alignleft size-medium wp-image-14982" srcset="https://www.bouilloiremagique.net/wp-content/uploads/2026/01/20_9782360121779_1_75-245x350.jpg 245w, https://www.bouilloiremagique.net/wp-content/uploads/2026/01/20_9782360121779_1_75-400x571.jpg 400w, https://www.bouilloiremagique.net/wp-content/uploads/2026/01/20_9782360121779_1_75.jpg 600w" sizes="(max-width: 245px) 100vw, 245px" /></a> <strong>Présentation de l&rsquo;éditeur :</strong> Le cinéma d’horreur est le miroir de notre société, de notre imaginaire collectif et des réalités dans lesquelles il prend racine. C’est une soupape de décompression, un sas hermétique dans lequel on peut tout expulser sans risquer de déborder sur les autres. Un divan de psy. Un terrain de jeux. Une catharsis. Un indispensable défouloir.<br />
L’horreur, sous forme de fiction, est contenue. Certes, il arrive qu’elle s’immisce dans nos cauchemars, qu’elle se rappelle à nous lorsqu’on cherche à s’endormir, mais on peut rallumer la lumière et intimer à notre imagination de se calmer. Contrairement à l’horreur qui nous entoure au quotidien, on sait où et quand ça va s’arrêter. Quand le générique défile, le cauchemar prend fin. On a compté les morts, on a hurlé, mais on a survécu, c’est terminé !<br />
Ce récit d’apprentissage empli de monstres se double d’une passionnante quête personnelle et d’un plaidoyer passionné pour le cinéma d’horreur.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Avis (plus ou moins) :</strong> Quand j&rsquo;ai lu la quatrième de couverture de <em>Monstrueuse</em>, mon attention a tout de suite été titillée par les liens que tisse Taous Merakchi entre son histoire personnelle, ce qui se passe dans le monde actuellement et le réconfort qu&rsquo;elle va chercher dans l&rsquo;horreur. J&rsquo;ai tout de suite repensé à ce parallèle que l&rsquo;on peut établir entre un genre, un trope, une créature fantastique, une époque de l&rsquo;histoire, qui revient «&nbsp;à la mode&nbsp;» et ce quelque chose de plus profond qui hante la société à ce moment précis. Vu les bruits de bottes dehors, clairement, on va avoir des choses à exorciser si on veut tenir le coup. «&nbsp;Coïncidence amusante&nbsp;», la rumeur court depuis quelques mois et annonce le grand retour de l&rsquo;horreur en librairies. J&rsquo;ai d&rsquo;abord entendu Jean-Baptiste Del Amo en parler lors d&rsquo;une rencontre autour de son livre <em>La Nuit ravagée</em> – de l&rsquo;horreur qui a fait la rentrée littéraire en 2025 chez Gallimard. Depuis, je constate qu&rsquo;il y a en effet quelque chose dans l&rsquo;air. Je replonge donc petit à petit le nez dans ce genre que j&rsquo;avais délaissé pour plein de raisons.</p>
<p>C&rsquo;est aussi pour me mettre à jour et mieux comprendre l&rsquo;attrait des gens pour l&rsquo;horreur que la lecture de <em>Monstrueuse</em> m&rsquo;a paru pertinente. J&rsquo;avais l&rsquo;impression de ne plus lire/regarder d&rsquo;horreur depuis des années. Quand on me pose la question, je réponds en général que je suis passée à autre chose et que le genre ne m&rsquo;intéresse plus vraiment. </p>
<p>Ça va sans doute paraître évident à beaucoup, mais l&rsquo;autrice écrit à un moment que ce n&rsquo;est pas parce qu&rsquo;on n&rsquo;aime pas certains sous-genres de l&rsquo;horreur que l&rsquo;on n&rsquo;aime pas ça tout court. Gros moment <em>Fiat Lux</em>. J&rsquo;ai enfin compris que je suis sans doute arrivée à cette vision un peu monolithique de l&rsquo;horreur parce que ce que le marché (tout particulièrement cinématographique) me proposait ne correspondait plus du tout à ce que je suis susceptible d&rsquo;aimer. La plupart des films d&rsquo;horreur dont parle l&rsquo;équipe de <em>Réalisé sans trucage</em> en sont de bons exemples. Je m&rsquo;en suis donc désintéressée. Je pense même m&rsquo;en être protégée. En réalité, mon impression était faussée, je n&rsquo;ai jamais cessé d&rsquo;en lire et d&rsquo;en regarder. Ce n&rsquo;est pas comme si je n&rsquo;avais pas tous les Junji Ito et beaucoup d&rsquo;Edogawa Ranpo et de Suehiro Maruo dans mes étagères. J&rsquo;aime beaucoup tout ce que fait Mike Flanagan aussi. Plus tout ce que je n&rsquo;identifiais pas comme de l&rsquo;horreur.</p>
<p>La lecture de <em>Monstrueuse</em> m&rsquo;a permis de faire une sorte de premier tri. Comme l&rsquo;autrice, ce qui me met vraiment mal à l&rsquo;aise dans l&rsquo;horreur, c&rsquo;est quand celle-ci n&rsquo;est pas liée à un élément fantastique et se calque trop sur le monde réel. Je garde un très mauvais souvenir d&rsquo;<em>Eden Lake</em> notamment. Je crois qu&rsquo;il a été la goutte d&rsquo;eau et que, depuis, je rejette en bloc tout ce qui est horreur du quotidien et trop premier degré. On vit dans un monde capable des pires ignominies et violences gratuites ; un film ne me le fera jamais oublier. Il me donnera juste envie de ne plus sortir de chez moi. Jamais je ne m&rsquo;infligerai <em>American Nightmare</em> par exemple, parce que je sais de quoi ça parle et que certains en rêvent. Rien de mieux pour me filer une crise d&rsquo;angoisse. </p>
<p>Mais à côté de ça ? Récemment, je me suis risquée à en regarder de nouveau. J&rsquo;ai rattrapé <em>IT</em> et enfilé <em>Welcome to Derry</em> dans la foulée. J&rsquo;ai passé de très bons moments (sauf avec <em>IT Partie 2</em> qui est trèèèès mauvais). J&rsquo;ai affronté <em>Good Boy</em> en salle et il a fixé une limite d&rsquo;inconfort au-delà de laquelle je n&rsquo;ai pas envie d&rsquo;aller. <em>Midsommar</em> me fait de l&rsquo;œil depuis longtemps, et je pense le tenter. Par contre, <em>It Follows</em>, je ne le sens pas. <em>Hérédité</em> est un point d&rsquo;interrogation. Je connais déjà tous les détails de l&rsquo;histoire, j&rsquo;ai vraiment envie de voir la performance de Toni Collette, je devrais survivre. Quant à Stephen King, que j&rsquo;ai arrêté de lire au lycée, j&rsquo;ai envie de revenir vers lui avec le regard d&rsquo;une adulte qui sera en mesure de comprendre le sous-texte et la critique sociale et politique. </p>
<p>Pour revenir (enfin) au livre, j&rsquo;ai beaucoup apprécié les analyses de films de l&rsquo;autrice, surtout celles des films que j&rsquo;ai vus et, surprise, j&rsquo;en ai en fait vu un certain nombre. Les recoupements précis qu&rsquo;elle fait entre sa vie personnelle et ce qu&rsquo;elle va chercher dans les films sont également très éclairants sur le fonctionnement de la psyché humaine. Comme souvent, on n&rsquo;est pas attiré·es par un sujet par hasard. Consciemment ou inconsciemment, ça dit quelque chose de nous et de la société dans laquelle on évolue. Donc, ça mérite qu&rsquo;on s&rsquo;y attarde.</p>
<p>Aujourd&rsquo;hui, je me sens de nouveau intriguée par ce qu&rsquo;il y a à aller chercher du côté de l&rsquo;horreur. Pas toute l&rsquo;horreur, mais une horreur avec laquelle je me sens à l&rsquo;aise et qui m&rsquo;apporte quelque chose. La réconciliation est en cours, et <em>Monstrueuse</em> y a contribué.</p>
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