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	<title>Je vous écris de Téhéran &#8211; La Bouilloire Magique</title>
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		<title>Je vous écris de Téhéran de Delphine Minoui</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Tanuki]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 25 Aug 2018 14:34:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Avis chapitrés]]></category>
		<category><![CDATA[Delphine Minoui]]></category>
		<category><![CDATA[Je vous écris de Téhéran]]></category>
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					<description><![CDATA[<a href="http://www.bouilloiremagique.net/tan_blog/2018/08/teheran.jpg"><img src="http://www.bouilloiremagique.net/tan_blog/2018/08/teheran-182x300.jpg" alt="" width="100" class="left size-medium wp-image-11054" /></a><strong>Quatrième de couverture</strong> : Sous la forme d'une lettre posthume à son grand-père, Delphine Minoui, journaliste franco-iranienne, raconte ses années passées à Téhéran, de 1997 à 2009. Elle porte un regard neuf sur son pays d'origine, tiraillé entre ouverture et repli. À ses côtés, on s'infiltre dans les soirées interdites, on pénètre dans l'intimité des mollahs et des miliciens bassidjis, on suit les espoirs et les déceptions du peuple...]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://www.bouilloiremagique.net/tan_blog/2018/08/teheran.jpg"><img fetchpriority="high" decoding="async" src="https://www.bouilloiremagique.net/tan_blog/2018/08/teheran-182x300.jpg" alt="" width="182" height="300" class="left size-medium wp-image-11054" /></a><strong>Quatrième de couverture</strong> : Sous la forme d&rsquo;une lettre posthume à son grand-père, Delphine Minoui, journaliste franco-iranienne, raconte ses années passées à Téhéran, de 1997 à 2009. Elle porte un regard neuf sur son pays d&rsquo;origine, tiraillé entre ouverture et repli. À ses côtés, on s&rsquo;infiltre dans les soirées interdites, on pénètre dans l&rsquo;intimité des mollahs et des miliciens bassidjis, on suit les espoirs et les déceptions du peuple&#8230;</p>
<p><strong>Avis</strong> : Sur l’Iran, j’avais lu les récits autobiographiques de Marjan Satrapi (<em>Persepolis</em>) et d’Abnousse Shalmani (<em>Khomeiny, Sade et moi</em>). Les deux ont pour point commun d’avoir fui leur pays de naissance dans les années 80, dans la foulée de l’arrivée de Khomeiny. L’air y était devenu trop irrespirable, surtout sous un voile. Delphine Minoui, journaliste née à Paris d’un père iranien et d’une mère française, fait le voyage inverse et part à la découverte de l’Iran de ses ascendants. Elle y restera 12 ans, de la fin des années 90 à la fin des années 2000. Khamenei a pris la place de Khomeiny, mais le guide suprême reste celui qui a la mainmise sur le pays, notamment avec l&rsquo;adoubement du président. La journaliste va ainsi exercer son métier au rythme des crispations et des assouplissements relatifs du régime &#8211; l’ouverture de Khatami, la fermeture d’Ahmadinejad, la réouverture de Rohani &#8211; et des pressions des autres pays du monde, États-Unis en tête. </p>
<p>Delphine Minoui raconte un pays qu&rsquo;elle découvre, qu&rsquo;elle explore, qui lui colle de plus en plus à la peau et dont elle va finir par apprendre la langue pour être au plus près du peuple et au plus près des textes. Elle explique la complexité, les paradoxes d&rsquo;une population écartelée entre religion, répression et désir profond de liberté et de changement. Le lecteur, lui, traverse avec l&rsquo;auteur de grandes périodes d&rsquo;espoir que le pessimisme le plus noir vient systématiquement mettre sous cloche. Un jour, peut-être&#8230;</p>
<p>Le travail et la rigueur journalistiques sont toujours très présents entre les lignes de cet ouvrage qui se veut plus personnel, avec un « je » qui observe, qui décrit et qui, surtout, cherche à en voir le plus possible pour comprendre. Du visage le plus sombre du pays à son aura la plus lumineuse, en passant par sa jeunesse festive qui brave les interdits, Delphine Minoui saisit tout et rend palpable ce qu&rsquo;est l&rsquo;esprit d&rsquo;un grand reporter sur un terrain parfois très hostile. Des intimidations, il y en aura de nombreuses (interrogatoires, vol de matériel et peur au ventre de disparaitre du jour au lendemain ou d&rsquo;être accusée d&rsquo;espionnage) et, pourtant, la volonté d&rsquo;aller toujours chercher l&rsquo;information là où elle se trouve pour la livrer au monde reste intacte. Une pugnacité qui lui rapportera le prix Albert-Londres en 2006. </p>
<p>J&rsquo;avais déjà été séduite par son écriture et sa façon très simple de présenter des faits complexes dans <em><a href="https://www.bouilloiremagique.net/?p=11011">Les Passeurs de livres de Daraya</a></em>, avec <em>Je vous écris de Téhéran</em>, j&rsquo;ai retrouvé cet immense plaisir à m&rsquo;enrichir, mieux comprendre et nuancer. Et par-dessus tout, je suis devenue encore plus admirative de la journaliste et de la personne et je compte bien continuer à la suivre et à la lire. </p>
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