<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Hideshi Hino &#8211; La Bouilloire Magique</title>
	<atom:link href="https://www.bouilloiremagique.net/tag/hideshi-hino/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://www.bouilloiremagique.net</link>
	<description></description>
	<lastBuildDate>Thu, 12 Jul 2012 08:01:44 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=6.7.1</generator>
	<item>
		<title>Panorama de l’Enfer de Hideshi Hino</title>
		<link>https://www.bouilloiremagique.net/2012/07/panorama-de-lenfer-de-hideshi-hino/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Tanuki]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 12 Jul 2012 08:01:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Avis tramés]]></category>
		<category><![CDATA[cinémasie]]></category>
		<category><![CDATA[Hideshi Hino]]></category>
		<category><![CDATA[Panorama de l’Enfer]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.bouilloiremagique.net/?p=8393</guid>

					<description><![CDATA[Initialement publié sur Cinemasie le 1er novembre 2004 avec la note de 3,5/5. Sorti le même jour que le Serpent Rouge, Panorama de l’Enfer est sans doute l’œuvre la plus troublante des deux. Démarrant un peu comme les Contes de la Crypte ou le Manoir de l’Horreur d&#8217;Ochazukenori, un hôte plus qu&#8217;inquiétant propose au lecteur]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://www.bouilloiremagique.net/tan_blog/2012/07/panorama_de_l_enfer.jpg"><img fetchpriority="high" decoding="async" src="https://www.bouilloiremagique.net/tan_blog/2012/07/panorama_de_l_enfer-209x300.jpg" alt="" title="panorama de l&#039;enfer" width="209" height="300" class="left size-medium wp-image-8394" /></a> <strong>Initialement publié sur Cinemasie le 1er novembre 2004 avec la note de 3,5/5.</strong> </p>
<p>Sorti le même jour que le <em>Serpent Rouge</em>, <em>Panorama de l’Enfer</em> est sans doute l’œuvre la plus troublante des deux. Démarrant un peu comme <em>les Contes de la Crypte</em> ou <em>le Manoir de l’Horreur</em> d&rsquo;Ochazukenori, un hôte plus qu&rsquo;inquiétant propose au lecteur de rentrer dans son univers un peu particulier au travers de 13 saynètes macabres. Mais pas n&rsquo;importe quel hôte puisqu&rsquo;il prend part intégrante à l&rsquo;histoire. Voici donc un peintre attiré par le morbide qui se sert de sang, de préférence du sien, pour couvrir ses toiles blanches et dont l&rsquo;inspiration vient directement de son environnement et de sa famille. Décapitation de condamnés à mort à la chaîne sur fond de feux d&rsquo;artifice, incinération de corps, zombies fréquentant une auberge locale pour pouvoir y déguster leurs propres organes, rivière nauséabonde où on retrouve pêle-mêle déchets et embryons humains grouillant de vers. Avec tout ça, on ne saurait douter que le peintre est fou, chose dont il semble avoir parfaitement conscience. Sauf que cela ne lui suffit pas puisqu&rsquo;il ambitionne de goûter un jour le fruit issu de la fleur naissant du sang des condamnés et qui lui fera connaître la folie divine.</p>
<p><a href="https://www.bouilloiremagique.net/tan_blog/2012/07/jigokuhenmanga1.jpg"><img decoding="async" src="https://www.bouilloiremagique.net/tan_blog/2012/07/jigokuhenmanga1.jpg" alt="" title="jigokuhenmanga1" width="240" height="153" class="right size-full wp-image-8399" /></a>Les choses se corsent un peu plus avec l&rsquo;entrée en scène de la famille. Composée, entre autres, d&rsquo;une grand-mère qui se balade avec un cochon pourrissant sous le bras, un garçonnet qui suce des yeux de porc ou des embryons de corbeau et une fillette « croquant » des cadavres de chat, on sent bien qu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;une famille très cohérente où il fait bon vivre. Et c&rsquo;est sans parler des grand-père, père et frère ayant tous sombré dans la violence, l&rsquo;alcoolisme et également <em>yakuza</em> à leurs heures, tout ceci leur garantissant une mort violente. Du coup, ce n&rsquo;est peut-être pas le simple fait d&rsquo;avoir grandi près d&rsquo;un abattoir où son père assommait des cochons qui a complètement détraqué le cerveau de notre hôte au point qu&rsquo;il a commencé très jeune à torturer des animaux comme tout bon futur psychopathe qui se respecte.</p>
<p><a href="https://www.bouilloiremagique.net/tan_blog/2012/07/jigokuhenmanga2.jpg"><img decoding="async" src="https://www.bouilloiremagique.net/tan_blog/2012/07/jigokuhenmanga2.jpg" alt="" title="jigokuhenmanga2" width="240" height="198" class="left size-full wp-image-8400" /></a>Encore une fois, Hino ne se contente pas de proposer au lecteur une histoire à prendre strictement au premier degré, même si c&rsquo;est déjà sacrément gratiné. Bien plus que dans <em>Serpent Rouge</em>, on est invité à lire entre les lignes. Pour ne pas faciliter la tâche du lecteur, Hino intègre dans son récit horrifique des éléments de sa propre biographie si bien qu&rsquo;il est difficile de fixer les limites entre le vécu de l&rsquo;auteur et celui du peintre. Ainsi on sent bien qu&rsquo;à travers l&rsquo;histoire familiale, il y a une sorte de témoignage furtif de plusieurs époques de l&rsquo;histoire récente du Japon. Le passage sur les parents est particulièrement intéressant puisqu&rsquo;il s&rsquo;attarde sur quelque chose qui a grandement marqué l&rsquo;auteur : l&rsquo;après-guerre dans laquelle il a grandi. Retranscrivant à sa manière les persécutions qu&rsquo;ont subi ses parents lors de leur fuite de Chine, on devine que le peintre est en fait l&rsquo;enfant d&rsquo;un viol et non magiquement issu d&rsquo;une supposée immaculée conception découlant d&rsquo;un éclair né du fameux champignon atomique (renommé pour l&rsquo;occasion le roi des enfers). Difficile de faire le tri dans tout ça mais une chose est sûre : Hino continue d&rsquo;exorciser ses démons par le dessin et montre clairement que l&rsquo;enfer, c&rsquo;est les autres surtout quand ceux-ci usent de bombes, guillotines et autres fours crématoires.</p>
<p><a href="https://www.bouilloiremagique.net/tan_blog/2012/07/jigokuhenmanga3.jpg"><img decoding="async" src="https://www.bouilloiremagique.net/tan_blog/2012/07/jigokuhenmanga3.jpg" alt="" title="jigokuhenmanga3" width="240" height="187" class="right size-full wp-image-8401" /></a>Au final, le moins que l&rsquo;on puisse dire, c&rsquo;est qu&rsquo;on ne lit pas <em>le Panorama de l&rsquo;Enfer</em> sans ressentir à de nombreuses reprises un certain malaise. Avec tous ces yeux globuleux, ces faciès déformés, ces vers grouillants un peu partout et surtout tout ce sang qui ne cesse de couler, le lecteur est complètement immergé dans un cauchemar des plus dérangeant.</p>
<p>Un petit reproche tout de même au sujet de l’édition. Les traductions des pancartes, couvertures de magazine et autres idéogrammes auraient été les bienvenues, même si ce n&rsquo;est pas forcément essentiel pour la compréhension de l&rsquo;histoire.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Serpent Rouge de Hideshi Hino</title>
		<link>https://www.bouilloiremagique.net/2012/07/serpent-rouge-de-hideshi-hino/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Tanuki]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 12 Jul 2012 07:59:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Avis tramés]]></category>
		<category><![CDATA[cinémasie]]></category>
		<category><![CDATA[Hideshi Hino]]></category>
		<category><![CDATA[serpent rouge]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.bouilloiremagique.net/?p=8395</guid>

					<description><![CDATA[Initialement publié sur Cinemasie le 1er novembre 2004 avec la note de 3,25/5. Cauchemardesque et peut-être un peu inaccessible IMHO continue sur sa lancée des œuvres d’horreur singulières qui n’ont rien à voir avec ce qu’il y a d&#8217;actuellement disponible sur le marché français. Cinderalla était l’illustration du psychédélique gentiment gore. Serpent rouge est plutôt]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://www.bouilloiremagique.net/tan_blog/2012/07/serpentrouge.jpg"><img decoding="async" src="https://www.bouilloiremagique.net/tan_blog/2012/07/serpentrouge-209x300.jpg" alt="" title="serpent rouge" width="209" height="300" class="left size-medium wp-image-8396" /></a> Initialement publié sur Cinemasie le 1er novembre 2004 avec la note de 3,25/5.</p>
<p><strong>Cauchemardesque et peut-être un peu inaccessible</strong></p>
<p>IMHO continue sur sa lancée des œuvres d’horreur singulières qui n’ont rien à voir avec ce qu’il y a d&rsquo;actuellement disponible sur le marché français. <a href="https://www.bouilloiremagique.net/?p=594"><em>Cinderalla</em></a> était l’illustration du psychédélique gentiment gore. <em>Serpent rouge</em> est plutôt du genre horreur psychanalytique.</p>
<p><a href="https://www.bouilloiremagique.net/tan_blog/2012/07/redsnakemanga1.jpg"><img decoding="async" src="https://www.bouilloiremagique.net/tan_blog/2012/07/redsnakemanga1.jpg" alt="" title="redsnakemanga1" width="240" height="171" class="right size-full wp-image-8398" /></a>Au premier degré de lecture, qui est clairement le plus accessible, on découvre une bien étrange famille dont seul le petit dernier semble normal. Attention chaud devant ! La grand-mère se prend pour une poule et passe sont temps sur un nid qu&rsquo;elle a construit. Le grand-père se fait masser le furoncle par sa belle–fille. Le père élève des poules et fait croire à sa mère que leurs œufs sont d’elle. La grande sœur, de grande beauté comme sa mère, voue, quant à elle, une fascination étrange pour les vers et autres mille-pattes qu&rsquo;elle aime faire grimper sur son corps (fascination pour les rampants et grouillants partagée avec l’auteur à la vue de ses autres œuvres). Quelle famille ! Et quelle maison ! Ambiance claustrophobique garantie. Un lieu clos dont on ne s&rsquo;échappe pas et dont les innombrables pièces inexplorées dégagent une aura très malsaine qui ne donnent pas envie d&rsquo;ouvrir les portes. Sans parler DU lieu interdit qui va bien sûr être « profané » libérant le serpent rouge du titre. Les différents éléments de la famille vont alors sombrer rapidement dans la folie la plus complète sous le regard apeuré du fils. C&rsquo;est là que l&rsquo;histoire devient définitivement gore et va déboucher sur un bain de sang et un voyage assez hallucinant. On ne sait pas trop où on va et la fin pourrait presque décevoir mais finalement la boucle est bouclée de manière assez « cocasse ». Une vingtaine de minutes suffit pour arriver à la dernière page de cette descente ultra-rapide en enfer. Ce qui, si on décide de rester au premier degré, peut paraître insatisfaisant.</p>
<p><a href="https://www.bouilloiremagique.net/tan_blog/2012/07/redsnakemanga2.jpg"><img decoding="async" src="https://www.bouilloiremagique.net/tan_blog/2012/07/redsnakemanga2.jpg" alt="" title="redsnakemanga2" width="240" height="193" class="left size-full wp-image-8397" /></a>Sauf que <em>Serpent Rouge</em> est une œuvre qui se creuse. Certains éléments mettent d&rsquo;ailleurs rapidement la puce à l’oreille. Cette courte histoire d’horreur n’est peut-être pas simplement destinée à faire ressentir quelques frissons mais aussi une occasion d&rsquo;explorer les névroses d&rsquo;une famille toute entière. Pour cela il faut chercher des réponses du coté de la psychanalyse et après, tout dépend du niveau de connaissance que l&rsquo;on a en la matière. Difficile de réclamer des notes de bas de page explicatives ce qui serait donner trop d&rsquo;indices aux lecteurs. Du coup, il y a un coté frustrant dans le fait de savoir qu’il y a beaucoup de choses derrière tous ces événements, sûrement révélatrices sur l’auteur, et de ne pas avoir les connaissances suffisantes pour apprécier pleinement l’œuvre. Voilà donc une vision parmi tant d&rsquo;autres, qui vaut ce qu&rsquo;elle vaut. En la retransposant un peu, pourquoi ne pas voir simplement dans cette histoire le quotidien d&rsquo;un jeune enfant aux prises avec les peurs que l&rsquo;on peut avoir à cet âge face aux choses qu&rsquo;on ne comprend pas et qui débouchent sur des crises d&rsquo;angoisses et des terreurs nocturnes, celles dont on se réveille en hurlant (illustré par le passage du rêve). La peur du monstre sous le lit, la peur du croquemitaine dans le placard, la peur de la mort, les pièces dangereuses où il est interdit d&rsquo;entrer pour raison inconnue. Le reste de la famille vit d&rsquo;ailleurs sa vie, certes étrange dans le contexte du livre, mais de manière tout à fait normale pour eux. La sœur semble en pleine puberté et découvre les premiers émois sexuels et les vieux sont un peu gâteux. Tout cela ne serait donc que l&rsquo;interprétation complètement subjective d&rsquo;un environnement normal par un enfant qui n&rsquo;a pas tous les outils pour le comprendre. Pourquoi pas ? L&rsquo;intérêt de cet ouvrage réside justement dans les différentes lectures que l&rsquo;on peut en avoir.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
