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	<title>Catherine Dufour &#8211; La Bouilloire Magique</title>
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		<title>Guide des métiers pour les petites filles qui ne veulent pas finir princesses de Catherine Dufour</title>
		<link>https://www.bouilloiremagique.net/2014/06/guide-des-metiers-pour-les-petites-filles-qui-ne-veulent-pas-finir-princesses-de-catherine-dufour/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Tanuki]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 24 Jun 2014 11:01:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Avis chapitrés]]></category>
		<category><![CDATA[Catherine Dufour]]></category>
		<category><![CDATA[Guide des métiers pour les petites filles qui ne veulent pas finir princesses]]></category>
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					<description><![CDATA[<a href="http://www.bouilloiremagique.net/tan_blog/2014/06/guidepetitesfilles.jpg"><img src="http://www.bouilloiremagique.net/tan_blog/2014/06/guidepetitesfilles-185x300.jpg" alt="guidepetitesfilles" width="100" class="left wp-image-10000" /></a></a><strong>Quatrième de couverture</strong> : À Noël dernier, j’ai feuilleté le catalogue Jouets d’un grand magasin. Sur fond bleu : des autos, des motos et des bateaux. Sur fond rose : des poupées qui marchent et parlent, dix <em>Barbie princesse</em> et une <em>Barbie fait le ménage</em>. Materner c’est très bien, faire le ménage c’est nécessaire, et s’habiller comme une princesse peut être agréable, mais ce ne sont pas les seules façons, pour une fille, de gagner sa vie. Il y a beaucoup d’autres métiers, bien mieux payés.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://www.bouilloiremagique.net/tan_blog/2014/06/guidepetitesfilles.jpg"><img fetchpriority="high" decoding="async" src="https://www.bouilloiremagique.net/tan_blog/2014/06/guidepetitesfilles-185x300.jpg" alt="guidepetitesfilles" width="185" height="300" class="left size-medium wp-image-10000" /></a></a><strong>Quatrième de couverture</strong> : À Noël dernier, j’ai feuilleté le catalogue Jouets d’un grand magasin. Sur fond bleu : des autos, des motos et des bateaux. Sur fond rose : des poupées qui marchent et parlent, dix <em>Barbie princesse</em> et une <em>Barbie fait le ménage</em>. Materner c’est très bien, faire le ménage c’est nécessaire, et s’habiller comme une princesse peut être agréable, mais ce ne sont pas les seules façons, pour une fille, de gagner sa vie. Il y a beaucoup d’autres métiers, bien mieux payés.<br />
Ce « Guide des métiers » vous fera découvrir plus de cinquante professions, depuis Aventurière jusqu’à Physicienne en passant par Agent secret, Chef d’orchestre, Femme d’affaires, Informaticienne ou Surfeuse. Chaque fiche-métier offre deux portraits : celui d’une pionnière et celui d’une femme d&rsquo;aujourd&rsquo;hui. Des indications pratiques comme « études conseillées », « salaire en début de carrière » ou « espérance de vie » accompagnent le texte.</p>
<p><strong>Avis</strong> : Filles ! Femmes ! Collègues ! Jeunes et moins jeunes ! Il est grand temps de s&rsquo;affranchir des pressions sociales et de dire le mot de Cambronne au patriarcat, aux religieux qui s&rsquo;y croient et aux machos de tout poil et pleins de poils. Parce que nous aussi, nous avons des poils après tout, alors pourquoi ne réussirions-nous pas tout aussi bien que les hommes dans des métiers où ils pensent encore avoir le monopole ? Regardez, même les princesses Peach et Daisy savent conduire un kart, il n&rsquo;y a pas de raison pour que, demain, vous ne soyez pas vous-mêmes au volant de votre vie. Écoutez la réponse de Magatte Wade, fondatrice d&#8217;empire, quand on lui <abbr title="page 109">demande</abbr> « <em>Quel est [votre] objectif ?</em> » : « <em>Aider les filles mais aussi les femmes à avoir confiance en elles</em>« , et surtout le bon conseil qui suit : « <em>Le chemin est long et difficile [alors au moins] fais quelque chose que tu aimes.</em> » Voilà, c&rsquo;est dit. Quand on le veut, on le peut. Et il le faut. C&rsquo;est bon pour l&rsquo;estime de soi.</p>
<p>Le présent ouvrage a plusieurs mérites. Celui d&rsquo;être instructif déjà, car nombre des femmes présentées sont de sombres inconnues et c&rsquo;est fort dommage. Les voir (re)mises en lumière comme ça fait sacrément plaisir. Ensuite, il est plein de touches d&rsquo;humour, mais Catherine Dufour n&rsquo;en a jamais manqué. Ici, elle fait à nouveau mouche. Et enfin, il donne fichtrement envie de se battre et/ou de soutenir celles qui le font pour être maîtresses de leur destin où qu&rsquo;elles vivent et quels que soient leurs choix. Mais ça, c&rsquo;était le premier paragraphe de cet avis. En plus d&rsquo;être un très bon complément à la chronique dominicale de France Info : <a href="http://www.franceinfo.fr/emission/femmes-d-exception">Femmes d&rsquo;exception</a>, ce guide s&rsquo;avère être une lecture édifiante et quand même sacrément moins tarte que les pubs Barbara Gould (ou <a href="http://www.youtube.com/watch?v=VELdFasPxk0">gourde</a> comme disaient Les Nuls) qui essayent de faire gober qu&rsquo;une femme inoubliable met forcément de la crème sur son visage.</p>
<p>Qu&rsquo;on ne s&rsquo;y trompe pas cependant, si les femmes sont capables de s&rsquo;imposer avec brio dans les chasses gardées des hommes comme l&rsquo;est le métier de chef d&rsquo;orchestre (sans doute un des exemples les plus révoltants du livre), elles sont aussi tout à fait capables de commettre les pires atrocités et d&rsquo;être des tortionnaires hors pair. Comme quoi, le talent n&rsquo;a pas de sexe &#8211; mais c&rsquo;est quand même mieux quand il s&rsquo;exprime dans les sciences, les arts, le sport, la politique. S&rsquo;il restera toujours des différences entre les hommes et les femmes, la société aurait tort de sous-estimer tout ce qu&rsquo;une femme peut lui apporter, peut-être justement parce qu&rsquo;elle est différente. Le changement viendra de ces femmes qui braveront les éléments, de plus en plus nombreuses, jusqu&rsquo;à gonfler les rangs des Gisèle Halimi, Anne Nivat, Amanda Palmer, Anne Monteux, Rita Colwell, Françoise Barré-Sinoussi, et jusqu&rsquo;à ce que cela devienne normal. Et lire un livre engagé dans le combat, intelligent et bourré de bons exemples, ça fait du bien de temps en temps.</p>
<hr />
<p>Une interview de la dame</p>
<div class="centre"><iframe width="480" height="270" src="//www.youtube.com/embed/kfOjbbhGS9k?rel=0" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></div>
<p>En complément, voici un reportage norvégien sous-titré en anglais sur la <a href="http://www.gender.no/Legislation">neutralité sexuelle imposée depuis 1979</a> dans le pays et ce qu&rsquo;il en est aujourd&rsquo;hui quand « la théorie du genre » vient s&rsquo;en mêler. (Attention, il existe une version sous-titrée en français, mais qui n&rsquo;est pas neutre, elle, par contre)</p>
<div class="centre"><iframe frameborder="0" width="480" height="270" src="//www.dailymotion.com/embed/video/xp0tg8" allowfullscreen></iframe><br /><a href="http://www.dailymotion.com/video/xp0tg8_hjernevask-brainwashing-english-part-1-the-gender-equality-paradox_news" target="_blank" rel="noopener">Hjernevask (&quot;Brainwashing&quot;) &#8211; English &#8211; Part 1&#8230;</a> <i>par <a href="http://www.dailymotion.com/BrainwashingInNorway" target="_blank" rel="noopener">BrainwashingInNorway</a></i></div>
<p>Avis également publié sur Onirik.net</p>
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		<title>Outrage et rébellion de Catherine Dufour</title>
		<link>https://www.bouilloiremagique.net/2013/10/outrage-et-rebellion-de-catherine-dufour/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Tanuki]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 02 Oct 2013 17:45:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Avis chapitrés]]></category>
		<category><![CDATA[Extraits et citations]]></category>
		<category><![CDATA[Catherine Dufour]]></category>
		<category><![CDATA[Outrage et rébellion]]></category>
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					<description><![CDATA[<a href="http://www.bouilloiremagique.net/tan_blog/2013/04/outrage-et-rebellion.jpg"><img src="http://www.bouilloiremagique.net/tan_blog/2013/04/outrage-et-rebellion-182x300.jpg" alt="outrage-et-rebellion" width="100" class="left wp-image-8892" /></a><strong>4ème de couverture</strong> : 2320, ouest de la Chine. Les élèves d'une pension de luxe s'ennuient dans leur prison dorée. Marquis, le plus enragé d'entre eux, se révolte brusquement : il invente, ou plutôt réinvente, une musique pleine de colère qui va fédérer les élèves contre les surveillants. Fuyant la répression qui s'abat sur la pension, Marquis se réfugie dans les sous-sols de Shanghai où il va donner aux damnés de la terre les mots et le tempo d'une révolution.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://www.bouilloiremagique.net/tan_blog/2013/04/outrage-et-rebellion.jpg"><img decoding="async" src="https://www.bouilloiremagique.net/tan_blog/2013/04/outrage-et-rebellion-182x300.jpg" alt="outrage-et-rebellion" width="182" height="300" class="left size-medium wp-image-8892" /></a><strong>4ème de couverture</strong> : 2320, ouest de la Chine. Les élèves d&rsquo;une pension de luxe s&rsquo;ennuient dans leur prison dorée. Marquis, le plus enragé d&rsquo;entre eux, se révolte brusquement : il invente, ou plutôt réinvente, une musique pleine de colère qui va fédérer les élèves contre les surveillants. Fuyant la répression qui s&rsquo;abat sur la pension, Marquis se réfugie dans les sous-sols de Shanghai où il va donner aux damnés de la terre les mots et le tempo d&rsquo;une révolution.<br />
Le Rock s&rsquo;est brûlé les ailes à l&rsquo;acide, le Punk s&rsquo;est dilué dans l&rsquo;héroïne&#8230; Y aura-t-il un jour une musique assez puissante pour échapper à ses propres excès et renverser toutes les dictatures ? </p>
<p><strong>Avis</strong> : <em>Le Goût de l&rsquo;immortalité</em> m&rsquo;avait mis une claque tellement étourdissante que je n&rsquo;ai même pas été capable de lui rendre hommage au travers d&rsquo;un avis (mais, vraiment, il faut le lire). Ni une, ni deux, je me suis jetée sur ce second ouvrage se déroulant dans le même univers, tendant fébrilement l&rsquo;autre joue. La bonne nouvelle, c&rsquo;est qu&rsquo;il y a encore une bombe au milieu qu&rsquo;il est impossible de voir venir et qu&rsquo;elle est amenée de façon magistrale. La mauvaise, c&rsquo;est que je n&rsquo;ai pas aimé tout le reste. Il faut dire que je ne suis pas très punk dans l&rsquo;âme, mode de vie ou musique dans le même sac, et qu&rsquo;il y a franchement beaucoup trop de longueurs.</p>
<p><em>Outrage et rébellion</em>, c&rsquo;est la jeunesse à la dérive : sexe, drogue et rock&rsquo;n roll 24/7. Leurs parents ne veulent pas d&rsquo;eux, alors ils les collent en pension. Les monos s&rsquo;en foutent tant que tout ce petit monde est HS et que l&rsquo;état physique ne se dégrade pas de manière visible parce que ça ne le ferait pas. Alors la jeunesse cherche une raison de vivre, ou une façon d&rsquo;oublier que leur vie, c&rsquo;est de la merde. Ça sent la révolte, le vomi, l&rsquo;urine, le sang et les gens qui baisent et ne se lavent jamais. En gros, c&rsquo;est trash. Et malheureusement très rapidement répétitif au point de devenir lassant. Même quand l&rsquo;histoire s&rsquo;évade hors du vase clos de la pension, elle n&rsquo;arrive pas à prendre son envol. Il y avait des idées dans le prolongement du <em>Goût de l&rsquo;immortalité</em>, mais tellement en filigrane que la plus intéressante est totalement noyée dans la masse. Le sentiment d&rsquo;insatisfaction est énorme. Il y avait tant à faire avec cet univers&#8230;</p>
<p>Sur la forme, le format documentaire centré sur une figure mythique de la musique était plutôt bien vu, et ça se tient jusqu&rsquo;au bout puisqu&rsquo;il y a même le générique de fin, mais ça reste parfois un peu difficile à suivre à cause de la multiplication des points de vue. J&rsquo;ai également eu la sensation que ça empêchait un quelconque attachement pour les personnages. Au niveau de l&rsquo;écriture, l&rsquo;auteur est restée en parfaite cohérence avec le style du <em>Goût de l&rsquo;immortalité</em>. Le ton est sec, le vocabulaire est en adéquation avec l&rsquo;ambiance. Elle se ressert même de sa règle particulière pour <abbr title="... y-a-t-il des majuscules aux termes qui désignent des Plantes ou des Animaux, et pas ailleurs ? Parce que la couche d'ozone étant Mitée, il ne reste rien de la Nature. Forcément, ça sacralise. Disons que c'est un artifice pour forcer l'effet de réel. Tout le problème, après, c'est de se remettre à écrire normalement. C'est Bête, hein ?">l&rsquo;utilisation des majuscules</abbr>. Je trouve aussi très sympa de jouer avec les mots issus de plusieurs langues, notamment asiatiques. Ça doit tuer un correcteur, mais c&rsquo;est fun. Sauf que <em>nani ?</em> ça ne veut pas dire <em>qui ?</em> mais <em>quoi ?</em>, ce qui aurait été bien mieux vu les circonstances. Mais passons.</p>
<p>Un livre qui mentionne hide de X-Japan, ça fait quand même chaud au cœur, mais j&rsquo;en attendais trop et la déception est à la hauteur. Dommage.</p>
<hr />
<blockquote><p>Aidime nous a appris à nous coiffer comme une explosion. Elle nous a appris à nous entourer les cuisses de lacets pour paraître sexuels. Elle nous a appris à déchirer nos combis au jian. A porter des fluorides sans avoir l&rsquo;air complètement ridicules. A marcher comme si on tanguait bourrés sur un fil au-dessus d&rsquo;un ravin [&#8230;] <strong>p47</strong></p></blockquote>
<blockquote><p>Le niveau de violence de nos concerts dépendait pas mal de ce qu&rsquo;on avait pris avant. Y avait les concerts « flaques ». Y avait les concerts « j&rsquo;ai le dos qui démange et les bras trop courts pour me gratter ». <strong>p85</strong></p></blockquote>
<blockquote><p>Le jour où j&rsquo;ai commencé à saigner du cul, ça m&rsquo;a mise en colère, à cause de ce que ça voulait dire. Mais j&rsquo;ai mieux regardé et finalement, j&rsquo;ai trouvé des avantages. Déjà, ça diluait le sperme, qui m&rsquo;avait toujours dégoûtée, surtout à cause de l&rsquo;idée qu&rsquo;il y a des Têtards dedans. Et le sang c&rsquo;est rouge, j&rsquo;aime bien le rouge. Ça sent la ferraille. J&rsquo;aime bien cette odeur. Le sang, c&rsquo;est coloré, on peut se grimer avec, c&rsquo;est festif. <strong>p156</strong></p></blockquote>
<blockquote><p>Quand le commerce lance des vedettes, des jeux ou des gadgets qui rapportent des millions. Ce n&rsquo;est pas que les gens les aiment à fond ! C&rsquo;est qu&rsquo;ils sont très nombreux à les aimer vaguement. Le pauvre truc que vous chargez dans votre bulle pour faire une pause, bien matraqué, il rapporte carrément une ligne bancaire ! Ça permet à un passe-temps vaguement merdique pour productif fatigué de se prendre pour un mythe. <strong>p487</strong></p></blockquote>
<blockquote><p>Toute cette course à l&rsquo;éternité, ça n&rsquo;a pas de sens. Une vie, ça passe. Quand on vit trop longtemps, tout ce qu&rsquo;on fait, c&rsquo;est entasser des tonnes de cendres au-dessus de sa tête. L&rsquo;immortalité, elle est dans l&rsquo;instant quand il est assez fort pour arrêter le temps. Elle est dans la musique. Quand vous êtes au milieu du son et que vous vous sentez <em>vivre</em>, au lieu de survivre. Quand vous voyez toute votre vie défiler sous vos pieds et que vous planez loin au-dessus, accroché au fil du son, eh bien l&rsquo;immortalité, elle est là. <strong>p490</strong></p></blockquote>
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