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	<title>Alison Bechdel &#8211; La Bouilloire Magique</title>
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		<title>C&#8217;est toi ma maman ? d&#8217;Alison Bechdel</title>
		<link>https://www.bouilloiremagique.net/2024/11/cest-toi-ma-maman-dalison-bechdel/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Tanuki]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 19 Nov 2024 13:24:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Avis phylactèrisés]]></category>
		<category><![CDATA[Alison Bechdel]]></category>
		<category><![CDATA[C'est toi ma maman ?]]></category>
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					<description><![CDATA[<a href="https://www.bouilloiremagique.net/wp-content/uploads/2024/11/cesttoimamaman.jpg"><img src="https://www.bouilloiremagique.net/wp-content/uploads/2024/11/cesttoimamaman-211x300.jpg" alt="" width="100" class="alignleft size-medium wp-image-14479" /></a><strong>Quatrième de couverture :</strong> Alison Bechdel tourne le scanner ravageur de sa lucidité et de son humour vers sa mère : lectrice vorace, mélomane invétérée, ardente actrice amateur. Mais aussi, épouse infortunée d’un gay du placard, mère dont les aspirations artistiques ont bouleversé l’existence de sa fille, mais qui a cessé de la toucher et de l’embrasser à l’âge de sept ans. Retour sur les replis d’une enfance singulière.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://www.bouilloiremagique.net/wp-content/uploads/2024/11/cesttoimamaman.jpg"><img fetchpriority="high" decoding="async" src="https://www.bouilloiremagique.net/wp-content/uploads/2024/11/cesttoimamaman-211x300.jpg" alt="" width="211" height="300" class="alignleft size-medium wp-image-14479" srcset="https://www.bouilloiremagique.net/wp-content/uploads/2024/11/cesttoimamaman-211x300.jpg 211w, https://www.bouilloiremagique.net/wp-content/uploads/2024/11/cesttoimamaman-400x569.jpg 400w, https://www.bouilloiremagique.net/wp-content/uploads/2024/11/cesttoimamaman.jpg 562w" sizes="(max-width: 211px) 100vw, 211px" /></a><strong>Quatrième de couverture :</strong> Alison Bechdel tourne le scanner ravageur de sa lucidité et de son humour vers sa mère : lectrice vorace, mélomane invétérée, ardente actrice amateur. Mais aussi, épouse infortunée d’un gay du placard, mère dont les aspirations artistiques ont bouleversé l’existence de sa fille, mais qui a cessé de la toucher et de l’embrasser à l’âge de sept ans. Retour sur les replis d’une enfance singulière.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Avis :</strong> J&rsquo;ai lu <a href="https://www.bouilloiremagique.net/2024/01/fun-home-dalison-bechdel/"><em>Fun Home</em></a> en début d&rsquo;année et il m&rsquo;avait laissée sur une impression mitigée. J&rsquo;avais aimé le parcours de découverte de l&rsquo;homosexualité de l&rsquo;autrice, la quête du père et la révélation du secret de famille associé, mais j&rsquo;avais trouvé l&rsquo;ensemble décousu et parfois difficilement accessible à cause des références littéraires trop américano-américaines. De toute évidence, ça ne m&rsquo;a pas empêchée de poursuivre le périple avec le tome dédié à sa mère.</p>
<p>Première bonne surprise : cette fois, c&rsquo;est cadré. Même si la chronologie des événements n&rsquo;est pas toujours respectée, c&rsquo;est beaucoup plus facile à suivre.<br />
Deuxième bonne surprise : les livres cités et tous les extraits sont beaucoup plus pertinents et s&rsquo;intègrent de façon plus logique à l&rsquo;histoire.</p>
<p>Ce tome parle à la fois de la mère d&rsquo;Alison Bechdel et du parcours psychanalytique et introspectif de l&rsquo;autrice. C&rsquo;est sans doute plus ardu et moins drôle à lire que le premier livre et je comprends que certaines personnes aient pu être rebutées. Pour ma part, je l&rsquo;ai trouvé bien plus prenant, notamment parce que l&rsquo;autrice a plus de recul sur son histoire personnelle et a plus d&rsquo;outils pour l’analyser. Elle a également une écriture plus mature.</p>
<p>En partant à la recherche métaphorique de sa mère et donc d&rsquo;elle-même, elle découvre l&rsquo;existence des écrits et théories psychanalytiques de Donald Winnicott, à qui on doit les notions de vrai et faux self, de miroir de la mère, d&rsquo;objets transitionnels et pas mal de travaux sur la construction de l&rsquo;enfant, en particulier à travers la relation à la mère et à la famille. De là, elle tisse tout un parallèle dans lequel se disent beaucoup de choses profondes.</p>
<p>Je ne pensais pas écrire un jour un avis faisant de la publicité pour la psychanalyse, alors que je ne suis pas particulièrement réceptive habituellement, mais là, j&rsquo;avoue que les apports de Winnicott sont très éclairants. Cette lecture a nourri mes propres réflexions sur plein de plans, ce qui explique sans doute pourquoi j&rsquo;ai autant apprécié ce tome.</p>
<p>En parallèle de sa quête de mère, elle parle aussi de ses relations avec ses compagnes successives et de l&rsquo;évolution de sa carrière dans la BD. Il y a d&rsquo;ailleurs une mise en abyme, puisqu&rsquo;elle relate l&rsquo;écriture de <em>Fun Home</em>. Chose encore plus curieuse, cette BD est sortie peu de temps avant la mort de sa mère.  </p>
<p>Autre aspect intéressant qu&rsquo;il faut aller lire un peu plus entre les lignes, c&rsquo;est qu&rsquo;Alison Bechdel est neuroatypique. Elle mentionnait déjà ses TOC dans le premier tome, ici, elle glisse subrepticement le fait qu&rsquo;elle a un TDAH. Avec une narration qui montre tout et dit tout, on ne va pas se mentir, ça résonne parfois fort quand on est soi-même en décalage.</p>
<p><em>C&rsquo;est toi ma maman ?</em> n&rsquo;est pas une BD qu&rsquo;on lit pour se détendre un soir au coin du feu et je ne la recommanderais pas à tout le monde. Sa lecture prend du temps et peut remuer un peu, mais ça vaut vraiment le coup si vous vous étiez senti quelques affinités avec l&rsquo;autrice dans <em>Fun Home</em>. </p>
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		<title>Fun Home d&#8217;Alison Bechdel</title>
		<link>https://www.bouilloiremagique.net/2024/01/fun-home-dalison-bechdel/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Tanuki]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 07 Jan 2024 18:14:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Avis phylactèrisés]]></category>
		<category><![CDATA[Alison Bechdel]]></category>
		<category><![CDATA[Fun Home]]></category>
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					<description><![CDATA[<a href="http://www.bouilloiremagique.net/wp-content/uploads/2024/01/funhome.jpg"><img src="http://www.bouilloiremagique.net/wp-content/uploads/2024/01/funhome-211x300.jpg" alt="" width="100" class="alignleft size-medium wp-image-12347" /></a> <strong>Quatrième de couverture :</strong> Une petite ville de Pennsylvanie, un salon funéraire : le Fun Home. Alison grandit dans ce cadre peu banal, entre secrets de famille et blessures cachées. Jusqu’à ce qu’elle découvre son homosexualité et en même temps celle du tyran charmant qu’est son père.

Cette plongée vertigineuse dans les non-dits d'une famille américaine est le prétexte à revisiter l'une des plus grandes révolutions du XXe siècle – celle des genres sexuels.
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										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://www.bouilloiremagique.net/wp-content/uploads/2024/01/funhome.jpg"><img decoding="async" src="https://www.bouilloiremagique.net/wp-content/uploads/2024/01/funhome-211x300.jpg" alt="" width="211" height="300" class="alignleft size-medium wp-image-12347" srcset="https://www.bouilloiremagique.net/wp-content/uploads/2024/01/funhome-211x300.jpg 211w, https://www.bouilloiremagique.net/wp-content/uploads/2024/01/funhome.jpg 400w" sizes="(max-width: 211px) 100vw, 211px" /></a> <strong>Quatrième de couverture :</strong> Une petite ville de Pennsylvanie, un salon funéraire : le Fun Home. Alison grandit dans ce cadre peu banal, entre secrets de famille et blessures cachées. Jusqu’à ce qu’elle découvre son homosexualité et en même temps celle du tyran charmant qu’est son père.</p>
<p>Cette plongée vertigineuse dans les non-dits d&rsquo;une famille américaine est le prétexte à revisiter l&rsquo;une des plus grandes révolutions du XX<sup>e</sup> siècle – celle des genres sexuels.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Avis :</strong> Ça faisait un moment que je voulais lire une BD d&rsquo;Alison Bechdel (oui, oui, celle du test) et c&rsquo;est donc <em>Fun Home</em> qui a croisé mon chemin un peu par hasard. Son petit format m&rsquo;a tout de suite séduite. Je précise que je ne connaissais rien de la vie de l&rsquo;autrice avant d&rsquo;ouvrir ce livre. En dehors du fait qu&rsquo;elle est lesbienne, bien entendu.</p>
<p>Comme l&rsquo;indique la quatrième de couverture, le titre est directement inspiré par le lieu où a grandi Alison Bechdel. Sachant que <em>Six Feet Under</em> est la meilleure série de tous les temps selon moi, j&rsquo;arrivais en terrain connu. Sauf que cette maison funéraire n&rsquo;a finalement pas tant d&rsquo;importance que ça dans l&rsquo;histoire ; c&rsquo;est même presque curieux qu&rsquo;elle donne son titre à l&rsquo;ouvrage. Mais il y a une subtilité. <em>Fun Home</em> est en fait un livre consacré au père de l&rsquo;autrice dans lequel elle revient sur tous les questionnements qui ont fait surface après son décès brutal. Et elle découvre, à cette occasion, des choses pas si fun. Elle revient sur l&rsquo;ambiance à la maison, la relation entre ses parents, les incompréhensions sur le moment qui ont pris du sens avec le recul. Les souvenirs remontent de façon aléatoire parce qu&rsquo;elle est retombée sur un livre, sur une photo, sur un écrit. C&rsquo;est sans doute ce qui explique que la BD paraît si décousue, avec des passages qui se répètent, des sauts dans le temps, des choses qui sont posées là, sans en dire plus, mais qui soulèvent tant d&rsquo;autres questions. Ce travail rétrospectif auquel se livre l&rsquo;autrice n&rsquo;est d&rsquo;ailleurs peut-être possible que quand la personne n&rsquo;est plus là pour répondre. </p>
<p>Pour être tout à fait honnête, je me suis ennuyée pendant une grande partie de ma lecture. Alison Bechdel part dans trop de directions différentes sans faire l&rsquo;effort de suivre un fil conducteur. Culturellement, j&rsquo;ai aussi été un peu larguée. Il y a beaucoup de références littéraires anglo-saxonnes citées que je n&rsquo;ai pas lues, même si j&rsquo;en connais les titres. Or, cette littérature-là est intrinsèque à sa relation avec son père. Je ne voyais pas ce que j&rsquo;allais pouvoir retirer de tout ça. Ce n&rsquo;est que vers la fin que j&rsquo;ai dû reconnaître qu&rsquo;elle avait réussi à reconstituer un portrait de son père qui venait répondre à ses interrogations et comment certains détails avaient en fait eu beaucoup d&rsquo;importance pour l&rsquo;aider à avancer dans sa vie. Découvrir que le mariage des parents était un mariage de convenance, que le père, homosexuel, avait des aventures avec d&rsquo;autres hommes, que certaines phrases n&rsquo;étaient pas innocentes, que si les choses s&rsquo;étaient déroulées autrement, il serait sans doute mort du SIDA ; tout ça, c&rsquo;est remettre sa vie en perspective et mieux savoir d&rsquo;où l&rsquo;on vient. C&rsquo;est d&rsquo;autant plus intéressant que, pendant ce temps, l&rsquo;autrice découvrait sa propre homosexualité à une époque où elle pouvait faire le choix de la vivre et où elle trouvait des groupes auxquels s&rsquo;intégrer. L&rsquo;écho entre l&rsquo;histoire de son père et la sienne est évident. C&rsquo;est sans doute ce qui donne le plus de profondeur à cette BD au final.  </p>
<p>Aussi mitigée que je puisse être après la lecture de <em>Fun Home</em>, si j&rsquo;ai l&rsquo;occasion de lire <em>L&rsquo;Essentiel des gouines à suivre</em> et <em>C&rsquo;est toi, ma maman&nbsp;?</em>, la BD consacrée à sa mère, je pense que je me laisserai tenter. Même si je n&rsquo;aime pas trop la forme chaotique, la puissance de l&rsquo;analyse derrière mérite le détour.</p>
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