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	<title>alichino &#8211; La Bouilloire Magique</title>
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		<title>Avis : Alichino de Shurei Kouyu (version 2)</title>
		<link>https://www.bouilloiremagique.net/2012/07/avis-alichino-de-shurei-kouyu-version-2/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Tanuki]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 19 Jul 2012 14:48:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Avis tramés]]></category>
		<category><![CDATA[alichino]]></category>
		<category><![CDATA[mangascope]]></category>
		<category><![CDATA[shurei kouyu]]></category>
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					<description><![CDATA[Initialement publié dans Mangascope n°2 sorti en mars 2005. Luxe, lenteur et cruauté Arrivé en France en juillet 2003 par la biais de Génération Comics, Alichino a fait une entrée discrète au rayon des shôjo fantastiques, aux côtés d&#8217;Angel Sanctuary de YUKI Kaori et X de CLAMP. Esthétique et glauque, le premier manga de KOUYU]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://www.bouilloiremagique.net/tan_blog/2012/07/alichino01.jpg"><img fetchpriority="high" decoding="async" src="https://www.bouilloiremagique.net/tan_blog/2012/07/alichino01-203x300.jpg" alt="" title="alichino01" width="203" height="300" class="left size-medium wp-image-8429" /></a><br />
<em>Initialement publié dans Mangascope n°2 sorti en mars 2005. </em></p>
<p><strong>Luxe, lenteur et cruauté</strong><br />
Arrivé en France en juillet 2003 par la biais de Génération Comics, <em>Alichino</em> a fait une entrée discrète au rayon des shôjo fantastiques, aux côtés d&rsquo;<em>Angel Sanctuary</em> de YUKI Kaori et <em>X</em> de CLAMP. Esthétique et glauque, le premier manga de KOUYU Shurei a quelque chose que les autres n&rsquo;ont pas.</p>
<p>A une époque et en un lieu inconnus, des créatures magiques nommées alichinos hantent les humains cupides ou accablés par la tristesse pour mieux s&rsquo;approprier leur âme en échange de l&rsquo;accomplissement d&rsquo;un vœu. La légende les dit avides de pouvoir, et leur cruauté n&rsquo;a d&rsquo;égale que leur beauté éthérée. Le sceau, objet ultime de leur convoitise, se matérialise sous la forme du jeune Tsugiri dont la pureté d&rsquo;âme représente à la fois une source de pouvoir incomparable mais aussi leur possible annihilation. Pour le guider et le protéger de ses vampires de l&rsquo;âme, Tsugiri est accompagné depuis la mort brutale de sa mère par Enju et Myobi, un alichino aux motivations encore obscures.</p>
<p><strong>Noir c&rsquo;est noir</strong><br />
Le lecteur est projeté dans ce monde sans autre forme de présentation. Un petit temps d&rsquo;adaptation est donc requis pour rentrer dans l&rsquo;histoire qui au premier abord peut paraître un peu complexe malgré le peu de personnages et le rythme de narration très lent. Car, oui, KOUYU Shurei aime prendre tout son temps pour mieux créer cette ambiance très particulière, à la fois oppressante et morbide. La mort est omniprésente autour de Tsugiri. Ne serait-ce que dans son passé avec la perte d&rsquo;êtres chers mais aussi dans sa destinée qui paraît elle-même assez funeste. Il est finalement assez peu fait référence à la vie et la solitude des personnages amplifie l&rsquo;impression de malaise. Ainsi évolue-t-on dans cet univers très froid et peu accueillant où chacun dévoile petit à petit ses charmes et ses poisons. Les personnages ont tous ce petit arrière-goût amer qui, derrière des apparences de parfaites innocences et de beauté angélique, révèle un très fort attrait pour la mort et le sadisme. Même le plus pur d&rsquo;entre eux avoue éprouver un étrange bien-être quand il libère l&rsquo;âme d&rsquo;un alichino. Selon les goûts, on appréciera ou non le temps que passe l&rsquo;auteur à explorer les personnalités et le passé des différents personnages au détriment de l&rsquo;histoire en elle-même. L&rsquo;impression générale étant tout de même que l&rsquo;histoire a un potentiel certain mais que ça piétine franchement pour le moment. </p>
<p><a href="https://www.bouilloiremagique.net/tan_blog/2012/07/alichino07.jpg"><img decoding="async" src="https://www.bouilloiremagique.net/tan_blog/2012/07/alichino07-187x300.jpg" alt="" title="alichino07" width="187" height="300" class="right size-medium wp-image-8430" /></a><strong>Des dessins sublimes</strong><br />
Mais venons-en à ce qui n&rsquo;aura échappé à personne à la vue des quelques vignettes alentour : le coup de crayon remarquable de l&rsquo;auteur. Pour rappel, KOUYU Shurei est illustratrice avant d&rsquo;être mangaka et ça se voit. Hommes androgynes aux yeux en amandes et franges effilées devant les yeux, jeunes femmes aux visages de poupées de porcelaine au regard démesuré et troublant dont les cils ne cessent de s&rsquo;épaissir, et surtout les vêtements tout en dentelles, froufrous, corsets fleuris, plis et replis. Pour peu que l&rsquo;on ne soit pas complètement hermétique au style gothique romantique façon Gackt époque Malice Mizer, il y a un vrai plaisir à s&rsquo;attarder sur ces impressionnantes planches qui fourmillent de mille et un détails. Comme si les personnages passaient plus de temps à poser qu&rsquo;à évoluer. Un sens du détail et de la précision qui explique d&rsquo;ailleurs le délai d&rsquo;attente d&rsquo;en moyenne 15 mois entre chaque tome. </p>
<p>Avec un dessin d&rsquo;une indéniable élégance et un rythme de parution très lent, <em>Alichino</em> est une sorte d&rsquo;OVNI dans le monde du shôjo qui, faute de repreneur (Eyes Comics, qui prépubliait <em>Alichino</em> depuis 1998, a fermé ses portes en 2001), pourrait bien s&rsquo;arrêter au bout de 3 tomes. On reste sur notre faim.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
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		<title>Avis : Alichino de Shurei Kouyu</title>
		<link>https://www.bouilloiremagique.net/2003/11/alichino/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Tanuki]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 14 Nov 2003 23:28:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Avis tramés]]></category>
		<category><![CDATA[alichino]]></category>
		<category><![CDATA[cinémasie]]></category>
		<category><![CDATA[manga]]></category>
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					<description><![CDATA[Initialement publiée sur Cinemasie le 26 février 2002 avec la note fantomatique de 3.5/5. Alichino est encore un manga dont la réputation a précédé sa parution en France et en a fait un objet particulièrement attendu par certains. Pour autant, il serait dommage de suivre le mouvement d&#8217;achat sans y jeter un coup d&#8217;œil avant.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><em>Initialement publiée sur Cinemasie le 26 février 2002 avec la note fantomatique de 3.5/5</em>.</p>
<p><img decoding="async" src="https://www.bouilloiremagique.net/tan_blog/alichino1.jpg" alt="Alichino" title="Alichino" class="left" /><em>Alichino</em> est encore un manga dont la réputation a précédé sa parution en France et en a fait un objet particulièrement attendu par certains. Pour autant, il serait dommage de suivre le mouvement d&rsquo;achat sans y jeter un coup d&rsquo;œil avant. Avec un rythme de parution d&rsquo;un tome tous les 15 mois environ, le moins que l&rsquo;on puisse dire c&rsquo;est que Kouyu Shurei, dont le premier métier était illustratrice, prend son temps. </p>
<p>A la lecture, on en comprend très rapidement la raison. Le dessin vaut à lui seul le détour mais c&rsquo;est aussi ce qui fera sans doute fuir pas mal de monde. En effet, il faut tout de même aimer un tant soit peu le style gothique romantique pour trouver un minimum d&rsquo;intérêt dans la lecture de ce shôjo. Passée cette première étape, on peut alors se laisser absorber littéralement par les planches dont le niveau de détails est particulièrement impressionnant. Les jeunes femmes ressemblent généralement à de jolies poupées de porcelaine aux immenses yeux ronds, aux cils qu&rsquo;aucun mascara existant n&rsquo;arriverait à rendre aussi épais, aux magnifiques cheveux bouclés. Les hommes, quant à eux, sont très élancés, très efféminés avec des yeux en amande cachés derrière une frange, des chevelures longues et effilées. Même pour les vêtements ça froufroute, ça ondule, c&rsquo;est garni de dentelles et les petits bustiers sont fleuris. Tout ça avec beaucoup de soin. Il n&rsquo;y a pas une chemise à laquelle il manque le pli bien placé qui fait tout la différence. L&rsquo;auteur a l&rsquo;air de prendre beaucoup de plaisir à habiller et faire poser ses personnages. Les métamorphoses de Myobi de sa forme animale à sa forme humaine sont assez magiques d&rsquo;ailleurs. </p>
<p><a href="https://www.bouilloiremagique.net/tan_blog/2003/11/alichino2.jpg"><img decoding="async" src="https://www.bouilloiremagique.net/tan_blog/2003/11/alichino2.jpg" alt="" title="alichino2" width="162" height="240" class="right size-full wp-image-8427" /></a>C&rsquo;est aussi dans le détail que l&rsquo;on arrive à différencier les personnages. Entre Myobi et la jeune fille sans nom du premier tome, j&rsquo;avoue avoir eu quelques doutes par moment. Le cadrage serré sur les visages n&rsquo;étant souvent pas une aide pour distinguer tous ces poseurs entre eux mais essentiel pour amplifier le côté cynique et cruel de certains personnages, Myobi et Tsugiri en tête.</p>
<p>Pour ceux qui adhéreront aux dessins, il leur faudra toutefois traverser la dure épreuve du scénario qui aime prendre son temps et là, ça se corse. Certes, l&rsquo;histoire repose beaucoup sur l&rsquo;ambiance. On ressent souvent cette impression d&rsquo;oppression, de morbidité. Tout tourne autour de la mort et rarement autour de la vie. D&rsquo;abord à cause de la destiné quasi inéluctable du personnage de Tsurigi. Ensuite avec les Alichinos, les voleurs d&rsquo;âmes en peine, dont le nom vient tout droit de <em>La Divine Comédie</em> de Dante (<i>Enfer, chants 21 et 22</i>) et qui ne rêvent que d&rsquo;une chose : s&#8217;emparer de l&rsquo;âme d&rsquo;un sceau pour devenir encore plus puissants. Ce qui signifie aussi pour eux, se frotter à la « mort » de près puisque seul le sceau peut les faire disparaître à jamais.</p>
<p>Dit comme ça, ça peut paraître pas mal d&rsquo;un point de vue mythologique (et c&rsquo;est vrai qu&rsquo;il y a matière à faire quelque chose de bien) mais l&rsquo;auteur a tendance à prendre beaucoup trop son temps pour développer chaque personnage, faire des flash-backs dans leur passé, s&rsquo;attarder plus sur certains, voire même leur consacrer un volume complet. Ça crée sans doute une certaine impression de profondeur de l&rsquo;histoire, il n&#8217;empêche qu&rsquo;en 3 tomes, il ne s&rsquo;est pas encore passé grand chose. Du mystère, des questions et surtout l&rsquo;impression tenace que le filon a le potentiel pour durer très (trop) longtemps. D&rsquo;ailleurs il serait grand temps que le tome 4 sorte, presque 1 an et demi de retard déjà et pour une histoire qui avance si lentement c&rsquo;est beaucoup. On ne peut pas non plus passer son temps à s&rsquo;extasier devant de magnifiques illustrations en attendant la suite.</p>
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